ÉCRITURE
» trouvaient placés par ordre. La disposition des armes, par exemple, » commençait par la lance comme étant Tarme la plus noble ; ve- » naieiit ensuite les. arcs, les flèches, les javelots, les massues, les » l)acbes, les frondes. C'était par les nœuds qu'on exprimait le nom- )> bre. On suivait le même ordre pour les légumes, en commençant » par le froment, le seigle, les pois, les fèves. On pouvait, grâce à » ces qmpos, connaître chaque année la statistique de chaque ville- » et celle de tout le royaume : les habitans étaient désignés par leur » âge, de dix en dix ans, en descendant toujours de l'âge le plus élevé » jusqu'à la naissance. Des fils plus fins, entremêlés aux gros cordons, » indiquaient les hommes mariés, l'époque de leur naissance, les » veufs et les veuves. C'était par ce moyen ingénijeux que l'empereur » était mis au fait tout les ans de la population de son royaume, de » ses revenus, de l'administration de la justice, du nombre des gens » de guerre, des naissances, des décès, des mariages, de tout ce qui * forme, en général, la matière de la statistique la plus exacte.
» Ces gardiens de /juipos étalent chargés en outre de les tenir sans )» cesse à la connaissance des populations, et de leur rappeler soit les » événemens anciens du royaume, soit les événemens récens, à me- » sure qu'ils s'accomplissaient Les amautas, ou philosophes, et les » aravicusy ou poètes, se chargeaient, à leur tour, de répéter les » mêmes faits au peuple , pour en transmelire le souvenir aux enfaus » et aux générations futures '• >»
A. BOMETTY.
* Ëcha du monde iavOfU, 1844, n. Bj p. 191 .
Iir SÉRIE, TOME IX, — N» 54. ISUk. 29
U&k NOUVELLES EX MÉLANGES.
Ui^WiiUû H iiuiati§€0.
FKÀKC3L — I^ARIS. Nouvelles dus missions catho&if^ies. (Extrait du m^ 934e8 AmtéUes de la Propt^galion de In Foi.
i . Ijrttre 4le 4e M. ikuUot dos fliisMons étnngèiefly datée éas prisons de ^ifr\(GoobkiobÎD(0 ^ nuii t%k% dans laquelle il MMxmte ca ntvigalioD sar ie lleuv« Nui»^ |»Qar4}e rendre sur le tecritoire aanamUe, où de concert avec M» Miche, il &e préposait de trayailler à ]a conversion d'un peuple presque sauvage appelé Quân dé (Le peuple Dé) peuple tout disposé au catholicisme. C'est sur le territoire de celte peuplade que des soldats annamites vinrent les arrêter.
d. Suite icle la lettre deH. Mi<^y des missions étrangères, da(ée des prisons «ée fiué^% mai 184*2), 'dans laquelle il continue de rendre compte de la suite de son interrogaÉotreet des ooup8;d« rotin qu^on lui a applicpiés ^Plm-yen. Ge «f«ïi f a <de plus reuarguable^ c'est la orainte, plulieais fois manifestée par Jes «nandarins, .que le roi d£ France ne leur sflt la guerre «il menait à apprendre le supplice des missionnaires. Jusqu'à cette heure, M. MicJu avait reçu 45 coups de rotin et M. Duel os 44.
â. Lettre du même, datée aussi de Hue\ B juin 1842, dans laquelle il raconie quelques nouveaux détails sur ses interrogatoires et sur son voyage de 11 jours de Phu'>yen % la capitale 'Hué^ où il ^t Tétmi \ MW. Charrier , Gafy et Berneux,
4. Notiae^aiir iks lies Nicobar, où s'est établie une mission nouvelle. Les habilans, de couleur cuivrée, y sont environ 10,000, misérables, délaissés des européens, qui, à cause de l'insalubrité du climat, ont successivement abandonné le séjour de ces îles, d'ailleurs fertiles. C'est là que la charité chréti^noe âesprélres des missions étrangères de Paris a porté son zèle.
5. Extrait d'une lette de MM. Chopard et Beaunj, des missions étrangères, datée de Téressa (îles Nicobar), 14 février 1842, racontant leur arrivée et leur installation au milieu de cette peuplade. Repoussés d'abord, ils sont reçus sur la promesse que les navires ISlrangers tiendraient plus souvent leur apporter les choses dont ils ont besoin .
6. Lettre de M. Chopai-d, datée du même lieuj 17 avril 1842, et annonçant la triste nouvelle de la perte de M. Beaury^ mort de la fièvre du pays, le 2 avril.
7. Lettre du même, datée du 1*^ août, et^ donnant quelques détails sur la
maladie et Ja mort de M. I^mw^- h^s 8a^Yaj$es coDUAuent à ixHWUer d^ l}oi>Des.disposHion£. Lui-mêoie e&t remis de ^es fièvres.
B, Lettre du mêtne, du .44 novembre, i^anonçant qine TinstnicUoB des sauvages ava&ce ; Us connaUsent les principales vérités du christianisme; presqae toutes ^es îles demandent des prêtres , mais les ouvriers mçnquent.
9. ilLettredu même, 11 décembre, annonçant que les améliorations spirituelles eit matérielles continuent. Le missionnaire est plein d'espoir.
10. Lettre de Mgr FeroUes, vicaire apostolique de la Mantchourie^ datée de Kay-tcheou (au Leaorlong), 25 mai 1843. Ce vicariat fut démembré de celui de Pekm eu 1338, et Mgr YeroUes, qui y fut nommé, ne reçut ses bulles q\i'ei]i 13 'iO, au moment où il dirigeait le collège fondé dans le Thibeii^ds les missioninMres. Lauteur, dans une description sommaire de ce pays, du climat, des productions, annonce qu'il va se procurer de la graine de la fameuse plante le Jm^&engy qui est un si grand réconfortant, qu'elle se vend 2,000 fr. .laUvre> et qu'il renverra en Europe. —Joute la mission au reste a repris vie et courage. Mgr^onne ensuite les noavelles si longtems attendues de la mission de Corée,
La mission de Corée, privée longtems de pasteurs, et entretenue seulement par le zèle des familles chrétiennes indigènes, fut enfin visitée en 1837 par Mgr Imhert, d'Aix en Provence , nonuné évêque de Capse^ et vicaire apostolique de cette contrée; il emmena avec lui deux prêtres français. MM. Albran et Maubant, comme lui de la société des Missions étrangères* C'est au milieu des exercices de piété, poussées trop loin peut-être par Je zèle des chrétiens^ que la persécution conunenca le 7 avril 1839. Un grand nombre de familles furent arrêtées, d'autres allèrent se présenter d'elles-mêmes ; un rapport fut fait à la reine régente, le roi étant mineur. Cette femme ordonna d'arracher yW^u'a la racine de la religion chrétienne^ 40 sont d'abord condamnés à mort ; la reine effrayée du nombre refase d'approuver le jugement, et les fait torturer de nouveau. — Enfin le 24 mai, après d'horribles souffrances, n^u/^martyrs consomment leur sacrifice. Leur constance, leurs réponses avaient fait ladmiration du président et de son suppléant, qui donnèrent immédiatement leur démission ; m^is un juge plus cruel et plus barbare leur succéda. Alors la persécution fut poussée au dernier terme, des familles, des villages entiers furent pris et torturés. On avait su que des européens étaient en Coiée, et c'est là ce qui excitait leur fureur. Alors Mgr Imberl, par un dévouement sublime , espérant que sa mort et celle de ses deux prêtres arrêteraient la persécution, résolut de se livrer. Le 11 août 1839 il exécuta son projet, et fit savoir à ses confrères qu'il les attendait en prison. Ils s'y rendirent aussi, le 7 septembre. Après de cruelles bastonnades, ils furent décapités le 21 , en 1839, et la Corée est sans pasteur. — La persécution s'y est un peu ralentie, et de nouvelles conversions y ont eu lieu. --Mais déjà un nouveau vicaire apostolique est nommé, Mgr Ferréol\ un autre
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missiunndre^ M. Maislre^ «si prêt à y entrer avec loi- Environ fOO chrélieDs, parmi lesquels des enfans et des jeuDes filles, ont péri dans cette persécution.
11. Lettre de Mgr Féréol, évéqoe de BeiUne , nouvellement nommé vicaire apostolique de la Corée, datée du comté de Karlouskont ^Mongolie). 11 parle de ses efTorts pour entrer en Corée; obligé de se réfugier en-Mongolie, il Il apprend que la persécution s*est un peu calmée. Effrayés et abattus d'abord, les fidèles ont de nouveau envoyé des courriers pour avoir des pasteurs. Ils en ont eiprimé Je désir sur une bande de papier dont il ont fait une corde qui ceignait les reins du courrier coréen. C'est en 1794 que la religion avait pénétré dans cette contrée par la ferveur d'un laïque ; deux prêtres chinois y furent ensuite envoyés par Févêquede Pékin. En 1801 le prêtre fut saisi et martyrisé en prophétisant qu'au bout de 30 ans viendraient de nouveaux prêtres.
42. Création de quatre nouveaux évéchés aux Etats-Unis : celui ^Hartford dans le Connecticut ; celui de Miuwalkic dans le Wisconsin ; celui de Cki- « cago dans Tlllinois, et celui de LiUlcrock dans TArkansas. ' V6. Extrait du journal de M. Bolduc^ des missions étrangères, résidant à Colombie, et racontant quelques traits de la piété des sauvages*
H. Départ de missionnaires.
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ANNALI DELLE SC1ENZE RELIGIOSE, Con^'iaii da monsig. Jni. de Luca, à Rome, chez Féditeur Pietro CapobîtDchi, via deU* loipreiM, n. 29, et au bureau des Jnnales de philosophie thrétienne. Prix : 26 paoU ou 13 fr, 78 c.> plus 1 fr. à payer à la poste en le recevant