HOIXAMDB
Na^sa sp.
— sp.
Buccinum polygomtniy Brocchi.
Cancelïaria cancellata, L.
Cerithium vtUgatum, Brup^uières.
Pleurotoma Turriculay Brocchi.
Columbella nassoidea, l^da communata, Philîppi.
Cytherea, nov. sp.
Venus seniliSy Brocclii.
Cardiuniy sp.
Arca diluvii, Lamk.
Pecten Pletironectes,
Nous avons indiqua, dans la carte du miocène d'Aleria (fig. 20), remplacement de ce pliocène. Il est en grande partie recouvert par des sables gris, vaseux, avec nombreux fossiles, lesquels appartiennent à l'époque quaternaire.
La coupe suivante représente la manière d'être des derniers dépôts sédimentaires de la plaine d'Aleria (voy. coupe 19).
Sans aucun doute, l'embouchure actuelle du Tavignano, les étangs del Sale, delSiglione,d'Urbino, et peut-être aussi l'étang de Gradaggine, étaient réunis k l'époque pliocène et en communication directe avec la mer Méditerranée pliocène. Aujourd'hui la plupart des dépôts laissés par cette mer en Corse sont recouverts par les sables et les argiles des terrains plus récents. La mer pliocène a donc eu peu d'extension en Corse. Néanmoins il est utile de signaler ce petit lambeau de pliocène, parce que c'est un fait nouveau pour la science.
DEPOTS.
Golfe de Saint-Florent. — Les dernières couches tertiaires du bassin de Saint-Florent, entre le Ficajolo et le Serragio, sont recouvertes, le long de la mer, par une couche de sable grossier fortement tassé, qui supporte une assise de 1 à 2 mètres d'épaisseur, constituée par des cailloux tertiaires, des
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chalets granitiques et quelques roches anciennes, le tout mal
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agglutiné par un ciment calcaire et parsemé de petits grains de quartz. On trouve dans cette assise un grand nombre de coquilles appartenant à des espèces qui vivent encore actuellement dans le golfe, telles que : Haliotis tuberculata^ Linné, Palet la Bonnardi^ Peyraudeau, etc.
Au-dessus viennent dos bancs de sable gris. Ces diverses assises sont horizontales et reposent immédiatement sur les terrains tertiaires inclinés vers l'ouest; il y a donc discordance.
Vers Tembouchure du Ficajolo, sur la rive droite, une puissante masse de sable repose sur une boue argileuse remplie de galets» granitiques qui recouvre à son tour les assises quaternaires. Sur la rive gauche du même torrent, on voit un dépôt caillouteux, formé en grande partie par des galets primaires et tertiaires, de la vase et du sable gris. Ces alluvions sont peu étendues, et souvent, à la suite des grandes pluies, les eaux les ravinent profondément; on reconnaît alors qu'elles recouvrent un lit de galets de granité et de porphyre rose empâtés dans une terre jaune : c'est le banc immédiatement supérieur au quaternaire. Vers l'ouest, ces galets se montrent à la surface, et, non loin du fort, ils forment un amas considérable, signalé par M. Tabariès de Grandsaignes comme étant un cordon littoral (1). Ils disparaissent un peu avant le fort.
Sur le rivage, on trouve des milliers de cailloux roulés de magnifiques porphyres. Ce dépôt caillouteux se développe considérablement vers le sud, et l'on peut le suivre jusque sur les collines qui continuent le monte Angelo et qui atteignent 35 mètres d'altitude.
Les galets de porphyre et de granité qui composent en grande partie ces dépôts proviennent certainement de la couche de poudingue signalée à la partie supérieure du tertiaire de Saint- Florent.
Embouchure de VOstriconi. — Des dépôts quaternaires rappelant assez bien ceux du golfe de Saint-Florent se montrent à l'embouchure et sur la rive droite de l'Ostriconi. Ils sont re-
(1) Bull, de la Soc. géol. de France, 2« série, t. XXVI, p. 270.
couverts par un gros sable que le vent déplace souvent, et s'élèvent à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer.
Golfe d'Ajaccio. — Il existe également un dépôt quaternaire à la chapelle des Grecs, près d'Ajaccio ; mais ce dépôt tend à disparaître.
Golfe de Sanla-Manza. — On trouve dans ce golfe un dépôt quaternaire, formé principalement par une terre jaune, avec petits cailloux granitiques.
Les dernières assises sont à 5 ou 6 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Plage de Tamarone. — Sur la plage deTamarone, les schistes primaires sont recouverts par un puissant poudingue à pâte grésiforme, composé de gros cailloux roulés de granité, de serpentine, de grès et quelquefois de calcaire. Ce poudingue constitue toute la côte qui fait face aux lies Finocchiarola, et il s'élève souvent à plus de 30 mètres. Il se montre également à l'est de la Coscia; en cet endroit il contient les fossiles quaternaires signalés plus haut dans le golfe de Saint-Florent.
Poudingue de Ponte alla Leccia et de Francardo. — Dans l'intérieur de la Corse, à environ 2 kilomètres au sud de Ponte alla Leccia, se trouve une petite plaine dite le Champ de guerre; elle s'étend jusqu'au pont de Francardo et s'incline ensuite à l'ouest en suivant le Golo. Elle est formée en grande partie par un poudingue excessivement dur, à cailloux roulés de granité, de porphyre et de roches des terrains primaires, infraliasiques et surtout nummulitiques. Ce même poudingue constitue, sur la rive gauche du Golo, de nombreux mamelons qui s'élèvent à plus de 100 mètres au-dessus du niveau actuel du fleuve. Au nord, surtout vers Piedigriggio, il repose sur un grès à grain fin, contenant des empreintes indéterminables de plantes. Au contact, il y a quelques alternances du grès et du poudingue.
A 3 kilomètres au nord de Ponte alla Leccia, à la hauteur des mamelons dits Rodaggio, on voit, dans le Golo, une couche de lignite, de O^jGO environ d'épaisseur, intercalée dans le poudingue.
Les grès affleurent vers Ponte alla Leccia et Piedigriggio ; ils contiennent quelquefois des couches de cailloux roulés, et renferment alors de petits galets rappelant assez bien ceux de la plage actuelle du golfe de Saint-Florent. Vers le haut de la formation, les gros cailloux dominent, principalement du côté de Francardo et au bas de Prato.
Confluent du Tavignano et du San-Quilico. — En ce point, sur la rive droite du San-Quilico et dans le lit du Tavignano, on retrouve les dépôts caillouteux du Champ de guerre. Ils renferment d'énormes blocs de calcaire avec nombreuses Nummulites, et mesurent plus de 40 mètres d'épaisseur.
Anciens glaciers. — Il y a plus de vingt ans, M. Ed. Collomb (i) annonçait l'existence de traces glaciaires sur les montagnes les plus élevées de la Corse. Quelques années après, M. R. Pumpclly (2) indiquait d'une manière précise la présence de moraines sur le Paglia-Orba. Dernièrement, enfin, M. Tabariès de Grandsaignes (3) décrivait les traces de deux anciens glaciers dans le massif du monte Cinto. D'une manière générale, on peut dire qu'aux altitudes de iSOO à 2000 mètres, on peut être certain de rencontrer des stries ou des moraines, si la disposition de la montagne permettait l'accumulation des neiges. Aujourd'hui, le monte Rotondo et le Cinto sont presque toujoure recouverts de névés.
Diluvium. — Plaine de Biguglia. — Est-ce la fusion de ces glaciers qui a produit les nombreux dépôts caillouteux que l'on remarque sur le littoral ? Cela est très-probable.
Au sud de Bastia s'étend la plaine de Biguglia. Beaucoup moins développée que la plaine d'Aleria, elle s'avance vers l'ouest dans le bas de Furiani, de Biguglia et de Borgo, se rétrécit ensuite, puis, à Casa-Mozza, pénètre un peu dans la vallée du Golo, en restant sur la rive gauche. Le diluvium qui forme toute cette plaine s'arrête sur la rive droite du Golo à Casa-Mozza, mais il s'étend au sud dans la Casinca et jusqu'à
(1) Bull. Soc. géoL de France, 2* série, 1853, t. XI, p. 66.
(2) Bull, 2« série, i859, t. XVH, p. 78.
(3) BuU. Soc. géoL, 2« sér., 1868, t. XXVI, p. 270.
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la plaine d'Âleria. Il est constitué par un amas puissant de gros cailloux de granité et de roches anciennes, reposant sur une assise de terre argileuse rouge, ayant quelquefois l'aspect d'un gros sable. Dans la plaine de Biguglia, le diluvium s'élève à plus de 30 mètres au-dessus du niveau actuel de la mer.
 3 kilomètres environ au sud de Bastia, près d'une briqueterie, on voit apparaître, sous les deux assises que je viens de signaler, un sable jaune, terreux, quelquefois verdâtre, renfermant des morceaux de lignite.
Plaine d'Aleria. — Sur les bords du Golo, le diluvium prend un grand développement; il repose parfois sur un sable jaune avec petits lits de galets.
Au sud du Golo, le diluvium se développe dans le bas de la Casinca, à l'est de Venzolasca, de Castellare et vers l'embouchure du Fium'alto. Puis, par une faible bande qu'il est facile de suivre le long de la route nationale, il communique avec la plaine d'Âleria. Vers l'Alezani, il repose sur un sable jaune, caillouteux comme aux bords du Golo. Les dépôts diluviens de la plaine d'Aleria ont donc la même origine que ceux de la plaine de Biguglia. Ils se montrent bien développés jusque vers la tour de Florentina, au bas de Canale et de Linguizetta. Au sud de la plaine d'Aleria, les dépôts diluviens recouvrent tout le Migliacciaro ; on les retrouve également autour des étangs d'Urbino, del Siglione et del Sale, ainsi que nous l'avons indiqué dans la carte géologique de la plaine d'Aleria.
Dans la plaine d'Aleria, le diluvium s'élève en beaucoupd'endroits jusqu'à 30 et 35 mètres au-dessus du niveau actuel de la mer.
Au nord de Bastia, jusqu'à l'extrémité du cap Corse, les dépôts diluviens sont moins puissants, mais ils se montrent sur plus d'un point, surtout entre Bastia et Erbalunga et à la marine de Luri. De ce côté, leur altitude ne dépasse guère 15 mètres.
Cote occidentale. — Le diluvium existe aussi sur la côte occidentale ; il est surtout bien développé au golfe de Caivi, vers les ponts de bois de la route nationale, où il atteint 12 et
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15 mètres au-dessus du niveau de la mer. On le trouvè-ég^ement dans le bas de la marine de Grovani, dans le golfe .-dé Galeria, presque jusqu'au village de ce nom, qui est à 34 mètres d'altitude.
Au golfe de Sagone, il prend un grand développement. Je pense même que c'est lui qui constitue entre Ârbori et Ârro une petite plaine dont l'altitude actuelle dépasse 100 mètres. Il se montre sur les bords du golfe d'Ajaccio, principalement à la rencontre du Prunelli et de la Gravone. Al. d'Orbigny (1) dit qu'on a trouvé le falunien dans ce golfe; ce doit être une erreur. Sans doute, ici comme sur quelques points de la plaine de Biguglia, on aperçoit sous le diluvium une assise qui ne fait pas partie de ce terrain ; mais cette assise représente probablement le subapennin.
On voit encore le diluvium dans le golfe de Yalinco, au Porto-Pollo, à l'embouchure du Taravo. Tous ces dépôts ont été considérablement remaniés par les alluvions anciennes et n'ont fourni jusqu'ici aucun fossile.
Brèche osseuse. — On trouve, surtout aux environs de Bastia, dans des calcaires bleus cristallins, que je crois carbonifères, des fissures remplies d'une terre rougeâtre empâtant de nombreux cailloux non roulés des roches voisines et des ossements. C'est la brèche osseuse signalée en 1807 par Rampasse (2), étudiée par Cuvier (3) et dernièrement par M. Locard (4). Ge dernier paléontologue y signale des ossements de Mammifères et d'Oiseaux et des coquilles terrestres et marines.
Ce qu'il importe de noter, c'est que parmi les ossements de Mammifères on a recueilli un condyle de maxillaire gauche, un fragment de rocher et un fragment de sphénoïde d'un homme. Remarquons également la présence de coquilles marines. Mais
(1) Cours élémentaires de paléontologie^ t. U, p. 779. ^) Rampasse, Ann, du Muséum d^ histoire naturelle, 1807. (3) Cuvier, Ossements fossiles, t. IV, p. 198.
(i) Locard, Note sur les brèches osseuses des environs de Bastia {Arch. du Muséum ^histoire wUureUe de Lyon, 1873).