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OBSERVATIONS RELATIVES AU SQUELETTE DES ANCODUS

M. Kowalewsky est le premier auteur qui se soit occupé de rétude du squelette des Ancodus et, ainsi que je l'ai dit antérieurement, il a été conduit par ses études à mettre en parallèle les ossements des carrières de Ronzon avec ceux appartenant à un mammifère nouveau, désigné par lui sous le nom de Diplopus. Ce dernier provient des gisements de Hordwell en Angleterre. Les Diplopus n'étaient autre chose, pour M. Kowalewsky, que des Ancodus dont la patte se serait simplifiée. Les deux doigts latéraux s'atrophiaient alors que les médians se développaient proportionnellement. J'ai déjà eu l'occasion d'émettre des doutes fort sérieux sur ce rapprochementy et je ne discuterai pas de nouveau cette question.

Kous ne possédons actuellement aucune omoplate entière des gisements de Ronzon, et Ton comprend facilement qu'une pièce osseuse aussi fragile ail été complètement écrasée et presque anéantie lors des fortes pressions subies par les couches lacustres des environs du Puy. L'un des échantilfons les plus complets recueillis jusqu'ici fait partie des collections de M. Yinay, et M. Kowalewsky s'est exprimé de la manière suivante à son sujet (1) : c Le bord supérieur était cassé, et seulement deux tiers de cet os avaient subsisté. Son épine était préservée ; malgré que la partie acromiale fût brisée, je ne saurais affirmer si elle se prolongeait en avant de la même manière que sur Fomoplate des Diplopm. Mon mémoire et mes planches étaient terminés, lorsque j'ai eu connaissance de cet échantillon, je ne puis en donner une figure, et je suppléerai à cette absence de figure en donnant quelques remarques explicatives.

» L'omoplate de la collection de M. Vinay appartenait certainement à la plus grande espèce trouvée au Puy, et ^alail en grandeur celle du IHplopus représentée sur la planche XXXV. L'aspect général de ce nouvel exemplaire offrait une grande similitude avec celui provenant d'Hôrdwell ; à partir de soa col, cet os s'élargissait rapidement jusqu^à son extrémité supé* Heure qui est brisée, et il acquérait le même développement transversal, si remarquable dans la constitution de Tomoplate du Diplopus. L'épine du scapulum s'inclinait en dehors et était très oblique, comme Test celle du Diplopus dessinée sur la planche XXXY. La fosse glénoîde a précisément le même pourtour excessivement circulaire; le processus coracoîde parait n'avoir pas été plus saillant et était retourné de la même manière. Sur le bord extérieur du col, là où j'ai signalé une profonde dépression sur le DiplopuSj l'omoplate du Puy présente un aplatissement. En un mot, la ressemblance entre le scapulum du Diplopus et celui du Ilyopotame du Puy était aussi grande qu'elle pouvait l'être entre deux animaux

(1 ) Loc. cil., p. J±.

MAMMIFËRBS roSMiiES PE RONZON. 161

appartenant à deux genres différente d'une même famille. > J'ai obtenu des gisements du Puy une portion d'omoplate provenant certainement de VAncodus leptorhynchus. Cette pij^ IKt inplheureusement brispe au niveau du col, mais tout 1a rwtA ^ ^té suffisamment conservé pour qu'il soit possible de rotrouver la fornae ç}u corps de l'os. M. Kowalawsky dit que l'échantillon appartenant à M. Yinay, échantillon rapporté par lui k VAncodtis leptorhynchus , indicj^uait des proportions semblables à celles du scapulum du Diplapm, L'étude du fragnoeqt recueilli par mQi confirme cette manière de voir. L'omoplate dont j'ai presque la totalité, moins la partie anté rieurç supportée par le col, indique, en cfffel^ des proportions à peiii^ ii^rieures à celles du Diplopus, .seulement l'étendue des différentes parties est différente. En effet, si nous mesurons la largeur de la fosse sous-scapulaire sur les deux échantillons b quatre-vingts millimètres du point d'origine de Pacromion, nous trouvons pour l'espèce du Puy 0,068, et pour Tespèce de Hordwell 0,057. A un décimètre de l'origine de Pacromion, la largeur de la fosse sous-scapulaire était dans la première espèce de 0,070, et de 0,072 dans la seconde. Gette dernière égalité de chiffre tient à la disposition convexe du bord inférieur de l'omoplate de VAncodus. Si l'on examine cette partie, on note qu'elle était rectiligne sur le D^lapus et convexe sur VAncodus leptorhynchus. Le bord supérieur était également différent, il ne présentait pas une concavité aussi marquée que sur le mammifère d'Hordwell. Il résulte de ces observations que l'omoplate faisant partie des eoliections de M. Vinay provient bien de VAncodt^ leptorhyncAutytiiais que le corps du scapulum des Ancodus différait iieaucoup par sa forme de celui des Diplopus.

Je rappellerai, pour faciliter les comparaisons, si Ton venait fr trouver la cavité glénoïde de l'omoplate de VAncodus et les Apophyses qui Tavoisinent, les principales observations relatives à la forme de ces parties sur le Diplopus. La cavité glénoïde s^r le^ awifliaux appartenant à ce genre est circulaire, peu profonde et entourée d'un rebord tranchant. L'apophyse

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