I. Terrains sabloioieux. ! Grés (Lignites
Nous donnerons, dans la suite, des coupes des terrains analogues de la Palestine, qui aideront à comprendre ce qui précède.
Il est néanmoins à regretter que les fossiles, dont les genres sont seuls mentionnés dans ces coupes, n'aient pas été déterminés d'une façon plus précise. Les seuls qui aient été l'objet d'une étude attentive sont ces poissons si célèbres du Liban, dont les débris ont jusqu'ici été principalement recueillis dans les calcaires en plaquettes de Sahel Aima et de Hakel, entre Beyrouth et Tripoli. On connaît aujourd'hui, grâce surtout aux travaux de M. Pictet, cinquante et une espèces de poissons provenant de ces calcaires. Leurs restes sont bien conservés, et ces empreintes ont de tout temps frappé l'esprit des plus indifférents.
Nous avons déjà rapporté, au commencement de ce travail, que Joinville en fait mention dans son Histoire de saint Louis ^ et que Maraldi, Lebrun et JonasKorte les avaient successivement décrites. Volney signala avec ces poissons des empreintes de plantes, de coquillages et d'oignons de mer.
De Blainville, en 1818, et M. Agassiz, de 1833 à 1843, ont décrit quelques-uns de ces poissons; et sir Ph. Grey Egerton fit connaître, en 1845, une raie (qu'il supposait avoir été douée d'un appareil électrique comme les Torpilles) sous le nom de Cyclobatis oligodactylus.
MM. Heckel, Costa, et surtout M. Pictet, ont enrichi depuis cette faune d'un grand nombre d'espèces nouvelles.
(1) Mém, Soc. géoL, l'« sér., t. 1, p. 157.
176 MIUM LABTlIT.
Enfin, en 1866 , I emineut paléontologiste de Genève a rassemblé, avec Taide de M. Âloïs Huuibert, qui avait fait dans ce but le voyage du Liban, tous les matériaux relatifs aux poissons fossiles de cette contrée dans un beau mémoire accompagné de planches nombreuses (1).
M. Humbert a ajouté dans cet ouvrage quelques renseignements précieux sur la localité de Hakel, dont Botbi et Russegger avaient déjà parlé.
Hakel et Sahel Aima sont les deux principaux gisements des ichthyolithes du Liban.
A Sahel Aima, les poissons se trouvent, d'après Botta, près du couvent de ce nom, au fond du bassin d'Antoura, à 300 pieds au-dessus de la mer et dans un calcaire argileux feuilleté, sans silex, où Ton trouve également des empreintes de crustacés.
A Hakel, c'est dans une vallée profonde et assez élevée sur la pente, a droite, en montant au-dessus du village, (jue se rencontrent ces empreintes. On les trouve éparses sur le sol parmi les débris d'un calcaire feuilleté, fétide à la cassure et contenant des lits irréguliers de silex ou plutôt de cidcaire siliceux et des géodes de carbonate de chaux (2).
Botta considérait ce dernier gisement connne occupant mi niveau très-différent de celui de Sahel Aima, qu'il croyait être plus infériiuir et plus rapproché du terrain de grès.
C'est à une conclusion opposée qu'est an'ivé Russegger à la suite des études paléontologiques de M. Heckel. Après s'être excusé sur ce qu'il avait d'abord rapporté les couches à poissons de Hakel au terrain junissique supérieur, il les rejette dans l'éocène sur l'horizon de Monte-Bolai, tandis ([u'il regarde le dépôt de Sahel Aima comme parallèle k la craie (3).
L'étude des faunes de ces deux localités a amené MM. Pictet et Humbert à pensoi' qu'elles appartiennent toutes deux à la craie. Les poissons d(^ Hakel offrent quelque analogie avec ceux de Co-
(1) Pictet et Humbert, Nouvelles recheiThes sur les poissoNS fossiles du mont Liban* Genève, i86G.
(2) Botta, /oc. c;7., p. 151.
(3) Russeger, loc, cit., p. 263-64, 1846-49.
nien, en Istrie, qui appartient au terrain crétacé inférieur, tandis que ceux de Sahel Àlma ont des rapports marqués avec ceux de la craie de Westphalie qui correspond à un des horizons supérieurs du même terrain. D'après cela, les couches de Hakel seraient, contrairement à l'opinion de Botta, plus anciennes que celles de Sahel Àlma.
L'une et l'autre de ces faunes diffèrent d'ailleurs notablement de celles que fournissent les calcaires crétacés de l'Angleterre , ce qui doit surtout tenir à des causes géographiques et la conclusion générale du travail précédemment cité est que les deux gisements se rapportent au terrain crétacé moyen, résultat que confirment, par analogie, nos observations sur les couches à poissons de la Palestine.
M. Humbert a d'ailleurs recueilli , à Hakel , des fossiles qui viennent prêter un appui très-grand à ce rapprochement. Les poissons s'y trouvent au milieu d'une série de calcaires alternant avec des bancs marneux. Dans un de ces bancs calcaires, situé un peu au-dessous du niveau occupé par ces ichthyolithes, M. Humbert a recueilli VArca Tailleburgemis^ le Cardium hillanum et la Natica dif/icilis{'t)^ tous fossiles cénomaniens; et dans les champs situés au-dessus de ces couches, le même observateur a recueilli VOstrea flabellata qui est du même horizon.
Dans l'un des bancs marneux de la même série, M. Humbert cite encore YHemiaster Saulcyanus et le Psendodiadema Sinaica. Des Hippurites^ recueillies non loin de là, semblent occuper un niveau supérieur à celui de la couche à poissons de Hakel qui se trouverait ainsi dans un terrain cénomanien et au-dessous du turonien.
Outre les empreintes de poissons, les calcaires marneux de Hakel et de Sahel Àlma renferment d'autres curieux vestiges d'êtres organisés et pourraient être comparés, pour leurs propriétés conservatrices , aux calcaires d'Aix ou de Solenhofen. Nous avons vu, en effet, dans le Musée de la Société géologique de Londres, une empreinte très-nette de céphalopode octopode qui en aurait été rapportée par Newboldt et à laquelle Sowerby avait donné, dans la collection, le nom de Calais Newboldti. Il y
▲mi. 8C. GÉOU I. — 12
S9êk, autant «pi'il n'en wnieiit, taM Is ntae tirairt Me pMîttto 4a cniilMé <A oae «iitro d'im petit Uitffi, 0fà saîent w€àt la néme provoMMe.
M. Hwnbert « treuré, 4am lea ealoifareiie Hakel^ «m promte 41mectaorthoplèreeplèra^i kiie fut juitaBeat ser que ces dépôts s'étaient effectués à une petite diilanea 4e la terre fereie Jl€iteeii(X)ni4eiÉaeeawiènes caleami, «i Aflj^okus et deux AmtMmi09, ainsi <^ ^nltpiei débria 4e oraitaeéa ^pM Botta y avait égalmeot indiqués.
Rnsaegger signale la pnésence^ 4aM ees mèflMS eoudMi 4e phintes marines, <A ay nombra des ebj4ls eédéi k M. Oandff eorame provenaint des «èmes localités^ telwueiit de i sapiiiiai de crustacés macroures et un os de sèche.
Parmi les poissons, les TéMortéens abondent, tandis ^pie les Ganoïdes font oonplétemeot déàttft, oe ipri «iMtmraJt^ à déiMit d'autre preuve, que ce n'est pas ime fanne jwaasiqne* On 5 trouve des genres enoore vivanls, leb qne (es Bmfx^ les Ofti*
pei.^sic et des groapes cara^^térirtiqiies de rtpoqne eiétnoéi
eomme les D9fvetiê ^ les Bwyfà^Kê, ilueune espèoe 4n iibnn n'a encore été trouvée dans les autres eontréas, eaiof en4fMh|ues points de la Syrie et de l'Asie IGneore, 004]» eipUqne poimpioi, malgré la ridiesse de oette iuine, 4m «dié ei longlenipa indécis sur son Age.
La Ciiq^a Bmanxrdi qn'Agassti m étu^Me, venait de Mnt» lean d'A(m. H y en a,«tt musée de Genève,des représentants^ viennent du mont Carmel et M. 1V91ia(nnon Ta trravée nn jéM Samiine. 11 faut, d'après eeta, que oet In^riaon fosriHfèn se pm^ longe sur des étendues assez considérables et nous verrans, en effet, combien son existence en Pislestine, svr de VKtes smfMes, est rendue probable par les nombreux ves6ges de pmssons qne nous y avons rencontrés au milieu de eertaineseoudMscrétMées.
Les couches crétacées du Liban que nous avom passé plni \mA en revue, inclinent, sur le versnat occidental de cette ehilne, vers la mer ainsi que les grès et les caleairai ia^ienrs fpn les supportent. Sur l'autre versant, ces mêmes eouobes plongent en sens inverse.
GÉOLOOn M LA IPALESTINE. i79
La oôufie du jebel Saimioe, doniiée par Botta^ BM^tre que Wa oouches ciélaoéea et le torain sabloBiieax » sueoèdrat aittsi inetinés Ters lamer^ depuis te mage jusqu'à ADtaura^ ea s'ap^ payant sur le calcaire inférieur dont le plong^nrat dkainue peu à peu^ cesse et reprend en sem inT^rse, de toile sorte que ce dernier temio farme un dftme central que ncfit interrompre te vallée du Nahr el Salib qui coule éàm FentaiUe résHltent de^ k rupture produite par la flexion des eofudMS.
Du côté opposé à la mer on obsenre la mâme successioBt eSb sens inTersQ, jusqu'à la pkiira de la Bekaa.
Trile est à peu près la eonstitution générale du litMun, coome aussi sans doute celle de FAntîliban^ car ces deux chaînes sont formées par deux plis paralldes et, lorsque les deux oradbea crétacées ont été rompues par un trqpi fort pUssement, rilea bia^ sent apparaître, eomme à traters une bontcumièré^ les terrains sur lesquds elles reposent
Près du jebel es Scheîkh et àla base du irersant o«€Îdeatal d« l'Antî4ibaB, le long dn Nahr Haabanj, court une rangée d» e^ Unes crayeuaes qui sépare ce ruisBeau du Nahr iSiiazimkà et porte, caoïtre Hasbeya et le Kal wet, le nom de jebel ed Dahar^
Los marnes crayeuses qui constituent ces collines nous fom^ niasent un intermédiaire naturel pour passer de la craie du lihan à celle de la Palestine. Ces marnes, en général blanchàtreat aemt fréquttament imprégnées de bitume, comme on l'observe «atre &aïieya et Kaukab et de Haabeya à Kalwet. Près de Haadbeya, elles renferment des coquilles que j avais d'abofd {uris pour de petites buttres, ma» qui paraissent être des vulseDea et se détadient en blanc sur le fond brun du calcaire asphaltique.
A Kahnret, les masses crayeuses qui ne sont point imprégnées de bitume renferment de nombreuses empreintes de foanles^ telles que des Inoceramus^ Baculites, Peeten^ Aete(m^ Turriteih^ Ammaniief {l)y et des dents et écailles de poissons, parmi les-
(1) Cm empreintes ne sont pas très- bien conservées, et ne permettent pas d'idenliAcation rigoureuse avec des espèces connues.
L'inocérMM doit 6Ue le mèoaa que celui décril tout le nom à*Inoc» araius « par M. Conrad (Off, rep.^ p. 226, pi. 19, Ûg. 113), t( trouvé par Aadfrion è Hfibî Musa,
180 lACM I.ARTBT.
quelles un écusson dorsal d'Hopopleuride qui se rapporte trèsprobablement à un Eurypholis. Ce genre de poissons est un de ceux qu'on rencontre dans les deux gisements d'ichthyolithes du Liban, cités plus haut.
n est donc assez naturel de penser que les calcaires de Kalwet correspondent à ceux de Hakel ou de Sahel Aima et probablement à ces derniers à cause de Tabsence de silex et de la présence des ammonites dans les deux gisements de poissons fossiles de Kalwet et de Sahel Aima.
Les calcaires de Kalwet sont d'un blanc très-légèrement jaunâtre et rosé, tendres et crayeux, ils sont presque entièrement constitués par des débris de foraminifères, visibles seulement au microscope et correspondant aux principaux genres qu'on retrouve dans la craie de Judée.
§ 3. Terrains crétacés de la Galilée^ de la Phénicie et de la Samarie. — Ces collines crétacées se prolongent fort loin au sudouest et rejoignent celles de la Galilée qui, peu à peu, vont se transformer en chaîne montagneuse pour se continuer par les monts de Juda jusqu'au désert du Tyh dans le Sinaï.
Au sud-est, les mêmes roches se montrent dès que cessent les coulées basaltiques du Jaulan qui les recouvrent et séparent leur domaine de celui des calcaires inférieurs qui constituent le jebel esScheikh. Les montagnes d'Adjloun, du Belkaa et d'une grande partie de l'Idumée en sont formées et cette ceinture de calcaires crayeux entoure et circonscrit, d'une façon complète, le bassin de la mer Morte.
Dans la Galilée et dans la Phénicie, ces terrains ne sont pas très-fossilifères. Nous possédons une ammonite transformée en silex que nous rapportons à V Ammonites Mantelli et qui a été trouvée aux environs de Tébnin par M. Durigelo, agent consulaire français à Saïda (Sidon).
Nous avons, en outre, recueilli au Ras el Abyad (cap Blanc), au sud de Tyr, dans une couche de calcaire crayeux blanchâtre.
près de couches bitumineuses de infime nature que celles de Kalwet* Sa forme est assez voisine de celles de Vlnoceramus cripst'ù
une grande huttre (probablement VOstrea vesicularis), un Janire (la variété où Tespèce Janira tricostata de M. Coquand , qui a trois côtes inégales intermédiaires, — non Jamra tricostata Bay le, qui n'en a que deux) ^V Hemiaster Foumeli^ des baguettes fort allongées de Cidaris et un Pecten.
La roche est remplie de rhomboèdres microscopiques de calcite et à certains niveaux les nodules de silex abondent.
Ces couches fort épaisses forment une chaîne de collines qui s avance jusqu'à la mer interrompant les plages basses de la Phénicie par un cap qui tire son nom de cap Blanc de la couleur de ces roches.
Aux environsMe Safed, non loin du lac Tibériade , on trouve également des couches crayeuses silicifères avec de nombreux fossiles crétacés. Anuerson cite les suivants qui, à part VOstrea vesicularis, se rapportent malheureusement à des espèces créées par M. Conrad; Ancyloceras SafedemiSj Ammonites Safedensis, Corbula Syriaca^ Pectendelumbis^Astarte sublineolata^ Gryphœa vesicularis, Lucina Safedensis, Dentalium cretaceum^ Nucula^ Rostellaria^ Solen, etc
Ces couches demarnesetdecalcairescrayeuxblanchâtres, avec ou sans silex, dominent dans toute la Gahlée. On les retrouve aux environs de Nazareth, village adossé à des coUines de craie blanche très-tendre et sans silex. On les rencontre également au mont Carmel où elles renferment des silex à certains niveaux.
Au point où cette chaîne se rattache aux montagnes de Juda par les collines de la Samarie, on trouve encore ce terrain de calcaires crayeux blanchâtres qui prend là un grand développement.
AJeniu, ces calcaires friables contiennent de nombreux nodules de silex.
De Jenin à Jeba, ce sont encore les mêmes roches et les silex s'y montrent en nombreux nodules et même y forment de véritables bancs.
Aux environs de Sébastieh et de Naplouse, comme en d'autres points de la Samarie, les marnes blanches sont recouvertes par des calcaires gris compactes avec nummulites et par des
ISt MUS i^AMtnr.
marnes blanchâtres qui établissent une transition insensâUs entra 1^ dépôts éocènes et les dépôts crétacés.
Les silex se développent de plus en plus vers le sud et forment des bancs assez épais.
Dans la chaîne de Juda, les altitudes augmentent ei^ par suite du bombement général de ce pli montagneux, les couches inférieures aux marnes blanches à silex apparaissent bientôt au centre, tandis que ces dernières ne forment plus que des lambeaux épars sur ces hauteurs et sont rejetées sur les deux flancs de la chaîne où elles forment des bandes stériles et blanchâtres. C'est ainsi qu'on peut les suivre sur le versant qui fait fiaoe au Jourdain de Kum Surtabeh à Jéricho, et sur le versant méditerranéen, au pied de la chaîne, par exemple à LAtroun et à Kubabi sur le chemin de Jaffa à Jérusalem.
Les couches qui supportent ces marnes blanches à silex sont des calcaires dolomitiques, comme à Sawieh, à Ain Fasaïl, et des calcaires compactes dans lesquels on trouve souvent des Bippuritês, des Nérinées^ de grands Strombes^ des Jamres.eto. , et qui suivent le faite de la chaîne. Ces couches affleurent notamment à Beitin (Béthel), à el Jib, Aïn Yabrud, Seïloun (Siloh), Aïh Haramyeh, etc.. . . On trouve enfin dans ces terrains de gros bancs de quartz grenu et carié, qui scintillent au soleil comme des grès et sont tachés d'oxyde de fer. Ces bancs de quartz grenu, bUincs et tachés de rouge, sont littéralement pétris, en certains points, d'actéonelles et d'autres gastéropodes.
Enfin, entre Aïn Fasaïl et Turmus Aya, on voit affleurer des calcaires à Hemiasier Foumeli.
§ 4. Terrains crétacés de la Pérée. — En face de la Galilée et de la Samarie se trouve, à l'est du Jourdain, la contrée nommée autrefois Pérée et qui est entièrement constituée par les terrains crétacés. Les marnes blanches à silex s'y montrent sur les sommets des montagnes d'Adjloun, du Gilead et du Belkaa; mais , en beaucoup de points, on voit affleurer des couches plus an^ eiennes que celles que nous venons de suivre dans les échines de la Gahlée et de la Samarie.
Nous avons vu, en efiet, dans le chapitre précédent, que les
GÉOLQWI W IK MUSTINE. 188
grèid^Niibbj^iMnrfiii de temp» en temps m pied de «ette dMitiie orÎMilde ; il n'eit doue pM rarpreaaiit d'y rencootreF les eoQfsk»9éaùumm&mm inférieur^ àaoX iU aoDt géuéraleiaaeDt parUwlemflÉft^
EiitreSiif «i Jknab^à une jowiiée et demia de marche du lac Tibériade, on marche sur des marnes d'un tdanc Jauu&tre qui fe»finBieiiUeagfMideabmidiaM)e> des Hemmtef Orbignianus, associés à V Ostrea flabellata^ à une Janire^ à un CardiumxeUàsi du Cmrémm sHki/mtm^ k un mitre Cw^um v^Mam du C. At//amoiif àuneVimiif qoe MUi retrou^mwf à Kerak et à uoe petite pdiofaidoiiiye trèt^i^ctitenienl CMmeinratée qu'on trouve égale^ ment au waddy Mc^ib* Gen mtroea k htmioêteT de Suf août rem-^ pbei de SotaiiÀiitfinrea mieroioc^ues (t^xtikires, etc...] dont kifloges aoiileii pwtîe feii]|die» d'oxyde de f^ eoiimieàKerak,
Q»nmfMànwtc&i9\0$^ uwd de Su(, dans
un calcaire compacte et rosé qui reofimiie égfileiuwt un Peetm de grande taille, et près de ce même point, on voit affleurer des calcaires à plicatules [Plicatula Faumeli),
Il y a^ dans cette rdgÎDD^ on léger relèvement des couches crétacées qui coïncide avec l'élévation des montagnes d'Adjloun et du Gilead et se trahit, sur les bords du Ghôr, par l'apparition des grès de Nubie.
A Rajib, un peu au-dessus des grès, affleurent des calcaires renfennilit de nombreimar térébratules qui paraisseirt se rapporter à la TiTêbratuia Hicmm^ d'Algérie ; on y trouve^ avec m fbasîie, YChirm/labellaki, une antre bnttre toi^ne de VOiirea Senaci, VOstrea Mermeti^ des moules de Ptérodontes qoî semblent se ri^^portar au Pterodonta elongata. Le» mteie» moules de Venus qu'à Kerak et qu'à Suf; enfin, des moules de grand Cardium.
A ttoeionmée de marche au sod de ee points au débouché du waddy NînniD dans le Ghôr^ on renoontredet calcaires à exo* gytes et à pbcaluki qui i^ongcot à rottCit^ et, en marchant vers r wîeot, en ne tarde pai fc voir apparattre les gréa de Nubie surmontés de couches marneuses, au v^addy Jeriah.
Le mantf qui i^paie ce vallen du naddy Str, près duquel se
18& LM)10 LAttYR.
trouvent les ruines intéressantes d'Arak el Émir, est composé de calcaires et de marnes faiblement ondulés et inclinés comme précédemment. Près du faite de ce massif, on trouve des marnes et des calcaires jaunes pétris de plicatules {Flicatula Foumetit) et renfermant VOstrea Delettrei^] ainsi que de nombreux foraminifères microscopiques.
Près de là se montrent des calcaires contenant la Corbis ratundata.
Plus bas, dans les carrières qui ont fourni les gigantesques matériaux du château d'Arak el Émir, on voit affleurer des couches d'un beau calcaire blanc cristallin superposées à des assises de calcaire compacte à nérinées et à exogyres.
Du waddy Sir au waddy el Bahat, on traverse de nouveau un massif marno-calcaire contenant VOstrea Mermeti^ et Ton retrouve de nouveau les grès au fond du waddy Esteh qui parait couler le long d'une petite faille.
W. Zeriah. Jemain
Nimriii. Carrièrei. Zetbout.
Um el Arak el Emir W. Sir. W. Nanr El Âl Hesbau J. Mqm AJa midaKs. 446*. (WI-. 987-. 906-. 744-. Mou.
Gr«c de Nubie.
Grès de Nubie.
Caleaire et marnes crétacés.
Grès de Nubie.
Fig. 7. i— Coupe brisée des terrains crétacés allant du Gbor, près de Niinrin, à El Al (Eleale) et revenant de ce point au Ghor^ près de la mer Morte, par le mont Mebo et Aïn Musa.
a. Cale, à Plicatules et Ezegrres.
h. Cale, à Plicatules et à O. 'jkkltrei,
c. Calcaire cristallin et calcaire à Nérinées.
d. Cale, a O. Mermeti.
e. Cale, tabulaire à silei.
f. Marne à O. flabellatei,
g, Marne à O. Mermeti et à Oursins.
Calcaires arec nodules de silex rouges
à la surface.
Du waddy Esteh au waddy Naur, les couches semblent se relever légèrement en sens inverse. Les masses supérieures des calcaires renferment , comme dans les massifs précédents , des nodules de silex rougis à leur surface par des oxydes ferrugineux.
Le fond du waddy Naur est creusé dans des marnes et des
GÉOLO^E HB LA PALESTINE. 185
calcaires en bancs minces et se trouve à 250 mètres d'altitude au-dessus des marbres à nérinées d'Arak el Émir.
En faisant l'ascension des massifs montagneux au sommet desquels se trouvent les ruines considérables d'el Al (El Eale) et d'Hesban (Hesebon), qui sont à une altitude de plus de 900 mètres, on traverse toujours des alternances de calcaires et de marnes en lits minces, blanchâtres, très-faiblement ondulées et contenant à leur partie supérieure de nombreux lits de silex. Ces couches, bien qu'assezcohérentes, doivent constituer l'équivalent des marnes blanches à silex dont nous avons parlé en décrivant les couches situées à l'ouest du Jourdain et que nous retrouverons constamment à ce même niveau géognostique sur les bords de la mer Morte.
Hesban est à peu près sur le parallèle qui passe par Tembouchure du Jourdain et de Jérusalem, et auquel nous nous sommes arrêtés dans l'étude des masses crétacées qui bordent à l'occident la vallée de ce fleuve.
Entre ces hauts plateaux de l'Ammonitide et la mer Morte se trouvent des montagnes d'une moindre altitude, telles que le jebel Musa (mont Nebo) , d'où Mofee put jouir avant de mourir de la vue de la terre promise. On découvre en effet, de cette hauteur, la mer Morte, la plaine du Jourdain et la chaîne de Juda. Ces montagnes portent le nom de monts Abarims.
Au haut du mont Nebo, qui n'a plus que l'altitude de 714 mètres (11 07 mètres au-dessus de la mer Morte), est une petite chapelle ruinée par les tremblements de terre et dont les fondations sont assises sur des marnes jaunâtres à Osirea flabellata.
En descendant du mont Nebo vers le waddy Hesban et le Ghôr , on traverse un ravin, le waddy Musa, dont le nom évoque encore le souvenir de Moïse. Il en est de même de celui d'une maigre cascade Aïn Musa, qui tombe au fond du v^addy et contribue à faire de ce site l'un des plus pittoresques et des plus agréables de la contrée. C'est ce qui fait choisir ce point par les Arabes comme siège de leur campement dans leurs excursions habituelles. Pour le géologue, l'intérêt de cette goi^e est plus que doublé par la richesse en fossiles des assises crétacées au milieu desquelles elle
ft été cretnée et dmt la oonpe nÙTUito nidiqM W
sitioD.
K|. ê, — Cm»* ta MMM M MlMitM WMwé* <•» l« IMte fiUlllM,
au pitd dn BMnt Kebo (Immoaiiile].
n ^tu,tntttf*cia, r
Sur les hauteurs voiiiiMi du mont NfAw, oo mante ktogltmnf» sur des calcaires en baocs minces qui renfenneirt de nomhnnx bancs de silex.
La route qui conduit à Aid Musa serpente au milieu des nanni parmi lesqo^les on distingue quelques eiogjres. Un peo ai^dessusdn nireau de la petite cascade fonnée par le maif^re filet d'ean d'Aïn Husa, se montrait des marnes jaunes ea lit* triaminces dans lesquels sout creusés de petits caTeaux et d'oà sort one source d'eau tégument chaude.
Ces marnes reposent sur des bancs de calcaire jaunAtrs, dur* qui fiût saillie et produit ainsi la petite cascade dtmt nous awM parié.
Ala partie supérienre.ilsreDfenaentleCjipAoMiimiMiMMiTSJ
GÉOLOGIE M LK PAUKTINB. 187
Dans leun lits inférieur! oes calcaires sont remplis de débris de rudistes.
Deux petites grottes superposées ont été creusées de main d'homme dans ces bancs compactes.
Au-dessous de oes couches à rudistes Tiennent des calcaires gris qui renferment de nombreux fossiles. Ce sont des grands gastéropodes^ des turritelles, VHoleciypusexcism, un petit Pecten et la Janira trieoêkUa de M. Goquand (non Bajle) qu'on trouve en Àlgârie(l).
Ces couches reposent sur un calcaire suboristallin blanc qui surmonte lui-même un calcaire dolomitique cristallin, gris enfumé, sur lequel se voient les empreintes grossières laissées par des Ammomtes.
Toutes oes assises de calcaires plus ou moins compactes surmontent des manies jaunâtres qui referment de nombreux fo^ siles tels que : Ostrea flabellata^ Luynesi^ Mermetiy Mermiii\H,r. sukataj Èolecfypuê siriahs^ Hemiaster FaumeK, Het^rodiadema libjfeimij eto. Les foraminifères microscopiques sont rares dans ces marnes.
Ces couches reposent sur des calcaires gris qui reofinrment de belles et grandes bivalves ; ce sont notamment les Cardium fwli et Cambei. Au-dessus viennent des marnes Uanchfttres, enfin la séria se termine par des calcaires et des nuurnes à Ostrea Mermeti var. mqfor.
Près de là se montrent les grès de NulNie> Uandifttres et bîgar* rèideroi^e.
§ 5. Terrahu erétaeh de fAmnwnitid» et de h Moabitide. -*-* Nous avons terminé Tétude des montagnes qui bordent de tous eâlés la vallée du Jourdain. Nous alloDS maintenant poursuivre notre marche vers le sud et passw en revue les terraina crétacés qui eonstituent les chaînes au milieu desquelles se trouve com^ prise la mer McNrto. Au lieu de reprendre la chaîne de Judée au point où nous TavoDS laissée^ c'est-à-^e aux environs de iérusa-
(1) C'esteilletipé60<iiieiidM«Mai4<Pf%MlétMlafiiâb|atfH4Wft^ MM iM» le pIvfmSM fifiMirtf ftMBIAil» é« «tl ioriMi»
188 ijmji8 MJkmmn.
lem, nous nous occuperons d'abord des plateaux d'Âmnion et de Moab, afin de ne point interrompre la série des observations relatives aux couches inférieures de la craie que nous venons de suivre depuis Suf et Rajib jusqu'à Aïn Musa.
En poursuivant ainsi d'Ain Musa vers le sud, on rencontre le jebel el Guwajid où se montrent les calcaires en bancs minces avec lits de silex dont nous avons parlé plus haut ; puis viennent des calcaires avec petites exogyres; enfin, après avoir passé le district à monuments mégalithiques de Manfoumieh, dont les â/Î9/mens ont pu être facilement construits au moyen de ces calcaires tabulaires qui fournissent des dalles naturelles faciles à extraire , on marche sur des calcaires à plicatules analogues à ceux d'Ârak el Émir. Au-dessous de ces calcaires on trouve des marnes jaunâtres et, après avoir descendu des pentes assez roides, on arrive dans le haut de la vallée du Zerka Maïn qui limite le territoire de la tribu des Adouans.
Cette rivière, ou plutôt ce ruisseau coule sur des alternances de marnes et de calcaires assez fossilifères et dont la successioD est particulièrement aisée à étudier, près du campement habituel, en un point où les couches inclinent de 10 d^rés environ au sud-ouest.
Voici quelle est la disposition de ces couches :
A la base, ce sont des calcaires marneux avec empreintes de bivalves, puis viennent des marnes blanches à exogyres^ peigtm et ptérodontes que surmonte un véritable banc d'exc^res.
Les marnes qui succèdent à ce banc d'huîtres en renferment encore et sont, à leur tour, recouvertes par un calcaire compacte gris à Ostrea Africana var.
Puis viennent des marnes grises avec bivalves et un calcaire blanchâtre à Ostrea Africana. Au-dessus on voit, dans des calcaires gris blanchâtres remplis de plic4\tules(P//cû/M/a Foumelif) de nombreuses exogjres fossiles, ce sont les Ostrea Olisoponensisy Delettrei^ Africana var. , etc. A ces calcaires et marnes à pHcatules succède une alternance de calcaires marneux à exogyres avec des marnes crayeuses blanches bigarrées de rouge.
A la pallie supérieure de cette alternance, les calcaires mar-
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neux renferment VOsirea Jjiynesi^ la Janira tricostata de M. Coquand et une Uma finement striée.
Après une succession de lits très-minces de calcaire tabulaire, la série se termine supérieurement par des marnes blanches à exogyres qui passent à un calcaire marneux blanchâtre, lequel est surmonté de bancs épais de calcaire dur, d'un gris d'abord clair, puis bleu. — Ces dernières couches forment, sur les bores du Zerka, une petite plate-forme sur laquelle était établi notre campement; comme le montre la coupe suivante :
Fig. 9. — Coupe des assises cénomaniennes prise dans le lit du W. Zerka Main.
«I. Calcaire gris, blenAtre.
b. Calcaire gris, clair.
c. Calraire marneux, blanchâtre.
d. Mvnes blanches avec quelques ezogyr»*s.
e. Lits minces de ealcaiie tamilaire.
f. Marnf s blanches bigarrées de ruuge avec exo-
gyres et bivalves.
g. Calcaire marneux grit clair, avec Oitrca Luy~ neaif Janira tricottataj Coq., Lima, etc.
A. Mam. crayeuses, blanches, bigamies de rouge. i. Cale, gris, compacte, avec traces d'exogyres j. Marnes crayeuses, blaneh«>s, bigarrées de rongf. k. Marnes grises, blanchâtres, avec Plicatula
Foumeli (?), Oêtrta OliwoponeruiM^ et nombreux
foraminifôres microscopiques.
l. Calcaire gris, blanchAtre, à Plicatula Fourneli ?) 0$trea Delethvi, Africana. var., etc. m. Calcaire blanchAtre à (ktrta Afrieama.
n. Marnes grises avec bivalves.
o. Caleaire gris, eompacte, avec Plicatula Fourntli (?), Chtrra Delfttreiy Africana, var., et nombreux foraminiféres oiicroseopiquef dont les loges sont en partie remplies d'oxyde de fer.
p. Marnes à exogyres.
q. Banc d'exogyres.
r. Marnes blaucbâtres avec exogyres et ptérodontes (P. elonçata ?),
$, Calcaires marneux avec empreintes de petites bivalves {Lucina Gardium^ etc.).
On peut compléter un peu cette coupe par celle d'une colline située au sud-ouest et dans laquelle affleurent des couches supérieures au calcaire gris bleuâtre et compacte, terme le plus élevé de notre coupe du Zerka Maïn. Les assises sont, en ce point, à peu près horizontales; elles débutent par ces calcaires bleus, sans doute un peu magnésiens. Des calcaires tabulaires les recouvrent et sont à leur tour surmontés par des couches assez puissantes de marnes blanchâtres qui renferment des moules de bivalves et une Pholadomye que nous retrouverons au waddy Mojib et que nous
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rapportons avec quelques doutes à la Ph. Molti de la eraie d'Algérie. Ces marnes supportent enfin des oalcaires.
Du côté opposé du campement, c'est-àrdire en amont de la vallée et près des sources qui alimentent le ruisseau, on trouve des couches qui, d'après le sens du plongement général des assises comprises dans la coupe du Zerka Biaïni devraient leur être infiérieures.
Ce sont des calcaires et des marnes à plicatules qui renferment la même variété d'Ostna Africma que Ton trouve prèi du cam« pement, dans la coupe que nous avons donnée plus haut. Cette variété s'accentue encore davantage aux sources du Zerka et, sans la valve supérieure, on la confondrait aisément avec V(ktrea Delettrei^ à cause de lespacement des lames d'accroissement de sa valve inférieure; quelques exemplaires prennent même une forme trapézoïdale que nous n'avons vue qu'en ce point. On trouve encore, dans cette localité, l'Oi/rea Luynm^ le CwrdkmkUkh' num (?) et les mêmes Venus qu'à Kerak...
Au sud-ouest des trois gisements fossilifères dont nous venons de parler, et en continuant à descendre la vallée du Zerka Maïn, on arrive au bas des coulées basaltiques qui paraissent s'être épanchées de la hauteur d'el Hatnmé.
En montant vers ce point , on traverse des marnes crayeuses jaunes dont le niveau doit être supérieur k celui des couches que nous venons de décrire. Ces marnes jaunes sont surmontées de calcaires marneux avec silex. Sur ceux^û reposent dea marnes blanches qui viennent enfin recouvrir de nouveaux ealcaires marneux avec bancs de silex.
On a évidemment affaire ici au système supérieur de la craie du Liban, de la Galilée et du Belkaa«
Les déjections volcaniques recouvrent ces ooueiies près d'd Hammé. En montant de ce point au jebel Attarus, Tun dea wnh mets les plus élevés du pays, on trouve cette montagne composée de calcaires et de marnes, en bancs minces, entressêlés de ttls de silex.
Cette formation a ici une grande puissance) et comme les te^ rains crétacés de ce pays n'ont guère subi de d^laoemont que
GÉOLOOn Ot Lk f AUBTINE. 191
4iiii le mm iwiicil, depûs^u'âs m mat déposés, ils'easuitipM ceseakwfMteadiwàsïlex^qittnepréieiit^ las plus
réoMEts^ ooottpeDt f^oét^ilaBieiit les siHiiinets des platoain: et des montagiies.
Mais si leur position ne laisse pas de doute, leur âge est ffim difficile à préciser.
Nous aWM déjà vu, eo effet, eofflliieii il étsît difl&cile de sépt^ rer, dans la SaiMrie, iescskairas mimniditiquefe des csietines crétacés -qm les supporteiit et passent à eus d une fiÇM inaah sMe. Si la présence des mummulûks ammis a permis^ dans certaias css, de Destituer au temûii tertiaire ce qui lui revenait de dreit dans cette puissante série de marnes et de odcsires Us»» châtres, en leur absence, il nous a été impossible de séparer les deux terrains qne les earactte^es stralîgrapfaiqttes etlitiMriqgîques M pecrveot iura distinguer ïusï de Tantre.
il iuA ajouter à cekipiVm n'avait point ^(msé jusopi'ici de fossiles dansoette longue suocessioB de olcsires tendres à sîlei:.
Nous avons eu la bonne fortune d'en découvrir en plusieurs points de la Moabitideet de ridi»ôe^ et c'est an jelsel Altarnsque nous avons trouvé les premiers. Mais ces fossiles^ malgré leur bonne oonservation, effrentdes formes «i peu earaolénsticpies et si jffiilûguës qn'ib ne nons toot point jitsqn'à seoours pour la déliositaUQn des terrains créftaeés et des tercsins tertiaires. En efEel, bien que ie /neriei géaénsl de cette iuine rap^ pelle plntftt les torains tertiaires^ les espèces qui la composent n'ont aucun représentant dans ces terrains, tandis <pi'4in j im* contre une Leda qui parait se retrouver dans les terrains erétaeés de la ittdée. Ceci }okit à la présence de fos»les crétacés à la lase de cette foraiatîoD calcaréo^iiiceuae^ à la eontinuiléapparente des idiénomënes de la sédimentation depuis l'époipie de la orsie moyenne, à l'absence de nummulites dans leseouches qui renfor* ment ces fossiles, toutes ces raisons nons empèdientde séparer^ quant à présent, de la craie ces calcaires à silex, superposés à la craie moyenne et inférieurs aux calcaires nummulitiques. Us pourraient, bien que cela soit très-douteux^ correspondre à la craie supérieure et offrir avec les terrains eénomaniras et
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tertiaires qui les comprennent, des passages plus ménagés qu'en Europe, ce qui nous expliquerait pourquoi il est si difficile, en Tabsence de fossiles caractéristiques, de délimiter nettement dans ces contrées les domaines des terrains tertiaires et secondaires.
Nous avons dit que c'était au jebel Attarus que nous avons trouvé les premiers représentants de cette faune supérieure si intéressante. C'est à la surface des bancs de silex intercalés aux calcaires crayeux que se voient ces fossiles; ce sont des turritelles caractérisées par l'existence de deux carènes qui ornent en son milieu chaque tour de spire, dans le sens de l'enroulement, et dont nous croyons devoir faire une espèce nouvelle, la TurriteUa Seetzeni (1).
On y trouve aussi une autre turritelle assez voisine, pour la forme, de la TurriteUa Adullam décrite par M. Fraas(2) comme ayant été trouvée entre Mar Saba et Bethléhem , une petite scalaire délicatement ornée, une arche, des empreintes d'autres bivalves, etc..
Parmi ces lits de silex, il en est de bréchoïdes qui sont d'un assez bel effet.
Entre le jebel Attarus et la mer Morte, les calcaires, en bancs minces, occupent de nouveau les sommets du plateau et Ton en a tiré, aux environs de Mkaour (Machérontes) , les petites dalles qu'on trouve dressées et alignées dans tous les sens comme si elles avaient servi autrefois de limite à des champs cultivés ou à des vignes dont on ne retrouve plus de trace aujourd'hui dans cette contrée devenue stérile et déserte.
De Mkaour la vue s'étend jusqu'à la mer Morte et Ton aperçoit au premier plan, au-dessous de l'emplacement de la ville romaine qui est à 726 mètres d'altitude (1118 mètres au-dessus de la mer Morte), des collines coniques de craie blanche qu'accidentent des lits de silex qui se détachent en noir sur elles. Ces silex ren-
(1) La TurriteUa Seetzeni, ressemble à la TurriteUa uninngularis de Lamk., var A. de Al. Rouault (Mém. Soc. géoL, 2«8ér., t. Ut, pi. 15. fig. 19), et qui vient des terrains nummulitiques de Pau ; mais elle s'en distingue par sa forme plus allongée.
(2) Ausdem Orient, pi. 1, flg, 6.
ferment les mêmes turritelles qu'au jebcl Attarus, ainsi que des scalaires dont les tours sont ornées de côtes transversales et de stries longitudinales. Ces divers fossiles sont transformés en silice et se trouvent au milieu d'un silex tendre, blanc, farineux, qui recouvre le silex ordinaire d'une couche pou épaisse et laisse ressortir les fossiles dont la conservation est en grande partie due à cette circonstance.
Tous ces hauts plateaux sont occupés par des calcaires tendres avec bancs de silex.
En poursuivant encore vers le sud, on descend, par des pentes assez roides à travers des calcaires plus ou moins compactes jusqu'à la vallée du vsraddy Haïdan qui coule au milieu des assises cénomaniennes. Le lit du waddy Haïdan est à 130 mètres d'altitude ; Mkaour, à 726 mètres et le jebel Attarus a une élévation encore plus grande; on est donc descendu de plus de 600 mètres, et comme la stratification générale de ces dépôts est à peu près horizontale, on peut évaluer à 500 mètres l'épaisseur des couches qui séparent les silex à turritelles du jebel Attarus des calcaires dolomitiques du v^addy Haïdan.
W. Haïdan, 130*.
Fig. 10. -^ Coupe des assises cénomaniennes, au W. Haïdan.
p. Basalte.
a. Calr. marneux gris à Pterodonta elongata.
b. fjilcairea marneux Uanehàtres à (htrea Luyne$iy Afrieatuij rar., Cardium hillanum (?), Venuif etc.
c. Calcaire tabulaire jaonAtre.
d. Calcaire fn*'*) dolomitiqne, criitalliii.
e. Calcaire gris compacte.
Ces derniers , qui plongent très-faiblement au sud-est, sont surmontés de calcaires tabulaires jaunâtres. Au-dessus viennent des marnes blanchâtres à exogyres, Vénus et autres fossiles qu'on rencontre habituellement dans les marnes cénomaniennes [Ostrea Luynesi^ Africana y^r . ^ Cardium hillanum (î). Venus, etc.). Ce sont ces marnes qui, sur les bords du waddy
A!fl«. se. GiOL.
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Zerka Mùn, aflleuraient à un niveau plus élevé de 300 mètres eiivjron à cause d'une faible incliuaisou des couchas, vers le sud-est-
Au-dessus des calcaires marneux à exogjrcs , on trouve uu banc qui reuferme quelques silex rouges à leur surface et que surmonte un calcaire marneux jaunâtre avec ptérodoDtes(i',«Â)flgata) et d'autres gastéropodes.
De nouveaux plateaux calcaires séparent le waddy Haïdan du waddy Mojib. Ils constituent le jebcl Uoura que recouvre me. nappe de basalte et dont les flancs laissent voir à ou une série d'assises dont la stratification , à peu près horizoulalef s'accuse de loin avec beaucoup de netteté.
C'est ce que représente la vue suivante qui nous montre l'eosemble des couches crétacées, depuis les bancs à cxogyres que nous avons vus au waddy Zerka Uaïn, jusqu'aux marues à silex dont nous étudierons plus loin les divers lits.
¥i^, 11, — Vue (lei couchet crétacées du Jebel Houni et de tu coulée baullique au W. Hûdan.
On trouve dans les banc* à exogyres VOstrea Lut/iiesi, XOstrea
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A/ricana (la variété du waddy Zerka Maïn), ainsi qu'une huîtrp qui ressemble beaucoup à VOsirea columba et qui se trouve ornée des mêmes bandes colorées que cette dernière espèce.
Une nouvelle élévation sépare le waddy Haïdan de la vallée profonde du v^addy Mojib, dont le fond, situé à 100 mètres audessous du niveau de TOcé^n, est creusé dans les grès de NubiiB qui commençaient déjà à affleurer au waddy Haïdan. Après avoir franchi ce col, la descente vers le waddy Mojib s'effectue au milieu de la série inférieure dies assises dont la coupe précédente montre la succession.
Au fond du waddy, se trouvent les grès de Nubie, jaiines et rouges dans le bas, blancs à la partie supérieure, Unie couche mince d'argile verte à laquelle ^'arrêtent les infiltrations salifères, sépare cette formation arénacée des dépôts cénom^niens superposés dont elle constitue la première assise.
Au-dessus viennent des calcaires jaunâtres renfermant, à certains niveaux, des nodules de calcaire spathique. Ces calcaires renferment VOstrea flabellaia^ VOstrea A f ricana^ la Janira tricostata (Coq), le Pterodonia elongata^ des Pecten^ Turriiella et des oursins tels que V Heterodiadema Libycum^ VHoleciypus Lartetiy le Gonyopigus Brossardij etc.
Ces calcaires sont recouverts par des calcaires jaunes à ptérodontes et par des marnes blanchâtres à exc^res ; puis, vient un calcaire marneux avec bivalves etgastéropodes auquel succèdent des marnes grises renfermant VHemiaster Fourneli^ VOstrea Olisoponeîisis, Mermeti var., carinata^ làPlieafyUa Foumeli^ une pholadomye ornée que nous avons déjà rencontrée au waddy Zerka Maïn, et des moules de Vénus qui existent à Rajib, au waddy Haïdan, etc. Ces marnes paraissent correspondre à celles d'Aïn Musa et, comme ces dernières, elles ne renferment que très-peu de foraminifères microscopiques.
Au-dessus de ces marnes à Hemiaster yierA un calcaire jaunâtre assez tendre, dans lequel on observe au microscope la présence de très-nombreux rhomboèdres de chaux spathique et quelques foraminifères. Ce calcaire renferme VOstrea Mermetiyhf.^minor et de {)etits individus de VOsirea veskularis, var. JucUuca. Il sup-
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porte une alteniaiice de marnes crayeuses jauTies et rouges avec des calcaires uaukiiis (|ui con\\enneal\' Ammonites Luynesimmmune au waddy Haïdan.
Un calcaire compacte, proI»ablemcnt dolomitique, surmonte le tout et est, à son tour, recouvert par des manies à pholadomye (F. Molli?) et (|uelqiies autres bivalves ; enfin cette série se termine par des calcaires dans lesquels on remarque la présence de silex rougis à l'extérieur par des oxydes ferrugineux, comme ceux que nous avons déjà signalés dans le Belkaa.
Ou apen,'oit ensuite, à l'est, des couches de manies jaunes supportant des (calcaires crayeux hlanchUtres avec bancs de silex qui complètent la série que nous avons déjà relevée au jebel Houra et sont coiffés de la même nappe hasalticjue qui couvre ce dernier plateau, ainsi que le montre la coupe suivante :