Selon Daniel, Nabuchodoposor assiège Jérusalem
dans la 3* année de Joaklm D. 1 , 1 .
ciÉAni^iftt: it.
Le 8r/8tème de la eompittcOian et Père de VEofode:
Nom aYons arrari^é cette feranWe q'tia'fitité de dotfhées d'at)îës leurs analogies, en séparant le^ date^ qui se tt^otlvent ensemble dans les textes. Les citations que noiié éh ferons seront ordonnées conformément aux tmnnéros d'ordre qui les accompagnent:
Notre première tâche sera de discuter ceé' dWté^ d'aprètf leur signification. Cet examen doit être effeclne d'une maiilèi'é' purement arithmétique. Nous devons demander : Que veut
dire : tel roi a régné tant d'années, ou : dans telle année de tel monarque, tel autre a été roi ?
Cette question pourrait paraître uaive et sembler impliquer une des vérités à la Palisse, qui était encore en vie ud quart-d'heure avant sa njort, vérilé chronologique incontestable. Mais la raison d'être de cette question préalable réside dans le fait facile à démontrer que beaucoup de chronoiogistes bibliques ou ne se la sont pas posée, ou n'y ont pas répondu ^
Le lecteur verra la grande nécessité de la question |>ar tout ce qui suivra. Il s'agit surtout de la manière d'envisager le terme « telle année de tel roi. » Ce qui admet deux explications. L'une d'elles fait commencer Vannée du roi. en même temps que la nouvelle année civile; l'autre compte l'année à
1 Parmi les hommes éminents qui ont envisagé cette tâche d'une* façoo complètement erronée^ on doit surtout nommer Bunsen. Je le désigBe parce que partout il exige la plus grande perfection à ses critiques, « en g<^néral » fort peu connus, » parce qu'il les condamne^ comme n'ayant pas la moindre idée des choses qu'ils exposent, et parce que, à bout de tout^ il ne 8'e£i pas rendu un compte exact de su tâche. Il cite un mot de Goethe que la chronologie est la plus difûcile de toutes les sciences ; mais^ malheureusement, il montre la vérité de cette pensée par son œuvre propre. Pour ne parler que de sa chronologie biblique, on peut bien lui rétorquer que, lui-même, 11 n'avait aucune idée du sens des textes. Ainsi, il met la dernière année, la 17* année de Réhabeam (au lieu de la 18*) en 962, alors vient 961 la l'« année d'Âbia, 9j>9 la 3» année d'Abia, 958 la Ire d'Asa, et ainsi de suite. Mais la première année d'un roi commence avec le Jour de son avènement, et noo pas avec un nouvel an. Puisque, dans son esprit, les rois d*Israël ont dû subir une chronologie également absurde, il s'ensuit naturellement que des deux chronologies (I) Tune est tantôt en arrière, et tantôt en avance par rapport à fautre.
. On ne s'explique pas comment Bunsen se soit figuré ces deux chronologies, puisqu'il n'y a jamais eu qu'une seule manière de mesurer le temps. De là des changements de textes à chaque page, et des suppositions en contradiction avec la Bible. Pourquoi Jéhu ne règne-t-il que 27 ans, Ménacben 9 ans seulement, pourquoi Amasia survit-il à Joas d'Israël* en réalité » seulement 14 ans, au lieu de 45 7 Pourquoi Jérobéam régna-t-il «o»«afUe-ttn (I) ans, sa lieu de 41 ? Réponse. A cause des « arrangements » dont parle l'auteur dans son ouvrage sur l'Egypte (t. v. p. 381 et suiv.]^ arrangements arbitraireii mais qui sont annoncés comme des articles de foi irrccii^Bables. Dans les chURres, 11 ne peut y avoir de foi ; il faut démontrer.