‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 98 sur 103 · COMPTE-RENDU · texte numérisé non relu

COMPTE-RENDU

d«tt noire prodMua cahier. Ce livre oufre iiM èrtnoanlle à là ttience et à la chronMogie indieonel PiusiettrB mommieiiBy qui dattraiènt d'après qndqnea Allemands et quelques Français, de 2 et 8000 u» avant notre ère, se trouvent porter la date authentique de quelques siècles après.

MM. les abbés de Cauvigny et Chasi&y ont continué à tenir tête à la polémique rationaliste de Vj^Uêmagné et de la France ; leurs articles ont été faits dans cette voie de modération et de fermeté, qœ nous voulons conserver aut ^nttafes.

C'est aussi dans ce sens que nous avons Commencé Vexamen de la philo9oph%e de M. Vahhé Gioberti, Nous avons reçu des lettres qd nous remercient d'avoir vengé le clergé français, de quelques reproches injustes qui lui étaient adressés par M. Gioberti. Nous continuerons l'examen de son système philosophique pour lequel quelques enthousiastes lui ont iàit une réputation que nous sommes lom de croire méritée. M. l'abbé Gioberti est un penseur sans doute, mais il n'est ni créateur» ni surtout un vrai restaurateur comme le porte le titre de son livre. Son travail se réduit à un nouvel essai de ressusciter sous un autre nom, quelques-unes des vieilles erreurs tdéa/isffi, de Platon^ des néo-platoniciens du 13' siècle et de Matebranchet systèmes toujours funestes à la philosophie de l'Eglise qui est esseatiellement et uniquement traditionelle. Cette vérité n'a pas échappé à l'œil perspicace des Allemands, et c'est aussi ce que nous disait, avec une science rare et profonde, M. le général comte de RadofcitXf celui-là même que S. M. le roi de Prusse vient d'envoyer en France pour réparer, si la chose est encore possible , les désastres de ces malheureux catholiques suisses , si honteusement trahis , ou abandonnés , par leurs amis et leurs alliés.

Nous continuerons encore à examiner les nouveaux développemcns que prend Vécole éclectique. Cette école , représentée par MM. Saisset, Simon^ Jacques, etc., sous la direction ou l'impulsion de M. Cousin, vient de créer un journal auquel elle a donné ponr titre La liberté de penser. Nous examinerons son programme; en attendant nous ne pouvons que la féliciter d'avoir un organe , où nous espérons qu'elle répondra aux graves reproches que lui fait la philosophie traditionelle sur les lacunes et les défauts de son enseignement.

A ifos At^imts. iAi

ABOMNAB des ^tfNALES m PHILOSOPHIE CHRETIENNE,

AU 31 DéCBHMLB 1847.

Hiron.

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Somme.

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Aube.

Loiret.

Taro-et-Garonne.

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Lot-et-Garonne.

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Vendée.

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Maine-et-Loire.

Vienne.

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Charente.

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Manie (H.-}.

Yonne.

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Mayenne.

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C'trte.

Meuse.

Angleterre.

Côle^'Or.

Morbihan.

Autriche.

Côirflwlu-Nord.

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Belgique.

Creiue.

Nièvre.

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Dordogoe.

Nord.

Pologne.

Douba.

Oiae.

Prutfc.

Drôine.

Orne.

Hi.lland».

Eure.

Pat de-Calai».

Puy-de-Dftme.

Russie.

Eure-et-Loir.

Savoie.

Fiiiitlère.

Pyrénées (B.-)

Suisse.

Gard.

Pyrénées (H.-)

Turquie.

Garonne (II.-)

Py 1 éoéet-Orientalet.

Canada. \

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Cayenne.

Gironde.

Bbin (H.-}

Ile Bourbon.

Hérault.

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Etats-Unis.

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8a6ne-et-Loire.

Chine.

Total.

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Gomme c'est notre coutume, nous mettons ici sous les veut de nos lecteurs» la liste de nos abonnés, que l'on peut appeler le bilan de notre société. L'année qui vient de s'écouler a été désastreuse pour les Revues; plusieurs ont dû cesser de paraître; dans ce nombre sont V auxiliaire catholique, dirigé par M. l'abbé Sionnet, rédigé d'abord par MM. les bénédictins de Soiesme, et plus tard par le direc-* teur et quelques autres de ses amis. Cette revue avait commencé en mai 1865, elle a fini en mars 18&7. Malgré le talent de ses divers rédacteurs, elle n'a jamais pu faire ses frais. —La Revue nouvelle^ fondée par M. le prince Albert de Brogiie , pour soutenir une espèce de religion d'état, ou plutôt la prééminence de l'état sur la religion, a aussi cessé de paraître, malgré la haute protection de M. Guizot ; fondée en 1W\ , elle a fini en septembre 1867. — - Enfin la Nouvelle

h92 COMPTE-RENDU ▲ NOS ABONNÉS.

revue encyclopédique^ fondée par M. Didot, pour continaer la Retue analytique de biographie de MM. Miller et Aubenas^ n*a pu continaer au-delà d'un an.

On voit combien il est difficile de créer et de coQtinuer une œuvre semblable à celle que nous publions depuis 17 ans. Mais aussi c'est que nous croyons que nos Annales répondent à un besoin , celui de faire rentrer l'enseignement dans la "sox^ traditionnelley qui appartient au Catholicisme seul. Elles remplissent ce but par toutes les publications qui ont trait ou à l'histoire des religions anciennes, oa aux découvertes dans tous les genres de science, ou à là polémique, philosophique qu'elles ont soutenue. Voilà pourquoi il a été nécessaire de combattre , dans ces derniers tems, les principes rationalistes on platoniciens qui voulaient s'introduire encore dans l'enseignement.

Après ces détails, on ne sera pas étonné que notre liste présente quelque diminution. L'an dernier, notre compte-rendu comprenait 815 abonnés; cette année, elle n'est que de 803 ; c'est une diminution de 12 abonnés. Mais nos lecteurs peuvent croire que cela ne diminuera en rien notre zèle ; nous comblerons le déficit, non avec l'argent des actionnaires que nous n'avons pas, mais par une stricte et sévère économie dans l'administration du journal.

Mais nous prions nos abonnés de jeter un coup-d'ccil sur cette liste, et de voir combien de départemens qui ne comptent que un ou 2 oo 3 souscripteurs. Nous prions ces souscripteurs, de vouloir bien, dans les réunions ou dans les voyages, faire connaître les Annales; nous remplacerons volontiers les cahiers qui, danis le trajet, se seraient égarés. C'est une œuvre de prosélytisme que nous leur demandons; car ils voient bien que nous n'avons que strictement le nombre d'abonnés nécessaires pour continuer notre publication ; un peu de courage donc , et un peu de dévouement, si l'on croit que notre publication soit utile à notre cause.

Nous terminons ici ces considérations, en remerciant nos abonnés du concours qu'ils ont bien voulu nous apporter jusqu'ici; c'est à eux seuls qu'appartient le succès et la continuation des Annales de

philosophie chrétienne.

Le Directeur-Propriétaire, A. BONNETTY,

ÏAfiLlb GENERALE DES MATiËR£S.

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