III. ^ BRACHIOPODES MIOCÈNES
TereOratuia, — Cbalouf (isthme de Suei}.
Classe des CAMELMBUANCHëS.
L — LAMBLUBRANCHfiS CRÉTACÉS
Pholadomya fabrina, d'Orb. (Fraas). — Calcaires à Amnioiiites de Jérusalem.
— syriaea, Gonr.^ 0/1 Rep., App., pi. 2, flg. 17.
— Deciza, Qnnr., Of, Rep,, pi. 7, fig. 14. — Bbandum (Liban).
— Molli? Coq., GéoL et Paléont, de la province de Constantine^j^i. tf,
Nous avons trouvé au waddy Mojib, ainsi qu'au waddy Heïdan, k lest de la mer Morte, une Pholadomye qui a le port général dnPholadomya ligeriensis, d'Orb., mais que nous croyons devoir rapprocher plutôt du PL Molli de la craie d'Algérie.
Nous avons fait Ogurer (pi. III, fig. 11) un exemplaire de cette Pholadomye recueilli au waddy Mojib, à l'est de la mer Morte.
Pholadomya f spec.
Il est une autre Pholadomye Irès-délicatement ornée, que nous avons rencontrée au waddy Mojib , au waddy Heïdan et entre Suf et Jerasch. Elle ressemble, par sa forme générale, au Mya mandibula du grès vert supérieur de l'Angleterre.
Panopœa pectorosOf Conr., Of. Rep,, pK 7^ fig. 46. MauTois moule qui pour* rait bien se rapporter au Ph. Molli, — Bbandum (Liban).
50 LOOÉI LABTET.
Panopœa onenlaiiSf Conr,, Of, hep,, App., pi. û, lig. 28. — Bbenduin
(Liban).
Madra pervetus^ Conr., Of. Rep,, pi. 8, fig. 49. — Aklim cl Jurd.
— at'ciformis, id., tbid,, fîg. 60. — Dhandum, Khan Hussein.
— syriaca^ id., ibt'd., fig. 51. — Bhandum.
— petrosUy id., t/nV/., fig. 48. — Entre Mukhtarah cl Jeuin (i).
Teilina obruia, id., ibid., pi. 10, Bg. 58. — El Gurb, El-Beyany.
— syriaca^ id., ibid., fig. 59. — Bhandum, Khan el Mesraa. — Id.,
App., p). 3, fig. 25. — Abeih.
Leda (Nucuia) perdita, Conr., sp., Of, Rep., pi. 17, fig. 96. — Mar-Saba, Safed. — PI. XII, fig. 1-2.
Ce Leda ressemble un peu au Leda Mariœ du gault, au Leda {Nucuia) lineata^ Sow., de Xupper green Sandàe Blackdown, et aussi au Leda striatula^ Forb. [Leda indica, d'Orb.), de Pondichéry, dans Tlnde (2).
Il se dislingue nettement des Leda [Nucula\ scapha^ subrecurva Renauxiana^ etc., figurés par d'Orbigny.
Il est constamment associé à VArca parallela^ Conr. (A. secu-m?), et au Nucuia crebrilineata, auquel ressemble beaucoup le Nucuia impressa qu'on trouve avec le Leda lineaia, à Blackdown.
On se rendra compte de ces analogies et de ces différences en consultant la planche XII, où nous avons fait figurer celte belle espèce (fig. 1, 2).
Le Leda perdita est extrêmement commun dans un banc de calcaire gix)ssier qui se trouve aux environs de Nebi-Musa.
Leàa Grovei (3).
Description. — Coquille transversale, subéquilatérale, médiocrement bombée, arrondie en avant, aiguë et légèrement roslrée en arrière. Bord ventral arqué ; crochet peu saillant.
(1] Tous ces exemplaires de Mactres sont des moules assez mal caractérisés.
(2} Nous avons vu au Brilish Muséum, dans la collection de M. Baker^ un Leda pro* venant de Kurrachi, dans l^Inde septentrionale, qui se rapproche assez de notre espèce.
(3) Dédié à M. Grove, secrétaire de la Société pour l'exploration de la Palestine, dont nous avons eu occasion de citer les intéressantes publications, ARTICLE R'' bi
Surface extérieure sillonnée par des stries concentriques au sommet, fines et inégales. Dents cardinales bien prononcées.
Longueur 8 niilliinclrcs.
Largeur 9 —
Nous avons, depuis Tachèvement de nos planches, découvert cette nouvelle espèce dans les bancs de silex de Schihan, qui nous ont déjà fourni le Tmritella Hei/iel le Scalaria Goryi. Ces trois fossiles se trouvent et se montrent saillants à la surface d'un même fragment de silex qui fait partie de notre collection.
Leda scapha^ d'Orb. (Fraas). — Mar-Saba.
— subrecurva, d'Orb. (Fraas). — Id.
— Renauxiana, d'Orb. (Fraas). — ïd.
— Cornueliana, d'Orb. (Fraas). — Id. (1). • Venus syriaca, Conr., Of, Rep., pL 9, fig. 52. -^ £I-Jurd, Jurd cl Tokany.
— indurataj id., ibid», fig. 33. ^~ Aklim el Jurd, Jurd el Tokany.
— perovaiiSf id., ibid,, App., pL 1, ûg. 2. — Entre Kerak et la mer
Morte.
Venus?
Voisine du Venus perovalis, Conr., de Kerak.
On la trouve dans les localités suivantes à Tétat de moules : Kerak, waddy Mojib, entre Suf et Jerasch, Rajib,waddyHeïdan.
Venus,
Cette espèce ressemble au Cytherea syriaca^ Conr., et au Venus subrotunda, Conr., pi. 20, fig. 119. — Vaddy Heïdan.
On la trouve à Tétat de moule dans les calcaires crétacés de Schihan (Ammonitide).
Cytherea syriaca^ Cour., Of. Rep,^ pi. 9, fig. 56. — Bbandum, Mejdel Bana. Corbula aleihcnsis, id., ibid., pi, 8, fig. 53. — Alcili (Liban).
— congesia, id., tbid,^ pL 5, fig. 37, et pi. 22, fig, 130. — Bhandum
(Liban).
•^ syriaca, id., ibid», pi. 21, fig. 125. — Safed. -— sublineoiata, id., ibid., pi. 16, fig. 83. ^- Waddy Redron. Opis undatus, id., ibid., pi. 17, fig. 67. —Mont des Olifiers, Jérusalenii
— œqualiSj id., ibid., pi. 2, fig. 9.
(1) Il est douteux que toutes ces espèces soient représentées à la fois dans les mêmes Couches. Nous n'y avons trouvé ^ pour notre part, que le Leda perdtta à divers degrés d'écrasement»
52 LOCIIi LARTKT.
Opis obruius, id., ifnd,, %. 12. — Aleili.
Asiarte subsiriata, Leym. (Fraas). — Akaba es Suan, piès de JéruMlcm.
— mucronûia, Conr.^ 0/. Rep,, pi. 17, fljj. 88, — Wûddy Kedroo.
— unduiosa, id.^ ibid.f pi. 16, fl^. 87. -^ Mar-Saba.
— arctata, id., tW., pi. 20, fig. 119. — Bords de la mer Morte.
— syriacQy id., ibid., pi. â^ fig. 24. — Aklim cl Jurd (Liban).
— onentaliSf iô,, ihid,, fig. 27. — Bbandum.
— perveiu.^, id., ibid., fîg. 28. — Bbandum, Scba^eih.
— ergonaia, id., t6i(/., fig. 29. — Bbandum (1). Crassatelia Rothij Fraas. — Jebel Tor, près de Jérusalem.
— > syriaca, Conrad, 0/". Hep., pi. 17^ fig. 100. — Mar-Saba.
Crassatelia Falconeri, pi. XH, fig. 10 (2).
Description. — Coquille ovale, transverse, aplatie, assez épaisse ; crochet pelit et déprimé. Surface extérieure portant des sillons concentriques irréguliers et élevés. Bord antérieur obliquement tronqué ; bord ventral arqué ; bord dorsal déclive. Charnière épaisse.
Celte coquille se rapproche comme laille du Crassatelia synaca. Conr., qu'on trouve à Mar-Saba dans une couche de même âge : elle en diffère cependant par sa forme générale, autant au moins qu'on en peut juger d'après les dessins que Conrad a donnés de son espèce.
Notre coquille, que nous n'aurions pas rattachée au genre Crassatelle avant d'en avoir dégagé la charnière, se trouve en assez grande abondance dans la couche a Leda de Nebi-Musa, sur le chemin de Jérusalem à la mer Morte.
On trouve dans cette même couche des Bivalves de forme analogue qui pourraient également appartenir au genre Crassatelle ; mais, ne connaissant pas leur charnière, nous ne pouvons qu'appeler sur ces coquilles l'attention des observateurs futurs.
Cat*dium crebriechmalum, Conrad, 0/". Rep,, pi. 6, fig. 41-43, — PU XV, fig. 77. — Bbandum (Liban).
Nous avons trouvé entre Suf et Jerasch un Cardium qui se rapproche beaucoup de cette espèce.
(1) Les moules qui représentent les Bitahcs sont, comme pour les autres, asscf mal caractérisési
(2) Consacre ù lu mémoire de notre regrette ami le docteur Falcouer.
ARTICUS R* d.
GK0L0GII2 DM LX PALI<:STINË. 5S
Cardium Hillanum, Sowcrby.
M. Fraas cite cette espèce à Mar-Scaba et à Béthanie, aux environs de Jérusalem. C'est la même coquille qui paraît avoir élé décrite par Conrad sous le nom de Cardium biseriatum {Of. Bep., pi. 6, fig. 40, App., pi. 5, fig. 45 ; loc.Bhandum et Aleih, dans le Liban) et aussi sous celui ùq Cardium bellum {Of.Rep.^ Append., pi. 1, fig. 3; loc. Mar-Saba, env. de Jérusalem), tous deux mal conservés et mal figurés.
Nous avons aussi rencontré assez fréquemment en Palestine un Cardium du même groupe, que nous faisons figurer dans la planche XII, fig. 9. Ce Cardium est très-voisin du Cardium Hillamim^ mais il se rapproche peut-être plus encore du Cardium Requienianum, Malheron, des grès verts d'Uchaux, que des types de Cardium Ilillanum de Blackdown et du Quadersandstein d'Allemagne. En sorte que, tout en rapportant provisoirement, comme les auteurs précités, nos moules de Syrie au Cardium Hillanum, nous ferons observer qu'ils doivent en être cependant distingués au moins à titre de variété par le nom de moabiticum.
Ce Cardium est très-répandu en Palestine, et on le retrouve a des niveaux assez différents.
L'échantillon figuré vient du waddy Heïdan, sur les confins de TAmmonilide et de la Moabitide. Nous Tavons recueilli encore à Kerak et au waddy Zerka-Maïn, à Test de la mer Morte, à Nebi-Musa, à l'ouest du lac et entre Suf et Jerasch, dans laPérée.
Caritiwn Vauliy Coquaiid, Géol, et Paléont, lie la prov. de Constantine, pi. 10, fig. 5, 0.
Celte belle espèce, de grande taille, se trouve à Aïn-Musa, au nord-est de la mer Morte. Nous avons fait figurer notre échantillon planche XII, fig. 6.
C. Suportd'y Coq., Géol. et Paléont, de la province de Cotistantme, pi. 11, fiç. 8, 9.
Nous donnons (pi. XII, fig. 5) la représeutation d'un moule de Cardium qui nous paraît se rapporter à cette espèce, et qu'on
ANN. se* OÉOÎ. m. 20. — ART. ««» 5.
5/i LOl'M LAHTKT.
trouve en assez grande abonrlance dans la Pérôe, entre Suf et Jerasch .
Cardium syriacum^ Conr., Of. Hep., pi. 7, fig. &5. — Bhandum (Liban). Cavdium Combeù — PI. XU, Og. 7, 8 (1).
Description. — Co(iuille non bâillante, ovale-allongée et renflée; sommet saillant et bombé, légèrememt incurvé en avant. Surface extérieure portant à sa partie postérieure des stries rayonnantes régulièrement espacées; lunule excavée. Bord cardinal étroit; bord postérieur un peu dilaté.
Cette belle espèce rentre dans le petit groupe des Proto- Cardium^ chez lesquels les flancs portent des sillons concentriques, tandis que le côté anal est marqué de sti'ies rayonnantes, groupe dont le Cardium Hillanum est le type.
Nous l'avons trouvé au sein des couches si fossilifères d'Aïu- Musa, dans l'Ammonitide. Nous avons encore rencontré à Aïn- Jidy et à Rajib des Cardium de grande taille, mais représentés seulement par des moules indéterminables.
Cyprina inomata, d'Orb. {Isocardia crenu/ata, Conr., p\A, fig. 26) (Kraas).
— Palestine.
Trùjonia distans^ Cour., Of, Rep.y App,, pi. H, fig. 27. — Riiandum (Liban}.
— si/riacOy id., ibid,, fig. 26; ibid,y pi. 3, fig. 19, 23. — Abcih, Bhan-
dum (Liban).
— cuneiformis, id., ibid.f pi. 3, lig. 22. — Bhaoduni, Aklim el Jard
(Liban) .
Lucina syriaca, id., i6ic/., pi. 10, lig. 57. — Bhandum (Liban).
— campaniensis^ d'Orb. (Fraas). — Couche à Leda de Mar-Saba (.ludéc), Corbvt rotundata ? — D'après un moule trouvé par nous dans les calcaires
d'Erak el Emir (Pércc).
Nucuia perovata, Conr., 0/*. Rep., pi. 17, fig. 91. — Waddy Kedron (Judée).
— abrupta, id., ibid., pi. 3, fig. 20. — Aleih (Liban).
— submucronata^ id., ibid., pi. 2, fig. 14. — Bhandum (Liban).
— myifonni's^ id., ibid.^ pL 3, ftg. 17, — Id«
— syriaca, id., ibid., fig. 16. — Id.
— parallela^ id., xbid,^ pi. 2, fig. 14. — Id.
Nucuia oebrilineatuy id., ibid.^ pi. 17, fig. 92-93. — Mar-Saba, ba^ de la montagne des Oliviers, Jérusalem (Judée).
Comme pour les espèces précédentes, les échantillons sur
(i) Dédié au docteur Combe^ de la marine française, notre compagnon de voyage. ARTICLE A* Ô*
GÉOLOGIE De la PALESTINE:. 55
lesquels a été établie celte dernière espèce laissent fort à désirer; cependant nous avons cru devoir y rapporter une Nucule qui provient du même terrain et d'une localité voisine. Nous voulons parler de celle qui se trouve en abondance dans les couches à Leda de Nebi-Musa, avec le Leda perdita et \ Arca par attela.
Cette jolie espèce, qui a été niai représentée dans les figures de Conrad, est de taille beaucoup plus petite que le Nucula Comueliana, d'Orb., et se dislingue assez bien de ce Bivalve. Elle ressemble beaucoup, au contraire, au Nimda impressa du grès vert supérieur d'Angleterre, qu'on trouve à Blackdown.
Nous avons fait figurer de nouveau cette espèce, planche XII, fig.3.
Pectuncuius,
Ce fossile, malheureusement incomplet, provient des couches à Turritelles d'Aïu-Meliheh, près du seuil de TArabah (Idumée).
Arca induraia, Conrad^ Of. Rep.^ pi. 5, fig. 33. — Bhanduiu (Liban).
— acciivisj id., ihid,, fig. 35. — Id,
— orientalis, id., i6irf., fig. 36, — Id.
— syriaca, id., ibid., fig. 30. — Id.
— declivis, id., i6iV/., fig. 32. — Aklim cl Jurd (Liban).
— hrevifrons^ iù,, ibid., fig. 31. — Bbaiidum (Liban) (1).
— fahiformiSj id., îAiV/., pi. 18, (ijj. 97.— Kcdron, près de Jérusalem
(Judée).
— {Cucullea, Conr.) subrotunda^ Conr., sp., pL 17, fig. 94. — Environs
de Jérusalem (Judée).
— {Cucullea, Conr.) lintea, Gonr., sp,, Of, Hep,, pi. 17, fig. 95. — Entre
Mar>Saba et la mer Morte (Judée).
M. Fraas rapporte ce fossile k \Arca cenomanensis.^ mais il se pourrait que ces deux espèces fussent établies sur des échantillons déformés de VArca paraUela.
Arca (Cucullea) parallela, Conr., sp., 0/. Hep», pi. 17, fig, 98, — Mont de Oliviers, près de Jérusalem (Judée).
M. Fraas rapporte cette espèce, dont Conrad n'a donné, comme de la plupart des fossiles qui précèdent, qu'une figure insuffisante, à \'Arca securis^ d'Orb.
(1) Toutes ces figures d'Arches représentent de mauvais moules.
56 L0UM L.%RTKT.
Les exemplaires bien conservés que nous avons recueillis à Nebi-Musa, dans la couche à Ijsda où celte espèce abonde, expliquent suffisamment ce rapprochement. Il y a cependant, entre ces deux espèces, quelques difiérences légères.
Cette Arche offre aussi quelque ressemblance avec VÂrca carinata, Sow.^du grès vert supérieur de l'Angleterre et de la Sarthe. Elle rentre, ainsi que nous nous en sommes assuré par Texamen de sa charnière, dans le sous-genre Macrodon. Cette Arche est extrêmement commune dans les couches à Leda de Nebi-Musa et de Mar-Saba, entre Jérusalem et la mer Morte. La plupart des exemplaires sont aplatis et déformés, ce qui expliquerait diverses conFusions. Xous avons fait figurer (planche XII, fig. A) l'exemplaire le mieux conservé de ceux que nous avons recueillis à Nebi-Musa.
Hippurites syriacus^ Conr., 0/. Rep.^ pi. 16, fig. 84. ~ Bétbel (Jadée). — Fraas, calcaire de Jérusalem (Judée).
~ itratuSfCouT.^Of, Hep,, Appcnd., pi. 7, tig. 47, 48. — Bhandum (Liban).
— suicatus^ Defr, (Fraas). — Kcdron, en\ir. de Jcrusalem.
— cornuvaccinum, Broo. (Vaill. et Fiscb.). — Jebel Attaka (istbmc do
Suez).
— orgam'sans, Montfort (Vaill. et Fiscb.). — Jebel Attaka (1). Radioiiles angeiodes^ Lanik (Fraas). — Redroii, eovir. de Jérusalem.
— Mortoni, Mant. (Fraas). — Envir. de Jérusalem. Uthodotnus stamineus, Conr., 0/. Rep,, pi. 5, flg. 44.
Àvicula samariensiSy id., ihid,, pi. 19, ûg. 107. — W. Burkim (Samarie). Inoceramus syriacus, id., tôirf., App., pU 2, fig. 14. — Aleih (Liban).
— aratus, id., ibùf., pi. 19, fig. 113. — Nebi-Musa (Judée).
Nous croyons devoir rapporter à cette espèce les empreintes d'Inocérames que nous avons recueillies à Kalwet, dans TAnti- Liban. Cetlnocérame ressemble beaucoup à 17. Cripsii, dont M. Fournel avait recueilli, dans la craie d'Algérie, un exemplaire qui a été décrit et figuré par M. Bayle.
(1) L'état de ces Rudistcs (Hippurites et Radiolites) ne comporte peut-être pas une détermination aussi rigoureuse? Nous en avons recueilli à Jérusalem et sur les bords de la mer Morte, mais leur état de conservation ne permettait pas une détermination précise.
ARTICLE f(^ 5.
Pecten deiumbis, Conr., Of. Hep,, pi. 19, flg. 110. — Mnr-Saba^ Safed (Palestine).
M. Fraas pense que ce Peigne esl le même que le P. Nilsoni, Goldf. On ne peut contester qu'il n'y ait de jçrands rapports entre ces deux espèces. Nous avons recueilli ce fossile à Aïn- Musa, à un niveau inrérieur à celui de Mar-Saba, associé an Janira iricostata, Coq., et nous avons fait figurer cet exemplaire planche XII, fig. 12. On en trouve également das empreintes dans la craie à Inocérames de Kalwet (Anti-Liban).
Pecten obrutusy Conr., Of. Rep., pi. 19, fig. 114. — Des calcaires bitumineux de Nebi-Musa (Judée).
Nous avons vérifié la présence de nombreux exemplaires de ce Pecten dans les calcaires bitumineux de Nebi-Musa, d'où
provient Téchantillon figuré planche XII, fig. 11.
Janira tricostala, Coq., Géol. et Paléont, de la prov, de Constantine,p\, 13, fig. 3 et & (non Janira tricostatOy Bayle, Pecten gryphœatusy Schlott.), d'après Fraas.
Cette espèce, qui au premier abord peut être aisément confondue avec le /. quadricostata , s'en distingue par sa forme constamment plus élancée et par l'inégalité des trois côtes intermédiaires à ces côtes principales, la côte médiane étant toujours plus forte que les deux autres.
Nous croyons donc devoir conserver le nom que M. Coquand a donné à cette espèce en Algérie, uniquement pour favoriser les rapprochements, car il est évident que ce nom de tricostata fait double emploi avec celui que M. Bayle a imposé à une autre Janire d'Algérie, qui n'a, elle, que deux côtes intermédiaires, et le mérite, par conséquent, beaucoup mieux.
Janira^ spec.
Nous avons recueilli ce fossile à Aïn-Musa et au waddy Mojib, à Test de la mer Morte, à Aïn-Ghuweir, dans les falaises occidentales de ce lac et au Ras el Abyad, sur les côtes de la Phénicie, où on le trouve dans les couches à Hemiaster Foumeli.
On trouvera, planche Xll, fig, 13,1a représentation d'un excm-
58 L008 LilRTET.
plaire de cette espèce, recueilli au waddy Mojib, à Test de la mer Morte.
Jam'ra œqmcosiata, d'Orb. — Aîn-Jidy.
Cette espèce se trouve avec VOstrea Mormeti var. minor.
Jnnira sexangularis, Vaillant cl Fischer. — Attaka.
— Dutrugei, Coq., (jéo/. et Paiéont. de la prov. de Cotistantine, pi. 13,
fig. 1 et 2.
Cette dernière espèce est assez répandue en Palestine : nous l'avons recueillie à Âïn-Musa, et sur les falaises occidentales de la mer Morte, àSufdans la Pérée, et à Aïn-Yabrud, dans la chaîne de Judée.
Pticntuln aspera, Sow. (Fraas). — Zone à Ammonites des envir. de Jérusalem (Judée).
— Flattersii, Coq., GéoL H Pni^ont. de laprov, deConstantine^pX, 16,
flg. 2 et 13.
Nous croyons devoir rapporter à cette espèce une grande Plicatule qu'on trouve à Schihan avec YHemiaster Luynesi^ et une Ammonite, à labasedela craie à silex. On en trouvera la figure planche XII, fig. 1 û. Le Plicahda Flattersii se trouve en Algérie, dans l'étage sanlonien et y est associé à des Hippurites.
Plicatula Fout^neli, Coq,, Géoi, et Paléont, de laprov, de Comtantine, pi. 16, ftg. 5 et 6.
Nous avons fait figurer, planche IV, fig. 15, Tun des exemplaires que nous rapportons à cette espèce algérienne. Cette Plicatule occupe un niveau assez constant dans la craie moyenne de la Palestine, et se trouve le plus souvent associée à VOsù^ea Delettrei. Nous l'avons recueillie au waddy Zerka-Main, à Erak el Emir, au ¥^addy Mojib, sur le chemin de Kerak, entre Suf et Jerash, etc.
Ostrea hiauriculata, Lamk (Fraas). — Kedron, envir. de Mar-Saba (Judée).
— scaplia, Uœra. (Conrad, pi. 15, fig. 78)?. — Bliandum, Mukhtardh
(Liban).
— virgata^ Goldf. (Conrad, pi. 1, fig. 67). — Bbandum (Liban).
— syriaca, Conr., Of. Rep,, pi. 2, fig. 12. — Mukhtarah (Liban).
— Boussingaulti, d'Orb, (Conrad, Fraas) ?. — Mukhtarah (Liban) , Kerak
(Moabitide).
C'est assurément rO. flaheUata,^ d'Orb., si commun dansces
parages et si voisin de Y 0. Boussingaiiiti, que Conrdid el M. Fraas ont déterminé sous ce dernier nom comme venant de Kerak. Ni Tun ni l'autre n'ont visité cette région ; nous avons eu ce précieux avantage, et nous avons pu y recueillir de nombreux Ostrea flabe/lata, dont certains exemplaires roulés ou quelques variétés pouvaient être confondus avec VO. Boussingaulti^ qui occupe un niveau inférieur dans la série stratigraphique.
Quant à la localité du Liban, où cette espèce est également citée, nous n'élevons, à cet égard, aucune contestation, sachant que les terrains crétacés inférieurs sont représentés dans cette contrée.
Ostrea larva, Lamk.
(Certains exemplaires rapportés par Lefebvre du Sinaï et de l'Egypte paraissent se rapporter à cette espèce. M. Léon Vaillant l'a recueillie à l'Attaka, près de Suez. Overweg l'a trouvée dans le Fezzan (1).
Dans son voyage dans la Tripolitaine (Mission de Gbadamès, Rapports officiels,^. 242, 244,247), M. Vatonne a trouvé, sur le prolongement de la bande crétacée du Fezzan, Y Ostrea larva associé en plusieurs points à l'O. Overwegù
Ostrea corticosa, Conrad, 0/1 Rep.^ Append.^ pi. 1, fig. 7.
I^a ûgure donnée par Conrad ressemble à une Flicatule.
Ostrea linguloides, Conrad, Of. Hep., pi. 2, %. 13. — Elle vient de Mukhtarab, dans le Liban.
La figure donnée par Conrad ne présente aucun caractère, même générique.
Ostrea olUiponensis , Scbarpe, sp., On the Secondary Rocks of Portugal (Quart. Journ. of the GeoL Soc.^ 1849, t. VI, p. 185, pi. 19, fig. 1 et 2. — Ouerwegif de Bucb, in Beyrich, Berîcht ûher die von Overweg auf dev Heise von Tripoli nacfi Murzuk und von Murzuk nach Ghat [Atis dem Motiatsb, ûher die Verhandl. dcr Geselisch. fur Erdkunde zu Berlin^ Bd. IX, 1852, p. 154). ~ Non 0. Overwegiy Coquand, G^o/. et PaUont. de ia prov. de Constantine [Mém. Soc. d'émulation de la Provence ^ 1862, t. Il, pi. 3, fig. 1, 2).
Nos échantillons se rapportent évidemment à l'espèce figurée
(1) Beyrich, Berirht ûher die von Overv^eg, p. 2, pi. 1, fig. 3.
60 LOtlfl^ I..%RTET.
par Scharpo et recueillie par lui aux environs de Lisbonne (Portugal). Nous avons aussi quelques raisons de croire que ceux rapportés par Overweg du Fezzan, tout aussi bien que ceux recueillis par Lefebvre eu Egypte et au Sinaï, se rattachent à cette grande et belle espèce d'Huitre qui parait répandue sur une grande portion du littoral méditerranéen, depuis TEspagne jusqu'en Syrie.
Les Ggures données par M. Beyrich, de l'un des types apportés par Overweg, représentent un échantillon roulé et ne donnent qu'une idée assez incomplète de VO. Overwegi. M. Bayle m'a montré, à l'École des mines, un meilleur exemplaire de celte Huître laissé dans cet établissement par Overweg lui-mênae, lors de son passage à Paris, et qui semble justifier le rapprochement que je cherche à établir entre ces deux espèces.
M. Coquand a représenté à son tour VO. Overwegi d'Algérie ; mais ses figures diffèrent notablement de celles de Scharpe et de Beyrich, et l'on croirait volontiers, à les voir, qu'il s agit d'une espèce nouvelle parfaitement distincte des deux autres.
L'O. olisiponoisis acquiert, en Afri(]ue et en Asie, de grandes proportions; il se rapproche alors de TO. Vultur^ Coq., qui s'en distingue par l'absence, dans son jeune âge, de ces protubérances écailleuses qui couvrent la valve inférieure de la première de ces deux espèces.
L'échantillon reproduit par la figure 1, pi. XI, se rapporte au type figuré par Scharpe, il vient du waddy Mojib. La variété représentée par la figure 2, pi. XI, ressemble à la variété ^caArû de \0. Overwegi figurée par M. Coquand, pi. 19, fig. 5.
On la trouve à Kerak et à Aïn-Jidy avec les autres.
Loc. — Waddy Zerka-Maïn, à l'est de la mer Morte, dans un calcaire gris jaunâtre à Osirea Delettrei, Plicatidu Fourne/i. — Aïu-Jidy, sur le bord occidental de la mer Morte, avec Y 0. /labellata. — Aïn-Ersit (entre Kerak et la mer Morte). — Waddy Mojib.
Osirea Mermeti, Coq., GéoL et Paléont. de la provinrt* dp Consiantine, 1862, p. 2U, pi. 23, ûg. 3, à, ô.
Celte espèce est assez voisine des Ostrea ronica et 0. co-
ARTICIT. «• 5.
himba. On la trouve en Algérie, associée aux Hippurites dans la craie (étage provencien de M. Coquand).
Les figures précitées de Touvrage de M. Coquand ne donnent pas une très-juste idée du type, et Tidentificalion de nos échantillons avec Tespèce algérienne serait resiée douteuse si nous n'avions eu occasion de voir à TËcole des mines des échantillons bien authentiques de cette dernière. D'ailleurs M. Coquand luiinème a confirmé notre détermination,après avoir eu Tobligeauce de comparer à ses types nos figures, qui sont très-fidèles.
L'O. Mermeti présente, comme VO. columba^ dont il se rapproche par plus d'un caractère, des variétés nombreuses et assez bien cantonnées, dont les multiplicateurs d'espèces pourraient aisément se satisfaire afin d'en créer de nouvelles. Nous avouons que nous les avions d'abord prudemment séparées suivant leur taille, qui parfois atteint des proportions plus que doubles de celles du type figuré par M. Coquand , suivant les stries qui en sillonnent souvent, dans le jeune âge, la valve inférieure et parfois même se continuent en s'acceutuant dans rage adulte; enfin, suivant que la valve supérieure est plus ou moins lamelleuse. Mais, en observant dans diverses collections les nombreuses variations qu'éprouvent \0. columba et quelques autres Huîtres du même groupe, nous avons cru devoir faire descendre au rang de variétés les groupes spécifiques que nous avions ainsi formés. En effet, tandis que la plupart des 0. columba (surtout les variétés tes plus grandes) ont une valve supérieure lisse et ne portent pas de stries au crochet, quelques autres présentent, au contraire, un crochet sillonné de stries très-fines, et Ton voit se développer sur leur valve supérieure des lames en nombre plus ou moins considérable.
Ce caractère s'observe fréquemment sur les petites variétés, mais nous l'avons aussi reconnu sur les grandes. Ainsi, un échantillon figuré par Lamarck, qu'on peut voir dans la collection conchyliologique du Muséum, offre de nombreux plis au crochet, et sur d'autres échantillons de la même collection on voit se former des lames écailleuses sur un des côtés de la valve supérieure.