Des moi^ des Egyptiens
13. Des plantes^ desjleurs^ des fruits et de teur usage dans les cbjiuês, sacrées..
1^ De iouies les ôspèees de semences f> de gF aimes ,. de pierres ^ stafTomaies et de leur usage dans les eàeees smerées \
* /Tist.^Viv.xxn, c. 39.
* Presque tout XAscîepias est traduit en français dan^ le nouveau, système de Êlbtiographie de IVf . de Fortia^ p. 334, où îf y a un catalogue très déCaiTlé des manuscrits et éditions des ouvrages attribués à Hermès.
' Obelis pamph*,\^,^.
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COURS DE Pll1L0I/X;iE ET I>*ARr.HÊOI/)GIE.
Sans doute l*auiheniiché de ces livres, tous déaués de noms d'auteurs , est loin d'être probable , et pourtant \ions fimnoiis des tcnh pour qu'ils soient traduits un jour; nui doute qu'ils n'apporteat bien des éclaircissemens sur l'histoire et la langue ^yptienne. GhampoUion lui-même , en parlant de ceux qui sont ccnnos « assure « que malgré les jugemens hasardés qu'en ont portés certains 9 critiques modernes , ils n'en renferment pas mmns une masse de » traditions purement égyptiennes et constamment d'accord avec les . 9 monumens ■. » Qui sait si quelque jour on ne décoa^nra pas
' Panthéon Egypt., explication de la planche 15. — Les livres portint le nom de Mercure Trismégiste, autrement à\\ Livres hermétiques, ont Ht ^\i& plusieurs fois au 16*' et au 17« siècles; la dernière édition est celle de Coiopie 1630, elle a pour titre: « Divinus Fymander Hermetis Mereurii Tnsmep'sii^ » eum commenlarlis R. P. F. Hanniàaiit Rasseli calabri, Ord. FF. Minoran t Regularis observant!», theologiœet i^ilosophiftadS. Bernardinum CracoWs
• olim professoris, opus verè aureum reconditâque sapientià refertîssimimm 1 » ac proindè cuivis arcana Dei sçire cupienti utilissimum. — Accessit ejusdeni|
• ieji tus G neco'lalinus, industrie />• Francisai Flassatis Candaila; indice Rt* » rum et Ferhorum generali accuratisssimo adjecto. • Il se compose de 35 co«| lonnes de teite, auxquelles sont ajoutés 6 yol. in-folio deCommenuires.Tout la philosophie, toute la théologie profane et chrétienne sont rapportées à cet 1 quelques pages vraies ou présumées antiques. Quand on les parcourt on csi| tout étonné de la confiance, de Vaisaoce avec laquelle le docteur francisesial rapproche les dogmes chrétiens de cette philosophie antique, et Ton ne pat] s'empêcher de sourire, quant on voit quelques jeunes gens, comme Leroux Quinet> avoir cru faire une découverte et une découverte accablante pour! christianisme, de quelques identités ou ressemblances entre les croyaac chrétiennes et les croyances primitives. Les docteurs chrétiens avaient déjà m] cela« et mieux qu'eux; la seule différence c'est que les uns savaient d'où naient ces croyances et les autres ne le savent pas. Nous n'hésitons pas à ai de cette perturbation cette philosophie personnelle, cartésienne si vous voi qui, renonçant aux traditions humaines, a ftit que, pour chaque iodhri le monde ne commence qu'à l'époque où il a commencé lui-même à de la méthode philosophique. C'est ainsi qu'il se crée un monde, un Dieu* Christ, un homme philosophiques, qui ne sont plus le monde, le Dieu,^ Christ, l'homme de la tradition, de Thistoire, mais quelque chose de fiuiir| tique qui prend autant de formes qu'il y a d'individus.
ÉGRITUBE. UU9
quelques uns de ces livres en caractères démotiques ou même hiéroglyphiques? Quoi qu'il en soit, s'il faut en croire Psellus et Pléthon s c'est d'eux que Platon et Aristote auraient emprunté une grande partie de leurs doctrines *, ainsi que Plotin, Jamblique et Proclus ; et en particulier n'est-ce pas dans ces livres, qui oftt conservé le souvenir de l'imposition des noms faite aux créatures par Adam , que Platon avait puisé les paroles si remarquables par lesquelles il fait sentir l'importance des noms , quand il dit « qu'il n'appartient qu'au » législateur (ou démiurge) de les imposer S parce qu'il faut non » seulement que la nature, mais encore que la forme des choses appan raisse dans les caractères et les syllabes qui l'expriment ^ »
Origine de récriture d'après les Hindous.
Les Hindous, comme les Egyptiens, reconnaissent encore un Dieu comme ci*éateur de l'écriture. « On ne peut s'empêcher, dit encore » ChampoUion , de reconnaître une bien remarquable analogie entre » 1^ Hermès et le Brahma des Hindous. Ce Dieu, le 1*" membre de » la Trinité indienne, est comme le Thoth des Egyptiens , le père des » sciences, le créateur du monde matériel , l'Inventeur des lettres et » l'auteur des livres sacrés de l'Iudostan^» En effet, nous lisons dans les Lois de Manou : « Du feu, de l'air et du soleil, il (Brahma) I» tira, pour l'accomplissement du sacrifice, les trois vidas éternels , » puis Brahma révéla ses lois à Manou , lequel en composa son code » qu'il livra à Yiasa^. » « Le premier Manou^ d'après M. Langlois, » appelé Swayeunbhouva^ est le filri de Brahma , et il est regardé
' Commentaire sur les Oracles de Zoroastre à ta fin de l'édition des Oraeula sibyllina d'Opsopœus^ p. 51. 59, lOi; voir quelques unes des pensées de Platon, empruntées aux livres hermétiques dans Obelis,pamp1u^ p. 39 et 40.
• Plutarqae et Clément d'Alexandrie nous donnent le nom des prêtres égyptiens qui ont communiqué les doctrines orientales aux Grecs : ce sont Etbimon à Orphée^ Ochiapbus à Jglaophamus, Soncbis et Psénophis à 5oion, Pérénitès kPythagore, Sochoniatès etSechnuphis à Platon.
' Dans le Cratyle, p. 388^ E.
* I6id., p. 490, E.
5 /'tfn/A. £'^y^/.> explication de la planche 15 B.
*^ y oit Lois de Manou, 1. ii vers. 23, 102, 119.
ftM COURS DE PHlLOlMS it D*ABCHÉOLOGIE.
t mmnie te ^è^ êé ^&&të hti&ttië*. « niffifêàr^ tSt tts BtMilfti^
t>f igftl« ^ l'ËtHtlife (f it)fé» tes ÙûtM{É.
CtmHné Ic% àutttis oHentoai , tes Ghittofe font reiûokiler réeritire âtt pireititef dottmë et Itti doAki^nt titte ^sp^ce d't)rigiiie diritie. Toid ce <{ti« nom eâ iteèttt tedf^ sinctem Iîth^ : « Là t«rtti du très-îBostte « Fûû'ki Wïix te haut tèt lé ba« (te ctel et la terre). Le ciel y coms- » pondit eA ibisdm apparàttfé à «eS yeât les caradèress des oiseaux 'et n des (piàdfDpèdes * la terre y correspondit ett Ini knontrant tes fign- » res du Lou-dtou stif te tabteau sorti des eatit {Le Ho-tou). C'est » par suite de cela que Fcu-hi^ en tetant lifts ^tix cfn haut , vit des » Mna^ dans te ciel, et qu'en ks baissant U fit des tnod^es à imiter >» Mtt* la icrrei 11 apperçut ce qui constiittalt la nature et tes rapporte » ntérteiTSéfe tous left êtres» et il eommen^ja ft tracer tes huit Komi ir 1! mtenia réeritutiè ponr remplacer les corMâttes ntméei dam » TaMiifiMialion dû g^Temement ^ « Et après avoir donné les six règles pour la fbimation de cette écriture, Fauteur ajoute : * Fma-^U » fil eu mrte que dans Tempire (mot à mot te Citi ùtfériettr), la rai- » Mm et te Justice fussent eh bannonie avec les caractères pdmltiii » el les earattères dérivés « ec que tes caractères primitifs ainsi qae « tes cari(^ères dérivé! ta^nt en harmonie avee tes six principes de « teurfertaiatiou^»
Nuos pouvons d'abord tirer Uetlè ofrmilusiony que tes CbiiiOîs ont cru que l'écriture avait été donnée de Dieu au premier homme ; car
^ Taile atphah, de la myth. titndoue & la &D de son Théâtre inâien,
^ Ëusébe et Démiétrius de Phaière (lisent aussi qùè les Égyptiens imitèrent leurs caractères des oiseaux, etc.
* Extrait du Tong-kien, 1. î dans X Essai sur torîgtnè iiinitairt dei ?^nturcs chinoise et Égyptienne , dé M. Paultùér*, voir eu oiiire te tëïle de tï'king d*ôù celui-ci est lire, ihih., p. S et dans la trad. latine du P. ftegîi, t. II, p. 528.
^ Essai, X, p. G. Voir surtout la Dissertation sur Ici cattictèrcs chiwfit insérée dans les t. tiii, p. 227» et ix, p. 282 des Mémoires chinois. D est bii à regretter que les caractères ne soient point joints au teite dafiBcèt ezoeifcit trayail, comme ils le sont dans celui de M* Pauthier.
tGRITUBli Mil
leur Fim-hi^9i «n es teux pair oà îis ^ mi i é tt c c Bl lelMr iiteodins s et €*eft( d'une mamère nirdcuktfseï «w^ le dos d'oii rimgon^^hevmîs Mrti d'ttâ àmytf ou «nr te do* d'une grande tonne y qu'il Ilit im ^imtères Â^zM / tUMi lè8 Ghiiieis disent-ib : « Il m'y a qu'un «aist «[Ui » ptiisM être rauienr des Eing, VF ^slte liVfU dft cfêt, lé CA^ «m » le lîTi^ du Ckan^^y OU seigueur suprême ^ PourllMI il f^tiit Meu avouer que ee passage laisse ël^ dtns diSéuit^ | et d'èberd il test impossible d'appliquer aux A'»»ft t«tte res^n^sl^aiicé qtKâ ^\9li-4f est supposé avoir emprunlée aux choses du ciel et de la terre, aux oiseaux et aux quadrupèdes. Les Koun sont des lignes entières ou brisées, mises les unes sur les autres selon cette foraae =^ et multipliées juS'* qu'à 6&. Ce sont des symboles , des abréviations « des isdicatloas i plutôt que de vrais caractères^ Ils ont dû suivre plutut que irécédei^ les vrais caractères biéroglyphique& Il faut dire la même ctiOÉe des cordelettes nouées que les chefs portaient à la ceinture; c'est «u reste le sentiment de plusieurs missionnaires , entre autres du P. Amiot.
Nous croyons devoir terminer ce sujet par les considérations
suivantes, de ce dernier missionnaire, qui nous paraissent indiquer
assez bien la marche probable des anciennes écritures : « Tout «ce
» qu'on sait de plus clair sur Torigine de l'écriture, c'est qu'elle se
» perd dans l'obscurité des tems les plus reculés , et que Thiérogly-
j» pbique est la plus ancienne qu'on connaisse. Plusieurs écrivains
* en placent l'invention âvaiit le déluge , veulent que Noé en ait été
» le conservateur, et prétendent que les nations les plus célèbres de
9 Tantiquité l'ont héritée de lui. Reste donc à examiner si ce senti-
» meut est aussi trài que vraisemblable , et n^est pas démenti par
» les Ms; mais bien loin qu'ils le démentent, Asie prouvent au con-
» traire et le confirment. En effet, la conformité des anciens peuples
* I^Iiuieurs auteurs font remonter riûctoîre chfndise fort àvau4 Fàa^in «aii i»eux-d soutiennent aussi que les caractères sont plus anciens que lui et qu'il ne tit que leur donner une forme plus commode. En résumé^les lettrés croient qm» i^ é^rûciè^t êonl d€ hmte tméiqmte, eomnie «Mit IHrrMki iHt fias Ibaùt. ^tfr Fifm^ «t sur Iw frevf«i cpu pettem à troirétfu» «fMilM'f v«tr m
Mémoires téômii^ t.m,f»}^^
» à se servir de caractères hiérc^lypbiqties , hidîqoe nne Mnrce comn mune; leur accord à les employer dans nn'sens mystérieux pour » consacrer le dépôt des espérances et des dogmes de la religion, » annonce un enseignement commun ; leur participation aox sdeo- » ces, aux arts et aux lois de leur première origine, dénote on béri- » tage commun ; leur ressemblance , enfin , dans la profondeur da » système de récriture hiéroglyphique, suppose une école oommuoe. » J'abandonne la conclusion au lecteur*. »
Écriture au moyen de cordelettes et de nœuds.
, Nous avons parlé de cordelettes et de nœuds au moyen desquels les Chinois exprimaient différentes choses. Cette écriture a été employée par d'autres peuples encore; elle était surtout en usage, sons le nom de Quipos^ en Amérique, dans l'empire des Incas. Pour en faire connaître le mécanisme , nous allons citer le passage suivant d'un savant moderne :
<f Si le peuple du Mexique ne possédait pas l'écriture, il comptait n fort bien au moyen des quipos. Des établissemens étaient fondés » dans toutes les villes, et confiés à la garde de six à trente hommes » experts, capables d'enregistrer au moyen de ces quipos les princi- » paux événemens de l'empire et tout ce qui concernait son admi- » nistration.
» Voici comment s'y prenaient ces gardiens, appelés Quipucamajr- » rus: ils fixaient sur un objet solide les deux bouts du grand cordon, » espèce de ficelle, et ils y attachaient successivement une quantité » d'autres cordons, composés d'iîn ou de plusieurs fils d'un mètre i » peu près de long. Tous ces fils ou cordons, de couleurs différentes, » tombaient comme une espèce de frange, et l'on comprenait ab^ » ment la signification de chaque fil ou cordon par sa couleur. Ainsi » l'or était représenté par le cordon ou fil de couleur jaune ; l'argent » par le blanc ; les gens de guerre par le rouge. Tous ces objets se
' Mémoires chinois, t. ix, p. 393.— Sur la question de Torigine de récrîtiA : Toir en outre le yolume de M. le chev. de Paravey, ayant pour titre : i^ roriffiue unique el hiéroglyphique des chiffres et des lettres de ioaii^ peuples, avec 6 planches. Paris^ Treuttel et Wurtz; prix : 10 fr.