‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 5)Chapitre 46 sur 135 · I. De TorigiAe du Puséysme · texte numérisé non relu

I. De TorigiAe du Puséysme

L'eitrteie déeadtnce du dergé anglicas au siècle passé It mâtre dans son sein le nouveau schisme des méthodistes , qui aspiraieati «iie irègto f^us exacte , et dès lors à une morale ptes évangéMqoe. Avec les autres dissidens, ib déclarèrent la guerre à TÉglise anglicsme.. Cependant, ses ministres, i^ns de richesses et goi^des biens de cette terre, étaient plongés dans une léthai^ profeode '; ib ne songèrent à prendre les armes convenables que quand ils virest marcher contre eux les dissidens , le peuple , le gouvernement et les cathoUque& Il y a déjà bien des années que, pour se défendre centre

• M. ihpe, h son tour, dans une brochure sur cet évêché, cherche à faire voir que, if après les lois tant civile» qu*ecclésîiistiques de l'Angleterre, oate protestans prussiens sont en lus de la communion de l'évéque Al6iandi«,0H révoque lui-même est retranché de l'église anglicane. Mais \efail reste toujours le même, c'est un acte non-seulement du gouvernement prussien, mais aussi de la reine d'Angleterre et de Farchevêque de Cantorbéry.

' Voyez Topuscule ioliUdé: Un irmM de plut.

APP8LÉS PUSÉY&TES. ISl

les Asskteiii», qui sftYeat citer rÉcriture aussi bien que les anglicaas, un grand Boubre îur&ii contraints d'embrasser le principe de la nécessité àe k tradition et de Tautorité eeclésiasti(}ae déjà reconnue par quelques-uns de leurs pères anglicans, mais oublié par eux pendant un certain tems. Dégoûté de Toir les évêques et les ministres protestans s'oi^poser éiemeUement aux réformes civiles proposées dans les ciumibres , le peuple s'était plaint des richesses énormes et da peu d*éner^e du clergé établi ; c'est pourquoi le gouvernement, appuyé du parlement , supprima sept évêchés protestans en Irlande. Il n'y avait donc rien de surprenant à ce que certains membres du clergé anglican , pour s*opposer à cette prétendue persécution de la part de l'État, commençassent dès lors à soutenir que l'Église était totalement indépendante de l'État, bien que cette Église fût établie psff l'État, et que son chef reconnu fût le Souverain ou la Souveraine de ce même État D'un autre coté, les ministres anglicans n'ont pas manqué d'observer la marche progressive du catholicisme en Angle* terre et la tendance toujours croissante des Anglais vers nos doctrines. « Tendimus in Lattum , disent-ils , ou , comme Pun d'eux s'en est exprimé devant moi, « Nous sommes sur la voie Jlppienne; » il aurait été mieux de dire sur la voie Cassienne ou sur la voie Flaminienne, Toutes ces forces unies les ont contraints , pour leur propre défense , d'étudier assiduement et de donner au monde des preuves plus édifiantes de conduite morale et de piété.

On commença donc , à l'université d'Oxford , à étudier la logique purement .scholastique de Whatel^. Elle servit, d'après l'auteur d'un Traité de plus , à exciter les esprits et à leur donner plus de pénétration : ce fut, suivant le Moming-Herald^ journal protestant, l'origine immédiate de l'enseignement de beaucoup de doctrines catholiques à Oxford. Le passage est charmant. « Quel a été, dit-il, l'effet » historique de la logique scholastique? N'a-ce pas été le grand in- » strument au moyen duquel le Papisme s'est perpétué dans le » moyen-âge? N'a-ce pas été l'arme de prédilection des prêtres pa- » pistes et des jésuites? Ne l'étudie-t-on pas diligemment à Majrnooth » et dans tontes le»^ universités papistes ? N'est-ce pas principalement » par les subterfuges, le mécanisme et les prestiges de cette logique » que la transubstantialion se défend toujours ? Il ne reste plus à

152 ou SYSTÈME DES ANGLICANS.

» cette logique trompeuse qu'à détruire Fattacbement du clei^é pour » les sobres doctrines de la réforme, et tout sera perdu. »

D*un autre côté, le Moriùng-Chronkle^ autre journal protestant, fait cette observation : « Le syllogisme est, au sens de V Herald, » une ruse et une invention du Papisme ; et sans doute Aristotc a été » le fondateur de la Propagande ; néanmoins, c'est un fait que TudI- » versilé d'Oxford, dans la refonte de son système, a résolu de rete- )> nir toutes les abominations du syllogisme*. » Pauvre protestantisme ! il ne peut résister aux batteries du seul syllogisme , lui contre qui tant d'autres forces se sont coalisées ! Écoutons le docteur Pusey faire, dans sa Lettre à Varchei^éque de CaïUorbéryy Ténumératioii des causes qui ont produit la tendance au catholicisme. « Toute » chose , dit-il , bonne et mauvaise, a contribué à produire ce mou- » ment : la poésie, les arts, l'architecture, la morale chrétienne ou » païenne l'ont préparé ou accéléré; nos communications reuouve- » lées avec les Églises étrangères, et aussi les maux faits à la nôtre , i> la suppression jd6 nos évêrbés » les attaques des disâdenr* rindiOc- » rence des adhércns , le courroux des ennemis , la froideur ou la » haine de l'État , tout ce qui est profond , réel , saint , les actes de » charité, der bonté, de sévérité , tous les tempéramens, toutes les ha- » bitudes d'esprit même les plus éloignées , les plus improbables, les plus hostiles, le hbéralisme ou la tendance au scepticisme, tout y a >} contribué; il va sans dire que celui-là seul lui a donné naissance, » qui commande à tout , et qui fait tout coopérer à la réalisiatiou de » ses volontés suprêmes. La tendance au iZoTnaTtism^ lui-même n*est qu'un phénomène dans les diverses évolutions dans ce siècle pkia » d'événemens ; ce n'est tout à la fois que l'effet des profonds sou- » pirs de l'Église empêchée d'être encore ce que le Sauveur l'a lais- » sée, «ne et unique » (p. 30).

Mais voyons quelle est l'origine principale et immédiate du système des Puséystes; cette recherche nous conduit à la seconde partie de notre travail , à la considération des plus importantes publications de cette école. Mgr BAGGS ,

Recteur au collège anglais^ à Rome. .

lioov. 1841.

NOUYEtLES ET MÉLANGES. 153

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