‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 5)Chapitre 29 sur 135 · DB LA GHAIMS B£ SAINT PIERRE · texte numérisé non relu

DB LA GHAIMS B£ SAINT PIERRE

KtrooTés «u étudiés plu9 tard , l'indulgence des f>reiBiers fidèles envers certains emUèmes inythol<^que& Mais ce qui a pu être ime teatatioR de doute pour k simplicité de nos aïeux, n'est plus, pour les lumières arehédogiques des.tems modernes , que la confirmation d'ane vénérable croyauce.

Sous un point de Tue simplement archéologique , ce serait déjà chose fort intéressante qu'une chaire , non de marbre bu d*airain , mais de bois , appartenapt m premier siècle , qui a subsû^té jusqu'à 008 jours pour se perpétuer bien au-delà , daos un asses faon état de conservation et presque dans son intégrité native. La vénération deè reliques a contribué, par l'efficacité propre aux soins qu'elle prescrit, à conférer au siège du premier des apôtres ce privilège de durée. Mais il faut convenir qu'elle a été singulièrement favorisée à cet égard, puisque les autres chaires apostoliques n'ont point participé à cette prérogative. Elles ont péri par la main ou par la négligence des hommes ; celle de saint Pierre seule a été sauvée par quelque chose qui se nonune, je crois, la Providence. Des événemens féconds en destructions de tout genre, l'ont souvent menacée, comme un incendie qui éclatait autour d'elle : ce ne sont pas les dévastations qui ont manqué à Rome. D'Alaric à Totila, dans l'espace d'environ l/!iO ans, cette ville a été saccagée quatre fois. Un indigne héritier du trône de Constantin finit par se metti^e à la tête des rois barbares pour la dépouiller. La dernière fois que cette souveraineté dégénérée y fit une apparition, au 7* siècle, l'aigle impérial, devenu un oiseau pillard, dit adieu à Rome en emportant dans ses serres avilies une foule d'objets précieux, et jusqu'aux tuiles dorées du Panthéon. Au 11* siècle, l'empereur Henri lY venait de ravager une partie de la ville connue sous le nom de cité Léonine, qui renfermait la basilique de Saint- Pierre, lorsque l'armée de Robert Guiscard, qui arrivait pour le chasser, dévasta plus complètement encore l'autre partie. Le sac de Rome par les bandes luthériennes du connétable de Bourbon détruisit, dans les églises et dans les sacristies, une foule d'antiquités qui avaient échappé à toutes les déprédations précédentes. A ces époques désastreuses, Rome a vu piller ses trésors sacrés, jeter aux vents des reliques saintes, abattre des colonnes de granitj la fragile planche, sur laquelle saint Pierre s'est assis , a traversé tant de siècles et tant de

Page 1