SUR LE MA HI AGE
D. Quand un jeune homme veut epouser une jeune fille, que fait-il avant tout ?
R. Avant tout il s assure si la jeune fllle consent a Tepouser; puis il parle a! ses parents pour arreter le mariage, et convenir du nombre de vaches qu il devra leur donner pour avoir la jeune fllle.
D. Mais n avez-vous pas fixe un prix qui dispense de toute convention ?
R. On flxe un prix, quand un grand seigneur (Begnclid) prend la fllle d un grand seigneur. Alors Fepoux doit donner 10 vaches et un taureau au pere de 1 espouse, et 10 vaches a la mere; et si elle a des freres, il en donne 5 a chacun ; puis il offre aux Sceurs quelque anneau de cuivre ou des perles de verre.
D. Et si le jeune homme qui veut se marier n avait point de vaches?
R. II cherche une femme dans une farm lie qui n en ait point non plus.
D. Pouvez-vous prendre plusieurs femmes ?
R. Autant que nous pouvons en nourrir.
D. Et les femmes?
R. Elles ne peuvent pas avoir plus d un mari.
D. Si la femme e tait me chante et manquait a son mari?
R. Le inari la bat, la chasse de sa cabane, et elle est mal vue et meprisee de tout le monde; mais si ses parents vivent encore, ils la prennent chez eux, et allant trouver le mari de leur fllle, ils tachent de 1 apaiser par des cadeaux.
D. Et s ils y parviennent?
R. Alors le mari rappelle sa femme ; il prend un grand vase d eau et en arrose la femme et ses parents; puis il leur dit de s asseoir, mange avec eux et fait la paix.
D. Et le me chant qui la seduirait ?
R. II devrait donner 10 vaches au mari en punition de son crime.
D. Et sMl iVen avait pas?
R. II devrait chercher a s en procurer, autrement il aurait toujours un grand ennemi , et sa vie ne serait pas en surete.
D. Si un homme marie meurt, laissant sa femme seule sans enfants, a qui restent ses biens ? A la femme peut-e tre ?
R. Non ils restent au parent le plus proche, lequel doit epouser la veuve. Et si elle a des enfants de ce second mari , c est a eux qu appartient le betail du premier mari. Ces enfants, devemis grands, e tablissent leur demeure pres de la tombe de celui dont ils ont eu The ritage.
/). Si le premier mari avait laisse des enfants ?
R. SMls sont grands, la chose est bientot re gie e ; ils prennent les biens du pere et pensent a soutenir la mere. Mais s ils sont encore petits, le plus proche parent appelle pres de lui la veuve et les enfants, jusqu a ce qu ils soient capables de se suffire.
D. Et si en mourant il avait laisse plusieurs femmes et plusieurs enfants?
R. En ce cas il aurait distribue tous ses biens avant de mourir, pour empe"cher les difficulte s.
D. Et s il avait seulement laisse" des filles?
R. Alors les vaches appartiendraient au plus proche parent, qui devrait avoir soin de la veuve, jusqu 1 ^ ce que les filles fussent grandes; mais il conserverait toujours le be tail.
D. Quand vos enfants commencent h parler et a entendre, qu est-ce que vous leur dites, quelles choses leur apprenez-vous?
li. Nous leur apprenons la maniere de bien Clever le betail, et nous leur disons : quand votre pere sera mort, vous ferez ainsi : vous amasserez ce fumier en tas pour y mettre le feu la nuit , et avec la fume e qui en sort garantir des cousins les pauvres betes; vous porterez cette paille, etc. Pour exciter les animaux a paitre et & boire, vous battrez des mains et vous dleverez la voix de telle maniere; pour qu ils tournent a droite, ou a gauche, vous sifflerez detelle ou telle fac.on , et ainsi de suite ; en un mot, vous ferez ce que vous nous voyez faire.
D. Vous ne leur donnez point d autres lemons; vous ne leur parlez point de Dieu?
R. Personne ne pense & leur apprendre autre chose que ce que nous avons dit. Et que devrions-nous leur dire de Dieu? Me me nos medecins, Tiet, rfen savent presque rien. Mais ils saveut bien parler avec le demon, et s entendre avec lui. C est du demon que viennent tous les malheurs, et il faut Tapaiser par des sacrifices; mais Dieu ne fait que le bien, et voila pourquoi nous ne le craignons pas.
D. Et quand vous avez vu dans le ciel cette e toile a longue queue , qu ave/vous dit et qu avez-vous fait?
R. Nous avions tous peur, parce que c est un signe de grandes maladies et de mortalite". Mais nos grands Seigneurs (Begn-did) , du moment ou ils Font vue, se sont assembles et ont sacrifie des bceufs au mauvais genie, et I ont ainsi apaise (.Vows ri 1 avons vu cette merveilleuse comete que le i" octobre 1858., une lieure apres le coucher du soldi; elle etait a l ouest f ou tres-pres de I ouest. Elle a disparu pour nous vcrs le milieu de novembre, apres s e tre i loig)u e rf 1 soldi) .