‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 4)Chapitre 67 sur 108 · MISSION DE SAIMT LAZARE · texte numérisé non relu

MISSION DE SAIMT LAZARE

saint Maximitt, ainsi qae de son apostolat» à Marseille, an même rang que d'antres légendes qa^^ious citez et qui sont généralement recon* nues pour apocryphes \ Il est vrai que, comme vous diies, l'Eglise n'a jamais défendu de réToquer en doute les faits de notre tradition ; mais il ne s'ensuit pas qu'ils doivent être rangés parmi les fables, ou du moins confondus avec d'autres faits décriés que la critique historique s'accorde à repousser*, autrement, il faudrait dire que les traditions, quelles qu'elles soient, des églises particulières, ainsi que la plupart des récits de l'histoire ecclésiastique, ne méritent aucune créance, parce que l'Eglise n'oblige pas de les croire. Les légendes du bréviaire parisien^ malgré toute la science moderne qui a présidée leur rédaction, ne seraient pas non plus à l'abri de cette conséquence trop souvent admise dans le IS"" siècle par une foule d'esprits portés, selon les tendances de l'époque, à faire à l'incrédulité toutes les concessions rigoureusement compatibles avec la foi.

L'épiscopat de saint Lazare à Marseille rend compte de l'établissement du siège épiscopal de cette ville dans la plus haute antiquité ecclésiastique. Il est certain que Marseille, colonie Grecque^ cité importante, située sur les bords de la Méditerranée^ en rapport continuel avec l'Orient comme avec l'Italie^ habituée également à la langue d'Athènes et à celle de Rome, a dû être visitée dès les premiers tems par les prédicateurs de l'Évangile. On ne peut s'empêcher de croire qu'en y formant une chrétienté ils y ont laissé un Évêque comme ils disaient partout. Aussi voyons-nous qu'en 290, Maximien-Hercule

' Voici les paroles de Mgr Fayet: « La chute et la pénitence de saint Mar* > celJin, tirées des actes de je ne sais quel concile de Sinuessana, tout ce qui » est dit du baptême de Gonstanlîn et de ses circonstances aux Lertms du

• 2* Nocturne de la fête de saint Sylvestre , de rarrivée de saint Denis M TAréopagite et de ses compagnons en France sous Clément I, les ouvrages » qui lui ont été attribués dans son office, tout ce qui est dit dans l'office de » sainte Marthe, de la venue de Marie-Madeleine, de sainte Marcelle et de

• saint Maximin à MarseiUe, de la consécration de saint Lazare comme » évoque de cette ville, et de celle de saint Maximin comme évêque d'Aii : » ces faits et tant d'autres , TÈglise n'a jamais défendu de les révoquer en » doute > et il a été toujours permis de les discuter respectueusement, et

• même de ne pas les admettre comme authentiqua. »

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