RÉSUMÉ
1" Dans tout le midi de la France, le trias sert de base à l'infralias.
2° Si le keuper existe en Provence, il y est très-incomplet.
3" Les d(»rniers dépôts du keuper, quels qu'ils soient, supportant directement la zone à Ai\ contorta, sont, à tous les points de vue, aussi difTéreiits ([ue possiMe de ceux qui constituent les premiers sédiments de l'infralias.
4" Toutes les fois que dans la Provence les fractures et les dénudations permettent à l'observation de descendre assez bas, on trouve invariablement l'infralias à sa place.
ZONE A AVICULA CONTORTA BT INFRALIAS. 695
5° M. Hébert avait admis, eu 18G2, que les cargnieules non stratifiées, si développées en Provenœ à la base des terrains jurassiques, étaient toujours sur le même horizon, celui des marnes irisées. Il avait en outre pensé que le lias inférieur qu'il venait de découvrir dans le bassin du nord n'existait pas dans le bassin du sud.
Deux ans après, M. Coquand contesta ces conclusions.
Nous avons établi qu'elles étaient au contraire parfaitement exactes.
6° Les dolomies qu'on rencontre partout en Provence audessus de la zone à At;. contorta sont plus anciennes que l'horizon de VAmm. platiorbis^ comme l'attestent les fossiles nombreux et caractéristiques que nous avons réussi à découvrir dans leurs assises.
7° La zone à Av. contorta et la zone supérieure à F Av. conforta présentent, dans les deux bassins de la Durance et de la Méditerranée, une identité complète ; il faut seulement en excepter l'extrémité nord de la Provence, où la zone à Av. contorta paraît manquer.
Ces relations ne sont plus aussi évidentes pour la zone à Amm. planorbis.
Quant à la zone à Amm. angulatus^ il est possible qu'elle fasse défaut dans le bassin du sud.
8° La pétrographie, la stratigraphie et la paléontologie (seules ou combinées), appHcjuées à la détermination des affinités de l'infralias, ont conduit aux trois conséquences suivantes : L'infralias est triasique.
L'infralias est un étage neutre. L'infralias est un étage jurassique.
Les raisons principales qui ont produit des divergences aussi radicales tiennent d'abord à ce que tous les géologues n'ont pas compris l'infralias ou ses équivalents entre les mêmes limites, et, en second lieu, parce qu'il s'en faut beaucoup que les paléontologistes s'entendent toujours sur la détermination des mômes fossiles.
9° Au point de vue stratigraphique, l'infralias, des Alpes aux
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Pyrénées, et même dans toute la région des Alpes, est complètement isolé du trias.
L'absence du lias inférieur dans Fouest et de la formation liasique tout entière dans Test du bassin provençal de Al Méditerranée, le changement de sédimentation dans le bassin de la Durance, isolent également, bien que d'une manière moins radicale, rinfralias à la partie supérieure.
10^ En s'en tenant aux données précédentes, on devrait conclure que rinfralias est un étage à part, ayant cependant quelques tendances à se rattacher au lias.
Mais si l'on combine ces résultats avec ceux delà paléontolc^e, on arrive, à cause même des contradictions que présentent ces derniers^ à cette conclusion finale, par laquelle nous résumerons tout notre travail.