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De l'autre côté du waddy Mojib, c'est la même succession. Des él)oulcments et des dépêts d'incrustatious masquent les
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assises inférieures, mais bientôt on voit affleurer les calaiires à Ostrea Africana^ puis les marnes à HemiasM'; enfin, au-dessus des assises que nous venons de passer en revue, sur la droite (le ce cours d'eau, viennent les marnes jaunes et les marnes crayeuses blanches avec bancs de silex dont Tascension du jebel Schihan nous a permis de faire Tétude détaillée.
Nous avons vu que les cîilcaires à silex du jebel Attarus devaient être plus élevés d au moins 600 mètres que les calcaires à plicatules du waddy Zerka Maïn, qui ne sont pas, c^mme on vient de le voir, les couches les plus inférieures des terrains crétacés; ici nous trouvons que le jebel Schihan atteint 948 mètres au-dessus du lit du waddy Mojib.
En défalquant de ce chiffre l'épaisseur des grès de Nubie qui ont environ 40 mètres d'élévation au-dessus du waddy Mojib et celle de la nappe de basalte qui couvre le sommet de la montagne, on voit qu'il resterait encore plus de 800 mètres pour la puissance totale du terrain crétacé depuis les calcaires cénomaniens à Heterodiadema Libyciim jusqu'aux marnes crayeuses blanchâtres avec bancs de silex subordonnés, en admettant que ces dernières assises fassent encore partie de la craie (1).
Ainsi, au-dessus des cDuches cénomaniennes dont nous avons étudié la succession détaillée dans les escarpements de la rive droite du waddy Mojib et dans les coupes précédentes d'Aïn Musci, du Zerka Maïn, du waddy Haïdan et du jebel Houra, viennent des calcaires jaunes avec moules de bivalves recouverts par des calcaires blanchâtres en lits minces, puis un calcaire jaunâtre plein de foraminifères microscopiques et donnant à profusion des Hemiaster Liiynesi, ainsi qu'une grande espèce de Plicatule qui se rapproche de la Plicatula Flattersi Coq., qu'on rencontre dans la craie supérieure (santonien) d'Algérie. Une Ammonite dont je n'ai malheureusement que des fragments insuffisants pour permettre de la caractériser spécifiquement, un Cardium du groupe du Cardium hillanum^ une huître voisine de Y Ostrea semi-plana^de la craie de Meudon et quelques autres
(1) Voyez, à la page 198, la succession de ces couches supérieures à nlet à la partie supérieure du jebel SchibaQ«
198 LOUIS liAB'fET.
coquilles bivalves complètent cette fauflc (|ui, assurément, est crétacée, mais qui pourrait bien cofrespondro à un horizon plus élevé que Tétage cénomanien.
Fig. 13. —* Coupe des marnes crayeuses blanches à silex qui couronnent
le jebel Schihan (Moabitide).
a. Daealto.
b. Morne blanche à silex.
r. Marnes crajenses, blanrhàtres, patries de di'^bris de poissons et de foraminifires microscopiques.
d. Calcaire grossier rempli de dt^bris d'bultres.
e. Calcaire compacte arec silex pyromatqne noir.
f. (Calcaire compacte avec bancs de silex bréeholdes à petits éléments.
y. Calcaire compacte avec silex noir.
h. Calcaire crayeux blanc, t. Calcaire tabulaire.
j. Banc de silex, j'. Silex spris csquilleux.
iir. Calcaire «ree débris de bavettes d'oursins. /. Calcaire avec nodules de silex.