DE L'CBUVRE DE LA MISÉRICORDE
» Ea tMté, nous sommes accablé d*an profond chagrin, vénérable Frère, en voyant les membres de cette secte combattre avec tant de perversité et d*impudence la doctrine de la véritable Église de Jésns- Christ, attaquer la chaire de Pierre et mépriser son autorité, dans le dessein évident de diviser, de perdre et de dévorer plus à Taise et avec plus de liberté les brebis du troupeau du Seigneur. C'est pourquoi, vénérable Frère, nous approuvons complètement toutes les mesures que vous avez cru devoir prendre contre cette société ; et nous aimons à vous donner, dans le Seigneur, les éloges que vous avez si bien mérités par votre vigilance pastorale et votre sollicitude éclairée. Vous avez, en effet, dignement rempli voire ministère en réprouvant de tontes vos forces et sans nul retard cette détestable association , dès que vous l'avez vue se répandre chaque jour de plus en plus dans votre diocèse ; vous vous êtes efforcé avec une ardeur singulière d'écarter de ces pâturages empoisonnés le troupeau confié à vos soins ; vous avez, par vos avertissemens et votre circulaire publiée si à propos, excité le zèle de votre clergé particulièrement, afin que l'impiété, la licence et les efforts de ces hommes égarés puissent ê^e comprimés et arrêtés ; car ce sont des loups et des sangliers de la forêt, tout prêts et appliqués à déchirer les brebis du Seigneur et à ravagw sa vigne ; ils sont dignes de toute réprobation , censure et peine ecclésiastique. Continuez donc comme vous avez commencé ,
étroit cabanon'^ sans feu, obligé de rester couché pour se garantir du froid. .Nous regrettâmes de trouver avec lui deux français^ Tun le comte de L., qui croit encore à sa naissance royale, et lui est resté dévoué tout en rejetant sa mission divine ; Tautre un prêtre de Normandie, qui avait passé le détroit pour venir désabuser le prince sur sa mission divine , et lui persuader que le sieur Michel Finiras est le seul Messie ; et comme nous lui parlions du jugement d*escroquerie rendu contre ce Messie, > Ah ! Monsieur^ nous dit-il j depuis la « sentence de Pilate contre Jésus-Christ, jamais condamnation plus injuste n'a • été prononcée. » — Le sieur Neudorf^i assez bonne contenance contre son eoBverUsseur, et lui dit agréablement en le quittant: « Mon cher abbé, je » TOUS remereie bien de votre sollicitude pour mon salut; mais vous n*en êtes t pa» mcjna ua hérétique; ausi^y ^ première chose que je ferait quand je serM » monté sur le trône d9 VH^ 9QC^tr99> e^ sern de vous /aire hrâUr vif,. i
28/i MICHEL VINTRAS BÊYÉLATEUA
vénérable Frère ; combattez toujours les combats do Seigoeur avec ce zèle , cette prudence et cette vigueur que nous tous connaissons; ne négligez rien pour que les fidèles qui vous sont confiés demeorent stables dans la foi de F Église catholique^ pour qu'ils évitent avec le plus grand soin et qu'ils repoussent les erreurs^ \e& fables et les rêveries de cette société impie. Pour nous, nous ne cesserons, dans rhumilité de notre cœur, d'adresser d'instantes prières à Dieu (car c'est sa propre cause) , et de lui demander qu'il aide et confirme, par son assistance céleste , vos conseils et vos actions. £n attendant, nous vous renvoyons les écrits que vous nous aviez adressés concernant ces imposteurs; et nous vous donnons, vénérable Frère, ainsi qu'à votre troupeau, comme un témoignage irrécusable de notre bienveillance , du fond de notre cœur et avec une affection paternelle, la bénédiction apostolique.
» Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 8 novembre de Tannée 18&3, la 13' de notre pontificat.
Grégoire xyi, pape. »
On voit que le chef des catholiques n'est pas seulement conservateur de la véritable révélation de Dieu, mais encore défenseur etgardien du sens commun. Quant à ceux de la grande famille chrétienne pour lesquels la voix du chef de notre Eglise n'est pas une autorité assez reconnue , nous leur citerons les paroles suivantes du Sauveur :
« Si quelqu'un vous dit voilà que le Christ est ici ou là, n'en n croyez rien; — car de faux prophètes s'élèveront et ils feront de » grands prodiges et des choses étonnantes , de manière à séduire, » s'il était possible , les élus mêmes. — Je vous le prédis d'avance. » — Si donc ils vous disent : voilà qu'il est dans le désert; n*y allez » point : le voici caché dans une maison; n'en croyez rien '. »
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