‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 97 sur 103 · A, NOS ABONNÉS. 6S · texte numérisé non relu

A, NOS ABONNÉS. 6S

Nous ne reviendrons pas sur les autres travaux qui sont entrés dans ce volume. Gomme à l'ordinaire, il n*est pas de question scientifique un peu importante, que nous n'ayions eiaminée et dont nous n'ayions donné le résultat, lorsqu'il a été favorable aux doctrines catholiques. Le principal événement en ce genre a été l'arrivée à Paris des mo^ numens ninivites; il n'y a que quelques jours qu'ils ont été livrés an public. Nous attendons que la science s'en soit un peu expliquée avant d*en parler à nos lecteurs ; nous attendons surtout que le déchiffrement de Vécriture que ces monumens portent, ait fait quelques pas assurés avant de nous en occuper nous-mêmes.

Nous avons continué à tenir nos lecteurs au courant de l'état de la science égyptienne. M. le vicomte de Raugé l'a fait avec une sagacité et une ampleur qui Ta placé au rang des Egyptologues les plus estimés. C'est le témoignage que lui rend M. Ampère, dans le cahier du 15 décembre de la Revue des Deux-Mondes.

La science de V astronomie indienne est sur le point de voir lever le voile profond qui l'avait cachée jusqu'ici, grâce aux travaux d'un missionnaire catholique. M. l'abbé Guérin^ pendant un long séjour dans l'Inde, est venu à bout de se procurer un grand nombre de livres indiens qui, jusqu'à ce jour, avaient échappé aux recherches de tous les savans. Il a retrouvé surtout le traité astronomique qui a pour titre et pour auteur Soûrdjyo Shiddhanto^ traité dont tous les astronomes déploraient la perte. C'est là que l'on trouve la méthode et les calculs par lesquels les Indiens calculent les éclipses. On y voit l'application de l'algèbre à la géométrie , les logarithmes, les sinus et cossinus^ et plusieurs autres sciences que l'on croyait n'avoir été connues que des Grecs ou des auteurs modernes. L'ouvrage imprimé aux frais du gouvernement sur la demande de l'Académie des sciences, est achevé, il porte pour titre : jéstronomie indienne, d'après la doctrine et les livres anciens et modernes des Brammes^ sur l'astronomie, V astrologie et la chronologie^ suivie de Vexamen de V astronomie des anciens peuples de r Orient ^ et de rexplication des principaux monumens astronomico-astrologiques de V Egypte et de la Perse. Mais il ne paraît pas encore parce que les planches et les figures nombreuses ne sont pas achevées. Mais M. Guérin, noUre ami| nous en a communiqué les épreuves. Nous en publierons la préface

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