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0e« bonrreaax.
Suite du vendredi 3 avril. — Vers 1 heure.
Voilà donc Jésus élevé en terre comme il l'avait prédit etoD peutdire désiré lui même. Au milieudeses atroces souffrances, il parle et sa première parole est celle d'un Dieu ; il excuse tous ceux qui l'ont mis sur la croix.
Or Jésus disait :
Père, pardonne4eur, car ils ne savent ce qu'ils font^. »
Véritable parole de Celui qui, « aimant les hommes les a » aimés jusqu'à la fin ^. d Mais aussi terrible parole, et qui condamne toute celte Philosophie, qui, mettant de côté les enseignements et l'autorité de Jésus, donne pour règle de conduite aux hommes leur Conscience. Us ne savaient pas ce qu'ils faisaient! c'est-à-dire que leur Conscience était muette devant ce grand crime, peut-être même qu'elle le leur conseillait. Et c'est là la règle que Ton donne à suivre dans les Cours de sagesse; elle est alléguée continuellement 'dans les livres, à la tribune^ et même nous la voyons quelquefois passer de la chaire du professeur à la chaire de l'église I
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Suite du vendredi 3 avril. — Vers 2 heures.
Non contents de l'avoir crucifié, par une férocité et un raffinement de supplice, Jésus est insulté par la foule qui l'entoure, insultes que les soldats auraient dû réprimer.
a Les passants blasphéntaient contre iui^ branlant la tête et » disant : Vah I toi qui détruis le temple de Dieu et le rebâtis » en trois jours, sauve-toi toi-même ; si tu es le fils de Dieu, « descends de la croix.
I Pater dimltte illiâ, noo enim seiunt quod faciuat (Luc, xxii, 34).
' Cum dilexisset fuos, qui erant in mondo, in finem dilexit eos (Jean,
XIII, l)s
33 ans après J.-G. JÉSUS CONFIE SA WÂRB A JEAN. 991
» Egalement les Princes des Prêtres, les Scribes et les An- » ciens disaient : Il sauve les autres et ne peut se sauyer lui* D nniême. S'il est le Christ choisi de Dieu, s'il est le Roi dlsraël » qu'il se sauve, qu'il descende de la croix, afin que nous » voyions et nous croyions en lui. Il se confie en Dieu ; qu'il » le délivre, s'il Paime. Car il a dit : Je suis le Fils de Dieu K »
Chose incroyable !
«c Les voleurs crucifiés avec lui faisaient les mêmes insul- » tes. Un d'eux blasphémait en disant : « Si tu es le Christ, » sauve-toi donc et nous avec toi. » L'autre pourtant le repre- » nait^ et disait : « Toi aussi tu ne crains pas Dieu, tout en » subissant la même condamnation. Pour nous c'est juste^ )) ment, car nous recevons le salaire de nos faits, mais Celui-ci » n'a fait aucun mal. Puis il dit à Jésus : <k Seigneur, souve- » nez- vous de moi quand vous serez arrivé dans votre » royaume ^. »
Et Jésus, insultant à son tour à ces moqueurs, Prêtres, Scribes et Anciens, fait encore un acte de Dieu, en pardonnant au Larron, ses méfaits et le récompensant de son repentir, en lui disant :
En vérité^ je te le dis : Tu seras aujourd'hui, avec mot,
dans le paradis.
C'est la seconde parole de Jésus sur la croix.