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armée de iio mille hommes et une flotte ds 5oo vaisseaux ; on en construisoit encore à Chalcis , à Corinthe , à Pella , et leurs di- • mensions n'étonnoiént pas moins que leur nombre. Effrayés par de si grands préparatifs, Lysimaque, Séleucus et Ptolémée Jugèrent que ce ne seroit pas trop de leur alliance pour résister à Détnétrius : ils la contractèrent et y entraînèrent Pyrrhus.
Ils le chargèrent de surveiller la Macédoine ; Ptolémée parcourut la Grèce arec une nombreuse flotte pour s'y faire des alliés , et bientôt Lysimaque entra en Macédoine.
Démétrius laissa son fils dans la Grèce et courut repousser Jjysimaqué ; en même temps Pyrrhus s'empara de Berœa ; le mécontentement et la sédition éclatèrent dans Farmée de Démétrius ; Pyrrhus le surprit presque dans sa tente , et Démétrius perdit le trône de Macédoine après l'avoir occupé sept années (i).
Il y étoit parvenu vers l'hiver de l'an 298
— .— — » I I I , I I II .^—i^pM^— — ^1— — .^.1^— I I II ^
(1) Piut, in Dcmeik, , pag. gio.
382 Avirâus hEè i,Keiims.
avant Tère cfarétientie , aiï milieu de la 2' aanée de la cxu' olywpidiie i les^pt ans de la durée de son rèjgne seîxNlPlutârque, portent sa chute à la finde TaD 387 av^t la même ère^ daoA la f^ knoitié de la i^* année de la cxxiii''olymptade. C'est eneffetdaas le courant de ceiie méxneannee que Gor^inî placé la défection die» Mhiéfik9Ek$ jusque-là attachés au^ort die ]>eiii^tiius , et Tépoque du décret par lequel^ après sa défaite , ils efiFacèrcut du tableau d^ fastes le nom de Diphite qu'ib airoSent <réé prêtre de^ Dieuoc sau-, ceurs » car c'ert ainsi quHte avoîent nominé Antigonè et ]>^étrius lorsque ces priaees triomphoîept de leurs ènneiiciiis (i)- Cette opinion dft G^sini (2) e^t d'aecord avec la date d^ iudÀqtti^ comme içelle de la défaite de DéinietFius vaîwu par Talttance de Pyirhus ^ Lyisîmaq^ie , iSéleucftis et Ptolémée^ dans les ^reaôi^rs m^îs de la 37' année du règne de ce deilïéer , et au com-
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(a) Corsini, Fasii Aitici, ÏV, p9g. 7S.
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mencem^iit àe la 4^1'' aBnée de iiS^abô^ nassai".
Ce fut après ces év^ttém^ns que la négociatkm avec le roi de Symope traçant trop en longueur au ^ë du dîeu qui en étoit le is^jeit, il quitta luinxiénvR brusque- «kent son temple, monta sur une galère, mit en mer, et après une traversée qui ne dura que trois jo^s^ entra dans le port d^ Alexandrie à la grande satisfaction de Ptolémée. Eusèbe , dai» sa Chrôlnâq^ie , a noté cet ëvâiemeiit par ce peu de mots :
Sérapis enire dans Aleo^andrie , et il Finscrit à la n^ année de la cxxiii^ olympiade(t) qui fut, sekH[i Ëusèbe et les supputations
* ir. a I .1 . rf ,mkm
<(i) £tueiii Càramc,, i4o. Il n'est pas inutile de faire remarquer ^ue, selon Tacite même {Hist. , IV, 80), qui douoe sur IMntroductîon de Sdrapîs en Egypte les détails qu'on ▼rcnt d'exfrosfer, qnef^ues liisV*ri«t» portoient cet ëvéne- «nernt an règne d*£vergè(e 1'% et Clément d'Alexandrie sous Philadelphe. On peut aussi ajouter que Sërapis n'est pas nomme dans les récits de la fête célébrée à Tavènement de 'VblMèlprhe , ni dans l'Inscription de Rosette où il s'agit souvent <des I>ieux ok des animaux sacrés honorés en Egypte. On peut consulter aussi Plutarque dans son Traité d'isis et Osirîs , et les notes de Scaliger surrEusébe* ^
384 ANNALES DES LAGIDEJ^.
déjà employée» , la 38'' do règne de Soter j la 2' de la ckkiii*" olympiade ayant cornmencé avec Fêté de l'an 286 , et la 38* de Ptolémée vers le mois d'octobre , un pe»
avant la ^62,^ de Nabonassar .
L'année suivante, la 3g* de Ptolémée, ,qui fut aussi la dernière de son règne , commença vers le mois d'octobre de l'an 28S avant l'ère chrétienne , et finit avec le même mois de Fan 284.
Ce fut dans le courant de cette 39* année que Ptolémée, déjà très -avancé en âge, s'occupa d'assurer à sa famille la jouissance d'une couronne qu'il avoit conquise par sa valeur et méritée par sa sagesse. Il voulut , de son vivant, placer lui-même son successeur sur le trône qu'il se décidoit à quitter. Tout secondoit ce noble projet : Ptolémée étoit en paix avec ses anciens compagnons d'armes qui avoient échappé à quarante années de guerres et de malheurs ; des traités ou des alliances de famille Fattachoient à Lysimaque , à Séleucus , à Pyrrhus même ; Démétrius que ses hauts faits rendoîent le