‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 4)Chapitre 96 sur 108 · SUR L'ÉTAT ACTUEL DES ÉTUDES ÉGYPTIENNES · texte numérisé non relu

SUR L'ÉTAT ACTUEL DES ÉTUDES ÉGYPTIENNES

Baumgarten' d*a?oir compté 56 couples à la première génération; mais c'est ce que le texte dit expressément \

On trouvera peut-être que nous noussommes trop appesàntissurcette question; mais elle est d'une inunense gravité. Discuter un chiffre » édaircir son application, c'est le droit de la critique ; mais enlever à un livre son sens historique» ne voir dans l'histoire delà familliç hébraïque en Egypte, que des lambeaux traditionneb , cela nous semble dépasser tout ce qu'on peut accorder aux besoins d'un système. D'un autre côté ce point est le pivot de la double bistove qu'il faut faire concorder, et c'est l'époque la pins ancienne où nous pouvons porterie flambeau chronologique par les confrontations. Nous oseropsdonc, regarder comme établi que l'on ne peut, sans arbitraire, compter pour le séjour en Egypte plus de 225 ans'.

M. de Bunun achève cette partie de son travail par la critique toujours juste et profonde des travaux d!Eu$^ey du Syncelle et des antres savans chrétiens. On ne peut avec plus d'ordre et de clarté classer autant de matériaux. Les travaux des modernes nous offrent une longue suite d'études hardies et plus ou moins malheureuses, jusqu'à la grande époque de l'expédition d'Egypte. Un homme du plus beau génie, Zoëga, avait préparé le terrain par ses importans travaux sur les monumens et sur la langue copte, lorsque h pierre de Rosette vint apporter une base au déchiffrement des écritures. Young le premier, rencontra juste pour quelques lettres, mais son principe absolument faux ne put le conduire plus loin. Alors Champollion parut; nous aimons à trouver notre savant auteur plus juste pour lui que bien de ses compatriotes, et nous terminerons cet article par ces paroles de M. de Bunsen. « Ses fautes sont aisées à apercevoir, mais » l'excellence intime et la grandeur de ses vues générales sont ca-

■ f TroQTer ^ couples dans les 70 personnes de la famille de Jacobj c'est, » dit M. Bunsen, compter à la manière de Faùtaff'.» La plaisanterie tombe bien à faux; car le cbapitre contient tous les noms des 56 enfans mâles, et dit, encore plus bas, que leurs épouses ne sont pas comprises dans ce nombre; la savant Baumiarten mérite d'être pris au sérieux*

» Genèse f xlti, 1 1 ,

' C'est un point incontestable aui yeux de M. Letronne, si bon juge en pareille matière.

458 TKAVAtJX DE M. DE BUNSEN, ETC.

» chée) aut obiservateurs superficieb. Beaucoup de ses adversaires » Font combattu sans connaissance de la matière , et quelqaes- « uns avec leurs notions erronées. La postérité ne les connaîtra » pas; elle attribuera ses fautes en grande partie à l'absence d'une » école philologique en France ' depuis Scaliger, et depuis la mort Il ou Tetpulsion des autres héros de ce tems ; elle reconnaîtra que » ses découvertes et ses précieux pressentimens, sont dus à la gran- » deurde son géDie et aux nobles efforts de son intelligence. »»

VteE. deROUGÉ.

■ Le mot eit un peu dur , surtout quand on le rappelle que GhampoUion était élève de Sylvestre de Sacy.

NËCBOLOGie. b59

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