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p. Pondingvfl tertiaire.
G. Grès rouge fermginenz.
S. Sehietet soin.
es. Caleuret schistoldei en pla<^ettin.
D. DiiiiTiaxD de la plaine de RiTesalte*.
La route qui va de Rivesaltes à Yingrau et à Tuchan tra* verse d'abord le diluvium de la plaine si riche de Rivesaltes.
Un peu au delà du mas Besombes, ce diluvium repose Iransgressivement sur des schistes ardoisiers lustrés, noirs, dont les couches ont une inclinaison duN. 0. au S. £.
ARTICLE ff' 2.
Nous n'avons pas trouvé trace de fossiles dans ces schistes, qui peuvent appartenir, soit à des terrains anciens, soit au gault; la stratigraphie, pas phis que la paléontologie, ne fournit aucune indication pour fixer Tàge de ces schistes, ainsi que des grès ferrugineux qui les supportent.
Le mas Gaifard est construit sur ces grès ferrugineux.
M. Magnan classe les schistes et les grès que Ton trouve du mas Gaffard au mas Besombes, dans lesquels il n'a pas trouvé de fossiles, dans le gault ; il en fait son albien supérieur. Mais nous ne voyons pas de raison à cette interprétation autre que celle de vouloir faire prévaloir son intercalation d'un niveau de calcaires à Réquiénies entre deux assises du gault ; car, pour lui, l'albien moyen serait représenté ici par les calcaires compactes, que nous figurons sur notre coupe au delà du mas Gaifard, et qu'il fait passer en dessous des grès et des schistes ardoisiers.
Or, nous n'avons vu nulle part, en ce point, de contact autre que par faille, des calcaires et des grès ferrugineux. Aussi ne pouvons-nous assigner d'une manière certaine l'âge des couches du mas GaJBTard.
Le calcaire compacte n"" 7, qui fait suite aux grès rouges, forme un immense plateau qui se relève en certains points, pour former des montagnes plus élevées que le reste du plateau. Ainsi, au delà du mas Gaflard, le calcaire atteint tout au plus 170 mètres, tandis que, au sommet de la montagne qui borne Yingrau au sud, le calcaire atteint l'altitude de 506 mètres.
Ces calcaires sont en général gris bleuâtre, à structure subcristalline, remplis en certains points de Réquiénies et présentant çà et là des brèches calcaires. La route traverse des calcaires blancs qui feraient un très-joli marbre statuaire, s'il était plus dur et plus consistant; mais, au contraire, il est fort tendre, se réduit en poussière^ au point que la route paratt tracée dans du kaolin.
Ces calcaires inclinent en général vers le sud ; mais des failles accidentelles ont afieclé ces calcaires et les font incliner parfois du côté opposé, comme Tindique notre coupe.
M. Magnan nous paratt donner une trop grande importance
AU». »C. GéOL. m. il. — ART. H" i.
à ces calcaires en leur attribuant 500 mètres d'épaisseur ; leur grand développement résulte, comme nous le disons, de brisures qu'ils ont subies, et non d'assises calcaires sortant de dessous les unes des autres pour former ce massif.
En face de Yingrau, ces calcaires reposent directement sur les assises 6 et 5, représentées ici par des calcaires jaunes qui forment le haut de la grande pente rapide qui descend à Vingrau ; mais bientôt les calcaires jaunes de Taptien disparaissent, et font place très-brusquement à des calschistes en plaquettes, à des s<!^histes noirs et à des grès rouges ferrugineux qui appartiennent à l'étage du gault. Nous y avons trouvé le Nucula bivirgata^ Fitton, V Ammonites Milletianus^ d'Orb., et M. Magnan cite en outre le Discoidea conica^ Desor, et le Belemnites mini-mm^ liister.
Il ne saurait donc y avoir de doute sur Tâge de cette série ferrugineuse et noire qui constitue la vallée de Yingrau, et qui s'étend jusqu'à Tautavel et au delà.
Le point sur lequel nous sommes en contradiction avec M» Magnan est l'âge des calcaires compactes qui dominent la vallée au sud.
Ce géologue les fait reposer en stratification concordante sur la série du gault de Yingrau, qui est pour lui son albien inférieur, faisant ainsi des calcaires compactes à Réquiénies son albien moyen.
Or, il n'en est pas ainsi, à notre avis, et nous allons donner quelques raisons et quelques preuves en faveur de notre manière de voir.
1*" Les calcaires compactes qui dominent Yingrau au sud sont les mêmes que ceux de la Clape et correspondent à notre lone moyenne, parce qu'ils reposent sur une série découches dont les fossiles sont les mômes que ceux des couches qui à la Clape lui servent de base.
En effet, nous avons trouvé au nord de la route de Rivesaltes à Yingrau et sur le plateau, à la hauteur du Courtal Sirach, des couches marneuses supportant ces calcaires et contenant l'O^/r^a Aguila, le Cerbis corntgata, le Plicatula p/acunea^ le Tet^bra-
ARTICLE n<> 2.
TERRAIN CRÉTACÉ II^ÉRIEUR DES COBBIÉRES. 105
tula sella et les Orbitolina conoidea et discoidea ; en ce point, les couches sont aussi fossilifères qu'à la Clape, et leur position stratigrapbique, ajoutée aux renseignements fournis par la paléontologie, ne nous permet pas de douter que ces couches appartiennent bien à notre zone inférieure, et les calcaires compactes qu'elles supportent à la zone moyenne.
T Partant des données fournies par la coupe même de M. Magnan, coupe dans laquelle on voit une autre série de calcaires au N. 0. de Yingrau, nous afQrmons que ces derniers sont las mêmes que les précédents, loin de constituer deux niveaux différents.
En effet, Tobservateur qui, tournant la vallée de Vingrauau nord et marchant toujours sur le calcaire compacte que M. Magnan place dans lalbien moyeu, descendrait ensuite à l'ouest, arriverait, sans quitter un seul instant ces calcaires, jusqu'au niveau que ce géologue place dans l'aptien et qui correspond à notre zone moyenne.
Gomment se fait-il que, dans cette dernière course, on ne voie pas Talbien inférieur intercalé dans ces calcaires^ s'ils appartiennent à deux niveaux différents?
Faut-il croire que toutes ces couches noirâtres et ferrugineuses ont été englouties entre les deux assises de M. Magnan ? Mais au nord de la vallée on devrait voir quelque trace de cette disparition, par l'observation môme de l'inclinaison des couches qui restent. Or il n'en est rien ; et ce qui est la vérité, c'est que, comme nous l'indiquons dans notre coupe, il y a deux failles : Tune au N .O.yTautre S. E. de la vallée, failles qui mettent en rapport les assises du gault avec la zone moyenne et inférieure.
Quant à ce qui est de l'épaisseur de ces couches du gault représentées par des grès rouges au village, et au delà par des schistes noirs et des calschistes de couleur foncée, il nous parait difficile de l'estimer, car des failles peuvent avoir ramené plusieurs fois sous nos yeux les mêmes couches. Tout ce que nous pouvons dire, c*est que le gault, en ce point, a une grande importance comme étendue et comme orographie de vallée longitudinale*
106 F. CAIROL.
En poursuivant notre coupe, nous voyons le calcaire compacte supporter des calcaires en plaquettes avec Orbitolines et renfermant VOstreaAquila^le Terebratulasella^Y Echinospatagus Col* legnii^ et quelques autres fossiles que nous avons trouvés à la Clape dans la zone supérieure.
Ici encore nous nous trouvons en discordance d'idées avec M. Magnau. EnefTet, ce géologue fait intervenir un troisième niveau de calcaire à Réquiénies, indépendamment de celui qui domine Vingrau au S. E., qu'il place dans Talbien, et de celui qui limite la vallée au N. 0. qu'il place dans l'aptien. Ce troisième serait pour lui l'équivalent du néocomien.Mais ce calcaire repose sur desassises schistoïdes, des calcaires marneux, queM.d'Arcbiac a parfaitement déterminés et observés, k Lorsqu'on descend vers i> le Pas del Traou, en venant de Tucban, on voit reposer les cal- » caires grisâtres, compactes, appartenant à l'étage àCaprotines, » sur l'étage néocomieu (notre zone inférieure), avec Exogyra sinuata^ Terebratula sella, Orbitolina conoidea.i»
Nous avoQscité ces paroles de M. d'Ârcbiac pour corroborer notre observation .
Si à cette superposition de ce calcaire aux couches de notre zone inférieure on ajoute encore la superposition des calcaires k Orbitolines de notre zone supérieure, comme l'indique notre coupe, on restera convaincu que ce troisième niveau de calcaires à Réquiénies de M. Magnan doit être rayé, tout comme celui qu'il place dans Talbieu.
Comme on le voit donc, nous n'avons affaire qu'à un seul niveau de calcaires à Réquiénies, que des failles ont affecté ainsi que les couches supérieures et inférieures, de façon à les placer à un niveau très-différent, comme un peu au delà du mas Gaffard, 170 m., au pic de Vingrau, 506, et au mont Saint-Bernard, 27&.
M. d'Ârcbiac place les couches du gault de Vingrau dans le uéocomien, mais ce n'est pas sans quelque doute sur leur âge.
I^ partie ouest de notre coupe présente les couches à Orbitolines ravinées et supportant les poudingues tertiaires.
Ces derniei^s sont formés d'éléments enlevés aux calcaires compactes à Réquiénies^ aux calcaires en plaquettes ; ils reposent
ARTlCLli tk^ 2.
TERRAIN CRÉTACÉ INFÉRIEUR DES CORBIÉRES. i07
plus au nord sur le calcaire compacte lui-même, toujours en stratification discordante.
L'érosion a donc agi très-vigoureusement après l'époque secondaire, puisqu'elle a formé, à l'aide de débris des roches secondairesy des collines très-élevées au sud de Paziols et à l'est de Tucban. Nous pensons que l'âge de ces poudingues est le même que celui du poudingue de Ricardelle et de Sigean.
Ce que nous venons de dire à propos de la coupe de M. Magnan, nous pouvons le dire à propos de la figure 8 de son mémoire représentant le diagramme de la région de Tautavel. . Ici encore cet auteur distingue trois niveaux de calcaires à Réquiénies ; mais sa coupe doit être rectifiée d'après la précédente.
Ainsi, en allant de Test à l'ouest, son C* alb^ est bien du gault ; mais au lieu de reposer en stratification parallèle sur le C* alb^, il bute contre ce calcaire qui n'est pas du gault, mais qui est notre n** 7, puisqu'il repose sur la zone inférieure. Il bute, au delà deTautavely en faille contre le gault de la vallée de ce nom, C'alb* de M. Magnan. Et celui-ci bute en faille plus à l'ouest, contre un calcaire à Caprotines, qui n'est pas un niveau inférieur, comme le veut M. Magnan (C^n néocomien), mais le même que le précédent. M. Magnan a bien vu les deux failles qui sui* vent à Test et à l'ouest de ces calcaires ; mais plus loin, au delà du ruisseau de Cabrils, au lieu d'une superposition directe, c'est par faille que les couches du gault butent contre les calcaires compactes qui suivent. La coupe de M. Magnan se termine par du C*n (néocomien inférieur); mais il n'en est rien, et c'est toujours le n"" ly puisque plus au nord il supporte un lambeau du n*" 8 (calcaire en plaquettes pétri d'Orbitolines avec Echinospatagus Collegnii).
Nous ne pouvons pas abandonner ces deux coupes du géologue dont nous parlons, sans citer la coupe que nous avons relevée à la montagne du Tauch, et qui est loin de ressembler à celle que donne M. Magnan, fig. 7.
Quand on quitte Padern et qu'on suit la rivière du Yerdouble, on ne tarde pas à abandonner la vallée pour entrer dans une
i08 ¥. CAIROL.
gorge taillée dans les calcaires compactes, supportant çà et là quelques lambeaux de calcaire à Orbitolines, traces du q"* 8 de la zone supérieure.
Ce calcaire plonge assez fortement vers le N. 0. ; il est supporté par des calcaires tendres, marneux, jaunes, renfermant en grande abondance des Echinospatagus Collegiiii et des Orbitolines très-coniques, comme nous en avons rencontré à la Clape, et qui appartiennent à l'espèce couoidea ; nous y avons vu aussi des Ostrea Aquila.
Ces calcaires reposent en stratification concordante sur des calcaires magnésiens. Cesdolomies noirâtres que nous avons vues en bien d'autres points, à la limite du crétacé inférieur, ont, ici comme ailleurs, un caractère qui permet de les reconnaître : sous le choc du marteau, elles dégagent une odeur des plus fétides, et par un certain vent chaud et humide, comme il en règne parfois à la belle saison dans ces contrées, on sent cette odeur apportée même par le vent.
Ces dolomies reposent sur des argiles schistoïdes noirâtres, renfermant des Ammonites bi/rons^ des Osirea Maccullochii et des Belemnites caractéristiques du lias.
M. Coquand, avons-nous dit plus haut, a cité également en deux points, en Espagne, le contact normal des calcaires aptiens à PUcatula placunea^ Ostrea Aquila^ Ammonites fissicostatus^ Ammonites Comuelianus^ Echinospatagus Collegniij Pseudodiadema Malbosti^ei du lias, ainsi que du jurassique infé* rieur. Voici, en outre, ce que nous lisons dans sa note sur la province de Teruel [Bull. Soc. géoL, XXVI, p. 147) : « Au village » mêmedelasParras,raptienreposedirectementsur laformation » jurassique, sans l'intermédiaire de Tétage néocomien, que je » n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer, pas plus dans la pro- » vince de Teruel que dans celle de Tarragona ou de Castellon » de la Plana. »
Nous avons donc ici une preuve très-nette que ce n'est pas le calcaire compacte à Dicérates de Dufrénoy, le calcaire C*n néocomien de M. Magnan, ni le niveau inférieur de Rudistes de la Clape de M. Coquand, qui repose sur le jurassique ; c'est la zone
inférieure à Orbitolines, et le calcaire compacte à Réquiénies [Toucasia carinata, Math.) n'apparaît qu'à un niveau, entre les deux zones à Orbitolines.
M. Hébert était donc dans le vrai quand il pensait, après ses excursions dans les Pyrénées, qu'il n'y avait qu'un seul niveau de Réquiénies, et nos observations dans les Corbières s'accordent parfaitement sur ce point avec celles de notre éminent et illustre professeur.
FiG. 17. — Coupe de YiDgrau à Salses.
Echelle. — T^ngaenr, i/i20000«; hAntear, i/30000".
BSûiLJCmùJhotou/
?!^!^ùiJn,dc UFlaint,
Nous avons relevé de Vingrau à Salses une coupe (fig. 17) di* gne d'être citée, en ce qu'elle nous prouve bien la superposition des calcaires compactes du Mont-Peyrou, albien moyen de M. Magnan , au-dessus de la zone inférieure à Echinospatagus Collegn%i;ç\\e nous montrera en outre la superposition en stratification parallèle et concordante du gault au-dessus de la zone supérieure à Orbitolines.
De Salses, en se dirigeant vers l'ouest, on foule aux pieds le diluvium de la plaine qui repose transgressivement sur les couches redressées du gault.
Cet étage est représenté par des schistes rougeâlres ferrugineux, calcarifères ; il repose sur les calcaires à Orbitolines, qui sont ici légèrement gréseux.
Dans les parties inférieures du gault, les schistes passent à un grès calcarifère renfermant de rares fragments de fossiles, en général des moules de Bivalves et des Trigonies appartenant au Trigonia aliformis du gault.
L'inclinaison de ces couches, comme celle des sous-jacentes, est bien de 45* vers le S. E., c'est-à-dire vers la mer.
110 F. CAIROL.
La zone supérieure repose à sou tour sur les calcaires compactes, qui sont failles et tourmentés comme nous le figurons; il n'y a plus rien ici d*albien,car plus àTouest, au Courtal Siracb, on les voit reposer sur des marnes transformées en vignes.
Une autre petite combe située au nord de notrecoupe présente les mômes caractères et les mêmes fossiles aptiens : Ostrea Aquila^ Corbis corrugata^ Echinospatagus Collegnii^ Orbitolina conoi-dea^ 0. discoidea, Plicatula radiola.
Il ne saurait y avoir de doute sur les relations stratigraphiques des calcaires compactes du Pilon Mont-Peyrou, avec le gault d*une part, et d'autre part avec les couches des zones inférieure et supérieure à Orbitolines.
 l'ouest, vient ensuite le grand escarpement présentant les assises6et5,quihutenten faille contre le gault, et, quand la faille est moins grande, ce dernier bute contre le calcaire compacte.
La coupe suivante (fig. 18) nous montrera les relations du gault avec les assises du néocomien supérieur (aptien). Ici encore nous verrons qu'il n'y a qu'un seul niveau de calcaires ^ Réquiénies.
FiG. 18, •— Coupe de Ptziols à Estagel, par Tautavel. EobeUe. -> UDguear, 1/80000; hautsar, ifWiWh.
SiuifxeatL de Cahrils ^65
TaulpJtKt
La route de Paziols à Tautavel gravit une colline très-élevée, toute formée par un poudingue teitiaire, le même que nous avons signalé à Tucban et au bord occidental du plateau de Saint- Bernard.
Ce poudingue repose en stratification discordante sur les couches secondaires que nous allons étudier.
D'abord ce sont les couches à Orbitolines, Ostr. Aquila^ Echina^
ARTICLB M<» 2.
spatagus Coliegnii, qui reposent directement sur les calcaires compactes à Réquiénies n"" 7.
Ces couches ontété fortement dénudées, et, comme nous Vavons déjà dit, ont fourni des éléments nombreux à l'érosion, pour la formation des collines de poudingue ci-dessus désignées.
Le calcaire compacte et le calcaire à Orbitolines offrent en ce point une inclinaison bien accentuée vers le N. 0.; mais bientôt ces assises prennent une allure plus régulière, deviennent sensiblement horizontales à surface dénudée; puis vient ensuite une vallée de faille, dont le fond est occupé par des grès ferrugineux rouges et brunâtres, ainsi que par des schistes noirs qui butent contre les couches inférieures, tantôt en contact avec le calcaire à Réquiénies, tantôt avec les couches calcaires qui servent de base à ce dernier. Cette vallée est sillonnée par le ruisseau de Cabrils, qui va se jeter dans le Yerdouble, au nord de cette vallée.
Celle-ci est fort étroite et se prolonge au sud pour aller rejoindre la vallée de Saint-Paul de Fenouillet et de Maury.
Un autre bras de la grande vallée se dirige vers Tautavel et Vingrau.
Le calcai re compacte n** 7 , second plateau de notre coupe, se relie au nord de cette vallée avec le calcaire du premier plateau, car la vallée de faille se termine à Tembouchure du ruisseau de Cabrils, et c'est bien le n"" 7 que nous avons en présence, puisque nous avons indiqué, comme base de ce calcaire, les couches marneuses à Osirea Aquila^ et que du reste nous avons mentionné le support des couches à Orbitolines de la zone supérieure par ces mêmes calcaires, dans la partie ouest de notre coupe.
Iji vallée qui fait suite à ce second plateau est occupée par les couches du gault, et se continue directement avec la grande vallée de Saint-Paul et de Maury.
Il est impossible de dire, comme M. Maguan, que les couches du gault passent au-dessus des calcaires précédents, car, d'une part rinclinaison des deux couches est en sens inverse, et d'autre part on voit, le long de la chaîne formée par les calcaires compactes, des abrupts à la vue desquels il est impossible de s'arrêter un seul instant à l'idée d'une superposition.
112 F. CAÎIIOL.
Les couches des grès ferrugineux dugault plongent fortement vers le sud-est jusqu'au Verdouble, qui coule dans une faille en plein gault, de part et d'autre; en effet, les couches ont été dérangées et rinclinaison est sensiblement différente.
Les schistes noirs reviennent ensuite, et vont buteràTautavel contre des calcaires jaunâtres, dont la couleur tranche tant sur le fond noir de la vallée que sur le fond gris et bleuâtre des calcaires compactes qui dominent Tautavel, et sur lesquels se dresse la tour de ce nom.
Les calcaires jaunes dont nous venons de parler forment une muraille verticale, taillée à pic, présentant sur la tranche des bancs horizontaux.
Nous attribuons ces calcaires inaccessibles à la zone supérieure à Orbitolines, avec une faille en deçà et au delà.
Nulle part, depuis Vingrau jusqu'à Tautavel, nous n'avons aperçu de calcaire pareil; et un peu au delà de cette localité on ne voit plus que le calcaire compacte.
Eu ce point de notre coupe nous avons suivi la roule qui conduit de Tautavel à Estagel et qui est creusée en plein gault.
Cet étage oflTre, dans toute la vallée, une série de collines plus ou moins arrondies, coniques; ce qui en fait une plaine trèsondulée. Les fossiles y sont rares ; nous avons pu cependant y découvrir des fragments de V Ammonites Milletiayms^ d'Orb., le Umaparallela.^ d'Orb., le Trigonia aliformis^ Park., et le TriffoniaLamarckii^MBlh., ainsi que le Nucula hivirgata^ Fitton.
En face du mas de rOuillastre, un sentier nous a permis de franchir la garrigue formée par le calcaire compacte. Ce calcaire nous a présenté les mômes accidents que celui de Vingrau. En certains points il est sonore, blanc marmoréen ; ailleurs il constitue de véritables brèches, et en face d'Estagel nous avons visité une carrière où on l'exploite comme brèche ; nous devons ajouter que ce marbre a bien peu de valeur, au point de vue commercial. Nous avons vu dans ce calcaire, alors surtout qu'il est gris et à cassure finement esquilleuse, des traces nombreuses de Réquiénies.
Au delà d'Eslagel, une faille met en contact le calcaire com-
ARTICLB RO 2.
TERRAm CRÉTACÉ INFÉRIEUR DES CORBIÂRES. 113
pacte avec des schistes lustrés, qui sont certainement d'un âge beaucoup plus ancien, et qui régnent jusqu'à Montner, et, plus au sud, jusqu'au delà de Montréal et jusqu'à la plaine de Millas.
Nous ajouterons que le troisième plateau calcaire dont nous venons de parler ne repose pas sur les couches noires du gault, et qu'il doit soigneusement en être séparé, comme en face de Yingrau, car c'est la continuation de la même chaîne.
La série des coupes parallèles entre elles, et perpendiculaires aux chaînes de Saint-Antoine de Galamusau nord, et de Lesquerde au sud, ont pour but de montrer, en même temps que l'importance du gault, ses relations stratigraphiques avec les autres assises du crétacé inférieur, et de ces dernières avec le terrain jurassique.
La figure 19 va nous fournir une coupe des plus intéres* santés pour l'étude des Corbières.
Fi6« 19. — Coupe de Soulatge à Lesquerde.
Echelle. — Longneur, 4/100000"; haatenr, i/BOOOO*.
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Jllaniaant,d»€ùpronno> EnJamedjf SSS 3â3
J. JnruûqvM.
S. Sebiites noin arec PUcatula radiola,
Q, Gr^a fennigmeni.