Morinda Brongniàrti, Nob., nov. sp. (pi. M
M. syncarpis pedunculatis, ni fallor^ drupaceis, drupis in capitulum dense aggregatis, 2 spermis, mutua pressione compressis. Spermis ovoîdeis, cylindricis , ad basim perforatis , necnon et ad apieem calycis vesligio impressis. — Folia usque adhuc ignota.
Grès éocènes de laSarthe et de Maine-et-Loire. — Commun.
Dans la diagnose précédente, nous avons accordé au Morinda Brongniarti des semences ovoïdes ou cylindriquesallongées {Spermis ovoideis cylindricisvé). Plusieurs fragments (voy. fig. 95), également assimilés à des syncarpes de Morinda^ offrent des semences accolées deux à deux, cylindriques et très-allongées. Nous nous croirions volontiers en présence d'une forme nouvelle et différente, par ses fruits, de l'espèce précédemment décrite (1).
(1) Voy. Louis Crié : Note sur les Morinda de la flore éocëae du Mans et d'Angers (fiu//e/. Soc, linn, de Norm,).
44 li^uw cmwÈ.
APOCYNACEiE.
L'abondance de ces empreintes, dont la nervation fait aisément reconnaître les feuilles des Apocynées, constitue un nouveau trait caractéristique de la flore éocène de l'Ouest de la France. Nulle part, dans aucune flore tertiaire, ces plantes ne paraissent aussi répandues. Les plus communes présentent une nervation fort nette gui rappelle celle des Nerium. D'autres offrent un limbe élargi, à nervures secondaires plus espacées et moins obliques. Selon nous, elles doivent être rapportées aux feuilles des Alslonia^ Alyxia^ Apocynées tropicales. Il en est enfin de plus étroites dont la nervation dénote la présence d'espèces comparables aux Echiles américains.
De telle sorte que les Apocynées de nos grès peuvent être rapportées aux genres :
1* Nerium, L. ;
2"" Echitonium, Ung. ;
3* Apocynophyllum, Heer.
ECHITEJ;.
NERIUM, L.
Le beau Nerium (1) dont nous avons observé les feuilles, réunies par groupes dans certaines plaques de grès, peut être considéré comme le représentant éocène du Nerium Oleander^ L. L'espèce du Mans, d'abord étudiée par le savant pa-
(1) Le genre Nerium, reconnaissable à l'état fossile, non-seulement par sa nervation caractéristique, mais encore par les vestiges de cryptes disposés en série, à la face inférieure des feuilles, se montre peut-être dès la craie supérieure où U semble représenté par une très-belle espèce, le N. Rohlii^ Mark ; il existe certainement dans le calcaire grossier parisien (N. Parisiense, Sap.)» et, un peu plus tard, dans l'éocène supérieur de Skopau en Saxe {Apocynopkyllum neriifolium^ Heer.). Plus tard encore on le trouve à Bilin (N. Bilinicum, Est.) à Orepo, en Grèce (N. Gaudryanum, Brngt) et enfin à Meximieux (Ain) dont le Laurier-rose n'est plus qu'une simple variété du Nerium Oleander, L.
Voy. G. de Saporta, Études sur la végétation du Swl-Est à Vépoque tertiaire. Bévisicn de la flore des Gypses eCAûD, suppl. 1 (Annales se. nat., 5* sér., t. XVIil, p. 57).
l'ouest de la frahce a l'époque tertiaire. 45
léontologiste d* Aix, devra conserver le nom de Nerium Sarthacensé ^ Sap.