‹ Annales de philosophie chrétienne (volume 5)Chapitre 53 sur 135 · TOME il de 1324 col · texte numérisé non relu

TOME il de 1324 col

I I . Sur Faccord de la foi et de la raison dans le tjogme de la'création. — 1?- Eternité de la matière. Réfutation de cette assertion. ~ 13. Démonstration de Fexistence d'un être nécessaire, éternel» immuable, inteUigent^ créateur, unique, immense, indépendant. — 14. Sur les avantages de la foi à l'autorité deFéglise. — 15. Des miracles en général. — 16. Quatorze mandemens pour le carême, — 17. Sur l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement et autres sujets. — 18. Extrait d'une consultation des docteurs deSorbonne. — 19 Mémoire sur l'Embryologie. — 20. Autres mandemens. — 21. Statuts synodaux du diocèse de Boulogne.— 22. Méthode de Foraison mentale. — 23. Casus reservati papœ et episcopo boloniensi. — 21. Avertissemens sur divers sujets; Des retraites spirituelles; Avis aux doyens de chrétienté; Sur les visites de

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monseigneur ; Instruction pour exhorter les ecclésiastiques à remplir les devoirs de leur état. — 36. Rituel du diocèse de Boulogne. — 27 Instruction sur les sacremens. — 28. Instruction pour les dimanches et autres fêtes de i année. — - 39. Fondation d'un prix de sagesse en faveur des fllles pauvres et vertueuses ; De la rosière. — 30. Opuscules ascétiques et Liturgiques de la dévotion ausacré-Cœur de Jésus et de Marie. — 31. Heures. — 3'2. Mandement au sujet du catéchisme. — 33. Mandement de MM. les vicaires-généranx, le siège épiscopai vacant.

TRADUCTION DU TALMUD (de Babylone) et du SCHOUL'HAN AROUCH (Code religieux Israélite}» avec cette épigraphe : t Ils lurent dans » le livre, dans la Tora de Dieu distinctement et intelligiblement ; ilscom- > prirent en lisant. Nehemie, viii. 8.> A Paris chez M^ Cahen> au bureau des Archives isméUUs de France, rue Pavée, n« 1 , au Marais.

Nous applaudissons au projet formé par quelques savans Israélites pour celte publication, et nous approuvons les considérations suivantes qu'ils ont consignée dans leur prospectus.

* Nous possédons, traduits dans notre langue, les principaux ouvrages de religion des Chinois et des Indous, des anciens Persans, des Hébreux, des Chrétiens, des Mahométans.

« Les travaux de Tillustre de Sacy ont mêoiie levé le voile qui couvrait la croyance des Druses, peuplade syrienne dont il est maintenant si souvent question.

• Grâce à nos savans orientalistes, les gens du monde même peuvent prendre connaissance des dogmes et du culte de ces diverses nations, de ces diverses communions, et il en est des systèmes philosophiques comme des systèmes religieux. On cherche aujourd'hui à faire rentrer dans le domaine du grand public, ce qu'il y a de plus abstrait dans la pensée, dans les opinions des individus et des peuples ; et ce qui appartenait autrefois à quelques écrits spéculatifs, vivant dans la retraite, devient aujourd'hui la propriété de tous. Chose singulière ! une seule communion, dont les membres, dispersés sur toute la surface du globe, semble, par cette position, appeler plus particulièrement la plus grande publicité possible, est précisément celle où Ton n'en trouve aucune. Cette communion est la nôtre; ses livres dogmatiques fondamentaux sont beaucoup moins connus que ceux des habîtans de Textrêmité asiatique que nous venons d'énumërer. Us sont iaconnus non-seulement à ceux qui sont dehors , mais même à nous autres qui vivons dans l'intérieur. En effet, les livres de Moïse , X Jncien-Testa' ment, contiennent bien la base primitive de notre culte; mais sur cette base s*est élevé Timmense édiûce de la législatioD talmudique renfermée dans la Gw"

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mata et résumée émtlffSitkiml'ftan Jroach, Cdde rentier». Horuftto te» gêna de professfov, hormis les rahMiis, qui de neas coniiatc ces oorrages âvtrenateftt que de nom? Ce sont pourtant ees ouvrages q«i règlent la yie reUgiense da jaif , êeptifs ^ première aspiration jusqu'au dernier sonplr. A cela, on répond que la Guemara dérive de la BtMe, que tout le monde peut consulter ; soit; mais il fiiut conaidérer que cette dérivation est tellement cemplîqaée^ tefiement éloignée, que te connaissance de Tune se peut donner aucmie idée de Faulre. Aussi ceui qui se flaitent, au moyen dé la Bible» de con»aitre. notre religion , soot dans une complète erreur; ils n'en connaissent pas les pins importans , les principaux développemens. Je dis cela de mol, et les dix>neuf vingtièmes de mes coreligionnaires sont dans la même position.....

» Nous avons done raison de dire que connaître la Bible, ce n'est pas codnaHre notre religion.

> Cette erreur est pourtant la cause du peu d'intérêt que le monde chrétien attache à Tétude du Talmud\ car ce monde pense que la Bible suffît pour étudier la loi judaïque; mais on ne veuf pas comprendre que la loi de Moïse et la loi du Talmud sont deux , qui ont bien quelques points eu commua, mais qui diffèrent radicalement dans l'ensemble. Le Code civil et les Institutes de Justinien ont aussi des points de contact; est-ce la même législation? Je sais bien qu*on nous désigne quelquefois sous le nom de sectateurs de Moïse, et nous adoptons même ce titre ; mais cette appellation est iauûve, appartient aux Caraïtes, et ne nous convient nullement ; car nous sommes Rabbinistes essentiellement, tel est notre vrai nom de secte ; je parle de ce qui est, et n*ai pas à m'occuper de ce qui devrait être.

» Jusqu*à ce jour nous nous sommes donc rapportés aveuglément à ce que les Rabbins nous ont dit de nos livres de religion. Ils nous ont probablement toujours enseigné la vérité , telle que ces livres Tont faite. Je ne prétends nullement affaiblir la confiance que ces théologiens méritent, mais par le tems qui court, chacun aime à voir clair dans ses affaires, par ses propres yeux, et non par ceux d*autrui. Or , le Talmud\ comme nous venons de le voir, étant le véritable contexte de notre culte, et que les théologiens invoquent sans cesse, le tems est venu de savoir ce que contient ce Talmud. II faut donc que nous puissions lire cet ouvrage dans notre langue materndie. Le droit de lire , d'expliquer avec intelligence nos livres de religion appartenait même aux Hébreux du 6« siècle avant Tère Tulgaire , ainsi qu'on le voit par le verset qui nous sert d'épigraphe; à plus forte raison un tel droit ne saurait-il être contesté à des français Israélites au 19« siècle après cette même ère, et personne ne songe à le contester. On lit même dans le Siffnla légende singulière que la Tora a été promulguée sur le Sinaï en quatre langues : en hébreu, en chridéen , en arabe et en hitin.

» Je Mis bien q«e la dernière partie intégralité du Tn^muâ, que la Misehna $ été «ntièreiiieni tradoHe par Snrrhéoins aui î7« et 18« siècles ; mais c'est •ne tradaatien latine, dei^nne très rare ei aecessrble seulement au petit aamiyre. Naw en dirons TMitant de la tradndioD allemande de la Misehna , c[ii«n««rdeiTons k M. Joit,'te célèbre' hiatorien. L'allemand est encore mdns lépandii en Frmea que le iatii». C'est également dans ces deui langues qu'ont élétranslaléei plwiaurs parties de la Goemara, seconde partie intégrante du Ttfatad. On peut consulter la liste complète de tous les traraus de ce genre dansFOn^n/', ioumal remptt d'érudition et d'instructicm sdide, et qui est publié par Bf« le professeur Ftirst de Leipsick, sayant éditeur d'une nouvelle Cmeordanee. Sur cette longue liste, on ne remarque pas une seule prodbctioD française.

» J'ai résolu de liire disparaître cette lacune, et de doter mon pays d*un TalvKud français j û*vaïSekoul'han Arouch français. Ce second ouvrage contient la législation, le Code, tandis que le premier présente la discussion et les motifs. Tous les deux sont également indispensables au juif rabbiniste, qui veut connaître ses obligations et leurs causes; au publicisle ,qui veut porter un jugement éclairé sur nos institutions, et au curieux qui cherche à s'instruire, ou simplement à satisfaire sa curiosité. >

Aces considérations de M. Singer^ fondateur-propriétaire, nous ajouterons que la connaissance du Talmud est sourtout nécessaire à tous ceux qui s'occupent d'éclaircir les origines des religions primitives. Non-seulement les peuples anciens ont emprunté plusieurs croyances et divers usages aux Israélites, mais le Talmud est rempli de détails, d'allusions, d'usages, de fables, empruntés aux antiques religions de l'Orient. En ce moment il se fait un grand et solennel examen des religions anciennes. On les compare entre elles , on en recherche les origines , on veut en suivre les filiations. Or, les traditions, croyances, fables, superstitions, pratiques, singularités, spéculations, rai^nnemens judaïques sont une pièce intégrante, la plus essentielle peutêtre de ce grand procès. Nous applaudissons donc à cette publication.

Les conseils que nous nous permettons de donner aux traducteurs, c'est de nous donner une traduction qui s'approche le plus possible du texte; que les explications, les développemens soient rejetés dans les notes. Que ce soit le Talmad dans sa simplicité et sa naïveté primitive, et non les opinions du traducteur du 19*" siècle. Que ce qui ne pourra pas être rendu en français soit consigné mot pour mot en latin. C'est pour n'avoir pas suivi cette méthode que la plupart des livres sacrés de l'Inde de la Chine sont à retraduire. ■ L'ouvrage sera publié en 1 6 volumes in-4''; 12 consacrés au Talmud et 4 au

No. 24, 25, 26, 1840.

16& BIBUOGRAPHIE.

SchouVhan Arouch^ et sans texte, ce qui diminue considérablemetit les frais , mais on indiquera en caractères hébreux les commencemens et les fins des leites, afin de faciliter la confrontation à ceux qui veulent les consulter: Des notes explicatives^ jointes à la traduction, éclaireront les endroits obscurs; et dans ces explications on aura en rue non-seulement nos co-religionnaires , mais la classe générale des lecteurs: et lorsque le sujet l'exige^ on y joindra des ligures et des -calculs. Le trayaii sera confié à plusieurs Israélites versés dans le Talmud et ayant Thabitude des travaux de ce genre, et chacun mettant son nom à son œuvre > en prend la responsabilité; le tout sous la gestion de M. Cahen, l'un des collaborateurs , déjà connu par la traduction de la Bible. Une introductton contiendra Thislorique du Talmud, de sa composition, des notions biographiques et chronologiques, Texplication des treize modes d*argumentation^ formant Torganum talmudique; et sera suivie d'un vocabalaire d'expressions techniques propres à cette polémique. Le prix {de chaque volume pourra revenir à 6 îx,, et le prix de tout Touvrage ù 100 fr. •

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