ARMATURE STOMACALE DU BIRGUS
et non, comme l’admet M. E. Nauck, aux dents latérales d’une part et, en second lieu, au mouvement de la dent médiane sur la dent médio-inférieure. Cette dernière, dont l'existence n’est pas constante, est formée par la valvule cardio-pylorique calcifiée, qui s’est revêtue à son sommet de la substance dentaire et qui offre effectivement tous les caractères d’une dent; toutefois son rôle dans la mastication interne ne peut être que très restreint. Chez le Birgus en particulier, les bords du sommet de cette valvule, réunis en arrière sur la ligne médiane et dirigés en dehors et en avant, sont garnis chacun d’une série de lamelles rigides, transversales, qui diminuent graduellement de longueur de dedans en dehors. La même disposition se retrouve chez les Cénobites, les Pagures les Galathées, les Porcellanes, les Lithodes.
Une autre particularité du squelette gastrique du Birgus mérite une attention spéciale et semble mettre en évidence un mode d’action de l’estomac déjà soupçonné par T.-J. Parker chez l’Écrevisse. Sur les faces antéro-latérales et membraneuse de la région cardiaque se trouve, chez le Birqus, un large disque cartilaginiforme invaginé, situé, de chaque côté, à peu près dans un plan vertical incliné sur la ligne médiane de dedans en dehors et d'avant en arrière. Le bord inférieur de chaque disque, très-épais, recourbé et saillant en dedans, est garni d’une rangée (9 à 11) de grosses pointes coniques calcifiées, qui portent une touffe de longues soies à leur extrémité et qui s’entrecroisent au-dessus de l’orifice supérieur de l’œsophage, lorsque l’appareil est revenu sur lui-même. Ces disques donnent insertion, par ieur face externe, à deux paires de museles dirigés en avant, en dehors et un peu en haut : cesont les dilatateurs antéro-supérieurs de l’estomac, que l’on rencontre chez tous les Décapodes supérieurs, souvent réduits à une seule paire, bien différents des dilatateurs antérieurs décrits chez l’Ecrevisse par T.J. Parker, et qui n’ont jamais été signalés. Chez la Galathée, le Homard et partout où je les ai étudiés, ils s’insèrent, à leur extrémité antérieure, au-dessous et un peu en dehors des muscles gastriques antérieurs. On ne