MES BIEN-AIMES FRERES EN JESUS-CHRIST
Je ne doute pas, je suis bien certain meme, mes bien-aimes, bien-chers et tres- reverends Peres en Jesus-Christ, du plaisir que vous ont cause les details contenus dans mes lettres precedentes, lettres qui vous sont certainement parvcnues, car je suis persuade que mes messagers sont tres-fideles. Je continuerai done en vous faisant connaitre 1 heureuse position dans laquelle je me trouve, ainsi que notre frere Michel, qui me charge de vous presenter ses respects. Nous eprouvons la plus grandc consolation en voyant un si grand nombre de creatures liumaines echappees a 1 esclavage du demon, grace aux predications de quelques serviteurs de Dieu, c est-a-dire, de nos freres-mineurs, envoyes par le Seigneur dans ce pays. Ah! soyez-cn surs, Mes lleverendissimes Peres, jc ne vous ecris qu en versant d abondantes larmes de joie, quand je pcnse que notre tres-doux Seigneur Jesus a daigne se manifester au monde par rintermediaire de scs apotres, et qu il daigne encore aujourd lmi ranimer la sainte foi, qui paraissait pres de s eteindre , en suscitant les fils de son serviteur et cham pion, saint Frai^ois, notre pere. Mais, avant de continuer, j entretiendrai Vos Reverences de quelques autres snjets, afin d engager vos fils, nos confreres, ii venir contribucr a 1 oeuvre dc la deliv ranee de taut de milliers d ames opprimees par 1 enfer, pour les rendre a leur createur et redempteur Notre- Seigneur Jesus-Christ. Et d abord je parlcrai du climat.