PAR GH ABLE8 PÉRIN. 1 5S
ont trouvé dans réminent professeur de IiOUTain un juge inexorable, de même que la vraie liberté^ Tautorité monarchique ou plutôt la monarchie chrétienne ont rencontré un peintre qui a su relever l'exactitude de ses descriptions par un style élégant et sobre, et toujours grave et magistral.
Au moment où nous avons entrepris cette lecture, nous venions de relire pour la quatrième fois Tadmirable instruction synodale de Mgr Pie sur la première constitution du Concile du Vatican que nous recommandons bien chaleureusement à tous les écrivains contemporains K Quelle n'a pas été notre joie de retrouver chez M. Périn^ sous une forme différente^ avec un plan particulier que justifiait le public auquel il s'adressait^ cette synthèse que tous les penseurs de grande taille ont plus ou moins entrevue, plus ou moins chantée et qu'ils ont l ous défendue comme l'expression de la vérité.
Quoi qu'en disent les adversaires du Catholicisme^ l'arsenal se garnit^ la bibliothèque se peuple^ les penseurs se révèlent, j'oserai dire qu'ils se dépouillent des scories que des préjugés et le respect humain avaient empêché de secouer.
A l'entrée du siècle se trouve l'incomparable Joseph de Maislre qui aujourd'hui n'a rien perdu de sa jeunesse ; près de lui se tient son inséparable ami le vicomte de Bonald: et si nous franchissons quelques années, se dresse devant nous cette glorieuse littérature. épiscopale et monastique, où puiseront avec profit tous ceux qui pensent, qui écrivent ou qui conduisent les peuples. Gerbet, Salinis, Bertheaud, Plantier, Guéranger, enfin le successeur de saint Hilaire, Mgr Pie^ qui fait oublier TEvêque d'Hermopolis, plus rhéteur que penseur. Et parmi les laïques, Donoso Gortès^ Balmès, Nicolas, Bonnetty, Blanc de Saint-Bonnet, Yeuillot, Charles Périn et tant d'autres.
Peut-être mes lecteurs s'étonneront que nous n'analysions pas une œuvre si magistrale ; Dieu nous garde de commettre une pareille faute. L'analyse du livre de M. Périn ne serait que
* Nous ferons pourtant obserrer que noas ne saTons pourquoi et à quel profit Mgr Pie déclare dans cette ttutructton que le TradlUonaliune (en bloc) a. été condamné; noua reviendrons sur eette question. A. fi.
i56 LES LOIS DE LA SOCliTÉ CHRÉTIENNE
le commentaire trés^imparfait d'une œuyre parfaite. Nous préférons renvojer les hommes désireux de consulter un bon manuel de politique aux lois de la sociiti chrétienne.
Après cette lecture, toute indécision est interdite, car M. Périn dit ce qu'il faut penser et ce qu'il faut faire.
Du reste, le professeur de Louvain a reçu la plus douce et la plus légitime des récompenses.; Pie iX vient de lui adresser le bref suivant que les Libéraux les plus enthousiastes ne pourront considérer comme un simple accusé de réception.
Voici la traduction du bref, empruntée au journal La Croix.
A notre cher Fils Charles P]&in, professeur de droit public et d'économie politique à P Université de Louvain.
PIE JX PAPE.
Cher Fils, Salut et Bénédiction Apostolique.
Alors que la société civile estime que le progrès de la Civilisation^ — progrès qu^elle croit avoir atteint — demande qu'elle se constitue, se gouverne et se dirige par ellemême en dehors de Dieu et de la religion de Dieu ; alors que, par là, ayant démoli le fondement de la vie sociale, elle prépare sa dissolution; c'est avec une très-grande opportunité que vous lui avez remis en mémoire, par votre remarquable travail sur les Lois de la société ehrélienne, que la Religion et la Société humaine ont un même fondateur, que la loi du juste est une et éternelle, que cette loi une a été édictée (dictaiin)
IHleeto FiUo Carolo Perin, jurûpublici et CBconomiœ poUtiea profutori
in Univenate Lovaniensi, - f
Plus PP. IX.
Dllecte Fili, Salatem et ApostoUcam ReDedictIonem.
Dam civiliB societat arbitratar progressam eivilitatis, quem seasiecatam esse ducit, postularey^at dira Deum et rélîgloneiii cjus ipsa se comtitaat» moderetur et regat, et dum propterea, suffosso satB consoolatlonis ftindameoto, disiolattoDem slbl parât, peropportone plane contigit, te pereiimiam lueubrationem tuam de Legibus tShiùHanœ $ociêtatis ipii in poeotaffl revocaise, unum esse mligionit et humant coniortU eenditorem; unaa et