‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 152 sur 232 · STIRPIUM SARDOARUM ELENCHUS, aut. Joseph-Hyac. Moris · texte numérisé non relu

STIRPIUM SARDOARUM ELENCHUS, aut. Joseph-Hyac. Moris

Ges trois fascicules renferment une énumération des plantes recueillies en Sardaigne par l’auteur,

professeur de médecine à Carali ; les deux derniers fascicules sont des supplémens au premier et le dernier en particulier comprend l'énumération des acotylédones à l'exception des champignons et des

| hypoxylons.

Toutes ces plantes sont distribuées suivantles familles naturelles et le dernier renferme la description de quelques espèces que l’auteur considère comme nouvelles.

125. NOTES SUR QUELQUES PLANTES observées en fleurs au mois de janvier 1828, dans la serre de M. Saladin à Pregny; par M. de CANDOLLE,

Cette notice a pour objet; 40 la distinction du Pittosporum revolutum et du pittosporum ledifolium , espèces jusqu'alors confondues sous

| le premier nom; 20 la description

d’une variété remarquable de Kennedya monophylla, connue des jardiniers sous le nom de Kennedya macrophylla; 3° la distinction de deux espèces d’Astrapea sous les noms d'Æ4. W/allichii et d’4. penduliflora.

426. MÉMOIRE suR LE FATioA, genre nouveau de la famille des Lithraires; par M. de Ganvozze.

Le genre nouveau que M. @e Gandolle décrit ‘sous ce nom est originaire du Nepal, il se rapproche surtout du Pemphis, mais il diffère de toutes les Lythraïres par ses étamines en nombre quadruple de celui des pétales. Il ne comprend jusqu'à présent qu’une seule espèce; arbre ou un arbrisseau

c'est uu

dont une bonne figure est jointe au Mémoire que nous annonçons.

427. MÉMOIRE SUR LA FAMILLE DES ComBreTACÉEs, par M. de CaAx- DOLLE, présenté à la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève, en mars 1827.

(Mém. de la Soc. de Phys. et d'Hist. nat. de ; Genève , tom. IV, 1828.)

Après avoir examiné les rapports de cette famille avec quelques familles apétales et avec les polypétales périgynes parmi lesquels on les place, M. de Candolle divisant cette famille en deux sections, examine successivement les différens genres qui se rapportent à chacune d'elles : la seconde partie de ce Mémoire est consacrée à la description détaillée de 22 espèces nouvelles ou imparfaitement connues dont le plus grand nombre appartient au genre, Combretum.

Cinq planches gravées avec finesse et élégance accompagnent ce Mémoire.

128. EssAr MONOGRAPHIQUE SUR LE GENRE SCROFULARIA par HENRI Wiprer.

(Mém. de la Soc. de Phys. et d’Hist. not. de Genève, tom. IV, p. 190.)

L'histoire de ce genre conduit d’abord l’auteur à établir que son nom étant d’origine latine et non d’origine grecque, il doit s’écrire par une f et non par ph; passant ensuite à la description des diverses parties de ces plantes, M.

W ydler donne une description détaillée et faite avec soin, des di-

vers organes. et de leurs modifications dans les différentes espèces de ce genre; il passe en revue la distribution géographique de ces espèces et discute les rapports du genre avec les autres genres de la même famille ou des familles voisines.

Après ces généralités, l’auteur résume en latin le caractère détaillé du genre , et donne la monographie des espèces distribuées en deux sections fondées sur la présence du rudiment de la cinquième étamine et subdivisées d’après le mode d’inflorescence. Ces espèces sont au nombre de 47, sur lesquels 7 sont indiquées comme nouvelles par l’auteur.

Nous terminerons cette courte analyse en faisant remarquer que l’auteur ne considère cette monographie que comme l’essai d’un ouyrage qu'il espère pouvoir compléter, et pour lequel il réclame des autres botanistes les communications qui pourront le mettre à même de perfectionner son travail.

129. EnumÉrATION de quelques genres nouveaux et de plusieurs espèces inédites d'algues trouvées

. dans les états autrichiens, avec leurs caractères distinctifs et des remarques. par C. À. AcArDx.

Cette brochure en allemand sans

indication d'époque ni de lieu de

publication, est datée de Carlsbad

8 sept. 1827. Malgré cette date

assez ancienne, elle nous parait

peu counue et vient ‘de nous être adressée de Suède par Vauteur, elle contient les phrases caractéristiques

de 79 espèces d’algues, soit marines, soit d’eau douce, toutes considérées comme nouvelles par l’auteur; lés espèces marines sont toutes de l’Adriatique. Ce trayail comprend en outre la description très-concise de plusieurs nouveaux genres qui sont : dans les DrATomÉESs les genres MicromecA, LicHmopora, Ho- MOEOCLADIA et OncosyrsA ; dans les CoxrervoiDées , lé genre SPnorro- ‘AYGA intermédiaire aux nostochs et aux oscillatoires et auquel l’auteur rapporte outre une espèce nouvelle son Oscillatoria flexuosa syst. alg.; dans les CérAmIÉEs le genre SricHocArPus renfermant le Conferva Arbuscula et l’Hutchinsia. ocellata et le genre Azsiprum; dans les Ec- TOCARPÉES le genre DasycraDus, fondé sur le Conferva clavæformis de Roth ; dans les Ulvacées les deux genres SriLopaorA et MicrAsrERrAs, le premier comprenant le Solenia crinita et les Æncolium sinuosum et clatratum du syst. algarum; le second renfermant une espèce nouvelle, et les Zchinella radiosa

Lyngb., et Rivularia ricciœformis

angl. bot.

430. RosÆ PLANTARUM GENERIS HIS- TORIA SUCCINCTA 22 ,qUa T'Osarum species tum terræ proventu tu in hortis natas supposititias secundum normas naturales ad stirpium besses tres primitivasrevocat inque speciminum ratorum fidem Rhodologorum et rhodophilorum captui accommodat, Fréd.

Guil. Warrrorx, Nordhusæ, 1828. 80.

On sait combien le genre Rose a été l’objet de trayaux nombreux

depuis quelques années, travaux

dont les auteurs ont la plupart mul-

tiplié extrêmement les espèces.

M. Wallroth, après avoir discuté Ha valeur des caractères qu’on a employés et qu’on peut employer pour distinguer les espèces, en réduit le

nombre à 24.

131. ENUMERATIO AGARICORUM Marchiæ Brandenburgicæ nondum in. floris nostratibus nominatorum cum observationibus. InCOgnitis et novorum descriptionibus auctore LaAscux.

(Linnæa, vol. IV, p. 376, octobre 1828.)

Ce Mémoire, dont la première partie a été insérée dans le tome 5, p. 153 du même recueil, renferme l'indication de 206 espèces d’agarics

trouvées dans la marche de Brande-

bourg. Parmi ces espèces, quelques unes sont nouvelles; d’autres, imparfaitement connues, sont décrites de nouveau, et la plupart ne sont qu'indiquées par leur nom.

152. DE ERYTHROEA, diss. inauguralis botanico-medica, autore Guil. Hud.: EwArn Scumrpr. Acced. tab. Il, OEneæ. Berolini, 1828.40, :

L'auteur décrit 18 espèces de ce genre, dont une nouvelle est originaire d'Espagne, et a reçu le nom de Æ, triphylla.

133. NOTICE SUR LE CHÈNE LIÉGE, par M. H. Laure, membre de la Société d'agriculture du département du Var.

(Mém. Soc. Agric. du Var, juin 1826 ,et Ann.

d’Agric., t. ALIIT, p, 337. septembre 1838.

Ce mémoire fait connaître avec détails, les soins que demande la culture du chêne liége et les précautions qu'exige la récolte du Jiége.

154. FINGERHUTH , tentamen florulæ Lichenum eiffliacæ, sive enu° meratio Lichenum in Eifflia provenientium, 80, maj. Norimbergæœ), 1829,

455. Voyage dans le Midi de la France et les Pyrénées; par G. A.

VV ALKER-ARNOTT.

{ Jameson , Edinb. Philos. Journ, , fuilletseptembre 1828, p. 319.)

. Ce voyage, fait par un botaniste distingué dans le but spécial d’étudier nos richesses végétales, est mêlé d'observations sur les plantes de ces contrées propres à intéresser les personnes qui étudient spécialement la Flore de ces régiôns;

ZOOL

mais il n'est pas susceptible d’extrait. Une partie a déjà paru dans les numéros précédens du même

journal, et cette relation n’est pas | encore complétée.

156. SUR LES RÉGIONS DES NEIGES PERPÉIUELLES en Norwége et en Suède; par le lieutenant-colonel Hacezsrans,

{Jameson, Edinb. Philos. Journ. , juilletseptembre 1838, p. 308.)

L'auteur donne la hauteur de Ja limite des neiges pérpétuelles en Norwége, depuis le Cap nord jusqu’à l'extrémité sud de ce pays; il

indique les mêmes résultats pour la Suède, et cite en même temps quelques-uns des végétaux qui croissent sous ces diverses latitudes : ce travail est intéressant, sous ce rapport, pour la géographie botanique.

OGIE,

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE ANIMALE

157. DIsQuistTIONES circa originem et decursum ARTERIARUM MAMMAuium auctore J. Car. Leop. Bar- LOWIO, Lipsiæ, in-4°, 1829, Et à Paris, chez Baïllière. Prix : 42 fr.

Le travail de M. Barkow ne manque pas d'importance il fait connaître avec exactitude et représente dans une dizaine de figures, le trajet de plusieurs artères dans le chien, le chat, le putois, le hérisson, le lièvre, etc. Ces observations conduisent l’auteur à déduire certains corollaires ou plutôt à indiquer dans un résumé les faits

généraux auxquels l’ont condnit ses observations sur l’origine et le trajet des artères dans ces diverses espèces.

158. Sur un MONSTRE nommé Synotus Sassenagii. Extraït d'un rapport fait à l’Académie des sciences, sur un prétendu accouplement dun chien et d’une brebis; par M. Gsorrroy SAINT-HILAIRE.

M. Geoffroy St-Hilaire, qui avait été chargé conjointement avec M.

Serres de rendre compte à l’Académie du Mémoire et du monstre

qui avait été adressé en nature à ce corps savant, à fait une étude toute particulière de ce produit; et cette observation, qui eût 6té sans doute perdue pour la science, et serait venu augmenter la masse indigeste de celles que lon connaïssait, a fourni à M. Geoffroy le sujet d’un Mémoire, très-curieux; car tel est déjà la fixité des idées de ce savant et la généralité des règles qu'il a établies, que les accidens les plus bizarres, les déformations les plus singulières , ont leur place dans le grand cadre qu'il a si habilement tracé, et qu'elles viennent, pour ainsi dire, s’y ranger sans efforts.

M. Bret, cultivateur à Sassenage, village des environs de Grenoble, avait confié son troupeau à un trèsjeune berger, celui-ci prétenditavoir vu l’accouplement s'effectuer entre un des chiens et certaines brebis, et cet acte fut suivi de la mise bas d’un monstre portant un double train postérieur. Le docteur Ovide Lallemand engagea le propriétaire à décrire cet animal et à l’adresser à l'Académie des sciences. MM. Geoffroy et Serres ontreconnu qu’il était bien certainement un agneau, et que rien n’annonçait l'influence de paternité et la souche que lui avaient attribuée les auteurs du Mémoire; il y avait monstruosité véritablement, mais celle-ci était restreinte à un cas ordinaire, c'était un double monstre, ou deux agneaux accolés par devant et n'ayant qu’une seule tête. Or, ce monstre, suivant M. Geoffroy, rentre dans le genre synotus (oreilles réunies). Tout récemment, uue espèce du même genre a été décrite et figurée par le

docteur Antomarchi dans les 4nnales des Sciences naturelles (tom.

XIV, p. 595), M. Geoffroy décrit avec soin les synotus de Sassenage, et après avoir expliqué d’une manière très-satisfaisante la formation de cet être en faisant connaître les connexions de toutes les pièces du squelette et l’arrangement des divers organes, il propose à l’Académie de remercier M, Bret, propriétaire, et M. le docteur Ovide Lallemand, de leur bienveillante communication, en ce qui concerne l'envoi du monstre qu’ils ont adressé. «S’occuper de tels soins, dit avec raison M. Geoffroy, en terminant son rapport, c’est fournir des matériaux pour l’un des plus grands intérêts des Sciences naturelles, puisque là est très - certainement une source féconde de précieux documens sur la mystérieuse puissance de l’organisation. »

159. MonsTRA ANIMALIUM duplicia per anatomen indagata et descript.eticon.illustr, J.Car. Leop.

Barkowius. Tome 1, in-4°, Lipsiæ. Paris, chez Baïllière. Prix :

20 fr.

L'étude des monstruosités prend faveur auprès des anatomistes; mais il ne faut pas se dissimuler que ce ne sont pas tant des faits qu'on désire aujourd’hui, qu’une manière philosophique de les considérer. C’est le seul moyen d’en faire ressortir l'importance et de les introduire avec profit dans la science, Nous désirons vivement que M. Barkow se pénètre de cette manière de voir et qu’il adopte des

principes pour guider sa marche dans la route qu’il semble avoir intention de parcourir. Ses descriptions paraïssent très-exactes, elles sont quelquefois minutieuses; ses dessins sont nombreux, et il les a exécutés avec un rare talent; mais, au milieu de ces détails, on ne trouve aucune remarque capable de les faire ressortir avec avantage; la masse des observations se grossit à chaque page, et l’on arrive à la fin du volume qui n’a pas moins de 441 feuillets sans avoir rencontré aucune réflexion qui s'adresse à l'esprit, sans qu’on ait pu saisir la liaison de ces faits avec ceux qu’on connaît déjà ; on voit de tous côtés des matériaux prêts à être mis en œuvre, mais on cherche en vain le plan de l'édifice, à la construction duquel ils semblent destiné. Telle est du moins l'impression que nous a fait éprouver la lecture de cet ouyrage Ce premier volume est divisé en 5 sections ; la première traite des monstres humains doubles, et est divisée en quatre chapitres qui offrent la description de divers monstres de l’un et de l’autre sexe.

La seconde a pour objet les monstres doubles d’agneaux, la troisième section ceux de chats, et la quatrième ceux de veaux; chacune de ces sections est partagée en plusieurs chapitres consacrés quelquefois à décrire des espèces ou des variétés distinctes. Parmi elles on reconnaît quelques genres voisins des Synotus de M. Geoffroy Saint-Hilaire, etentre autres, le genre Juniceps de ce savant. La cinquième section renferme une explication très-détaillée des planches qui sont

au nombre de XX, et gravées avec beaucoup de goût par M. Schroter de Leïpzick.

140. OBsEervATIONS sur les fonctions du CANAL INTESTINAL et du ro1E dans le fœtus humain , par Rogers Lee. Lu dans la séance du:

17 juin 1828 de la société royale.

(Extrait dans Je Philos. Mag. , février 1839, t. V, p.153.)

L'auteur, qui est médecin de l’hôpital des femmes en couches de Londres, conclut de la nature des substances contenues dans le canal intestinal et de l’activité de la circulation du foie, que les fonctions de cet organe dans le fœtus ne sont pas bornées à séparer du sang une matière excrémentitielle , mais qu’il fournit des matières servant à la nutrition; et que les substances trouvées dans les intestins ne proviennent pas de la bouche, comme le prouve leur existence dans des fœtus acéphales et dans ceux ou l’œsophage est imperforé.

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