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MORT d' ALEXANDRE. l6g
Ainsi , la concordance existante entre ces trois calendriers pour l'époque d'un fait observé et daté près de 60 années avant Alexandre , coïncidant rigoureusement avec la concordance de ces mêmes calendriers pour répoque ef la date de sa mort, il faut bien reconnoître Tindication de cette date comme appuyée sur toutes les certitudes que donne la combinaison d'élémens eux-mêmes aussi rigoureusement certains. (
Nous devrions peut-être faire voir que cettcconcordance se trouve également convenir avec celle que présente la date égyptienne et macédonienne de l'inscription de Rosette ramenée à l'année julienne , date où le 18 méchir égyptien répond au 4 de xantique macédonien ; et la concordance, des trois calendriers pour le jour de la mort d'Alexandre*, la même pour le jour de l'inscription de Rosette, seroitpar là justifiée tout à la fois par une date comparée qui précéda cette mort de près de 60 ans , et par une autre date semblable qui lui est posté-
r70 AK9ALES DES LÂGIDES.
rieure d'un nombre d'années plds que double de ce dernier. Mais Texposé de cette concordance exigeroit des détails dont l'étendue ne sauroit être excusée ici : quHl nous suffise de dire que cette date sera expliquée k l'occasion du règne de celui des Ptolémées auquel elle appartient,. et que si l'on tient cpmpte de l'intercalation d'un joui/ qui fut faite lorsque, dans la première année desLagides, on voulut mettre en rapport le calendrier macédonien avec celui de l'Egypte ( intercalation qui n'est pas étrangère à un passage déjà connu de l'Arabe Ibn-Iounis ) ( I ) , on trouvera cette concorr dançe exacte pour les 1 85 années qui s'écoulèrent entre l'éclîpse d'Evandre et l'cpoque du décret de Rosette. L'énoncé de ce fait bien remarquable, Suffit ici au but proposé , et confirmeroit , s'il étoit nécessaire ,
(i) lâfi-fûunis f cîlé par La Naiiz^^ Acad. des Bellesliettres, XVi, Mém. 175., et dans les Notices des manuscrits delà Bibliothèque du Roi, tom. VU, pag. 16. Le manuscrit arabe n*exislaul pas à Paris, toute vérification a été impossible « '"
les résultats déjà acquis par la discussion à laquelle on vient de se livrer.
Nous n'insisterons donc pas plus longtemps sur ces résultats : on ne sauroit ajouter à leur évidence , ni par de nouvelles recherches qui ne pourroienl pas commander un plus haut degré de confiance que celui qu'inspirent naturellement les faits dont ils sont la conséquence , ni par l'exannen ^et la discussion des opinions diverses sur ce sujet , émises jusqu'ici par les savans qui l'ont traité. •' •
Il en ^st un toutefois qui doit être excepté, de ce délaissement général , et qui mérite bien de l'être pour ses utiles travaux et la juste réputation qu'ils lui ont acquise. Mon respect même pour mes premiers juges, parmi lesquels l'auroient naturellement placé ses recherches sur les , historiens d'Alexandre , m'en impose le devoir.
Je rappellerai donc que M. de Sainte- Croix^ après avoir réuni et discuté un grand nombre de passages d'auteurs anciens qui
donnent quelques époques de Fhistoire d^ Alexandre , celles de sa naissance et de sa mort , en conclut que celle-ci arriva le 19 août de Tan 824 avant l'ère vulgaire^ le :28 dœsius macédonien i'* année de la cxiV olympiade athénienne ; et, pour obtenir ce résultat , dont la diversité des élétnens est le moindre défaut, il raisonne ainsi :
« Nous avons vu , d'après la 'lettre de » Philippe aux Athéniens, que le mois lous » troisième mois de Tannée macédonienne , » répondoit au mois de boëdromion le » troisième de Tannée athénienne. Ces moi^ » étoient lunaires, et commençoient en » même temps ; ainsi le mois daesius , le » premier de Tannée macédonienne , con- » couroit avec le mois hécatombaeon , le » premier de Tannée athénienne (i). » Or, Alexandre est né le 6 lous qui répondoit au 6 boëdromion (2) ; il est mort le 28 da&-
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(i) Sainte- Croix y Hîst. d*Àlex., pag. 635 et 636. (a) JMd,^ pag. 638.
BIORT D'ALEXANDaS, I73
8ÎI1S ^i répondoit au 28 hécatombaeoji :
donc Alexandre naquît le 20 septembre 356 , et mourut le 19 août 824 ; car c^est à • ces deux jours juliens que répondent le 6, boëdromion et le 28 hécatombaeon de la date athénienne (i).
Mais ces concordances et les dates juliennes qui en résultent , peuvent-elles être exactes lorsqu'elles sont fondées sur cette croyance que les mois et les jours du calendrier macédonien étoient en concordance perpétuelle avec les mois et les jours du calendrier athénien , au point que le 6 lous fut toujours le 6 boëdromion , et que le 28 dsesius répondît toujours au 28 hécatombaeon ? Rien n'est mieux prouvé que le contraire de cette assertion , et c'est précisément parce que le mois lous macédonien ppuvoit, à la date de la lettre de Philippe , répondre au mois athénien boëdromion , qu'il n'y répondoit pas encore à l'époque de la naissance d'Alexandre , et qu'il n'y
. (i) Saintç-Croi9 , Hist. d'Alex, ,638.
répondoit plus à l'époque de sa mort. Ce premier fondement , des explications de M. de Sainte-Croix a produit toutes les autres erreurs qui se trouvent accunaulées dans ce passage, car i*^ le mois lous n'étoit pas le troisième de l'année macédonienne , il étoit le dixième ; 2** le mois daesius n'étoit pas le premier , mais bien le huitième ; 3^ les mois . athéniens et les mois macédoniens étoient lunaires les uns et les autres ; mais ils ne pouvoient commencer et finir en même temps , puisque Tannée athénienne recevoit des mois intercalaires , et que l'année macédonienne n'en admettoit pas ; 4° les dates athéniennes et macédoniennes arrangées par M. de Sainte-Croix \ contredisent formellement les rapports positifs des anciens sur les termes qui les expriment , puisque M. de Sainte -Croix fait naître Alexandre le 6 boëdromion athénien et le 6 lous macédonien, qu'il lé fait mourir le 28 hécatômbaeon athénien et le 28 daesius macédonien , tandis que Plutarqûe , Elien, les Ephémérides et les résultats, de leur
rapprochement , disent positivement qu'Alexandre naquit le 6 hécatombaeon athénien, ^3 lous macédonien , et qu'il mom-ut le 6 thargëlion athénien , 28 daesius macé*donien. Il est vrai que M. de Sainte-Croix dit que les calculs- d'Elien et de Platarque sont erronés ; mais c'est encore une assertion, etsil'on juge cette conséquence d'après ses prémisses , il ne restera des unes et des autres que la nécessité de choisir entre les indications claireâ et précises de plusieurs autebrs anciens: justement , accrédités ^ et les assertions contradictoires d'un critique moderne , tirant une foule de conséquences d'une supposition qui ne peut conduire a aucune certitude. Oii devra moins l'espérer encore, si Ton admet que la concordance du mois lous macédonien avec bo'édromion athénien, selon la lettre, de Philippe père d'Alexandre ^ n'est pas^4rès-sûre ; car a cet égard, l'opinion de M* de SainterCroix qui la regarde comme exacte, est contredite par celles de Corsini et de Pa^lmérius , Corsini prétendant qu'il fautliire hécatombaeon
au lieu de boëdromion (i), et â^vant lui Palmérius ayant proposé d'y substituer maemacterion (2). Si Tune ou l'autre de ces deux corrections obtenoit quelque crédit , les arrangemens de M. de Sainte-Croix en auroient eux-mêmes bien moins encore.
Maison n'est pas bien d'accord sur l'épdquè où Philippe écrivit sa lettre datée du mois lous macédonien , boëdromion athénien et panemus corinthien (3) ; on ne peut donc pas sûrement apprécier le mérite du texte de cette lettre ^ des conjectures de Palmée mérius et des rectifications proposées par Corsini. Il est encore à décider en effet si la réunion de la ligue du Péloponnèse , que Philippe sollicite , étoit dirigée contre la Phocide comme le croit Palmérius^ ou contre les Amphisséens selon Corsini ( 4 9 et il y a entre ces deux événemens un
(i) Corsini y Fast.^ I, \^\ et i6a<— -/^m/. Dissert. Agon. (a) Palmérius in ^sckjrlem,
(3) Demosthenis Oraiio de Coronà^ pag. Say f tom. W^ei. TayloT^ GaAtab. , ^767, 4®.
(4) Fasii et Dissert. Agon,^ tocis citëtis*
• MOfttD^ ALEXANDRE; ly^f
espace de 8 années qui peuvent étabQr une différence de trois mois dans le rapport des mois athéniens ayec les mois macédoniens.
Ce premier examen de Popiliion et des explications de M. de Sainte^roix piv>uve donc qu'elles sont, comme la plupart de celles qui ont été proposées sur le même sujet, as^ezpeu concluantes. Ses prédéce^ seurs (r) n'ont pas mieux ;qûe lui atteint W but désirable ,- et à cet égard on ne^ sauroit les blâmer, puisqu'il leur manquoit des moyens que le temps et une plus exacte connoissance des calendriers anciens pou- Toient seuls leur fournir.' L'époque de la mort d'Alexaùidre restera donc fixée, d'après les rapporta lés plus authentiques exactement combinés , au i8 daesius macédonien , 6 thargélion aljiénien 4'' année de la GXiir olypipiadf > 19 phaménoth ..424*
'•(t) Gilhès y SiiaL >èf Oredd n • a été , te crois , un ^e» raokif iHfxac^ IX ^flppte,,p9urj2^^prt.d*AJ[ex3iidre » la date du 19 mai 3a3, je ivejsaîs sur quels fondemens.
17^ ANNALES DBI^ LAi^lBES.
année de Nabonasdar, 3o raaî 3^3 avatt rère chrétienne.
Le <om«Bencetnc»i du règbé des Lagid^s en Egypte se rattache à la fin de ceiai 4^AlexandTè. Si Y on veut c^KàKHlre €iactepueftt hk durée ^ti^e que 1qui?$ Annales -doiv^Bt embrasser,, on peut considérer co^fHne déjà ii^ée Tune des àeWL limites danEs li^çqueUes ces Asms^ doivent 4tre ra^fierHtées. y^[K>qHe de Fasservissonient de r£^ypie 1^ Aiigu^te deyan^t. dknmer la .ficfco^de, on. doit, s'occuper de la diéternfHflbBr avec la merae çejrtitude., avec les Bf^éirie^ aut^i^t# ) . les .m4»iniaens et. 1^3 atateufîs : c'^st Follet die lasecticNa suivante.
§ II. Asserçissement de T Egypte »ar fe^ Romains,
CEl-rt: sècbiiiife Sféttîôti^ ^ééttilèittë^^AAi^ pitre 'est ttttt^iï(±ée' à ^tes t^erfiërcïïés àpédradescsm^r c p oque où l e i oy anmc d'Egypto y conqttis par les soldats eties tusea d^^jnguste, fui rédtlît à l¥faf de pW^t^icè iWi.
maine après la mort de Cleopâ'tre. Un