‹ Annales des sciences géologiques (volume 3)Chapitre 54 sur 68 · DE LA BÉGUDE A LA MALLE · texte numérisé non relu

DE LA BÉGUDE A LA MALLE

(Fig. 17.)

La coupe que nous allons faire connaître est une des plus importantes de notre travail. C'est qu'elle ne montrera pas seulement la constitution des couches géologiques, elle mettra en lumière mieux qu'aucune autre les prodigieux dérangements subis par les différents étages, et elle tire enfin des travaux de M. de Villeneuve une valeur toute spéciale. En effet, la partie qui s'étend depuis Chàteauneuf jusqu'à la Malle a été donnée par le savant ingénieur, en y rattachant celle de la Bégude comme présentant le type des trois grandes divisions, Jura inférieur, moyen et supérieur^ admises par ce savant dans ses beaux travaux sur la Provence.

Entre le sommet des collines de Vallauris et le vallon de Graffîon, ou rencontre une suite de couches extrêmement remarquables, appartenant au Jura moyen et à la fprniation tertiaire.

&16 DIKIJLAFAIT.

Ces calcaires fortement redressés montrent en plusieurs points des zones remplies des plus remarquables fossiles. À l'aide de ces précieux guides, nous avons dès aujourd'hui la certitude de pouvoir arriver à porter la lumière dans cet enchevêtrement d'étages et même de formations.

Au fond du ravin de GrafBon, on trouve les marnes irisées, recouvertes par la lumacholle infraliasique. De l'autre côté, on voit l'infralias dolomilique, et au-dessus des calcaires bleus remplis de rognons siliceux. On coupe la route d'Antibes, et l'on retombe dans le muschelkalk. On remonte la série jusqu'aux calcaires à silex; de l'autre côté, sur le versant de la BuUide, on redescend la même série. On traverse les terrains compris entre la BuUide et la Brague, lesquels présentent une disposition et une composition tout à fait analogues à celles des précédents, et l'on atteint le village de Vallebonne, aux environs duquel, comme nous le savons, les marnes irisées et l'infralias, sont fortement développés.

En continuant la coupe au delà de ce village, on peut suivre la lumachelle infraliasique à la base des coteaux, ou traverser l'infralias calcaire et l'infralias siliceux, pour arriver à la route de Gagnes, là où nous avons signalé en si grande abondance Y Av. contorta et les calcaires marneux fissiles. De ce point, jusqu'à la route de Vence (1500 mètres), nous retombons sur une petite portion de la coupe, fig. 15.

En traversant la route de Vence, le chemin s'engage dans un vallon assez resserré, au fond duquel coule un ruisseau dont la source principale sort du pied de Châteauneuf, et qui, en recevant plusieurs petits courants, donne naissance à la rivière de la Brague.

Le fond de ce vallon est formé par les marnes irisées, qui se voient très-bien à droite et à gauche. Toutefois, au pied même du monticule qui supporte le village d'Oppio, le muschelkalk apparaît. Les marnes irisées se développent au-dessus, et sont recouvertes à leur tour par la lumachelle compacte et les calcaires siliceux de l'infralias. Du côté de l'est, sur la rive gauche du ravin, les marnes irisées et l'infralias très-fossilifère se montrent

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au delà du pont de pierre établi sur le ruisseau. Cet étage se continue, et on ne le quitte plus ni à droite ni II gauche ; si Ton s'avance dans la partie la plus basse du vallon, mais en suivant la route, on constate qu'au point où elle monte plus rapidement, en face du chemin de Rouret, les marnes irisées s'abaissent par rapport à la route vers l'origine de la vallée. Bientôt on passe dans Tinfralias dolomitique et siliceux, et l'on arrive en face des rochers sur l'extrémité méridionale desquels s'élève le village de Châteauneuf.

À l'est, et tout à fait au pied du village, le vallon que nous avons suivi jusqu'ici commence d'une manière assez brusque par un petit cirque d'où s'échappe une source considérable, en face de la propriété Court. La partie supérieure est constituée par une masse épaisse de marnes noires, qui se prolongent de chaque côté. Des fouilles ont été exécutées en ce point, pour chercher du charbon : l'abandon des travaux nous apprend suffisamment qu'elles n'ont abouti à aucun résultat.

Les parties basses de ces marnes appartiennent peut-être au keuper, mais les couches noires font déjà partie de l'infralias, puisqu'elles renferment en particulier VAv. contorta. En exajoiinant, d'un autre côté, les couches qui recouvrent les marnes précédentes, on voit, en ce point même, de gros bancs trèscompactes à peu près horizontaux, s'élevant en amphithéâtre, surtout au nord et à l'est. Ces bancs ne sont autre chose que la lumachelle compacte, à la base, et les calcaires dolomitiques de l'infralias au-dessus.

Ces couches noires de Châteauneuf sont identiques, par leur aspect et par leur position géologique, avec celles que nous avons signalées comme très-développées, au pied de l'escarpement de Chàteaudouble, à l'est du château de Favas, au nord de Yallauris, etc. A Châteauneuf, comme dans les points précédents, ces marnes appartiennent don(\ à l'infralias.

En reprenant la route, et marchant vers le nord, on laisse à gauche les calcaires dolomitiques et siliceux de Châteauneuf; une fontaine qui jaillit au pied de Tescarpement et fournit de l'eau au village, sort à la base de l'infralias, bien que la luma-

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çl^elle ne paraisse pas en ce point ; mais un peu plus loin elle {^ fourni les matériaux pour la construction des murs qui bordent la route.

Nous deYQPs, ftu sujet de Cbâleauneijf^ faire remfirquer que les couches de Tinfralias sur lesquelles s'élèv0 fe village ipclinent fortement vers le sud, tandis que le système général esta peu près horixontal, ou même plonge légèrement vers le nord. La masse de Châteauneuf n'est pas h dédaigner, toutefois il n'y a là qu'un accident local.

En marchant toujours vers la route de Grasse, oq atteint bientôt un ensemble considérable de calcaires dolomitjques, qui s'élèvent et se prolongent du côté de l'est. Ces mêmes calcaires se retrouvent encore très-développés un peu plus loin, au sud même de la route de le Bar, et àftfls la direction de l'ouest, à Pred-du-Laç même.

Au nord de cp bweau s'élèvent dps escarpepienls s'étendî^nt d'un côté vers le Bar, et de l'autre vers la îtfalle. Poqr les fn^nchir, au moins dîtns la première partie, on n'ft pas le choix ; il faut prendre l'unique sentier qui, partant du village^ va passer à l'oratoire bâti un peu àgauphe au haut de la première rampe.

Nous avons dit que l'infralias dolomitique se montrait en masses puissantes au bord de la route du Bar, ji l'est de Pred-du- Lac; mais les couches relevées jusqu'à la verticale attestent la violence des phénomènes géologiques dont ces lieux ont été le théâtre, en même temps ({u'elles avertissent l'observateur de se tenir constamment sur ses gardes, et le disposent à rencontrer, sans beaucoup d'étonnement, des dérangements considérables dans les terrains. C'est précisément ce qui arrive dans les lieui^ qui nous occupent.

En sortant de Pred-du-Lac, on marche dans l'infralias dolomir ticiuc reposant lui-même sur la zone à Av. coniorta, et cependant, bien qu'on monte rapidement, on ne tarde pas à rencontrer le muschelkalk le mieux caractérisé. Il est là, comme toujours dans le midi delà France, constitué par de gros blocs bleus, montrant d'ailleurs ses fossiles ordinaires. A pes baijcs com-

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pactes succèdent bientôt des argiles multicolores, montrant çà et là des couches de gypse généralement rougeâtres, et qui, les uns et les autres, appartiennent au keupcr.

A la hauteur des marnes précédentes, le chemin tourne fortement à Touest, pour prendre très-obliquement les escarpements et diminuer ainsi la roideur du plan incliné sur lequel on s'avance. Il en résulte qu'on marche pendant quelque temps dans les marnes du keuper.

La position de ces marnes au-dessus du muschelkalk bien caractérisé, les couches de gypse intercalées dans leur épaisseur, etc. , ne permetfciient de rapporter cet ensemble qu'au trias ; mais, si le doute eût été possible, il aurait disparu \in peu plus haut par l'apparition, au bord même du chemin, de la zone à Av. conforta très-fossilifère; et comme, ainsi que nous l'avons dit, le sentier coupe très-obliquement les bancs, il en résulte que VÂv. contorta se voit sur une étendue considérable : elle est recouverte par Tinfralias dolomitique. Un peu plus loin, bien que le chemin monte toujours, un plissement ramène au jour la lumachelle à Av. contorta. Elle se montre ici très-riche sur une longueur de plus de 100 mètres, et pour que rien ne manque aux caractères ordinaires de la base de Tinfralias, on trouve au-dessus de la lumachelle à Av. contorta les calcftjres piarneux fissiles, et cela jusqu'à 100 mètres avant d atteindre par le sentier le premier point culminant. Au-dessus se développent les calcaires siliceux de Tinfralias; on atteint le haut de lapreinière rampe aux environs du petit oratoire dont nous avons parlé et que l'on aperçoit très-bien du fond des vallées, du côté du sud.

Ces calcaires siliceux sont recouverts par des çi^lcaircsi bleus à gros silex, et ceux-ci, à leur tour, par des masses énormes de calcaires blancs, dont nous n'avons pas à nous occuper en ce moment.

Parvenus en ce point d'où l'œil embrasse, surtout daps la direction du sud, un magnifique horizon, arrêtons-nous uu instant.

La rencontre de la zone à 4^- contorta tr^nçt^Q M QOf d do

MagagDOsc, à (rios de 500 mètres ao-dessos do n¥in de Châteauneuf, est ceiiainemeiit quelque chose d'extraordinaire, si Ton ne considère que ks lieux enTÎronnants, et un géologue qui aurait seulement exécuté quelques grandes coupes à traders la Pro- Tcnce aurait sans aucun doute été complètement induit en erreur à la montée de Pred-du-Lac. Mais pour nous qui arions suivi rînfralias pied à pied, depuis la limite la plus occidentale du département du Var, il en était tout autrement. En se rappelant œ que nous ayons dit de Finfiralias dans Tespace compris entre la Siagne et Grasse, il est clair que sa réapparition, au point qui nous occupe, n a plus rien de bien surprenant.

On retombe là, en effet, sur la grande ligne de brisure qui s'élève à partir de la Siagne, passe par Cabris, le nord de Grasse, et tourne rapidement au nord-est, pour se diriger vers le Bar. Les dérangements parfois considérables, et les agissements que Ton rencontre çà et là, sont tout à fait impuissants à masquer les traits généraux pour un géologue qui connaît les Alpes et la Provence.

Vues de ces hauteurs, les collines de Yallauris, Mougins, Vallebonne, Oppio, etc. , et beaucoup d autres se rattachant aux précédentes, ne forment au fond de la plaine que des monticules d'une importance très-secondaire. On voit daiUeurs, de la manière la plus évidente, que toutes ces collines fout partie d'un système dont les dérangements sont assez peu importants, ainsi considérés à distance. On comprend (paiement qu aux environs de la grande ligne de brisure, les dérangements aient dû être beaucoup plus considérables que dans la plaine, et ainsi s'expliquent, et le redressement de i'infralias dolomilique, et le plongement vers le sud des couches de Chàteauneuf, etc.

Nous avions à diverses reprises parcouru les montagnes qui s'étendent au nord et au nord-est de Grasse, nous avions vu partout les terrains jurassiques recouverts par la formation crétacée. 11 devenait dès lors très-probable que Tinfralias ne dépassait pas, dans cette région, les parties élevées de la grande barre de iMagagnosc. iMais dans une dernière excursion, ajant voulu prolonger notre coupe actuelle jusqu'aux hautes montagnes

ZONE A AVICULA CONTORTA ET INFRALIAS. 421

de Thorenc, et cela d'ailleurs en vue d'un tout autre travail que celui dont il s'agit actuellement (1), nous fûmes conduit à passer au vallon de la Malle, bien connu de tous les géologues par les recherches de d'Orbigny , et surtout de M. Astier et de M. Duval Jouve. Je trouvai là ce que ces savants ont décrit depuis longtemps, l'étage cénomanien très-développé, très-fossilifère, et montrant surtout en abondance la Gryphée colombe dans un état parfait de conservation. L'étage précédent se voit à la Malle, où il forme un grand escarpement, qu'on aperçoit de plusieurs kilomètres, et dont la partie basse est constituée par des argiles bleuâtres. L'étage qui se prolonge beaucoup du côté de l'est, est d'une régularité parfaite, et, soit de près, soit de loin, les bancs semblent être à peu près horizontaux.

Je m'avançais en toute confiance dans cet horizon parfaitement connu, quand mon attention fut tout à coup attirée par une couche de marnes noires, épaisse de 15 à 20 centimètres, et rappelant tout à fait la couche marno-lignitifère de la base de l'infralias.

Bien que le raisonnement et l'analogie protestassent complètement contre cette impression, je m'approchai, et je n'eus qu'à me baisser pour reconnaître immédiatement la lumachelle infraliasique au-dessus des marnes noires. Elle est là, comme partout en Provence, très-riche en fossiles, et montre en particulier des At?. contorta d'une conservation parfaite.

Ainsi, la zone à Av. con/orto existe à la Malle, avec ses fossiles et ses caractères ordinaires, au niveau géodésique des Gryphées colombes^ el presque en contact avec elles, à environ 1200 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La lumachelle infraliasique n'occupe à la Malle qu'un trèspetit espace, mais les marnes noires l'indiquent suffisamment ; elle est du reste si abondante au bord du sentier, au nord du banc à Gryphées colombes^ qu'il suffit d'être prévenu pour que tous les géologues la retrouvent désormais immédiatement eu ce point.

(1) Étude générale sur le Jura supérieur dans les Alpes, de Grenoble à la Médi" terranée.

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DE GRASSE A LÀ TAlLÉE DU LOUP.

(Fijr. 18.)

Nous allons maintenant, partant de Grasse, suivre la zone à Av. contorta et Tinfralias dans le grand système dont nous avons parlé.

En sortant de Crasse par la nouvelle route de Vence, on trouve un ravin à gauche, après avoir dépassé les dernières maisons de la ville. On voit là, malgré la végétation, quelques bancs calcaires un peu plus haut que la route: c'est la lumachelle à Av. contorta.

On peut considérer, sans erreur sensible, la nouvelle route comme marquant le niveau moyen de Tinfralias depuis Grasse jusqu'à Tembranchement du chemin de Châteauneuf. Elle se tient en général un peu plus bas que la zone à Av. contorta^ et par conséquent est en grande partie ouverte dans les marnes irisées. En s^élevant dans les propriétés au nord de la route, on retrouve toujours la lumachelle, mais elle est particulièrement visible et facile à observer, comme on le comprend, dans les ravins creusés au milieu des escarpements.

Il y a, dans la montagne dont nous suivons les parties basses, une faille parallèle à la route, quand on s'approche de Mtigagnosc; il en résulte que la zone à Av, contorta, tout en restant sensiblement au niveau de la route, à Pred-du-Lac, comme l'indique notre coupe actuelle, se retrouve faisant partie des escarpements, à une assez grande hauteur au-dessus de ce dernier hameau, ainsi que nous lavons étabh dans la coupe de Caussol.

En pénétrant dans la vallée de le Bar et suivant la nouvelle route, on marche en plein dans les marnes irisées, et bientôt ou rencontre à gauche des masses énormes de gypse en exploitation. Les débris de la lumachelle à Av, contorta ne sont pas rares à ce niveau, mais ils sont roulés. En faisant des coupes perpendiculaires à la route depuis renibranchement de Châteauneuf jusqu'au ravin de Riou, il faut toujours remonter assez haut à travers les cargnieules et les marnes, pour retrouver la lumachelle en place.

ZONE A AYICÙLÀ GONTORTA ET IIOiHALIAS. fi.^3

Quand on s approche du ravin précédent, le système général s'înclinant vers le nord plus vite que la route, la base de l'infralias s'abaisse, et en remontant un peu le ravin du Riou, on la trouve trôs-développée au niveau du chemin.

On contoiiWë à Test le village de le Bar, et Ton atteint le ravin du Real, en se maintenant à peu près dans les marnes irisées ; la zone à Av. contorta se montre toujours à une très-petite distance à gauche, un peu au-dessus de la route.

En approchant du pont du Loup et au pont même, la lumachelle est très-développée et très-fossiîifère au niveau de la route. Elle se prolonge même à la base de l'énorme fracture par laquelle le Loup débouche dans la vallée de le Bar.

A partir du pont du Loup, la route monte jusqu'à Tourrettes. Elle s'avance cependant à peu près constamment au niveau de l'infralias jusqu'au point culniinant, où elle fait un coude en se dirigeant momentanément vers le nord. D'un côté, des dérangements locaux, de l'autre le changement de direction, amènent momentanément au niveau de la route des assises n'appartenant plus à l'infralias; mais bientôt la lumacheïle à Av. contorta reparaît, et à 500 mètres du coude, en montant toujours, une carrière que l'on voit à gauche est précisément ouverte dans la lumacheïle infraliasique.

Dans cette carrière, distante d'environ 5 kilomètres du pont du Loup, la zone à Av. contorta se trouve reportée à plus de 100 mètres plus haut qu'en ce dernier point.

A partir de là, le système plonge fortement à l'est, et, en continuant de s'avancer, on entré bientôt dans les calcaires de Imfraiias, puis dans d'autres calcaires tout à fait analogues, mais renfermant des fossiles de la grande oolile. Enfin, à la deuxième montée, avant d'atteindre Tourrettes, on trouve les calcaires blancs cristallins qui constituent les seconds escarpements de ces hautes montagnes, et que nous avons déjà rencontrés dans la coupe de Gaussol.

En approchant de Tourrettes, on voit les calcaires blancs recouverts par dfcs coubhes épaisses de marnes bleues remplies de fossiles, et montrant surtout la Gryphée colombe en grande

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Sur la TVf(^. »fiT>ite, Les choses ae i4»nt passées autrement. Tout lete bouieverîe. Aussi. Jejài Tembrunrhement Je ^iàteauneuf. les xn)S bani!s «loiomitii^ues «le Tinfinlias S4)nt tout a fiiit verti- '•aux. Cette tiisposition ie remanjue mieux encore, «pianti on pareoiirt le flanc sud lie la vailee «lu Loup, ou quand ou observe les lieux a distance en descendant par la nouvelle route de le

ZONE A AVIGULA GONTORTA ET INFR ALIAS. ft25

Bar. On voit les grands bancs dolomitiques former constamment le fond de la vallée pendant qu'elle se dirige vers le nord-est ; mais quand, en se resserrant toujours, elle vient à s'avancer vers l'est, rinfralias reprend sa position normale, et la zone à Av. contorta et même le muschelkalk reparaissent à la base. Seulement, comme tout le système plonge fortement à l'est, on ne tarde pas à voir apparaître les calcaires à silex, les calcaires marbreux et les masses énormes de calcaires gris siliceux qui bientôt constituent exclusivement le fond de la vallée et ses deux versants.

Si, revenant vers l'ouest, on prend un niveau facile à retrouver, celui des calcaires à remuons de silex, par exemple, on constate qu'il faut remonter rapidement le flanc de la vallée, et, à 2 kilomètres de l'embranchement, on se trouve reporté sur les points culminants des collines. En examinant les terrains dans la direction du sud, on constate qu'il y a là plusieurs failles successives, à peu près parallèles à la vallée du Loup. En effet, en se dirigeant vers la route de Grasse à Villeneuve, on rencontre à plusieurs reprises la succession suivante : oolite, dolomies infiraliasiques, zone à Av. contorta ; et toujours les bancs plongent vers la vallée du Loup. Ce plongement est, du reste, assez faible, excepté au bord de la rivière précédente.

Il y a eu, dans la région qui nous occupe, deux mouvements, ou plutôt, très-probablement, deux résultats produits par un même soulèvement.

Ce soulèvement aurait relevé tous les terrains, depuis la Méditerranée jusqu'à TEsteron, et une première grande faille se serait produite correspondant à la vallée du Loup. Toute la masse comprise actuellement entre la Méditerranée et la vallée du Loup, redescendant, s'est brisée en plusieurs points et a produit les vallées parallèles à celle du Loup, que nous signalions tout à l'heure.

îiâB DtÉiJLAFAIT.

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