DÉCOUVERTE
Ihi sépulcre on repose le corps de saint Béparatns]i évé*
qne d'Afrique an 4* siècle.
DoicviptfoD «I bêtvté 4« eetM égMit. -* laieriptionde son tombcM, qai. «t cneore ialacL — Jiutm églûcf retiOQTéef, -<• Autre inscfiptioii dirétiesiie* — Les martyrs de TlpiM i^riiol Jana Ungue. — Preuyes ïûmtoriques |Myennes et cbr^ieimes.
On paria beaaconp il y t près de dem: sns de ia décoaverte da corps de saint Réparatns et de Vinscription qai ornait son tomlieaiL Nous attendions pour l'admettre dans les Annales qu'die fut accompagnée de qudqnes détails, et qu'une copie bien exacte fut entre nos mains. Nous trouTons aujourd'hui ces détails dans le vl^ 92 des Annales de la Propagation de la Foi, L'article , bien que sans signature , est de Mgr Dupuch , éfêque d'Alger. C'est une garantie de son exactitude.;
» La belle mosaïque retrouvée à EUBsslam * par les soins de M. le comnaandant du g^e Tripier, était bien en effet le pavé d*une des plus anciennes basiliques de la chrétienté; à en juger par son inscription, écrite en grands caractères , elle daterait des premières années du ft* siède. Cette mosaïque n'a pas moins de ûO pas de longueur sur 52 de large, sans y comprendre les bas-c6tés qui étaient séparés de la nef par deux rangs de colonnes.
A l'extrémité Est de cet admirable pavé et au milieu d'un faémicycle,'se trouvait l'autel ; l'hémicycle est remarquable par son élévation d'un mètre et quelques centimètres , mais bien plus par ia pwlèction de la mosaïque qui le décore. Au devant de l'autë est «n agneau percé d'une flèche, et un peu au-dessous, des deux côtés, des poissons d'un merveilleux travaiL Le poisson, dans ces tems antiques,
* El'Esslam, la Fille auxStataes, nom donné à ces ruines par les Arabes > à canse de la multitude de grandes pierres droites qu'on f m^pûfi'
DE SAINT RÉPAftÂTUS. 231
était, eoffitne tons le saTcnt, tiû signe symbolique da cfiristianisme.
SoQsPautel, dans une crypte Toutëe, est un tombeau creusé dans du plâtre ; il était ouvert au moment des fouilles; ce qui ne doit pas surprendre, puisqtf on communiquait de la basilique au caveau par un escalier dont on reconnaît encore les marches. A droite et à gauche s'élevaient deux colonnes de marbre bknc.
A f extrémité 0fipw^e et dans an hémicycle parfaitement sem^ hlable à cdui où est Tautei , mais ^esque au niveau du pavé , orné comme le premier de deux colonnes de mariM'e Mane, on lit, au milieu d*une belle rosace entourée de guirlandes de feuillage . l'inscrip- <iM tumuiair^ que voici dans sa i^us parfaite exactitude '.
HICREQVIES CIT SANCTÂE MEMO fU>E PATER NOSTER REPARATVS EPS. QVl FE CIT IN SACEROOTIVM AN NOS VilH MEN XI ET PRE CESSIT NOS IN PACE DIE VNDECIMA KAL AVG PROVN CCCCXXX ET SEXTA :
« Ici r^v«e ttotre P^e de sainte mémoire, Réparatus, évéque ; il y vécut dans le sacerdoce 9 ans et il mois t il nous a précédés dans # ht paix , k 14' jour des kriiendes d'aoât de Fan de notre province
* L'inscription quç oou$ publions Ici n'est point la méoM qiiant à la fom^ des signes^ que celle donnée dans les .annales. Nou$ reproduisons celle qui a élé envoyée d'Afrique en Jac simile à M. Hase^ membre de rinstîtut, ay:Qc plusieurs autres inscriptions^ par M. de Montgravier> capitaine d'artillerie, et que M. Miller a insérée dans sa Revue de Bibliographie^ cahier de janvier deruîeo p. 58 -, elle avait é^té déjà puJbiiée aussi dans le t. y, p. 103 de ÏÉeolfi des Chartes, jmis avec quelques variantes dans la configuratîan et mésm dans les lettres; pQu^ suivons, nous, exaclement Tor^inal que noua avons sous les yeux. ^. fi.
* Une nouyelle organisation .de cette province, donlTépoque aenf^ âdé^ terminer la date d^s monumens publics et des monnaies du pays , avait précédé de quelques années notre ère chrétienne. (Note des Annales de U Foi),
Nous na savons où Tauteur a puisé Tlndicstion que l'ère de la province
S32 mSGBIPTION DU TOMfiEAU
Ce serait donc vers l'an &i2 de J.-C. qae se serait endormi dans le seitt de Dtea ce père de sainte mémoire, cet éîéque Réparatus, à qui ses enfans reconnaissans éleyèrent ce monument devenu presque impérissable. Il sont allés le rejoindre dans la paix... Puissent ceox qm leur succèdent après tant de siècles, les y retrouver un jour !
L'inscription est aussi en grands caractères et en mosaïque; la rosace e^t encadrée entre deux colonnes en mosaïque et une arcade surmontée d'une corbeiUe de fleurs; tout à Tentour serpentent des gufflaodes supportées par des colombes. Vers le bas , d'autres colombes boivent dans deux beaux vases.
Évideounent le tombeau de Réparatus n'a pas été violé. Le pontife a été enseveli là et il y repose, hic requiescii. Impossible de pénétrer par l'intérieur de la basilique dans le caveau, et à l'extérieur il a élé muré dès le commencement. Déjà, suivant le désir de Mgr l'éTêque, des travaux avaient été entrepris pour parvenir jusqu'au précieux dépôt; mais la difficulté de les terminer avant son départ, l'inconiiénient d'ouvrir trop tôt ce sépulcre sacré, et la certitude de le faire plus convenablement lors de la restauration prochaine de la^basilique, les ont fait heureusement ajourner.
Sur le tombeau même, le samedi 30 septembre 1843 au malin , le successeur de Réparatus officiait pontificalement entouré de rarmée.des colons et des indigènes étonnes. Après la messe, en frappant de son bâton pastoral le dessus du tombeau et en invitant son prédécesseur, de sainte ménioire , à se réjouir dans le glorieux lit où il repose, Mgr l'évêque paraphrasait ces belles paroles : ExuUahunt sanctiin glorid^ lœtabnntitr in cubUibus suis ; il y baptisait le premier eofanl d'Oriéansville présenté aux fonts sacrés ; c'était une petite fille née l'avant-vcille , intéressant et fragile anneau , renoué si merveilleusement à une chaîne brisée pendant de longs siècles !
commence 34 ans avant Jésas-Christ. VÉcole des Chartes pense qu'il s'agît de Tére de,Numtdie, qui avait commencé 46 ans avant Jésus-Christ. M. Hase croit au contraire que c*est Tére de Mauritanie , qui a commencé Tan 100 de Rome i 33 ans avant Jésus-Christ. Dans ce cas, Réparatus serait mort lé 32 juitlct 4(K), et non 469 comme le dit Tauteur par inadvertance.
DE SAINT RtPABATUS. 233
Le reste de la mosaïque se compose alternatÎTementde guiriandes, de feoillages et de rosaces de fleurs aa milieu, et, sur les côtés , de compartimens variés, aux arabesques émaillécs des plus vives couleurs. En avant de la porte latérale , à gauche , se trouve une dernière inscription, véritable jeu de lettres, où ne figurent que ces pa* rôles répétées diverses fois : Ecclesia sancia.
Malgré la chute de la voûte de Tédifice, la mosaïque est encore dans un état surprenant de conservation. Restaurée à peu de frais , elle servira bientôt sans doute de pavé à la nouvelle basiKque. Nous donnons le nom de Sufazar à ce poste devenu si intéressant , parce que Tévêque Réparaïus de Sufazar ■ est le seul , dans la notice extrêmement détaillée des évêques de Tancienne Afrique, dont l'époque se rapproche de celle de rinscription.
Notre Réparatus assistait à la célèbre conférence où saint Augustin et ses disciples remportèrent une si éclatante victoire sur les Donatîsles. Il mourut peu après Ténergique profession de foi que mentionnent encore les actes de la conférence.
Indépendamment de cette basilique , on a retrouvé à Orléansville remplacement et les débris d'une seconde église chrétienne , au lieu même où s*élève Thopital militaire , et, à un quart de lieue environ » au milieu du nécropole chrétien de Sufazar^ les restes de deux chapelles ou oratoires dont ki forme et la destination ne sauraient être douteuses.
Sur les bords escarpés du Chélif {Chinalaph des anciens) et parmi
* Dans une lettre à M. Haie» M. de Montgravier, qui avait d*abord pensé qn*il 8*agit de Sufatar, croit qu*il fout y reconnaître le Casteiltm iingiianum, ou iHen Tigaudiu tnaneipium des Romains , et M. Hase est de son avis; en sorte que Réparatus aurait été Térèque de Tigauda, Nous ne pouvons partager cette opinion, parce que !• dans aucune notice des évèchés d'Afrique» on ne trouve un évéché du nom de Tingilanum ou de Tigaudia , mais seulement de Tingensis\ 2* parceque, au contraire, la notice de l'Afrique parle d*un Romanus^ évèque de Suffura, et qu*un Réparatus, évèque de St^asa , est mentionné dans la fameuse conférence de Cartbage avec les Donatistes; roir la Geopaphia sacra , édition d'Holstenius; 3*" les géographes anciens, Ptolémée, Strabon, etc., ont placé le Castellam iingHanum sur le détroit d'Hercule, à la place à peu près où est aujourd'hui Tanger.
316 INSCUPTIOII DV IWWkV
de» éb^oteoieiis de terrains causés soit par des ittondatioDSt loU par de nouvelles fouUlest, se sont trouvées ^ au milieu d'oss^neus brisés , {4usieurs pierres tumulaires ornées d'inscriptions et de figiff^ symboliques f vestiges sacrés qui recoutraient antrefiHS les dépouiiki sanglantes des martyrs , coaime Tattestont encore ces inscriptim» touchantes que nous n'osons ajouter à des détails déjà trop longs* Tout auprès gU encore une grande pierre taillée et creusée en des^ su& Sur la lace antérioiure on Ut en gros caractères et en toutes lettres s