‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 151 sur 232 · EAUX MINÉRALES DE LA CORSE, par M. VANNucor · texte numérisé non relu

EAUX MINÉRALES DE LA CORSE, par M. VANNucor

Ce Mémoire, présenté à l’Académie royale de médecine, etssur lequel M. De Lens a fait un rapport avantageux dans la séance du 16 décembre 1828, a pour objet de faire connaître les propriétés des eaux de cette île; il n’intéresse le naturaliste que par Pindication de certaines sources dont l’auteur ne parle malheureusement que d’une manière incomplète. Généralement ces eaux sont plactes dans le centre de l'ile; les unes sont thermales, les

autres sont froides; les sourcesther-,

males se voient à Vico ou Guagno, et à Fiumorbo. La température en est très-élevée ; leur nature n’a pas encore été déterminée par l’analyse.

Les eaux minérales froides abondent

en Corse; les plus renommées sont celles d’Orezza, appelées encore aquæ cetosæ , à cause de leur forte acidité , et qu’on prend en boisson; celles de Mesé, qui purgent à la dose d’un à deux verres; celles de Auzzichello, On voit, d’après ce court exposé, qu'il reste tout à savoir sur la nature des terrains dont sortent ces différentes sources; sur leur composition, etc. On ne saurait trop engager les personnes instruites, et qui sont sur les lieux à fournir des détails circonstanciés sur ces diverses localités.

119. RECHERCHES SUR LES OSSEMENS FOSsILES, du département du Puyde-Dôme; par MM. l'abbé CRorzET et JogerT aîné. 4 vol. in-40. Paris, chez Levrault et Crochard. Prix :

5 fr. par livraison.

Déjà il a été question plusieurs fois de cet intéressant ouvrage (Ann. des Sc. nat., tom.ix, p. 275, ettom. xV, p. 218.

Le premier volume qui a paru comprend neuf livraisons, seize planches et une carte. L'ouvrage aura en tout quinze livraisons. Le deuxième volume est sous presse.

420. DESCRIPTION DE LA GRATELOU- PIE, nouveau genre de coquille fossile des terrains tertiaires de Bordeaux; par M. Desmouxzins.

Bulletin d’Hist. nat. de Bordeaux, tom. II,

sixième livraison. })

Déjà M. Basterot, dans sa description géologique du bassin tertiaire du sud-ouest de la France

(Mém. de la Soc. d'hist. nat. de

Paris ), avait décrit ét figuré, sous le nom de Donax irregularis, la coquille qui sert de type à ce nouveau genre. M. Desmoulins fait voir que M. Basterot n’a eu à sa disposition que des échantillons incomplets, qui ne lui ont pas permis de voir la singulière structure de la charnière. :

Ayant obtenu cette coquille dans un parfait état de conservation, M. Desmoulins a pu l’étudier avec soin. Il assigne pour caractères à ce nouveau genre :

Coquille transverse, subtrigone, équivalve, presque équilatérale; côté postérieur un peu atténué en coin, et marqué d’un léger pli flexueux, analogue à celui des Tellines.

Dents cardinales, au nombre de trois principales, divergentes à la manière de celles des Cythérées, sur chaque valve, accompagnées sur chaque valve de 3-6 dents cardini-sériales lamelleuses , parallèles , convergentes vers le crochet, obliquement rugueuses et dentelées en leur bord : ces dents sont situées au côté postérieur de la coquille, sous le ligament.

Une seule dent latérale, antérieure, placée sous la lunule, analogue à celle des Cythérées, sur la valve gauche; une fossette correspondante sur la valve droite.

Ligament extérieur bombé, trèslong, dépassant les dents cardinisériales.

Crochets très-petits, peu saillans, à peine inclinés vers la lunule;

Impressions musculaires sub-6gales, arrondies; impression palléale fortement échancrée postérieure-

ment, l’échancrure se prolongeant jusque vis-à-vis la dent lunulaire.

M. Charles Desmoulins place ce genre singulier entre les Lucines et les Donaces de M. Lamarck : il ne renferme encore qu’une espèce, la Gratelupia donaciformis : elle est fisgurée avec soin dans une planche, par M. Rang.

121. DESCRIPTION DE LA JOUANNETrrA, nouveau genre de coquille fossile, par M. Desmouzins.

( Bulletin d’Hist. nat. de Bordeanxz , tom. Îl,

ixième livraisons,

Ce genre avoisine les Tarets et les Pholades; nous Sérions même portés à croire qu’on ne doit pas le séparer de ces dernières!!

Ces coquilles sont perforantes; et leurs deux valves réunies formeraient une sphère parfaite sans un appendice caudiforme qui vient s’insérer au bord de l’une des vaives.

Bes pièces accessoires toutes soudées accompagnent les valves à l’intérieur et à l'extérieur; enfin un vaste écusson complètele sphéroïde, que le bâillement des valves laïisserait imparfait. Les caractères principaux du genre sont:

Caract. génér. Animal dépourvu de fourreau tubuieux, d'ailleurs inconnu.

Coquille exactement sphériqué, formée de deux valves et d’un vaste écusson lisse, très-fragile, partagé en deux moitiés inégales, oudées aux valves d’un côté, libres de l'autre , s’emboitant l'une dans l'autre.

Valves égales inéquilatérales courtes, cunéiformes, courbes, pointues au bord ventral, se touchant

par leur côté postérieur lorsque la coquille est fermée, très-bâillantes au côté antérieur, striées obliquement; les stries convergentes vers un sillon médian du disque; le baillement du côté antérieur est fermé par l’écusson.

Sommets peu distincts , recouverts de pièces accessoires soudées.

Ligament nul, charnière édentule.

À l’intérieur de chaque valve, un appendice septiforme, vertical, sou-

dé par sa base au disque procédant du crochet, et occupant le tiers de la hauteur de la valve.

Impression palléable très-forte, profondément échancrée en arrière.

L'auteur ne décrit qu'une espèce, la Tlouannetia semicaudata ; elle habite l’intérieur de polypiers et de caïlloux roulés fossiles , du falun de Mérignac, près Bordeaux. M.

Desmoulins a accompagné son Mémoire de figures dessinées avec soin par son ami M, Rang.

BOTANIQUE

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE VÉGÉTALES

122, De Pranris in expeditione speculatoria romansoffiana observatis disserere pergunt ADELBER- TUS DE CHAMISSO et DIEDERICUS DE SCHLECHTENDAL, — RUBIACEÆ Sectio III. SPERMACOCEZ.

(Linnœa , tom. III, fase. 1v, octobre 1628.)

Dans un article précédent les mêmes auteurs avaient traité de la première section de cette famille (Rubiaceæ stellatæ), laseconde sous le nom d’anthospermeæ ne comprend que des plantes du cap de Bonne- Espérance, décrites récemment dans une dissertation de CRUSE, de Rubiaceis ‘capensibus. La description des Spermacocées occupe 57 pages, elle a pour objet en partie des espèces déja connues et en partie des espèces et des genres nouveaux. À l'exception de trois, toutes sont du Brésil, et ont été recueillies par M. Sellow.

On trouve, dans cet aticle, la description de 24 espèces du genre

Borreria de Meyer, genre réuni aux Spermacoce , par M. Saint-Hi-

laire; sur ces 24 espèces, 18 sont considérés comme nouvelles par les auteurs de ce travail et plu-

sieurs des autres n'étaient connus qu'imparfaitement. Les auteurs in-

diquent à la fin, les espèces de Sper--

macoce au nombre de huit, quidoiventrentrer dans le genre Borreria.

Cet article comprend encore la des-

cription de 6 espèces de Diodia,

dont 4 sont nouvelles, de 5 espèces

dont 3 nouvelles de Richardsonia,

de 2 spermacoce , dont un n'était

pas connu, de 4 espèce de Psylla-

carpus , déjà décrite par M. Mar-

tius ; de trois plantes du genre Mi-

tracarpum de Zuccarini dont une

seule avait été décrite sous le nom

de Spermacoce frigida.

Pour tous ces genres les auteurs indiquent avec soin les diverses espèces de Spermacoce, qui à leur connaissance doivent se ranger dans chacun dentr'eux.

LS

ls terminent ce qui a rapport à cette tribu par l'établissement d’un genre nouveau consacré à la mémoire du baron Auguste de Stael- Holstein. Le genre STAELIA, est très-voisin du Mitracarpum, dont il diffère par la dehiscence de la captule, il ne comprend jusqu'à présent qu'une seule espèce du Brésil.

Une planche représente les principaux caractères de la fleur et du fruit de deux espèces de Mitracar pum et du Staelia.

125. Juncex in expeditione speculatoria romansoffiana observatæ , auctore Er. Meyer bot. prof.

regiom.

(Linnæa, tom. IV, p. 367, oct. 1288.)

La description des vrais joncs recueillis par M. Chamisso dans son voyage autour du monde, étant due

à M. Meyer qui a fait une étude spéciale de cette famille sur laquelle

ila publiée une très-bonne monographie, on doit avoir confiance dans ses déterminations. Ces collections renfermaient 16 joncs, dont le plus grand nombre proyenait du Chili; une de ces espèces est décrite comme nouvelle sous le nom de Juncus procerus; 4 espèces de Luzula, dont trois croissent en Europe, ont été recueillies au Kamtschatka ou sur les côtes voisines de l'Amérique.

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