‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 87 sur 122 · I II ■■! . ■ I - I I · texte numérisé non relu

I II ■■! . ■ I - I I

Règne total de Joas de Juda : 39 + (v -f $]

Quoique v doive être plus grand que \x (yoir le règne deJoa-^ chaz), il ne s'ensuit pas que Texpressisn de (v 4- l) soit plus grande ou soit plus petite que Tunité.

Nous pouvons statuer avec une certitude approximative seutemeni sur la durée du règne de Joas d'Israfil; il régna 16 ans^ depuis la 39"® année de Joas de Juda jusqu'à la 15-* année d'Àmasia, donc :

Avant Amasia : i -f ^ A?ecAmasia: 1.4 4* P

Règne de Joas d'Israël : 15 -f (5 + P)

Les époques qui suivent sont assez compliquées au point de vuecbronologique, mais non pas assez ])our ne pas nous laisser aucun moyen de résoudre le problème qu'elles présentent. Pour notre but actuel, il faut expliquer le règne de Jotbam de Juda^ qui régna depuis la 2« à la 17* année de Pékab d'Israël ; le texte n* 16 donne à Jotbam 16 ans de royauté.

Hais la différence entre 1 -f- t et de 16 -|- ^^ "^ donne que 15 + (u — t), et l'expression nécessairement positive de V — T doit être moindre que l'unité.

La même anomalie se retrouve à l'occasion du règne d'Acbaz.

En ce qui concerne ce roi, la question devient plus compli* quée par une grande difficulté qui s'attacbe au règne de Pékab. Quelques éclaircissements sont fournis par le syncbronisme concernant Osée, mais cette coïncidence cbronologique n'est pas non plus sans offrir des points obscurs.

Dans Tannée douze d'Acbaz, selon n» 98^ Osée d'Israël monte sur le trône, et le roi de Juda meurt dans la 3"« année d'Osée ; on dit qu'Acbaz régna 16 aqs. Il y aurait donc pour celui-ci :

Achaz avant Osée : 11+?

Achaz avec Osée : 2 -j- X

Règne d'Acbaz: 13 + (? + x)

Le maximum de (cp + x) ^e pourrait être que de 1 5/6 ou de 1 11/12, ce qui donnerait pour la durée totale du règne d'Achaz 14 5/6 ou 14 11/12. Nous sommes contraints et forcés à changer l'un des nombres constitutifs de ce résultat. Nous Terrons plus tard si l'altération doit porter sur le chiffre de 16 ans, ou* sur Tun des chiffres synchroniques..

Rappelons-nous la donnée que Samarie futassiégée pendant trois ans. L'expression : a Ils prirent Samarie au bout de trois » ans (D»aBr xhv mrpD) Rois II, 18, 10) » semble être très-précise. Nous avons ici deux équations chronologiques. Le siège commence dans la 4"'e année d'£zéchias, c'est-à-dire dans la 6*°' année d'Osée, et finit dans la 6*^ année d'Ezéchias, dans la 9"« d'Osée. Nous avons donc, conformément aux n»* 117 et 118:

Fin du siège : pour Osée 8 + + pour Ezéchias 5 + «

Commencement du

. siège: » 64-*»> » 3-)-p*

Uurée du siège: B 2 + (^ — co) = 2 -h (a^p)

Nous avons donc ^ — (o = a — p, ce qui ne nous permet pas encore de conclure quoi que ce soit sur la valeur de ces quatre termes indéterminés ; d'après notre manière de calculer, la diflérence ne pourrait être plus grande que 5/6. Mais cette hypothèse ne peut être admise qu'à la condition d'attribuer à 4* 6t à a la valeur la plus grande possible, et de rapprocher «i> et p la valeur de zéro ; cela revienta dire que la limite des valeurs est formulée par : 4^ = «, (o =? p.

Mais nous avons pour l'intervalle entre l'avènement d'Osée et celui d'Ezéchias, l'autre l'équation qui suit :

(8 + ^) (5 + a) = (6 -f co) ^ (3 + p),

c'est-à-dire :

3 + (+ - «) = 3 -f (co — p).

Puisque pour s'approcher le plus du témoignage précis des livres des Rois « après la fin des trois années, .» ^ est égal «, et fù égal p, 4^ — a et &> — p deviennent zéro. Plus on s'ap-

LES DONNÉES BIBUQCES. 335

proche des trois années pour le siège de Samarie, plus il faut admettre 3 + 0, c'est-à-dire, 3 î^ns jusle entre Tavénement d'Osée et celui d'Ezéchias.

Nous devons donc maintenir ces conclusions, pour respecter le passage dans toute sa teneur. « Dans Tannée iroiSy conformément au n<» 78, veut dire : Juste trois années après. »

Toute autre valeur que zéro, . attribuée aux expressions ^ — a et (0 — p, restreindra forcément la durée du siège de Samarie. 11 est indifférent, pour cette question, qu'on regarde la valeur comme positive, supposition contraire à la Bible en ce que elle Axerait Tavénement d'Ëzéchias dans la 4e année d^Osée : ou bien qu'on la prenne négative, c'est-à-dire a plus grand que 4^, ce qui donnerait un résultat au moins conforme au texte hébraïque. Car dans ce cas, 4/ — a serait = — v' ; donc l'intervalle entre les avènements, 3 — v'.

Mais en retournant à Âcbaz> nous ne pouvons que changer la valeur admise de 2 + X P^""^ 1^ temps avec Osée en 3, x étant = ^ — (i) = a — p= 1, ce qui donnerait encore:

Avant Osée : 11 + 9 Avec Osée : 3

Total : 14 + <p

donc au plus 14 11/12, au lieu des 16 dont parle le texte no 17.

En conséquence, il y a contradiction entre le texte relatif à la durée du règne d'Acbaz, évaluéeà 16ans et la dctnnée pour Tavénement d'Osée exprimée en années d'Achaz. Celte divergence n*est que d'une année. L'une des données est donc forcément inexacte :

Ou Achaz règne 16 ans, et alors Osée monte sur le trône dans la 13® année de celui-là, et non pas dans la 12^', ou l'on respecte comme vrai le chiffre de 12, et Ton ne peut donner à Achaz que 15 années de règne.

Nous nous décidons pour la première alternative, parce que la correction ne s'étend que sur un seul texte et non pas sur deux documents ; puis la 16« année d'Acbaz, est nécessaire pour compléter l'intervalle entre Jéhu et Sargon.

En tout cas, le chiffre de 16 ans comprend moins qae seize, car alors pous aurions 2

Acbaz avant Osée : 12 + ?

Acbaz avec Osée : ' 3

Total : 15 + 9

Nous ne parlerons que plus tard des quelques cas de ce genre puisqu'ils se compliquent par d'autres questions. Après Ezéchias nous n'avons pas de synchronismes jusqu'aux fils de Josias, et nous ne pouvons examiner les valeurs par ces moyens. Les 11 années de Joachaz seront prises en considération dans d'autres chapitres.

Le dernier roi Sédécia a régné également 1 1 ans, et on dit également que Jérusalem fut détruite dans sa il* année ; cela peut être dégagé, et pareillement avec toute la rigueur nécessaire, par des synchronismes existant pendant le règne de NabuchodoQOSor.

En général, le lecteur comprendra que^ parmi les diBéren* tes manières de s'exprimer^ l'usage prépondérant a été réservé à la désignation qui indique la durée du règne d'après l'année dans le courant de laquelle le règne finit. Il est clair maintenant 9U6 l'année du roi ne coïncide pas avec l'année civile,

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