LOON LARTET
Nous avons observé la môme chose sur des exemplaires d'O. columba provenant des grès verts du Maine, de l'île d'Aix, de la Rochelle, du Mans, de Rochefort, de Grasse dans le Var, de Boulogne- sur-mer.
Les échantillons de celte dernière localité se rapprocheraient même assez de certaines formes de \0. Mermeti.
A la suite de pareilles observations, et après avoir considéré (le nombreux passages dans les formes &Ostrea Mermeti que nous avions rapportées de Syrie, nous n'avons plus osé les séparer en groupes spécifiques, et nous distinguons sous les noms suivants de variétés ces formes, dont la planche X reproduit les principales.
1® Var. communis, pi. X, fig. 8, 9.
Les figures 8 et 9 représentent le type normal et commun de Tespèce. On le trouve à Aïn-Musa, au nord-est de la mer Morte et au pied du mont Nebo, dans des marnes jaunâtres à 0. fiabellata^ Holcctypus serialis, Cyphosoma DelamarreL Sa valve supérieure est entièrement couverte de lames; les stries d'accroissement de sa valve inférieure sont peu marquées.
2® Var. rugosttj pi. X, fig^. 10.
La figure 10 représente la variété que Ton trouve un peu a l'ouest d'Erak el Emir (Ammonitide).
Toutes les valves inférieures que nous avons recueillies dans cette localité sont épaisses et les stries d'accroissement trèsmarquées.
On trouve également cette variété à Rajib, près du waddy Zerka, à l'ouest de Jerasch (Pérée).
3* Var. carùiatOy pi. X, fîg. 11.
La figure 11 nous montre une variété très-notablement carénée, que l'on trouve au waddy Mojib (Moabitide), dans des marnes grises à Hemiaster Linjnesi.
La valve supérieure est entièrement couverte de lames écailleuses très-saillantes, et sa valve inférieure est, jusqu'à une certaine distance des crochets, sillonnée par des stries très-fines et très-rapprochées.
ARTlGLJf Il<^ 5.
4° Var. majoi^y pL X, flg. 12, 13.
Les figures 12 et 13 donnent un exemple de la taille à laquelle peut atteindre \0. Mermeti dans certaines localités. La valve inférieure présente chez quelques individus un commencement de carène; ses stries d'accroissement sont en général bien marquées, et son crochet est pourvu de stries longitudinales, qui se prolongent assez loin et forment môme des commencements de sillons. La valve supérieure est couverte de stries écailleuses qui ne la couvrent plus entièrement, et passe insensiblement à la forme indiquée par la figure 15, où cette valve n'offre plus de lames que sur le pourtour.
Cette belle variété se trouve à Aïn-Musa (Ammonitide), un peu au-dessus de la variété communis et de TO. flabellata.
5» Var. SHkata, pL X, fig. 14, 15.
Cette variété très-curieuse, qu'on pourrait presiiue appeler une monstruosité (car je n'en ai trouvé qu'un seul exemplaire) de rO. Mermeti ^û elle ne constitue pas un type spécifique distinct (1), se trouve à Aïn-Musa, avec la variété communis.
Ici les plis du crochet se prolongent dans Tâge adulte en s*accentuant, et donnent lieu à de véritables sillons qui plissent la valve inférieure. En même temps les lames écailleuses disparaissent du centre de la valve supérieure, et il n'en reste plus que sur les portions adjacentes au bord de cette valve.
On trouve dans la variété major de XO. Mermeti des exemplaires qui se rapprochent de plus en plus de la variété sulcata.
6® Var. minor, pi. X, fig. 16.
Cette variété, qui paraît se rapporter à déjeunes exemplaires
^1) Sur la simple inspection de nos planches, M. Coquand n'a pas hésité à en faire une espèce nouvelle qu'il a bien voulu nous dédier. Ceux qui n'admettront pas avec nous^ pour les Huîtres fossiles, une aire de variations étendue comme celle qu'on remarque chez les Huîtres vivantes, devront donc adopter le nom d'O. Larteti, Coq., imposé par M. Coquand à cette curieuse coquille. Nous avouons volontiers qu'il faut avoir vu comme nous sur place tous les intermédiaires, pour rattacher encoie cette coquille à VO, Mermeti, et ne pus céder à la tentation d'en faire, avec M. Coquand, une nouvelle espèce.
6& Loos l^htet.
(le VO. Mermeti^ est très-diflBcile à distinguer de l'O. columba minor que M. Coquand appelle 0. Reaumuri dans son Synopsis des fossiles de la Charente (1). Elle se rapproche cependant encore davantage de l'O. Mermeti par sa forme générale ; mais sa valve inférieure est presque lisse et la plupart des individus offrent des stries au crochet.
L'O. columba minor offre le même caractère, et il ne serait pas étonnant que celte dernière espèce représentât en Europe VO. Mermeti^ qui occupe en Afrique et en Orient un aire si vaste.
L'O. Mermeûminor^ trouve constamment associé à l'O. w^wcularis var. judaïca jeune. On le recueille dans les calcaires blancs d'Aïn-Jidy, sur le littoral occidental de la mer Morte, audessous des bancs à 0. olisiponensis. On le rencontre encore au waddyMojib, au-dessus des marnes à Hemiaster Luynesi.
Ostrea columba ? var. fasciata.
Nous indiquons sous ce nom, avec quelques hésitations, une Huttre dont nous ne possédons qu'un seul échantillon et dont nous ne connaissons pas la valve supérieure. Sa valve inférieure est semblable à celle de l'O. columba^ et^ comme cette dernière Huître, elle offre des traces de bandes colorées.'^ Les stries d'accroissement sont d'ailleurs à peine visibles.
Nous avons recueilli cette espèce dans un calcaire, entre le waddy Ilaïdan et le waddy Mojib, à l'est de la mer Morte.
Ostrea Luynesi. — PI. X, fig. 17, 18 (2).
Longueur 40 millimètres.
Largeur 24 —
Description. — Coquille ovale -allongée, incurvée latéralement, assez épaisse. Valve supérieure concave, chargée de petites côtes rayonnantes, irrégulières et peu saillantes. Bords lamclleux vers le crochet, minces et tranchant du côté opposé. Valve inférieure concave, légèrement carénée, gibbeuse, renflée vers
(1) Descript. de ta Charente, t. H, p. 107.
(2) Dédié au duc de Luyups.
le sommet, fortement incurvée* latéralement, portant des stries d'accroissement irrégulières, un peu sinueuses. Crochet recourbé latéralement, portant Tempreinle de corps étrangers auxquels était fixée la coquille.
Rapports et Différences. — Celle espèce, qui, par sa valve inférieure, se rapproche à la fois de TO. africana et de TO. Mermeti, se distingue facilement de ces deux Huîtres par sa valve supérieure lisse et bordée seulement de quelques lames dans la région apicale, tandis que dans XO. africana et dans \0. Mermeti celte valve supérieure est entièrement garnie de fortes lignes d'accroissement concentriques et serrées.
La coquille est d'ailleurs, dans son ensemble, beaucoup plus allongée que les espèces dont nous venons de parler.
La valve inférieure est toujours plus lisse que celle de ro. africana et plus allongée que celle de VO. Mermeti. Elle ne porte jamais au crochet les stries qu'on remarque chez cette dernière. Cette valve est plus carénée que celle de l'O. Mermeti. C'est une forme voisine de l'O. aiiricularis et de l'O. pyretiaica^ mais sa valve supérieure l'en éloigne. Elle porte, comme ro. cornu- Arietis de Goldfuss, des rugosités rayonnantes sur sa valve supérieure.
Gisement. — Aïn-Musa (Ammonitide), avec VO. fUxbellata; waddy Heïdan, à Test de la mer Morte.
Osirea afi^icana, Lamk, sp., pi. 3, fig. 3, d, 5, 6. — 1789, Gryphœa afri* cana, Lanik, Nouvelle Encyclopédie, pl« 189, fig. 5, 6. — 1819, Gryphœa secunda, Lamk, Hist. des animaux sans vertèbres^ 2® édit., p. 199, t. VI, p. 169, n® 18. — 1852, Exogyra densata^ Conrad, Of. Hep,, pi. 18, fig. 102, 106. — 1862, Ostrea auressensis, Coquaud.
L'O. africana est assez commun dans la craie de Syrie, où Conrad Ta décrit sous le nom d' Ostrea densata^ d'après les exemplaires recueillis par le docteur Andersen, entre Kerak et la mer Morte. Il foisonne dans cette région, où nous en avons rencontré des centaines sous nos pas.
Nous avions déjà reconnu Tidentité de \ Exogyra densala de Conrad avec X Ostrea auressensis de M. Coquand.
66 Locm l.IlRtkt.
Ce dernier et savant géologue vient de relever la curieuse synonymie de cette espèce qui remonte à Lamarck, et qui, suivant les temps et les pays où elle a été découverte, a porté successivement les noms de afncafia, serunda^ affinis^ cornu- Arietis^ denmta^ turtin\ unresseiisis^ etc.
Nous saisissons avec empressement cette occasion de féliciter M. Coquand d'avoir restitué à cette espèce le nom que Lamarck lui imposa le premier, après Tétude qu*il en avait faite sur un exemplaire rapporté d'Algérie par le botaniste Desfontaines (t).
Le nom A'africana s'applique d'ailleurs admirablement à cette espèce, qu'on trouve dans toute l'Afrique septentrionale,, depuis le Maroc jusqu'à l'Egypte, oii nous avons constaté sa présence parmi les échantillons rapportés par Lefebvre des environs de Cosseir.
Les figures 3, ft, 5, 6 de notre planche XI représentent les diverses variétés qu'on trouve dans les environs de la mer Morte, depuis celles dont les valves sont le plus bombées (Gg. 3, û) (2) et le crochet le plus recourbé latéralement, jusqu'à celles dans lesquelles le crochet se trouve presque dans le plan de l'axe longitudinal de la coquille, dont la valve inférieure n'éprouve plus de torsion et dont la valve supérieure n'est presque plus
convexe.
Toutes ces variétés se trouvent mêlées dans la même couche à Aïn-Ersit, entre Kerak et la mer Morte, à l'est de ce lac.
L'O. a f ricana se recueille aussi sur les bords du waddy Zerka- Maïn (Ammonitide), dans des calcaires marneux où il est associé à 0, Delettrei^ 0. olmponensis^ 0. flabellata.
En aval de ce point, on le retrouve encore près des sources qui alimentent ce môme cours d'eau du waddy Zerka-Maïn.
(1) Nous avons vu, dans la collection de conchyliologie du Muséum, un exemplaire d 'Huître appartenant à cette espèce et possédant le faciès noirâtre des fossiles crétacés de l'Aurèse. 11 portait l'étiquette A'Ostrea secundo , peut-être écrite de la main de Lamarck lui-même, qui aura fondé successivement sur cet échantillon ses deux espèces.
(2) Ces variétés se rapprochent beaucoup de VExogyra anettna du Texas [Rœmer, loc. cii.y pi. 8, fig. 10). Nos échantillons de Kerak présentent même à la valve inférieure un rudiment d'oreillette correspondant au crochet de la valve supérieure, ainsi que cela se voit avec plus d'exagération dans VExogyra arietinan
AHTICLE N* 5.
Dans ces deux derniers giseoients VO. africana présente une variété d'habitat qui mérite d'être signalée. On n'y rencontre pas les formes si communes à Aïn-Ersit (fig. 3, A), mais plutôt celle que reproduit la figure 5. De plus, les valves supérieures sont plates, et la valve inférieure devient légèrement squameuse; les stries d'accroissement, plus marquées, deviennent aussi plus largement espacées. On y trouve des exemplaires qui s'éloignent de la forme ovale-allongée de cette coquille et deviennent trapézoïdales, comme l'individu représenté dans la planche XI par la figure 6. Certains échantillons pourraient aisément se confondre avec les jeunes individus de TO. Deletù^ei^ n'était la valve supérieure qui les fait toujours aisément reconnaître.
On retrouve VO. africana au waddy Heïdan, au waddy Mojib, à la base du jebel Schihan.
C'est probablement cette espèce que Léopold de Buch (i) signale sous le nom dHExogyra secunda, comme étant associée dans le Liban à VExogyra flabellata et aux Ammonites (Céralites) qu'il a décrites.
Lefebvre Ta rapportée du jebel Tyh et de quelques autres localités du Sinaï. Il Ta également recueillie en Egypte, entre Cosseir et Suez.
Enfin, c'est encore probablement XO. africana que figure Beyrich sous le nom d'O. Overwegi var. lœvigata.
Osirea Delettreij Coquand, Géol. et Paléont. de la prov, de Constantine^ p. 225. — Var. exogyriformiSf id., pi. 18, fig. 4, 5. — PI. XII, ûg. 5.
Tous les exemplaires de cette belle espèce que nous avons recueillis en Palestine se rapportent à la variété exogyriforme et sont de forme très-allongée. Us sont constamment associés à des Plicatules. Les uns proviennent du waddy Zerka-Maïn, à l'est de la mer Morte; les autres, d'Erak el Emir, à l'est du Jourdain.
L'O. Delettrei se distingue facilement des variétés les plus
(1) Veber Ceratiie/ij in Àcad, de Berlin^ 22 mars 1847* — Institut^ 22 mar«1848.
68 LOUlli LARTKT.
proches d'O. Africana^ par sa valve supérieure, sa forme élancée et linguloïde, et par Técartement des lames d'accroissement.
Ostrea flabeilaia, d'Orb., 18A3, PaLfranr.^ t. III, p. 717, pi. 475.— Gry phœa plicata, Lamk (non plicata, Sow.). — PI. Xï, 0^. 7.
De Buch (1) et d'Orbigny (2) ont signalé depuis longtemps la présence de YO. flabeilaia dans le Liban, et nous avons vu en effet, au Muséum d'histoire naturelle de Paris (3), ainsi qu'au British Muséum de Londres (4), des exemplaires de cette coquille qui venaient de cette contrée.
Anderson et Conrad paraissent avoir confondu assez habituellement celte espèce avec VO. Boussinganlti^ qu'ils indiquent, par erreur, en plusieurs points de la Palestine.
M. Fraas a déterminé, comme appartenant aux 0. Matheroniana^ 0, Boussingaulii^ des fossiles rapportés des environs de Kerak par le docteur Roth. Nous avons vu que ce sont les 0. africana^ 0. flabeilaia^ qui abondent dans cette région.
L'O. flabeilaia est très-commun en Orient. Il existe dans le sud de l'Arabie, où le docteur Carter Ta recueilli près du cap Fartak, ainsi que j'ai pu m'en assurer par Tinspection de sa collection au musée de la Société géologique de Londres.
Lefèvre en a rapporté un grand nombre d'exemplaires de diverses localités du Sinaï et de l'Egypte.
Nous l'avons recueilli en Arabie Pélrée, à une journée de marche au nord du golfe d'Akabah, au waddy Haïmeh, dans des argiles jaunâtres superposées aux grès de Nubie.
Nous l'avons trouvé en Palestine, à Aïn-Ersit, au waddy Mojib, au waddy Heïdan, au mont Nebo, à Aïn-Musa, à Aïu- Jidy, Ërakel Emir Rajib, Jerasch, etc.
La flgure 7 de notre planche XI représente cette espèce dans
(1) Ueber Ceratiien, loc. cit.
(2) Cours de paléontologie, t. II, p. 645, — ProdromCy u» 518.
(3) Le père Beadle avait rapporté ce fossile du Liban. (Collée lion de paléontologie.} (A) British Muséum^ CoUect. de géol., n» 23053, rapporte du Liban par M. Sheppard.
ARTIGLK II* 5.
GKOLUCiIE DE LA PALESTINE. 69
son plus bel étal de conservation, telle qu'on la trouve au mont Nebo, au waddy Haïmeh et aux environs de Jerasch.
Osirea canaliculata, d'Orb.^ 1847, Paléont. franc,, t. III^ p. 709, pi. &71y fig. 4 et 8.
Nous avons trouvé cette espèce (sur l'identité de laquelle il ne peut rester le plus léger doute) dans la craie blanche de Sebbeh (Masada), sur le littoral occidental de la mer Morte. Elle est associée, en ce point, à YO. vesicularis ysiV.judaica.
Ostrea vesicularis, Lamk, d'Orb., Paiéont. franc,, t. lU^ pi. 487, p. 742. Var. /Mrfûicd. — PI. XI, fig. 8, 9, iO.
Nos exemplaires ne peuvent se rapporter qu'à YO. vesicularis^ et se rapprochent notamment beaucoup de la variété bien connue qu'on trouve dans la craie chloritée de France.
M. Guéranger a fait de cette dernière variété une espèce nouvelle qu'il a dédiée à M. Bayle {Ostrea Bat/lei), dans des notes restées inédites. M. Coquand a retrouvé en Algérie cette même variété de VO. vesicularis j qu'on rencontre au niveau constamment inférieur à celui qu'occupe le type de l'espèce. Ce savant géologue a cru devoir adopter l'espèce inédite de M. Guéranger. M. Bayle considère également la forme de la craie chloritée comme constituant une espèce distincte. L'opi* Dion de savants aussi autorisés nous a fortement ébranlé, et nous avons été sur le point de rapporter à YO. Baylei notre fossile de Judée; mais nous nous sommes souvenu des variations nombreuses qu'offre YO. vesicularis^ variations qui conduiraient les paléontologistes à faire, par exemple, dans les Pyrénées, plusieurs espèces distinctes des variétés qu'on rencontre dans la craie de cette chaîne. N'y aurait-il pas une exagération regrettable à ne plus admettre de variétés parmi les fossiles, quand nous en observons un si grand nombre dans les espèces actuelles, et faut-il, sur la plus légère différence, se hâter de créer de nouveaux noms, au risque d'encombrer inutilement les listes de synonymies déjà si surchargées? C'est là une question de tact et de mesure que tout le monde ne résout pas de même. Ceux qui ne sont pas du même avis que nous sur cette matière, recon*
AlIBI. se. GÉOU ni. 21. -^ ART. H^ Ô.
70 LOrill^ L.%KTET.
nattront, nous Tespéroiis, qu'en ajoutant au uouide Tespèce que notre fossile rappelle par sa forme générale le nom de variété judaica^ qui rappelle son habitat et montre qu'il offre avec le type de légères différences, nous évitons toute confusion, et metlonslelecteuren garde contre une identification prématurée, aussi bien que contre une séparation trop absolue.
Les figures 8 et 9 de la planche XI représentent les échantillons de celte variété qu'on trouve en grande abondance, formant môme des bancs véritables dans la craie à Foraminifères de Sebbeh (Masada), sur le littoral occidental de la mer Morte. Ces Huîtres se trouvent associées à TO. canaliculata^ dans une craie blanchâtre, au pied de ce rocher sur lequel périrent les derniers défenseurs de la nationalité juive, du côté de la chaussée de Titus.
On retrouve la môme variété dans les calcaires gris, tendres, pétris de débris de Poissons, qu on rencontre dans le voisinage et à l'est de Nebi-Musa.
La figure 10 se rapporte à une Huttre fossile qui parait être un individu jeune de la précédente.
On la trouve au W. Mojib, à Test de la mer Morte, au-dessus des marnes à Hemiaster^ Plicatula et Ostrea Menneti. C'est de cette localité que provient l'exemplaire figuré pi. XI, fig. 10.
Cette petite Huître se rencontre aussi à Âïn-Jidy, dans des calcaires blancs, au-dessous des 0. olisiponensis et flabellaia^ et au-dessus des calcaires dolomitiques des falaises. ' Dans ces deux localités elle est associée à TO. Mermeti var. minor.
Anderson a recueilli comme nous YO. vesicularis près de Nebi-Musa et de Mar-Saba.
M. Fraas le cite comme ayant été recueilli par le capitaine Wilson, dans la montagne de la Quarantaine, près de Jéricho, et il le mentionne également aux environs de Jérusalem.
Le Gryphœa cupulokles de Conrad, qu'Anderson avait recueilli dans la craie del Sileh (Siloh?) en Saniarie (1), ressemble à
(i) Of. n^p., p. 224, pi. 18, fi^. 403, 104.
la petite variété que nous avons recueillie au waddy Mojib eï à Aïn-Jidy.
n. — LAMELLIBRANCHES ÉOGBNBS (1).
Clavagella granits, BeU. (Bellardi). — Egypte. Pholadomya Koninckii, Nyst (Fraas). •— Id.
Solen obliquus, Sow. (Fraas). — Mokattam.
— unv'adiatuf, Bell. (Bellardi). — Egypte.
Luiraria (Fraas). — Mokattam.
Thracia costata^ BeU. (Bellardi). — Egypte.
Maetra dubia, d'Arch. (d'Arch. et Delan.). — - Tbèbcs.
Leda amygdaloides, Sow. (id.). — Id.
— striata, Desh., var. (id.). — Id.
— costidata, Desh. (id.). — Id.
Ârcopagia reticuiatay Bell. (Bellardi). — Egypte Teliina Benedmi(1) Nyst (id.). — Id.
— Isysiii, Desh. (Fraas). — Alokaltain.
Venus nitidula 7 Nyst (Bell.). — Egypte.
— sulcatariGf Nyst (id.). — Id.
— Merœ ? Brand. (id.). — Id.
— cyrenoides^ d'Arch. (d'Arch. et Delan.). *-> Thèbes.
— transversa, Sow. (id.). — Td.
— suberycinoidesj d'Arch. (id.). — Id.
— custugensis (Leym.), d'Arch. (id.). — Id.
Corbula exarata, Desh. (BeU.) (Fischer, Attaka). — Egypte.
— galiica, Lamk (Fraas). — Gafra^ près de Gizeh.
— gallicula^ Desh. (VaiU. et Fisch.). — Attaka. Astarte ? ionga^ BeU. (Bellardi). — Egypte.
Crassateila tumida, Lamk, var. suessonensis, d'Arch. (d'Arch. et Delan.).
— Thèbes.
Cardiia muUicostata^ Lamk (Bell.) (Fraas). — Mokattam, waddy el Tyh.
— acuticostata^ Desh. (BeU.). — Egypte).
— lata^ Schar. (Fraas). — Mokattam, Gizeh.
— complanata, Desh. (Fraas). — Mokattam.
— divergens^ Desh. (Fraas). — Mokattam, Pyramides, waddy el Tyh.
Genefleh.
— mutabiiis, d'Arch. (d'Arch. et Delan.). — Thèbes. ^ obliqua, d'Arch. (id.). — Id.
(1) Cette Uste est dressée d'après les mêmes documents que celles des Gastéropodes éocènes (page 46).
72 LOUIS L.^RTfiT.
Cardita Dufirenoyif d'Arcb. (d'Archiac et Delan.). — Thèbet .
— vtci'fta/», Leym. (d'Arcb.).
Cyprina rustica^ Flem. (Bellardi). — Egypte.
— tcuteUaria^ (Fraas). — Mokattam, Gafra.
Lueina Menardi?, Defr. (Bell.) (Fraas). — MokatUm.
— Forimam ?, Defr. (id.) (Fraas). — Waddy el Tyh.
— contorta, Defr. (id.). — Egrypte.
— Onridù, BeU. (id.). — Id.
— ApisidiSf Bell. (id.). -^ Id.
— Pharaonù, Bell. (id.). — Id.
— bialata ( * ), Bell, (id.) (Fraas). — Mokattam, waddy el Tyh.
— œgyptiaca (* ), BeU. (id.) (d'Arcb. et Delau.). — Tbèbei.
— cycloidea ( • ), BeU. (id.) (id.). — Id.
— inflata (*), BeU. (id.) (id.). -* Id.
— miioia^ BeU. (id.) (id.). -^ Egypte.
— Evdnida, Desh. (Fraas). — Waddy el Tyh.
— mutabilis, Desh. (id.). — Mokattam.
— detritOf Desh. (id.). — Id.
— subcircuiariSf Desh. (id.). — Waddy el Tyh. -* concirmaf Desh. (id.). «- Mokattam.
— Dff/ranciï, Desh. (id.). — Id.
*- squamuia^ Desh. (d'Arcb. et Delan.). — Thèbes.
— GoodhaUi, J. de Sow. in WeUi. (id.). — Id.
Cor bis iameiiosay Lamk (VaiU. et Fisch.). -^ Attaka. Cardium obiiquum^ Lamk (BelL) (Fraas). — Mokattam, Giseh.
— tenuisuicatunij Nyst (Fraas). — Mokattam.
'— œgyptiacum^ Fraas (id.). — £n?ir. de Stoat.
NuaUa irigona, Sow* (d'Arcb. et Delan.). — Thèbes.
— iissa^ Fred. Edw. (id.). — Id.
— similis f Sow. (id.). — Id.
— bisuicatOf J. de Sow. in Dixon (id). — Id.
•— Bcwerbanki^ J. de Sow. in Weth. (id.). ~ .
— transversaf Fred. Edw. (id.). — Id.
— prahnga, Fred. Edw. (id.). — Id.
— Baboensis, J. de Sow. in Grant. — Id.
Àrca ptanicostùf Desh. (Fraas). — Waddy el Tyh.
— angusta^ Lamk (VaiU. et Fisch.). — Attaka.
— profunda, Desh. (id.). — Id.
Modioia nctimûtato, Desh. (Fraas). -— Waddy el Tyh. Mytiius barbatus, Lamk (BeU.).
(^) M. d'Archiac {loc, cit,) pense que ces quatre espèces ne sont que des indiiidos du Lucina agyptiaca parvenus à différents âges.
GÉOLOGIE DE LA PALESTIIfB. 73
lÂthodomus cordatus, d'Orb. (Bell.). — Egypte.
— sublithophagus, d'Orb. (id.). — Id.
Uma rara^ Desh. (Yaill. et Fisch.). — Attaka. Avteula stampinensis, Desh. (Fraas). — Waddy el Tyb. Pecten Thorenii^ d*Arcb. (Bell.)* — Egypte.
Spondylus rarisptna^ Desh. (id.). — Id.
— radula^ Lamk (Fraas). — Waddy el Tyb, Mokattanu Pheatula polymorpkay Bell. (Bellardi). — Egypte. Chôma cakarata, Lamk (YailU et Fisch.). — Attaka. Ottrea heteroclita, Defr. (Bell.) (Fraas). — Mokattam, Giseb.
— muittcastata^ Desb.
— flabelluia, Lamk (Bell.) (Fraas). — Waddy el Tyb, Beni-Hassan. —
(D'Arch. et Delan.) — Tbèbes.
— ventUabrum, Goldf. (Bell.). — Egypte.
— cymbula, Lamk (id.). — Id.
— Clot'beyi, Bell. (id.). — Id.
— subcarinata, Bell. (id.). — Id.
— Reili, Fraas (Fraas). — Waddy el Tyb.
— dorsata, Desb. (id.). — Mokattam.
— suessonensis, d'Arcb. (id.). — Td.
Carolia plactmoides^ Can traîne, Mém. Acad. Brtunelles, 1835 (Hemiplaeuna Rozieri, Sow., Piacunea placenta, Lamk in Caillaud ; Anomia placunoides, Orlebar). — Gizeb, waddy el Tyb, environs de la forêt pétrifiée.
Vulsella lingulata, Gaill. (Fraas). --Waddy el Tyb^ Mokattam, Giieb.
— an^ttôto, Desb. (id.). — Mokattam.
— crispata, Fiscber (Fiscber et Laurent). — Attaka.
m. — LAMELLIBRANCHES MIOCÈNES.
Pholas rugosa (Fraas). — Envir. du Caire (Egypte).
Mytilus sociaiis (id.). — Id.
Cytherea erycinOy Lamk (id.). — Id.
Teliina tumida, Broccbi (Fiscber). — Jebel Geneffeb (istbme de Sues).
Lutraria elliptica, Boissy (id.). « Id.
Arca scabrùsa^ Nyst (id.). — Cbalouf.
Diplodonta rotundato, Mont. (id.). — Jebel Geneffé.
— dikitata, Pbilippi (id.). — Bassin des lacs Amers.
Pecien scabrellus, Lamk (Fraas, Fiscber). — Jebel Geneffé, entir. du Caire* — > Dunkeri, Mayer (Fraas^ Fiscber). — Envir. du Caire, jebel Geneffé.
— subpleuronecteSf d'Orb. (Fiscber). — Jebel Geneffé.
— affinis (P. Tournait), Marcel de Serres (id.). — Id.
Ottrea affinis (0. FtWe^i),Desb. (Doubiiert, Math., hyotis, Brocch.) (Fischer Laurent). — Jebel Geneffé.