‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 59 sur 122 · LA VIE ET LES OUVRAGES · texte numérisé non relu

LA VIE ET LES OUVRAGES

DB M. Bmvab» DVMOMT.

Ce pieux et savant professeur mérite à plas d'an titre de fixer l'attention des Annales de philosophie. Il a fourni, en généreux et inflexible chrétien, une carrière des plas honorables ; il a composé d'utiles ouvrages ; il a été l'ami des pins illustres catholiques de notre temps. Ses derniers jours enfin y si dignes de sa longue vie, ont laissé de si beaux souvenirs à ceux qui en ont été témoins qu'une notice j quelque imparfaite qu'elle soit, ne peut manquer d'intérêt.

— Étienne-François-Edouard DUMONT naquit à Paris, le 9 mars 1791, dans une modeste condition; son père avait un emploi très-secondaire à l'Imprimerie royale. D'une constitution extrêmement délicate et maladive, dès sa première enfance, il ne quitta guère la maison paternelle où il recevait des leçons particulières. Il ne fréquenta le lycée Louis-le-Grand qu'en qualité d! externe pour ses dernières classes. Son intelligence précoce et son heureuse mémoire suppléèrent à la longueur réglementaire des études classiques. »

Ce ne fut qu'à l'Age de 16 ans, en 1807, qu'il put faire ^a première communion et recevoir le sacrement de la ^confirmation. Les amis privilégiés qui étaient reçus dans sa chambre, remarquaient au-dessus de la tète de son lit neux petites gravures encadrées, cachets de première communion et de confirmation, et dominant, son bureau, les portraits de Mgr Ramond de la Lande et de Mgr Borderies.

venirs.

Par une disposition totAe pm^Sfmlière de la divine Providence, quoique étranger -à la paroisse Saint-Thomas d^Aquin, il y fut admis aux catéchismes que dirigeaient avec tant de zèle et de succès le curé, H. Ramond de la Latide, et son vicaire et ami^ M. Bouderies. Nous avons nommé les grands bœofeikeiirtide Ji.DiifliOiit,leB mntsAres pour lui de Pinfinie miséricorde. Et queleur devait-îl? LUnappréciable bien de cette foi échiréB, ^fotmmét^ inëhwwilable, qui a été la lumière et la force de sa vie. Oui^ c'est au catéchisme qu'il faut attribuer tout l'honneur et tout le mérile d'une rie si elufEélîeiine. Il s^^en parlait jamais «|«\ai«caÉÉa)dâssemenl:^ «t tels la»B»t les iîens 4^ f>îét£ filiale qui l'aita* <}faèneBt à «es «aftéobôstes^ qa'lk ne cessèiaii, jBsq&'à leor «iioi4, d'ttpe ses guides et ses iiieiUemn«amL

^n ne peut rien lire de plus touelmil <tpm les Retires -de ocs ntltwsde leecieneeTeUgieuse, dont l'un, Hgîr do la Lasie, évéque de Itodec, mourut en 1890, aTohevèqae élu de IBens; l'sru'bre, Mgr Bouderies, fut le isecond «évèque de Ver> sailles. Loin de perdre de vue, dans leur élévation à Téps* <eopai, leor jeune 41ève d'^ntisefoîs, ils le iertifièfent contiBuetteifteDi êe lenirs eonseils et de )ear leadrcBse paternelle. Nous aidons tPou<vé dans la btblîeflièqiie d« cher et 'véaéré défaut tin tout petit iiim qui m^aît sa phase d'honnear sur le «atalogue : c'est le €aiéMam€ de VersaiileSf peblié en 1S81 par Mgr Borderies pcMir son dioeèse. A la premièni page, nos yeux se sont snétés eor ees lignes tracées par M. fivmont :

« Donné par Mgr Borderies, en isouifenir de ses instrmtiens précieuses et si chères que Dieu m'a fait entendre par une fumeur spidule. Borne souvenir de ma jeunesse que je ne puis rappeler sans larmes de reeonnuissanee et de regrets, puissiez-vous me conduire uu saiut éternel! Si oUiists fueto tui, Jérusalem j oUivionideturdexieramea... i»

— H. Domont reçut le diplôme de bachelières lettres, après avoir fait ea riiiétcMriqiie sous MM. Imcc de Landoai et Castelj poètes un peu oubliés aujooKl'hin. Le dernier

GTE K. ÉCM9UAKD ^tJVONT^ ^281

étvmt ffb» twii ^élïrf^ 110 «mi 'OWirtant, âvat }M<ooii8ei)8 furent trèMMles «« jcmm tyi)éèB, ^«wîoiiné dléjà pMT ila Irtlératwe «t tn ^arti«iil»p pont 1» çoé«e. — Em cette mèo» année 18M, l'Ecole iioiw*le«rpériwine v&Mi à'ékt^ tîréée, €* M . DMK>n4 *ut jugé digi» d'y M» tdiMB we* les Cousm, les IWi», tes GufSoT, «ft totawcoup ^i'aatres y»fefiSMTB di9lmff^ .«c« •lessi'ecrr*^ pour la fdufpart, ftcqniraiA UM eêlébc^ & laquelle n'^a jamaîa {>»rté eni^îe notm tAiar professeur. £i«m A la xiivolitikNQ ée 1«M^ ^im leur pèaM et leor parole ont â kÎM wnrîe, Ils soot ^rvesiAS au faite des lioi^eufs, taxidb ifne ieur humble cOBdisolpie, «bî^ étran®» à leurs «pittioiTS Ménades^ resta «ttâché aua pénibles fonctions du professorats

—Sorti de l'iksoie Doria«le, A la An de 1«11^«v«d le grade de Ucencii, il fat «çrég* au lycée de ««oobk, l%r Borderies, «vaal de se séparer de oe Ciber pecsévéeeut da ocaéchismey lui donna un lieau toIudm» le Dùoowrs s» thùtoire universeliE, daut la prenéère page parte ^ éeiichant adieu:

« JSouvme^ vous^ m^n àker ^nd, qudqmffd^ de$ i»meik y> que von* « dormes vekà qwe wûms ^ipfeiiez voire Pêre^ (oi f> quiy toute sa vie^ en conservera p&mr vous Je tendre alAf » ckememi. Paris Ifi novembre l«lâi. Boimbiss. •

— C'«Bt à CrenoUe que Jl. Dumeot soetioi sa iMm^ reçut le gïsade de deoiear is ieùtres, eu 1843. M. CbampollioQ-Fiçeae était doyen de la fecailèé des âeUres de oette vaie. Les lefatitonv tes plus iuiAreesaates s'élablifeul dès lors entre la £anitte des «avants 4égyptologue^ iatecptAtee des aaikpses hîéroglfphos, el le jeune docteur* La mort seule les a brisées, et, dans ces derniers temps, Fontaieobleau mirait f<uni des anus de plus de «a an^ keonux de pou^iQÎr nppeler les bons eourenin du tempe passé.

Totci i«t5! Le retour de 111e d'Elbe du grand empereur bouleversa r£orope entière; il causa aussi une Tétoluiiou dans reustenoB de 11. Bumont. Sa vive imaginatiou s'était éprise pour la gloire militaire de cet audacieux guerrier. L'éducation de la famille l'entretmait dans son entfaourfiiasme. Foito déjà (car la Utiéiuture avait alors toutes

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