‹ Annales des sciences géologiques (volume 2)Chapitre 30 sur 126 · MÉMOIRE SUR LE TYPE GARUMNIEN · texte numérisé non relu

MÉMOIRE SUR LE TYPE GARUMNIEN

Par m. HÉBEBT.

Le mémoire de M. Leyraerie inséré dans ce volume renferme quelques remarques auxquelles je suis obligé de répondre.

Quoi qu'en dise mon savant collègue, j'ai étudié avec beaucoup de soin, et sur place, les relations stratigraphiques des diverses assises décrites dans son mémoire, et je ne suis nullement en désaccord avec lui sur leurs positions relatives. L'exactitude de sa description et le mérite qu'il a eu de faire connaître le premier un groupe de couches qui jusqu'alors avait échappé aux investigations des géologues, assuraient à ce travail un accueil empressé dans nos Annales. Mais l'accord cesse lorsqu'il s'agit de fixer la place de ce groupe dans la série crétacée.

J'ai étudié cette série dans presque tous les points de l'Europe où elle existe, et nulle part je n'ai rien vu que je puisse synchroniser d'une manière certaine avec les couches garumniennes.

Je ne saurais admettre, comme M. Leymerie, l'identité des calcaires à Hemipnetistes pyrenaicus, qui renferment VOstrea CMumba (var. major) et d'autres fossiles turoniens, avec la craie de Maestricht, dont les Gastéropodes, par exemple, ont tant d'analogie avec la faune tertiaire.

â HÉBERT.

11 m'est également impossible, dans l'état actuel de nos connaissances, de placer plus haut encore la colonie à Micrasterj dont la faune est, d'après M, Leymerie lui-même, en partie turonienne, et que je considère comme correspondant à l'une des couches de la craie de Tercis. Il est vrai que M. Leymerie continue à admettre l'existence, dans cette colonie, de fossiles tertiaires ; mais je dois dire que cette opinion ne me paraît pas suffisamment justifiée.

Je considère le système garumnien comme postérieur à l'étage turonien, mais j'ignore encore la place exacte qu'il doil occuper. C'est ce qu'exprime mon tableau de classification, où les lignes horizontales, qui établissent les synchronismes, s'arrêtent devant la colonne des Pyrénées. M. Leymerie, en m'attribuant des opinions déterminées sur ce sujet, n'a donc pas saisi le sens exact de ce tableau. Le nom même d'étage garumnien, essentiellement local, ne pouvait y figurer. Pour l'y introduire, il faudrait d'abord démontrer que cet étage représente une époque distincte, plus récente que l'époque danienne.

Par M. H«IXAliDe,

Profcv^eur de physique au l.ycéo de Chauibéry.

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