PAR LE R. P. »B RAVIGNAN
de rhumanité! Et vous Tavez pense! vous Tavez dit sérieusement! Grand Dieu ! je ne crois pas que Ton puisse avancer plus loin, en erfct, mais en aveuglement et eu illusion. Vous prétendez mieux faire ; vous espérez mieux que le christianisme et l'Eglise ! Et ne savons-nous pas ce qui est arrivé avec ces rêves d'une religion de Favenir? Vous prétendez mieux faire, vous espérez mieux que le christianisme et TEglise : nous attendrons. Mais en attendant^ si vous daigniez au moins nous montrer les vertus chrétiennes réalisées !
L'orateur montre ensuite la pénitence comme la loi fondamentale de la rédemption divine et du véritable perfectionnement de Tindi- Tidn, et par lui de la société.
S* proposition. C^est dans une existence soumise à Vautorité de V Eglise que se trouvent toutes les conditiojis de perfectionnement et de progrès. I/orateur regrette que le teras Tempêche de donner à celte proposition le développement qui lui serait nécessaire. Mais il en esquisse les principaux traits , tâche facile après ce qui vient d'être dit ; puis il termine par les considérations suivantes qui embrassent et résument les trois parties de son discours.
Enveloppé dans ses propres pensées» on s'isole des faits qui ont fondé TEglise et qui la conservent à travers les siècles: on méconnaît^ on dénature Fesprit qui ranime et la gouverne; on ne vcutt néanmoins, ce semble, qi^union, liberté, développement et progrès de Fhumanité. Messieurs, je crois à la sincérité de ces intentions dans un grand nombre, parce que je sais que trop souvent les illusions créent un monde factice au lieu du monde réel pour des intelligences abusées et des cœurs séduits. Mais je leur demanderai si dans leurs vues et leurs désirs ils ont assez tenucomf)te et assez pris soin des deux plus grands biens de lame humaine, la vérité et la vertu ; s'ils n'ont pas oublié la place occupée en nous par les passions, et si contre les influences perturbatrices de celles-ci, ils ont gardé Tappui et les garanties nécessaires. Au fond de la conscience, dans ce recueillement ami des saines pensées et des déterminations généreuses, ne jugeraient-ils pas eux-mêmes que sans une autorité religieuse souveraine, sans croyances définies, sans préceptes fixés, sans autre guide que sa volonté, l'homme est livré comme un jouet à l'empire de Terreur et du vice? N'est-ce point la leçon de l'expérience, et serait-ce donc là uniquement l'ordre établi par une providence paternelle ? Si, au contraire, la sagesse, la bonté divine, si l'intérêt sacré delà vertu^ des mœurs, de la vérité, de la liberlé, de la gloire saine pour l'homme se trouvent en parfaite harmonie avec l'admirable el persévérante économie de la société catholique, pourquoi faire violemment la guerre à l'esprit et au eœur pour les forcer à trouver leur re*
378 CONFÉRENCES DE NOTRE-DAMÏ XÀ PARIS,
pos dans le trouble, la lumière dans des ténèbres incertaines, la fâSdté, ta liberté dans des théories qui n'enfantent que des mécomptêsP Je vondréii, Ke^ sieurs, que, dans la question religieuse^ oti écoutât dAyantage, pour le siliinrè. le sentiment intérieur de Fâme. Attrait et témoignage divin, il aurait bientÂt iconduit, je pense, à cet asile sacré où Iliomme épuisé de ^fat^ues Tient i^êièoir enfin, ne cherche plus> ne voyage plus, mais croit et demeure, à Tombrë de rÉglise, à rombre de son infaillible et tutélaire autorité.
Dans sa 6* conférence^ le R. P. de Ravignan se propose de t^ronVer que non seulement la religion catholique satisfait à tous les droite téâà et véritables de la raison , mais encore à tous les besoins, à toutes \ts sympathies du cœur. G*est à proprement parler la seule religion du cœur, parce qu'elle est la seule qui connaisse les besoins intimes qui constituent une partie si grande et si noble de Thomme. Son discours sera divisé en deux parties : 1^ la foi catholique est pour Tâme le repos bienfaisant et complet de la vérité; 2* la foi catholique est l*ordre établi dans les affections du cœur,
i'^ partie. Pour démontrer que la foi catholique est pour Pâmé le repos bienfaisant et complet de la ^érité^ Porateur personnifie dans deux hommes, Platon et Fénelon, tout ce que la philosophie peut avoir de plus pur, de plus élevé sans la foi, et tout ce que le génie dé rhomme^ avec la foi^ a enfanté de plus noble et de plus suave. Toici quelques passages de cette belle comparaison :
Platon , Messieurs, on Ta dit avec raison ^ est vn de ces écrivains dont êi parle le plus et qu'on lit le moins. J*ai voulu, dans des momens de loisif, sans doute trop rapidement écoulés, le relire et Tétadier.Ty ai apporté tonle ma conscience, je vous assure^ et je vais vous rendre compte da frait de mes études. Dans ce philosophe, dans ce génie que j'appellerai sublime>je n'ai pas trouvé ce que saint Paul exprima si bien, la parole vivante, sermo vivas; et là vérité doit Têtre. Je n'ai pas trouvé la parole efficace et féconde, siermo efft" cax ; et la parole qui enseigne Thomme doit avoir la fécondité. Je n*ai pas trouvé ce bien être et ce bonheur de Tâme qui se sent assise dans le séjont da vrai.
J'ai pris Fénelon, je l'ai lu avec ma conscience et avec mon coeur; j*y âl trouvé la vie , j'y ai trouvé l'efficacité féconde ; j'y ai trouvé un indicible bienêtre. Alors, Messieurs, j'ai facilement conclu^ et vous le conclarez également avec moi, je Fespère, que ce repos de la vérité, de la vérité vivante, efficace, bienheureuse, ne se rencontre que dans renseignement Citboli^e.
f'in Ife R. P. bE RAVIGNAN. 379
Si nous parcourons ces leçons tant vantées de la philosophie sans la fo|, et J'entends Ici sans une autorité qui définit la foi, on est fraj^é à i*jnslant même àe je ne sais quel balancement continuel de la pensée. C'est rincerlitade dans ïes mots, l'incertitude dans les recherches, Fincertitude dans le but même qu'on s'est proposé. Il n'y a rien d^assis, rien de compris ; c'est un homme qui marche m^h Xk\»ttk Ûhé^ïi^UàihM, t6l M iktl soi ibbhviint qui ^ déîrôbe àoûs ses pA. ryémâjteititiL wonaam (§« k^ pèiisées, f aper^ofs là tiblidh dé Dietki ^ Di^ ritfë infivH T^re unique ; et jQfavoué; le ronfé^tiv ^tfi atalt ftietieillf Hé Orl^ les anticpieB traditîonftj e» avait rapporté de magnifique^ idées sur l*unitë divine. Je reconnaîtrai facilement à cet égard la supériorité de Platon; niaif je vous dirai qu'il est pour moi démontré jusqu'à l'évidence la plus palpable que l'illustre Athénien , dans tout ce qu*il peut enseigner de raisonnable sur. la nature divine» ne s'est montté qtt'iin interprète, îiélâé! souvent incomplet et infiaère^ des tlraditioiis brïentales et nidsal^ûès. Ainsi qu'on l'A très bieh l£t, il tt^a été souvèlit que MoTse parlant grec : Màyses atlicè hquens. Cet)eiicnikt, èi j'e réttidie dans sa notion de l'être; dans la distinction qu'il établit «Mrc ce qtti èàt, To ov, et ce qUi a été fait ; th TtidfXEvev, je ne trouve qu'in- ^tittide^, barittitéfldèlàiraisoil,ët déffiditibns viigûèà où incomplètes.
L^orateur chrétien poursuit le même examen par rapport à la création à laquelle Platon substitue son âme du monde. Puis Tiennent se» anges% ses génies ou ses démons « auxquels il décerne tes hon^ nemiB de la dîTinité. €e qni manque surtout à c^ leçons dis la pen^ «ée htimâine hors de la foi, c'est Tantorité dé Dieti établie dans Titltielligenfce. Partout on y voit la raison qui cherche, là pensée qui S'établit, l'entendement qui veut dominer, la science qui s'épuise eh vaibs efTorts ; jamais l'homme n'y aperçoit la pierre angulaire contre laquelle il peut appuyer sa faiblesse*
di ati leontraire je parcoùirs (ces pages ihimbrlellès et Si tendremeiit, si nb- Menient philésophiques, où notre Féhelon hou^ a parlé de Dieu*; de son eiiltettce, de sa nature, é« ses Attributs, de sè^ œutrés» à f instant, Je li>otivé tout complètement fixé» IMiil lés pnîféttdéurs des divins hiystères, je n'ai que d'àugustes et rayonnantes clartés qui marchent toujours devant moi ; et puis je sens pour mon soutien ces colonnes immobiles qui me portent et m'élèvent jusqu'à là hauteur des deux. Je n'éprouve pas ces fluctuations, mobiles comme lés nuages, et causées par le combat du doute et de la vérité. Je marche, j'ataiice, je suis là avec des dogmes déiiiiis ; mon âmê s'ouvre à la vie véritable.
Je voilii adjure, voils tous (iîiî m'écoutez, si quelquefois une flsiusse philosoplliè a |iu t^d sétflUt^ 6l tôil entfitiier, si ses illusions ont gagné vok ctttirl, fh Mfc } i4«tf Q taii isM imiiit 'é Flhetoii daiif l'aùlre» lIMf » ^dift^r^i, H^
fléchisse?. Où trouverez -vous la vérité vivante et la vie? La vérité vivante^ c« sera, Messieurs, la notion de Dieu entièrement fiiée. La vie, ce sera Tautorité de Dieu rétablie dans Fintelligence humaine ; et la foi seule peut avoir celte autorité, puisque la foi seule est la soumission, dans le fait même qui la codstitue, à la parole de Dieu qui enseigne.
L*orateur établit ensuite que non seulement la vérité doit être certaine mais encore efficace. Or, il faut remarquer que les vérités philosophiques n'ont jamais corrigé d'aucun vice ; bien plus, elles n*ont jamais su rendre heureux ceux qui les professent, Platon lui-même, on le voit facilement en lisant ses écrits, n'était pas heureux ; jamais, aussi, il n'exprime son bien être et sa félicité.
Au contraire, j'ouvrirai quelques pages de Fénelon, ceUes que vous voudrez, ses lettres de la familiarité la plus intime , ses enseignemens les plus élevés ; ou ses Traités qui peuvent seulement paraître littéraires : eh bien ! la vous entendrez inévitablement Técho d*une âme qui est heureuse. Vous entendrez retentir ce témoignage d'une conscience qui habite au sein de la vérité > qui la possède tout entière, qui la goûte, et qui, s'approchant de ses charmes, l'aime chaque jour davantage. Oh ! oui, là seulement je puis trouver Fexpression comme aussi la satisfaction de ces besoins que je porte en moi. Hélas! Messieurs, nous nous débattons ici souvent sur des doctrines parement spéculatives; nous combattons quelquefois avec beaucoup d*ardciir, j*en conviens, les erreurs opposées à la foi. Laissez-moi vous dire que j'aioie mieux m^entrclenir avec vos cœurs, descendre au fond de vos conscienees, y trouver les motifs, les raisons véritablement vivantes qui militent pour moi et défendent la vérité de ma foi, ainsi que l'autorité de mon Eglise. Eh bien! tous tant que vous êtes, quand vous avez été privés de cette possession, quand vous avez été séparés de Jésus-Christ et de ce glorieux édifice bâti des mains du Très-Haut dans Tunivers chrétien, vous n'avez pas eu ce repos de la vérité ; vous n'avez pas possédé ce principe d'une vie intima, la vérité vivante. Vous n'avez pas eu l'efficacité féconde en vertus ; non , vous n*avez pas eu l'épanichement du bonheur et la paix de la conscience. Si je me trompe , démentezmoi en face de ces tabernacles où habite la majesté de mon Dieu.
2* partie. Pour prouver que la foi catholique est pour Tâme V ordre établi dans les affections du cœur, le R. P. de Ravignan personnifie encore la philosophie humaine séparée de la foi pour la mettre en contraste avec les élans généreux et tendres d'un cœur soumis à la foi. Les deux hommes sur lesquels il personnifie ces deux caractères, sont Jean-Jacques Rousseau et saint Augustin. Pour le guider dans cette comparaison l'orateur établit d'abord c(3S trois propositions:
PAR LE R. P. DE RATIttNAN. 381
Pour que les affections soient bien réglées , pour que l*homme soit heureux, trois choses sont nécessaires i la 1'% c'est Vordre et l'institution du repentir; la 2', c'est V ordre ou t esprit de sacrifice ^ opposé à Tégoïsme, enfin la 3*", c'est Vamour du souverain bien, la i2c-> vine charité,
1* Oui, Messieurs y il faut sur la terre tordre ei l* institution du repentit. Notre âme est comme ua torrent qui tend sans cesse à descendre et à porter au loin d*épouvantabIes ravages. Il faut que %t% eaux soient ramenées ^ rei|fermées dans des digues salutaires, aGn qu'elles coulent utilement au lien de semer les ruines. Si vous prétendez qu'il n'y ait jamais eu sur la terre Tordre établie rinstitulion , et ce que j'oserai appeler devant vous l'organisation du repentir pour le cœur de l'homme, vous le livrez à toute la fureur délirante de ses passions. En voulez-vous un exemple ? Hors de la fol, dans les rangs de la philosophie, connalt-on l'odredu repentir? le célèbre-t-on comme une institution utile? en a-t-on fait la garantie du bonheur des Individus et des nations ?.... J'entends un homme, et c'est le philosophe de Genève; il vient me parler un cynique langage ; il étale honteusement tous les scandales de la pasiion. Quelquefois, je l'avoue, quelques lueurs de vérité, quelques restes de sentiment pour la vertu, quelque franchise, quelque sincérité en faveur des droits de l'humanité reparaissent dans ces pages trop fameuses : le repentir n*y est jamais ; jamais le retour, jamais cet ordre qui se rétablit dans une conscience . humUiée par la vue de ses fautes ; jamais ces douloureux regrets qui pleurent et qui réparent, qui ramènent laborieusement une âme à la vertu ; qui voudraient effacer jusqu'au souvenir d'un passé, outrageant pour la majesté di* vine, et honteux pour la dignité humaine.
Ici l'orateur met en regard des cyniques confidences du Genevois, les aveux pénitens d'un cœur qui revient à Dieu, après avoir été traversé par toutes les passions. Quelle différence ! Là, l'orgueil, la glorification de la faute, la turpitude sans rougeur ! Ici de douces larmes, dnlce ndhi eratjlere, de bienheureux regrets, le recours à la prière, de salutaires expiations.
2« Si la philosophie ne peut inspirer le repentir, elle est tout aussi impuissante à étouffer au sein de l'humanité Végolsme, la domination du moi , et le cuffe des intérêts matériels. Elle présente quelquefois de pompeuses théories ; mais les actes, mais les résultats, où sont-ils ? Voyez encore le phUosophe de Genève. Grand Dieu ! quelle misanthropie ! quelle haine des hommes! Comme son cœur est mal à l'aise au milieu de tous ceux que la Providence lui donna pour frères ! Comme il s'isole de ses semblables ! Sans doute, hors des rangs dès catholiques fidèles, il se rencontre des vertus m<nrales et vériiables.
S8S CONFÉRENCES M NÔ4%t-DAM£^ PAR LE 1^. f>E RATIGNAN.
il w Wùùn dei «êrvices refi#a» à rhtnmDitS ; Hiaâ é^é proèî^ts (S» dH^bèmeit^ taMis ruérdlime dii Aerifice ii*exisleiil ptt loin 4e i« fbi.
Interrogez les annales des prophètes de rhumanité; comptez, si vous le poattz,leiir nombre^ leur gloire, leurs œuvres magnifiques et demandez «vous à Tous-méme qui les a produits, qui a pu réaliser ainsi leurs prodigieux efforts* Eh bien ! à la tète de toutes les institutions utiles, oui, à la tète même de cet «tftm^Riiledieiit de ThottiRe eidarê, hlA fêlé de toiit ce qui peut fhyoriser «M ftgé et Vërilàtte ilhetté, à la tête de umiiA lef tti6bles p^sètè qui peuTcbt IWSr m IMê à Himnanilé kmfTrante, appâtait là foi chrétiéiiiiké. Aviiil dite, èM lei \éfià» ééscdées da Pa^nlnn^ rien qtti resiemble à mi esprit dedét^MilBÉt et dé itcrifice. C*est la foi catholique qui, agissant au fond d*uti céBdl^ lui InspirlB un saint mépris pour les choses de là terre; lui apprend à Ibulei* àtkx pfèds ces bhiitf, ces plaisirs, ces honneurs, comme une fange mét^risablè et indigne d'arrêter ses regards. Quatid elle possédé une Ame tout entière, oh ! afors, il n'y a plus de gloire qu'on s*attribné S soi-même. Dans une humilité sincère , on renvoie toute louange et tout honneur k celui qui seul lés Mrite, et de qui descend tout don parfeit.
5° Enfin» après avoir prouvé que ce qui manque surtout à la philosophie» c*e8tyd*une part, Vamour des frères^ et, de Tautre^ VamiùiLt de Dieu; tandis que les Augustin, lesBossuet, les Fénelon, les FraËçois de Sales, les Yiiicent-de-Paul ont pratiqué ces deux vertus avée toute l'énergie c[ue donne la foi catholique, le R. P. de Ravignan termine ainsi :
Messieurs, je parle ici peut-être un langage qui vous est étranger; je vous transporte dans une région que vous n'habitez peut-être pas encore. Puissiextous tous y parvenir ! Mais gardez-vous de croire que vous puissiez être jamais héureut, jusqu'à ce que vous compreniez lès énseigHemens augustes de là foi et ce*pretaier commandement du Seigneur : « Vous aimerez votre maître, votre * Dieu ) » et c*esl ee que la philosophie n*a pas compris. Cherchez doiie faihour de Dieu dans Rousseau! Ah ! Mesiieurs, je vbus répéterai ces paroles de Fénelon : ■ Si Dieu était cette prairie émaillée de fleurs i iTil était ce ciel (iar- » semé d'étoiles ; s*il était ce père , ce frère , cet ami ; s'il était cette beauté » périssable et fragile , nous raimerions,et, parce' qu'il est le trésor infini de » toutes lés perfections, parce que toute beauté n'est qu'un épanchçment de » ses rayons, alors notre cœur demeure froid et stérile. >
Ah 1 puissiez-vous. Messieurs, dans ces jours laborieux et saints qui vont suivre, rétablir au fond de vos cœurs et posséder à jamais cet ordre d'affe^ iions, l'ordre du repentir, l'ordre du sacrifice, et l'ordre de l'amour qui cherche t>ieu. À. B.
QUELQUES âEEM&llONB m S. OIDBON. 3t8