ANN. 8C. CÉOL. XII. 15. — ART. N
162 H. mjiOL.
coracoïde constitue une légère saillie; elle se contourne un peu en arrière. L'acromion est fort et son détachement de Tépine de Tomoplate a lieu à une distance de trente millimètres du bord glénoïdal. Son origine a lieu, comme sur YAnaplothe^ riuniy les Camélidés et la plupart des ruminants. Les mesures relatives à Tomoplate du Diplopus Aymardi sont les suivantes, d'après M. Kowalewsky :
Hauteur de la fossette articulaire 0,0345
Largeur transversale de la fossette articulaire 0,0370
Hauteur de répine 0,0310
Largeur transversale comprenant Tapophyse coracoïde . . . 0,0570
Largeur du col • 0,0470
Plus grand diamètre transversal 0,1900
Longueur totale 0,2180 (1)
Il n'a pas encore été trouvé d'humérus entier d*. dans les gisements de Ronzon ; la partie supérieure manque presque toujours et cela tient évidemment à la structure spongieuse de cette partie de Tos. L'extrémité inférieure formée par un tissu plus compact a résisté et est parvenue jusqu'à nous. Si Ton compare les surfaces articulaires inférieures des humérus d'Ancodiis et de Diplopus , on remarquera un( grande ressemblance dans les formes, mais il y a loin d(
là à une similitude absolue. L'étendue transversale de l'extré
mité distale est surtout plus étendue chez les pachydermes d( Hordwell. Malheureusement nous ne savons pas quelle était h longueur totale de l'humérus des Ancodus du Puy, et il uoui est impossible de rechercher le rapport existant, dans deux genres d'animaux fossiles que je viens de citer, entre 1^^ -^^ longueur de l'os du bras et la largeur de sa surface articulaire "^^ inférieure. Afin de faire mieux apprécier les différences exis-*^^^ tant entre la partie qui nous est connue de l'humérus de VAnr^m^^ f
(1) Au moment où je corrige les épreuves de ce travail, je reçois du Pay \M '^ cavité articulaire d'un omoplate, probablement d*Ancodu8 Affmardù La cupuK^c^'^ destinée à recevoir la tête de rhumérus est absolument ôvalairej son diamètrv .^*^ longitudinal est de 0'",031 ; son diamètre vertical, de 0",027. L'apophyse coi colde était bien détachée.
tfAMMIFÉRES FOSSILES DE RONZON. 16S
codus et celle qui lui correspondait sur le Diplopus, j'extrais du travail de M. Kowalewsky le tableau suivant :
Diplopna Aynurdi. Aneoda^
Hordwell. Hempstetd. Ronion.
Plus grande largeur de rextrémité distale .... 0,0545 0,0550 0,0540
Épaisseur transversale de la surface articulaire 0,0120 0,0350 0,0320
Hauteur verticale du bord interne de la surface articulaire 0,0320 0,0310 0,0280
Hauteur verticale de la surface articulaire
du bord interne 0,0240 0,0230 0,0225
Hauteur verticale au milieu de la rainure . . . 0,0230 0,0210 0,0200
Diamètre antéro-postérieur 0,0390 0,0275 >
On remarquera parmi les chiffres précédents ceux relatifs à répaisseur de la surface articulaire qui est de 0,0420 sur le DiplapuSj et seulement de 0,035 et 0,032 sur les deux Aficodus du Puy.
L'extrémité inférieure de Thumérus des Aiicodus ne ressemble à aucune de celles appartenant aux animaux vivants, et elle constitue un intermédiaire entre les formes de VAnoplotherium et celles des Sus.
Le cubitus des Ancodus ne nous est connu que par sa partie inférieure; la forme des surfaces articulaires et celle du corps de l'os sont différentes de celles que Ton observe sur leDipUh pus. Ainsi la facette radiale externe n'est pas unie à la facette sigmoîde dans le JDiplopuSj et elle l'est sur les Ancodm du Puy. D'autre part, si l'on étudie une section du corps de l'os dans sa partie supérieure, on voit que sur le Diplopus elle a la rorme d'un triangle à base postérieure très large, à sommet intérieur. Sur les Ancodus on trouve une disposition absolument différente. La section a la forme d'un triangle à base interne à sommet externe. Les différences relatives à la taille ont été consignées par M. Kowalewsky dans le tableau sui- ^vant :
iM . -p. flMRtV
Longueur totale suivant la cour- m. m. m. m. m.
bure. 0,2700 > > i >
Longueur postérieure. . . ^ • , , . , • 0,2540 > » > > Plus grande largeur (niveau de
la facette radiale) 0,0320 0,030 0,026 0,025 0,03Q
Largeur au milieu 0,0330 0,018 i » 0^017
Diamètre antéro-postérieur (au
niveau de la facette radiale]... 0,0220 0,024 0,028 0,085 0,6M
Diamètre antéro-postérieur (per-
tion moyenne du corps de Tos). 0,0120 0,019 » » 0,M)
Largeur de Textrémité inférieure. 0,0160 » » » ) Diamètre antéro-postérieur de
rexirémité inférieure 0,0115 > > » >
Diamètre antéro-postérieur du
sommet de l'olécràne au bord
• p09(ériei}r. ,.*,.. t . 0,0480 i » in
Ceux de ces chiffres qui doivent particulièrement ^rrêt^r l'Attention sept ceux relatifs à la largeur du CQrps idu Qubitus à sa partie naoyenne,
]Lies extrémités supérieures qt inférieures du r^ius des 4^^ codus se rencontrent assez fréquemment dans les gisements de Ronzon, mais jusqu'à aujourd'hui on n'a découvert aucun os entier. I^a courbure très forte du cubitus f^it pressentir c|nq le radius devait être également très convexe en avant. Au sujet de l'extrémité supérieure, on doit remarquer le sillon profond et tai^e qui existe à la portion moyenne de la face supérieure. Cette rainure est destinée à recevoir la saillie de la portion médiane de la surface distale de l'humérus, I^es deux facettes postérieures destinées à s'articuler avec les facettes correspon-r dantes du cubitus sont petites et séparées l'une 4q l'autre Wf une crête osseuse.
L'extrémité inférieure du cubitus est absoluflient différepte de celle de toute espèce d'animal vivant paridigité. M. Kows^^ levsky a fait à ce sujet les très intéressantes observations qui suivent : « Dans les paridigités, nous voyons sur l'extrémité articulaire inférieure du radius deux facettes longitudinales excavées; elles sont séparées par une arête oblique, proémi-
mammifërhB IRftëSffeES bE ronzon. i6b
ncntc^ ^'étendant dans l'espace cothpris entre le scaphoïde et le semi-lunaire ; chez les Hyopotames il n'existe aucune trace de cette crête 1 La moitié interne de la surface articulaire est occu^ pée par une facette oblique convexe pour le scaphoïde ; la moitic externe offre une large facette concave antérieurement pour le semi-lunaire; cet os ayant une position très oblique dans le carpe empiète, par son étroit prolongement postérieur, sur la moitié scaphoïdale de l'extrémité distale du radius. Ces deux facettes sont séparées antérieurement par un sillon profond. La différence avec les radius des autres ongulés est très considérable. >
Sur l'extrémité inférieure du radius des Ancodus^ il n'existe pas de facette pour le pyramidal ; ce fait doit être noté, car sur les ruminants on en trouve une. L'extrémité inférieure du i*adius est dépourvue d'apophyse styloïde.
La patte de devant des Ancoe^t^^ était formée par la réunion de huit os carpîens et de quatre métacarpiens. Cette structure est semblable à celle existant chez tous les paridigités. Des huit os du carpe, cinq seulement sont actuellement connus, ce sont le scaphoïde, le semi-lunaire, le pyramidal, le trapézoïde et l'os crochu; le trapèze, le pisiforme et le grand os manquent. Toutes ces pièces font partie de la collection de M. Aymard et ce sont elles qui m'ont servi pour la description suivante; elles doivent provenir de VAncodm Velaunus.
Le scaphoïde offre une face supérieure concave transversalement convexe d'arrière en avant, destinée à s'articuler avec la partie correspondante de l'extrémité inférieure du radius. Cette facette supérieure a beaucoup d'analogie avec celle qui lui correspond sur YAnoplotherium, et elle est fort différente, £^nsi que Ta noté M. Kowalewsky, chez les Stis actuels.
La ftice inférieure du scaphoïde est divisée en deux parties
inégales par une crête antéro-postérieure. La facette extefne
^st la moins étendue, et elle est destinée à reposer sur la face
supérieure du trapézoïde. La face interne est taillée oblique-
^nent de haut en bas et de dedans en dehors ; elle s'articule
«vec la face supérieure du grand os.
La face interne du scaphoîde offre une large surface articulaire pour le semi-lunaire. Quant à la face externe, elle esl rugueuse et légèrement convexe dans tous les sens. Les mesures relatives à cet os sont les suivantes :
Diamètre antéro-postériear 0,031
Diamètre transverse 0,020
Haatenr en ayant (bord externe) 0,016
Largeur en avant de la surface articulaire inférieure pour
le trapézolde et le grand os 0,01i
Largeur de la surface articulaire supérieure pour le
radius 0,Oiî
Je ne rappellerai pas les caractères des os des e^ctrémités du Diplùpus 2&ïi de les mettre en parallèle avec ceux des Aiicoifitô, car il ne saurait y avoir de confusion pour les diagnoses relatives aux parties constitutives des pattes de ces deux mammifères. Les Ancodus ayant quatre doigts et le Diplopus deux seulement, les pattes sont construites d'une manière fort différente.
Le semi-lunaire des Aficodus est quadrangulaire dans sa partie supérieure, et prend la forme d'un coin dans sa partie inférieure. La face supérieure de cet os présente une disposition fort différente, suivant que Ton examine sa portion antérieure ou sa portion postérieure. Eu avant, la face supérieure du semi-lunaire est haute et convexe, et la portion postérieure de la même partie osseuse est, au contraii^, très creusée.
L'extrémité inférieure, disais-je plus haut, a la forme d'un coin et cette disposition existe pour permettre au semi-lunaire de s'enfoncer entre la portion supérieure des faces internes du grand os et de l'os crochu avec lesquels il s'articule. Cette disposition se retrouve chez tous les paridigités; l'Hippopotame seul, ainsi que l'a signalé M. Kowalewsky, fait exception. La face interne du semi-lunaire s'appuie par ses extrémités supérieure et inférieure sur la face correspondante du pyramidal, et il existe un intervalle assez grand, un espace vide, entre ces deux points de contact. Il résulte de cette disposition que la partie médiane de la face interne du semi-lunaire et la partie
ARTICLB N» 3.
médiane de la face externe du pyramidal ne se touchent pas; On retrouve, mais à un moins haut degré, cet arrangement pour la face externe du semi-lunaire, qui s'unit par ses extrémités supérieure et inférieure seulement à la face interne du scaphoïde.
Il résulte des caractères précédents que le semi-lunaire des Ancodus avait une conformation générale semblable à celle qui caractérise cet os sur les paridigités, et que c'était avec la partie correspondante du carpe des Sus qu'il possédait le plus de ressemblance. Les mesures relatives à cet os sont impossibles à prendre sur l'échantillon faisant partie des collections de M. Âymard.
Le pyramidal est semblable à celui de tous les paridigités, et ses facettes articulaires pour le cubitus, le pisiforme et l'os crochu, ne présentent rien de spécial dans leur forme et leur disposition :
Hauteur 0,018
Largeur 0,012
Diamètre antéro-postérieur 0,018
Largeur de la surface articulaire pour le grand os
(bord antérieur) 0,010
J'ai déjà appelé l'attention sur la manière dont la face externe du pyramidal s'unissait à la face interne du^ semi-lu- :naire.
Le pisiforme manque, mais comme cet os ne joue aucun rôle principal dans la constitution de la patte, sa disposition n'est pas importante à connaître.
Le trapèze, ainsi que je l'ai dit plus haut, n'a pas été trouvé; il existait certainement chez les Ancodus, car on noie sur la face externe du trapézoïde une facette articulaire correspondant à cet os.
Le trapézoïde est excessivement petit et supportait seulement le deuxième doigt. M. Kowalewski a fait remarquer que cette disposition était absolument différente de celle que nous observons sur le Sanglier. Le trapézoïde de ce mammin>riî est
168 li. MUftlL.
beaucoup plus élargi qtie celui deS Ancôdusj et sa face lUfé^ rieure est divisée en deux parties par une crête transversale très aiguë. L'une de ses parties, l'externe, est horizontale et recouvre la face supérieure du deuxième mélacarpîfeii ; l'autre est taillée obliquement de haut en bas et de dedans en dehors, elle est destinée à se mettre en rapport avec une portion de la surface articulaire du troisième doigt. Les dittiensionë de cet os sont les suivantes :
Hauteur au nifeail de adu bord eiteme. i .... i ... ^ . i < 0fM9
Largeur » a i 0,009
Diamètre antéro-postérieiir tjHi
Le grand os manque dans toutes les collectiohë, triais èoihtne nous connaissons toutes les parties osseuses qui l^eiltourent, il est facile de retrouver sa forme et sa dispositioU. Sa face supérieure présentait, un peu en dedans de sa portidn mé* diane, une crête séparant deux plans inclinés en sens opposés, l'externe en dehors, l'interne en dedans. Le plan externe s'articulait avec là facette interne de la face inférieure du scaphoïde ; la facette interne s'articulait avec la facette extdrne de la face inférieure du semi-lunaire. La face externe du grand os était taillée verticalement et s'unissait à la face interne du trapé2oïde. La face inférieure était taillée très obliquement de haut en bas et de dedans en dehors. C'était sUr elle qUe repo«* sait le troisième métacarpien. Par son bord supérieur, la fkce inférieure du grand os était en contact avec trois os t le sommet du troisième métacarpien, Tangle interne de rttttci<forme et le sommet du semi-lunaire.
L'unciforme a sa face supérieui^ divisée en deux parties par une crête osseuse^ Là partie externe est inclinée de haut eâ bas et de dedans en dehors, elle s'articule avec le semi-lunairâ; là partie interne est dirigée presque horizontalement, et elle Correspond à la face inférieure du pyramidal .
La face externe de l'unciforme est dirigée de haut en bas, de dehors en dedans ; elle est légèrement convexe et s'articule avec le troisième métacarpien. La face inférieure esthorixon-
AKTICLE N° 3
MAMMIFÈRES fÔftSfLfeS Db RONZON. ^60
tttib et suppdttè tdui lé ^àtHkne ddifà. Ld tbce interne présente k sa partie moyenne un angle saillant atl-dessobS duquel tient s'appuyer la tète du ciuquiëttie doigt. Les dimensions de cet os sont les suivantes :
in.
UltWr-. .;.;.!; O.OÏJO
Diamètffi intéfé^iioitMetif^i ; a • . i : i * . < . > . m : ; 0{0M0 Hauteur. • • • « 1 1 • : i . < • i « * i i i • 1 1 * i * i < : . 1 1 1 ; t j i 0|017G
il. Kô^alei^sky, qui a étudié lé nième os provenant des Ancodui de lleiUpâtëâd, a trouvé que ses dimensions étaient les Sliivautèâ !
Lltt^ttf ••i.»*i.t*iiiii...;M.c. ....;... i...... 0,01 70
Diamètre antëro-poslérieur. 1 1 • i . « : . . . . i • j . . . i « : i i i 0|0170
Hauteur i <.<....«.. 0»0120
Les proportions etitrë la longueur et la largeur de cet os seraietlt, d*aprfeg ces chiffres, uu peu différentes sur les animaux du Puy et ceUJc de Hempsiead. Les ttiesures relatives à runciforaie du Diplopus sont, au contraire, presque exactement semblables à celles ibumies par réchântillon A*Ancodus du Puy.
J*aî fait représéhter, pat là figure ilfl de ce travail, les métacarpiens de VAneodus velaunus réunis et vus par leur ikce antérieure. Ce6 différents os ont été trouvés séparément.
Le deuxième doigt est représenté seulement par sa portion mëdiaue danâ le tarse que j*ai pu étudier dans la collection de It. Âymard. J^ai fait représenter, au simple trait, les formes probables de Textrémité supérieure et de Textrémité inférîeui^e. M. Kowaleivsky a pu observer dans une collection, qu'il n'indique pas, l'extrémité proximale de cet os. La partie articulaire supérieure du second dotgt présenterait, d après ce que nous indique ce savant paléontologiste, une surface allongée et concave pour le trapézoïde ; sur le bord cubital existe une facette oblique qui devait être en rapport avec le grand os. Sur l'angle postérieur du deuxième métacarpien existait Une toute petite facette probablement pour le trapèze. J'ai déjà eu Toc-
170 H. VlUiOL.
casion de dîre que cet os, malgré qu'il n'ait pas encore été découvert, devait exister chez les AncoduSj car on obsene sur le trapèze une facette articulaire par laquelle ce dernier os s'unissait avec lui.
Le troisième métacarpien s'articulait en haut avec le grand os et avec l'unciforme. Pour cette union, la face supérieure de l'os était divisée en deux parties par un prolongement de la portion moyenne du corps du métacarpien. Cette sorte de forte crête osseuse séparait une surface externe inclinée légèrement de haut en bas et un peu concave destinée au grand os d'une autre surface osseuse beaucoup plus inclinée sur laquelle reposait la face externe de l'os crochu.
A la partie supérieure de la face interne du troisième métacarpien, on trouve deux facettes séparées l'une de l'autre, destinées à s'articuler avec les facettes correspondantes appartenant au quatrième métacarpien. A la partie supérieure delà face externe existe une facette peu étendue, ayant 6 à 7 millimètres seulement de longueur, destinée à s'unir avec le deuxième métacarpien.
Le quatrième métacarpien, appartenant à M. Aymard, le seul actuellement connu, est brisé dans sa partie inférieure. Cet os paraît provenir d'un individu plus jeune que ne l'étaient ceux à côté desquels il est représenté. La face supérieure destinée à s'unir à la face inférieure de l'unciforme était plane et avait une forme triangulaire. Sur la partie supérieure et externe du corps de l'os, au-dessous de la.surface articulaire dont je viens de parler, existe un épaississement de l'os, des rugosités au point de contact du quatrième doigt avec le troisième. Sur la portion supérieure de la face interne du même os, nous trouvons deux facettes, l'une en avant, l'autre en arrière, destinées, toutes les deux, à s'articuler avec le cinquième métacarpien. Le cinquième métacarpien présente au sommet de son extrémité supérieure une facette articulaire pour l'unciforme et en dedans deux facettes pour le quatrième métacarpien.
J'emprunte au travail de M, Kowalewsky le tableau suivant,
relatif aux dimensions des métacarpiens diAncodiis du Puy et de Hempstead, en même temps qu'aux dimensions des mêmes os chez le Diploptis.
Aocodtts. Diplopat.
RoMon. Henpstead. Hordwell.
3* mëUc. 4* iiM^iac. 3* nëtac. 4* mtflac. 3* mëlac. ¥ méUc nu. in. m. in. m. m*
Loogaenr 0,1050 > » > > 0,138
Largeur de la surface proxi-
male 0,0170 0,0165 0,0170 0,016 0,019 0,020
Urgeur au milieu ' 0,0160 0,0155 > 0,015 » 0,018
largeur de rextrémité distaie 0,0200 » > » » 0,022
Épaisseur au milieu 0,0105 » 0,0100 0,010 0,0U 0,016
La collection de M. Aymard renferme un fémur complet, et c'est d'après cette pièce que M. Kowalewsky a établi les remarques suivantes que j'emprunte à son travail : < Le fémur des Hyopotames montre des caractères communs aux deux divisions des paridigités (ruminants et non ruminants). La tête du fémur est supportée par un col plus distinct que sur les Sm^ disposition se rapprochant de celle offerte par THippopolame. La très grande étroitesse de tout le fémur nous rappelle également ce dernier genre. La tête sphérique est pourvue d'une dépression profonde pour le ligament rond qui manque sur l'Hippopotame. La tête articulaire, arrondie, est jointe au petit trochanter interne par une crête osseuse très détachée comme sur les SiiSj seulement la crête est plus haute et plus tranchante. Le bord de l'os réunissant la tête du fémur au grand trochanter est plus resserré dans son milieu et abaissé à un point tel que la tête articulaire et le grand trochanter s'élèvent considérablement tous les deux au-dessus du niveau du bord osseux les unissant; c'est là un caractère très général parmi les paridigités, à l'exception des Caméliens, dans lesquels l'extrémité supérieure du fémur est façonnée sur un plan entièrement différent de celui des ruminants, présentant une grande différence avec celui des imparidigités (Rhinocéros), par l'épaisseur du bord osseux, réunissant la tôte au grand trochan-
17$ il. #fttl«bl.
ter, et par la ftjfîrte et la position du grand trochaflter. Le fémur des Hyopotames est remarquable par son volume uniforme ; il est excessivement étroit et il présente 6ui* sa stiîfacè postérieure, au-dessus du condyle interne, non une dépression profonde pour les muscles plantaires, mais une simple rugosité comme sur les Sangliers. Quelques anatomistes paraissent attacher une grande importance à cette fossette ; je ne suis pas de cet avis, vu que cette fossette existe ou manque dans des dnimatiï appartenant aUx deux séries des paridigités et impàridigités. Par exemple, elle est très large dans le Cheval et elle manque sur le Rhinocéros; elle est développée sur beaucoup de himincints. Elle existe sur l'Hippopotame, mais elle est absente sur les Chameaux et les Sm chez lesquels nous trouvons, à la place de la dépression, Une surface destinée à donner insertion aux mêmes muscles, i
Les dimensions du fémur de^ Hyopotàmes sont les suivantes, diaprés M. Kowalewsky :
Hempatcad. RoniM.
m. ni.
Longueur m « • «.«...««< i • é . < ? 0)288
Largeur transversale de Textrémité supérieure entre la
tête attlcnlaife et le grand trochanter 0,0i7 0,06!
Lai'geur trttnitersdle de l'âxtréinité supérieure ({ui est
brisée . . . . i . . « « . . . • < « * <«...««... 0,036 »
Epaisseur antéro-'postérieure « . i ....<.... « 0,025 •
Largeur transversale de IWrémite distale 0,061 »
Lflrgeui* de k DUHàce pour la rotule .... 0,03rt i
Il n^a pas encore été trouvé au Puy un seul tibia bien conservé ; nous ne possédons que des fragments des extrémités supérieure et inférieure de cet os en bon état (4). M. Kowalewsky, qui a obtenu de Hordwell un tibia complet de Diphpus^ déclare que les surfaces articulaires de cet os sont semblables à celles du tibia des Ancodm. Le tibia du Diplopus aurait eu une longueur à peu près égale à celle du tibia du Renne. Le . corps de Tos était triangulaire dans toute son étendue et ne
(1 ) (lu tibia complet A^AncodUê leptorhffHchUè que je reçois de HoUton^ mesure 0^j035 de longueur.
MAMlUFÊREa IWilUS DE RONZON. 473
s'arroadiasait pas dans sa moitié inférieure comme sur les Sue. La crête n'était pas très saillante. L'extrémité inférieure était rectangulaire et présentait deux dépressions profondes devant se mettre en rapport avec la poulie astragalienjie. La malléole interne possédait plus dç développemeaj; qup dans le Si4ê, L'extrémité supérieure offrait, comme l'a constaté M. Kowalewsky, plus de ressemblance avec celle de Cf^s derniers animaux qu'avec celle des ruminants. Les dimensions an tibia sont las suivantes» d'après M, Kowalewsky :
Diplopus. HyopoUmnt (Aneodus).
Hordwdl. tlomon. ' Hempttead.
MA ■■ m
Longueur ,... 0,Î800 > 0,2400
l4|rg«ar 4e r^rtffémité «ipéricure 0,0680 » 0,0550
Uqrw Al l'ffMmiA ipf4rimr<iM 0»()i3S 0>oas 0^15
La forpie du péroné est absolument celle qu^ l'on peut observer sur tous les paridigités. Le corps de Tos est excessivement grêle et son' extrémité inférieure est très élargie d'avant en arrière. M. Âymard a pu recueillir tous les os du tarsç des /^Mcodw^ à l'exçeplioa du premier cunéiforme. J'ai fait représenter différentes pièces faisant partie de la collection de M. Aymard, et c'est d'après les échantillons recueillis par ca savant paléontologiste qu'a été faite l'étude suivapte, I^s figures 132 et 133 sont toutes deux de grandeur Baturelle, ainsi que celles correspondant aux chiffres 136 et 137. Les figures 134 e^ 135 de I9 pième planche sont de grandeur naturelle.
L!astragale (voy, fig, 132, 133) est constituée commQ celle de tous les animaux paridigités, c'est-à-dire qu'elle présente une poulie supérieure s'articulant avec le tibia et le péi-oné et une pouUe inférieure s'articulant avec le çuboïde et le naviculaire. L'^tragale des Ancoéis était presque semblable h celle des Cochons ; elle en différait seulement, comme l'a signalé M. Kowalewsky, par un peu plus d'élévation de son extrémité proximale. Il résultait de cette disposition en rapport avec un plus grand creusement de l'extrémité inférieure du tibia que l'articulatio/oi libio-astragalienne était p}us solide sur
les pachydermes du Puy qu'elle ne Test sur uos Sangliers.
mesures relatives à cet os Ancodus (leplorynckus) sont les sui
vantes :
Longueur du côté externe 0,052
Longueur du côté interne 0,049
Longueur à sa partie moyenne 0,023
Largeur de sa partie supérieure 0,025
Largeur à sa partie inférieure 0,027
. Ces chiffres sont un peu différents de ceux donnés pas^ ^r M. Kowalewsky, qui a dû examiner d'autres échantillons quM»^ .e ceux mis à ma disposition. On remarquera une très grande Je différence dans les mesures que je vais emprunter à son travai-Kiil relativement à deux astragales d' Ancodus provenant du Puy^-^. La grande inégalité existant dans les chiffres indique que Tas-Astragale la plus petite provenait de V Ancodus Aymardij tandi^aBs que la plus forte pouvait avoir appartenu à V Ancodus Velaunus
A ncodua. ________
Puy. Hempalead.
Longueur du côté du tibia 0,0400 0,047 0,0U 0,043 Oftkiim
Longueur du côté du péroné. . . . 0,0445 0,052 0,050 0,050 0,04^^
Largeur antérieure au milieu... 0,0210 0,029 0,025 0,024 0,02^M Largeur transversale au niveau
de la poulie proiimale 0,0235 0,027 0,026 0,026 * 0,0235
Largeur transversale de Textré-
mitédistale 0,0245 0,030 0,028 0,028 >
Ce que je viens de dire au sujet de la forme de Tastrag^J^e faisait prévoir que le calcanéum des Ancodus devait êL-^rc absolument semblable à celui des paridigités. Il en est ain^^^i et par suite nous ne trouvons rien de particulier à signal^^^ • La seule différence que Ton peut observer entre cet os et ceBDai qui lui correspond sur le Cochon , consiste dans ce que lasaiL^HUe articulaire destinée au péroné est plus étendue d'avant ^^ arrière sur le fossile. Cette disposition est d'accord avec ^^ grand développement antéro-postérieur de la surface artîcia*5Ulaire offerte par l'extrémité inférieure du péroné. Les dîm^^^^^* sions prises sur l'échantillon que j'ai fait représenter, écha.^^"
t il Ion provenant sûi*eitaent de VAncodusleptorhynchuSy sont les suivantes :
Longaeur 0,0970
Hauteur au niveau de la surface articulaire pour
le péroné 0,0370
Largeur maximum 0,0245
Le chiffre relatif à la hauteur est différent sur les calcanéum d*Ancodus provenant de Hempstead, alors que celui relatif à la longueur est sensiblement le même. On peut juger de ce fait en examinant les chiffres suivants pris par M. Kowalewsky sur un échantillon du British Muséum :
Ix)ngueur 0,0960
Hauteur au niveau de la surface articulaire pour
le péroné 0,0470
Largeur maximum 0,235
Sur les Ancodus le naviculaire et le cuboïde étaient distincts. Ce dernier os présentée sa face supérieure deux facettes, l'une externe très étendue pour le calcanéum et une interne beaucoup plus réduite pour l'astragale, A la face inférieure nous trouvons également deux facettes, une interne, très large, destinée à supporter le quatrième doigt, et une externe, très Téduite, pour le cinquième métatarsien.
La face externe du cuboïde rugueuse et arrondie ne présente men de particulier. La face interne offre à sa partie supérieure "wne petite facette pour le naviculaire et en airière deux facettes destinées à s'unir à la partie postérieure du même os. Les mesures relatives à cet os sont les suivantes :
Hauteur en avant 0,025
Largeur àla partie supérieure 0,021
Largeur à la partie inférieure 0,018
Diamètre antéro-postérieur 0,025
Ces mesures correspondent à celles données par M. Kowal^E^vsky et elles ont dû être prises sur le môme échantillon. I^*après les observations faites par cet auteur le cuboïde des
i76 P* wummh.
Ancodus d'Hempstead diSerQ des e3pècQsdi} Pay par sa buteur et sa moindre largeur, alors que les diamètres aaté|t>postérieurs sont les mêmes. Les chiffi*es suivants permettront d'apprécier ces différences :
Hantear antérieure 0,019 0,0310
{iliyeiir à Impartie 9op^ri0yr«..,|.|,,. 0,IH7 fi|0M9
l4r^eiir de reztfémilé inférieure,, ..... 0,015 P,QStp
Dimèlre «ntéro-poelérieiir. , 0,025 iD,OI85
l^ Q^vioulfûr» est ««mbiable à fialui 4fN ptfidigiblB. D n'est pas uni au cubmde, 3» fac4 (Nppérîoum 9A orwti» de manière à s'articuler avec la poulie astragalienne, et sa face inférieiire présente des facettes d'articulation pofir les trob cunéiformes. L'antérieure, destinée ao troisième evaéiforme, est la plus étendue. En arrière d'elle et en dehors on trouve d'abord une petite facette pour le deuxième cunéiforme qui, sur certains e;omplairps, e^t réupi au (iroisiàmat ^t eqfiii une i^ute peUte facette pour }e premier- {^ f^ea mterpa s'Mrlie«le avec \^ cubpf de de U manièôrç indiqué9 pins kuni, Im quiwrei relatives an r^ayiculair^ sont U^ $uivantQ$ ;
fauteur ep ^v^. .•,....,,,..•.,,.,.,,...,,.,. Ofi^Q
Largeur de la face supérieure 0,014
Largeur de la face inÂ^rieure 0,014
)Hmèl|)9 iuMér»-p(Méi»WM * • • • ' * ^^0»
Le premier cunéiforme n'^ pas encore ét^ T^pPQI^tfé* l^^ second est réuni, suf* un écb^tillojf faisapt partie de la çt^jj^ tion de M. Âymard, au troisième. Pe nombreu;)^ troisièmog ÇDb néiformes ne présentent pas cette soudure. Le second cunéiforme n'offre rien de particulier ; le troisième présente à sa face inférieure une lai^e facette ppifjr 1^ tfQigiepjye ffiétatar^ sien, et en dehors, sur son bord» une pétilla fefia^a pour le second métatarsien. Cet os, comme Ta signalé M. Kowalewsky a une forme absolument semblable à celle du troi^qi^ eim^ forme du Porc, I^e§ mes^re^ r?^v^ |ii| tfmîi^m 9Wé»feF»# sopt les s^ivantes :
ARTICLB M* 8.
MAMMIFËRESr raSSILES DE RONZON. ^Il
LoDgQBor antéro^fottérieare. 0,0:20
Hauteur eu ayant, r • t . • 0,012
Épaisseur.. 0,017
i'ai tait repréaeDter sur l'une des planches de ce travail les métatarsieQs et les phalanges de VAncodus velanfms. Ces difTérentes pièces trouvées en rapport font partie de la collection de M. Aymard. Lesfigures 1Î3 et 124 sont aux trois quarts de \A grandeur naturelle ; les autres figures faisant partie de la même planche sont toutes dessinées de grandeur naturelle. Je dois £ltire remarquer que sur la figure 123 correspondant à la vue des faeôttes articulaires supérieures des métatarsiens, la partie pos* térieure du troisième métacarpien manque. Un échantillon comprenant en place les deuxième, troisième et quatrième métatarsiens &it partie de mes collections et peut permettre d'apprécier exactement les dimensions des surfaces articulaires sopérieures de ces os sur YAncodtis At/mardi.
Le deuxième métatarsien avait une face supérieure ovalaire, €onoave d'avant en arrière, convexe transversalement. Il s'articule par son intermédiaire avec le deuxième cunéiforme et appuie sur le troisième. D'autre part, une deuxième facette, |ilus petite, située sur son bord tibial, permet d'affirmer l'union de cet os avec le premier cunéiforme. Â la portion supérieure du deuxième métatarsien nous trouvons pour son articulation Civec le troisième métatarsien deux facettes, l'une antérieure, ^€mde, à grand diamètre situé verticalement, une postérieure Saute petite, 4>v«laire, b grand diamètre transverse. L'extrémité «npérieure de la facette antérieure et l'extrémité antérieure de la facette postérieure se touchent.
ii^ertrémité inférieure est comprimée et inégalement divisée i partie postérieure par une crête saillante correspondant sillon offert par l'extrémité supérieure de la première fphsdtnge. Le corps de l'os est convexe suivant son bord libre ««t légèrement anguleux ; suivant le bord correspondant au ilroisîème nétatarsien il est aplati.
L'extrémité supérieure du troisième métatarsien est excessi*-