‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 7 sur 122 · Iie0 Apdirea fonl dea nbJeeUima h Sémum eoBlre la ralae · texte numérisé non relu

Iie0 Apdirea fonl dea nbJeeUima h Sémum eoBlre la ralae

ûm temple.

Le mercredi !•' aYril de l'an 33 de J.-G. ~ 2 Jonre ayant sa mort

C'était 3 jours avant la Pâque et 2 jours avant la mort de Jésus. Les Juifs arrivaient par 200^000 à Jérusalem. Toute la ville était en mouvement. Chacun se purifiait pour le sacrifice et pour la Pâque. On accourait en foule au Temple, et surtout on désirait voir et entendre Jésus, dont la réputation remplissait la Judée et les lieux d'alentour. Quoique l'Evangile ne le précise pas, Jésus dut choisir cette occasion pour donner à tout ce peuple les dernières prédictions sur la ruine du Temple et de Jérusalem, auxquelles il ajoute la prédiction^ beaucoup plus incroyable^^de son Avènement au dernier jour.

Le dimanche d'auparavant Jésus avait pleuré sur Jérusalem él prédit son siège et sa destruction^ et celle du Temple. Ses disciples, peu crédules à cette prédiction, cherchent pour ainsi dire à réfuter ses paroles, en lui montrant la solidité des pierres de ce Temple. Ecoutons :

a Jésus, sorti du temple, s'en allait. Ses disciples s'appro*

> chèrent pour lui faire remarquer les constructions du Tem- » pie, et de quels dons il ^tait rempli. L'un de ses disciples lui

> dit : Maître, regarde quelles pierres et quels travaux I Jésus

' Mare, xii. 41-44; Lue, xxi. 1-4.

13 ïïOB après J.-C. DERIflÈBE DESTRUCTION DU TEMPLE. Il

• leur répondit : Vous voyez tout cela et tous ces grands édi-

• flces, en vérité je tous le dis, viendront des jours où, en cet » endroit, il ne sera pas laissé pierre sur pierre, qui ne soit » détruite^ »

Le Temple, commencé par Hércde, 38 ans auparavant» dans des proportions gigantesques, était encore tout neuf et même non achevé. La prédiction de sa destruction, faite surtevit en ces termes, devait paraître absurde, et franchement les disciples avaient raison.

Mais c'est précisément une de celles qui se. sont accomplies on peut dire à la lettre. Nous avons vu comment, à la fin du siège, le Temple avait été brûlé, malgré la volonté de Titus. C*était bien Taccomplissement de la prophétie de Jésus. Eh bien I ce s'est pas assez ; le Temple n'avait été détruit que jusqu'à sa b«e. Il y avait sons terre quelques pierres qui étaient encore Vune sur l'autre, il fallait qu'elles fussent renversées, pour que la prédiction de Jésus s*accomplit à la lettre. Elles vont rôtre.

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terre.

Un pen plus de 300 ans après -(331-362) un chrétien apostat, 3ulien, crut avoir trouvé une bonne occasion de faire mentir Jésus. Ce Galiléen, comme l'appelait Julien, a^ait dit du Temple qu'il ne resterait pas pierre sur pierre. L'empereur apostat veut le rétablir. Des matériaux immenses sont prôpiffés,, puis les fondations du Temple sont fouillées et les jiierres en sont disloquées et dispersées. Mais avant la fin de son entreprise des flammes sortent du milieu de ces fondations, épouvantent ses ouvriers; leurs œuvres sont détruites, Tempereur lui-même efirayé, confondu, mais non converti, est obligé d'abandonner son entreprise. L'apostat n'avait fait qu'accomplir, jusque dans ses plus petits détails, la prophétie de Jésus \

> Matth. xxrr»l; Marc.mi, 1 ; Lao, xxi, 5.

* Voir les textes de tous les auteurs païens et chrétiens sor ce fait, insérés dans les innoler, t. um, p. 68 et 209 (3« série).

It TtlADIIIonS ET SDPBRSTinOKS lÔVAINES. TSSdeRome.

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