COMPTE- RENDU A NOS ABONNÉS
Nous n'avons pas besoin d^ fa]re remarquer à nos abonnés la juste défensejque Mgr de Ladoue a prise de la mémoire de Mgr de Salinis. Toutes sortes de mauvaises passions se sont réunies pour chercher à ternir la mémoire d'un de nos plus illustres prélats, de celui qui a eu Tinitialive de toutes les bonnes œuvres qui se sont opérées depuis 50 ans. Car, nous pouvons le dire, si les préjugés séculaires, qui éloignaient les catholiques de Rome, si les esprits ont commencé à comprendre que Tavenir du christianisme, et en même temps de la société humaine, est nécessairement lié à la croyance qu'il existe un enseignement permanent, public, extérieur, et qui ne peut tromper, c'est à Mgr de Salinis et aux amis qu'il avait réunis autour de lui qu'on le doit. Pendant longtemps on Ta cru, et tous ceux qui entraient en ligue dans Tarmée catholique venaient se ranger sous ce drapeau. — Mais peu à peu celte prépondérance toute naturelle, et nous pouvons dire, sans morgue aucune, a fatigué des esprits jaloux et peu orthodoxes. Comme on n'avait rien à reprendre s^ux doctrines théologiques, on a attaqué les opinions politiques. La vieille hérésie de l'indépendance naturelle de l'homme a été remise en lumière. Repoussant, ou laissant de côté, la liberté de l'Evangile, celle par laquelle S. Paul nous a dit que le Christ nous a délivrés, ils ont fait leur Credo de la liberté des Droits de l'homme, celle qui a mené et qui mènera toujours à Tescla* vage et à la mort.
C'est ce qui forme en ce moment l'Eglise des catholiques libéraux, sans Pape il faut le dire, mais ayant des prêtres et des évêûues laïques, qui enseignent et régnent en ce moment.
Nous avons pu mettre au grand jour quelques-unes de