‹ Annales des sciences géologiques (volume 4)Chapitre 55 sur 69 · IV. « LAMELLIBRANCHES DES PLAGES SOULEVEES · texte numérisé non relu

IV. « LAMELLIBRANCHES DES PLAGES SOULEVEES

Pectuncuius violacescetu, Lamk. — Côtes de la Méditerranée.

Clavagella.

Pholas iinaitica, Fraas. — CbXci de la mer Rouge.

Tridacna gigas^ Lamk. — Id.

Pecien radula, Lamk, var. subfossilis, Fraas. — Id.

— Reissii\ Bron. (id.). — Higar el Ma.

Utfiodomus LyellanuSf Mayer.

Embraiiclieiiieiit des RABIAIHBS.

Classe des ÉCHINODERMES.

i. — échinides jurassiques.

La notion de Texistence des terrains jurassiques dans le Liban ne repose jusqu*à présent que sur deux fossiles appartenant à la classe des Èchinodermes.

Le premier est connu depuis plusieurs siècles, grâce à une pieuse légende qui Ta fait rechercher de tout temps des pèlerins. C'est le Cidaris glandifems^ dont les baguettes ovoïdes sont connues sous le nom A' olives pétri fiées de SodomeÇ2). Nous nous sommes assuré qu'on ne trouvait point ce fossile sur remplacement attribué à la ville maudite, non plus que dans ses environs ; tous les exemplaires d'origine authentique que nous avons eus sous les yeux viennent du Liban, où Ton trouve ces baguettes en grande abondance.

L'autre Oursin, considéré comme jurassique, est celui que nous avons recueilli en très- grande abondance au pied du château deBanias, dans TAnti-Liban, et que M. Cotteau, dontrauto-

(4) D'après M. Fraas, loc, cit,

(2) Bertrand, dans son Recuei/ de divers traités sur t histoire de In ten^ et des /ossiles, publié à Avignon en 1766, mentionne ainsi ces baguettes d'Oursin :

If Lapides judaicif otioœ lapides, phœnicitcBy pierres judaïques en forme d*oU?e ou de petits concombres avec une queue. » (Page A 26-7.) ARTICLE R® 5.

rite est si grande en pareille matière, n'hésite pas à rattacher, malgré le mauvais état de conservation des échantillons, à la forme oxfordienne du Collyrites bicordata^ Desmoulins.

Ces dt!ux espèces n'ont pas encore été rencontrées au sud des chaînes parallèles du Liban et de TAnti-Liban.

Nous ne citons ces deux fossiles que pour mémoire, et nous passons rapidement à Ténumération des Ëchinides crétacés, si nombreux, si intéressants et si utiles pour le classement des terrains dont nous nous sommes occupé.

n. — ÉGHINIDES CRÉTACÉS.

Epiasier distinctus^ Ag. (Duncan^ Carter, Hollaud). — Côte méridionale de r.^rabie, Sinaî.

— tumidusy Desor (Duncan et Baiierman). — Sinaï.

Hemiaster Foumeli, Desh. (H. Saulcyanus, d'Orb.; Periaster Fourneii\ Desor).

M. Desor avait considéré cette espèce comme un Periaster. M. Hébert a relevé cette erreur en démontrant que l'espèce de M. Desor est le Periaster oblon(jns qu'on trouve au jebel Gareb, dans la chaîne arabique.

h* Hemiaster Saulcyanus serait, d'après M. Cotteau, une variété de y H. Foumeli.

Celte espèce, si répandue en Algérie, est assez commune en Palestine. Nous Pavons recueillie auRaselAbyad (côtes de Phénicie), à Aïn-Ersit (Moabitide), entre Kérak et la mer Morte, à Aïn- Musa, au waddy Mojib, et au waddy Zerka-Maïn, à Test de là mer Morte, sur les contre-forts du mont Hor, près de Pétra, en Idumée, enfin entre Turmus-Ayael Aïn-Fasaïl, dans la Samarie.

Nous avons considéré, avec M. Cotteau, cette espèce comme cénomanienne. M. Pérou (1), tout en convenant qu'on trouve en Algérie ce fossile dans la partie supérieure de l'étage cénomanien, aurait reconnu que son niveau le plus habituel se trouve dans l'étage santonien de M. Coquand, c'est-à-dire à la base de la craie blanche.

(1) 'Bulletin fie In Sor. géol. de France y 4870, p. 601.

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