NOTICE SUR LA VIE BT LES OUVRAGES
tant il avait de traits d'esprit, tant [il savait raconter les anecdotes des jours d'autrefois !
Nous ajoutons, pour faire apprécier ce grand et bon chrétien, qu*il était lié d'amitié tendre avec les plus illustres de son temps. Sa volumineuse correspondance en fait foi. Nommer, après NN. SS. de la Lande et Borderies, Mgr Dupanlonp, le R. P. Lacordaire^ H. Bonnetty^ M. le comte ffMahony^ H. Gaillardiriy HH. Louis et Eugène Veuillot^ MU. de Riancey, les RR, PP. OHvaint et Verdière, etc., etc., c'est dire de ce savant historien que sa science et ses lumières faisaient autorité; de cet homme si modeste et si bon, combien sa foi, son caractère et son cœur rendaient précieuses les relations avec lui.
Les honneurs de ce monde, prodigués le plus souvent à qui les sollicite, ne vinrent pas le trouver. Cependant une récompense, la plus flatteuse à ses yeux, lui était réservée, et d'autant plus honorable qu'il n'y songeait même pas. Un bref de Pie IX, en date du 19 décembre 1871, le nomma chevalier de l'ordre pontifical de Saint-Grégoire le Grand. Laissons parler Mgr Baillés, ancien évèque de Luçon :
« C'était le 6 décembre 1871. J'avais lu, quelque deux » ou trois jours à Tavance, votre article si chaleureux (sur ^ le pape Bonorius) inséré dans les Annales de philosophie » chrétienne. Admis à l'audience de notre Saint-Père, je 1» lui remis un petit écrit de huit à dix lignes, où je récla- » mais pour vos travaux historiques de cinquante ans, cette » faveur apostolique, en même temps que j'exprimais de » vive voix à Sa Sainteté l'objet de' ma demande. Or, elle » prit aussitôt la plume, écrivit que la faveur était accor- 1» dée.... En tout, ceci, je ne peux^ m'empècher de voir » l'action de la Providence qui a voulu, après la victoire, » récompenser un des guerriers qui avaient le plus vaiUam- » ment combattu. »
M. Edouard Dumont a toujours été au premier rang des catholiques adversaires des erreurs gallicanes, et son bouquet de fête pour le jour des noces d'or de Pie IX fut le vœu écrit « de professer et soutenir, s'il le fallait, Jusqu'à » f effusion de son sang^ sa conviction de foi à rauioriié
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» infaillible des souverains pontifes dans renseignement » de ^Eglise. »
La fin de M. Dumont répondit à sa vie tout entière, ou plutôt en fut le digne couronnement. Les infirmités dernières le trouvèrent prêt au dénoùment suprême : il les subit avec l'humiliation volontaire d'un pécheur pénitent, avec la fermeté d'un vrai chrétien. Il contemplait, pour ainsi dire, sa propre ruine, en riait quelquefois, ne s'en attristait jamais.
Les sacrements entretinrent jusqu'à la fin son grand courage ; sa foi et son espérance lui permirent de regarder la mort en face. Pendant quelques jours seulement, l'ennemi de notre salut voulut l'effrayer par le souvenir des soins extrêmes qu'avait exigés sa santé toujours si débile. Sa conscience s'alarmait de ce qu'il avait dû accorder à son corps. Une voix amie^ une voix sacerdotale, en lui suggé* rant quelques paroles de la sainte Écriture, lui rendit la confiance sans lui faire perdre l'humilité. L'avant-veille de sa mort, après une crise violente qu'il regarda comme un avertissement du ciel, il réclama la visite de H. le curé et sollicita de sa charité une dernière absolution et la récitation des prières des agonisants. « Je vais donc revoir ma « chère compagne^ » répétait-il souvent dans ses derniers jours.
C'est le mercredi 7 avril, à 11 heures du matin, qu'il rendit doucement son àme à son Créateur, le crucifix et le chapelet entre les mains. Il venait de compter 84 ans accomplis.
« Seigneur, fixez l'àme de votre serviteur dans la ré- « gion de la lumière et de la paix qu'il a si ardemment dé- « sirée; faites-le participer au sort bienheureux de la « sainte Vierge et des saints qu'il a si dévotement honorés » et invoqués!... »
L'abbé J. H. Rabotin, chan. de l'Eglise de Meaux.
3S$ NOTICE SIJfR UL 133L KB' IE& OUVRAGES
APPENDKIP.
IS^te, d^ taus les travatu: d^ M^ Dumont^ insérés* dcms les Auu^Â de phiioso^plxiai, ^ ^ CJoiversjybé catJiQliijue.
La toud^anto NoUee^ cpm* rient dk àormiim II. la cfaaftoîiie KabotiDs. ne» i»<M»^teis8e* riecv à âir«^ siu^ )a. -vim dtt notre émi- Bea^coIlaboiBjteuret aoii^ H. BsiiawMtt. Bffais^neMSfkiKeiis à sa mémoire efc à« ikw^ lecWiim de lappekr ich le», tiravaux qu'il a insérés dans nos deux recueils^ les ÂMmtiesi ^iVUnèf9er$iii catfèobifu». On ^w^a oornown^, dès iS^Ay i^ba-kidi^ué queHfeft étaient l^es^péformes qu'il £a4k4jl iaise suibic à ThisttHPe, qtie)ite8epreisv»i|Mlati«Qniib€^re, et eemnesiG^est i âéf^^kpe F^otopt^ié ^JhutiLfe BOiBHin, seieb cenine d?a» Bfen*{r« nûMew de k dis^rsioit etàe la dissebi tiea» gâter alas^^ epiï falfeit consacrer- tou» tea tpavattie. lornsf, lesn sûsos ont Sié, en peut le dise*, «me» prd^raèion hâsterique ik la défini tioR du concilie dHi Vatïean'Sur riofaiJiiibililé^ poQiô&cale.
1834. — RélutaftioA' dN» eoms^ifSisimre doA Ètat& européens med'èrne^, de H^. Schoelli, dans l^rois aurtdebsrkiJiiiilés : i)B ta primauté dl» pontife^ roTnmn [j^vma\e», t. vsOy p. t7 t^'sêrie), Perpêmtité* d^ la jxmdicHom ponti/isal» (!• vui, p. 26T), Des^fmisses Décrépie» ^Ib. f^ kSi).
Oo n^a rien (fi% d^* plto prééis^ pour juelifier et» dem points.
Considérations^ sur ^origine et lies e/p9t9 dipdbiverce c^z &5 Romains (ibib. 1. yih, p^. 27). Tbuliies^ lee iu<rpitudes des mœurs romaînes sont exposées Ut peut-ètte peor bi première fois.
iS^'i^M. "^ H. tournent eonitnence^ d^ns ^ Université catholique' un Cour& 9idr* rBistoire dk* Froauey qu'il> poursuit aveeuoe»e4iaetitudequi'aura>iitf dlù^ ftlre kniliée parles aviree pédaeteuf»;- d^us cei/ie l'*' Siéirie, i4 y ai 39 léçon»^ et la SO^^dans la 2" série (t. i, p. 221)> leçoos-quÎ! feement nn Cojavs complet d'apologétiq^ue catholique et nalionale. Toutes les aberrations, toutes les falsifications de nos historiens les plus célèbres y sonl exposées et réfutées par les textes les plus authentiques, et cependant les plus négligés (voir Université catholique^ t, i à xx, !'• série).
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En dehors de ces Cours, H. Dumont publie eDCore :
1837. — Examen des Archives de F Histoire de France^ de MM. Cimber et Danjou [Université, t. m, p. 253).
1838. — Examen de V Histoire du monde ^ de HM. de Riancey [Univ., t. vi,..p. 396).
1839. •— Analyse des Pèlerinages en Suisse^ de H. Louis Veuillot [Univ.^ t. viii, p. 78).
Analyse de V Histoire des doctrines et des actes de la C'* de Jésus, par H. Lieclere d'Aubigny [ibid., p. 220).
1840. — Analyse de Un prêtre ou la société au xix* siicley par M. Leclere d'Aubigpy [Univ,, t. x, p. 227).
Analyse du livre : Pouvoir du pape sur les souverains au moyen âge, par H.Tabbé Gosselin [ibid., p. 230).
1861. •— Analyse des Recherches sur les monuments cyclopéens, comprenant la galerie pélasgique de la bibliothèque Mazarine, par H. Fabbé Peiit«RadeIy et de son Tableau comparatif des synchronismes de F Histoire des temps héroïques de la Grèce, avec une notice sur l'auteur [Univ. y t. XII, p. 79).
Dissertation sur C éducation populaire^ avec analyse de différents mémoires sur cette question [ibid. y p. 273).
1862. — Analyse de la Sainte- Famille y poème polonais de Bohdan Zaleski [Univ., t. xiv, p. 147).
1845. — Analyse de V Histoire de la Trappe, de M. Gaillardin; — du Guide du jeune prêtre, de M. Tabbé Heaume; — de la Nouvelle Explication de P Apocalypse, i^hr un abbé de la Trappe [Univ., t. xix, p. 156).
1846. — Analyse des Questions importantes sur VEglise et le Clergé catholique en France, par M. l'abbé R. A . [Univ., t. II, p. 164, 2* série).
1852-1854. — Les huit premiers conciles, eu 14 articles ;
1. Examen des accusations portées contre Libérius [Annales, t. vi, p. 137, 4* série).