Uber die entwickelung, etc
SUR LE DÉVELOPPEMErT de l’or- GANE RESPIRATOIRE dans les o1iseaux et les mammifères, par le docteur Henri RATHKE.
{Nov. Act. Acad. nat. Ourios., tom. XIN, part. 1, p. 158.)
Ce Mémoire, qui a pour objet un des points les plus curieux de lor- : 2 ganogénésie , est accompagné de planches nécessaires à l'intelligence du texte; nous nous proposons de les reproduire dans ce recueil et de
donner incessamment la traduction |
des observations curieuses de M.
Rathke. Déja nous ayons eu occasion de faire connaître, dans notre recueil , les recherches entreprises par M. Baer sur le même sujet (tom.
XV, p. 266.)
442. Cours de l'Histoire naturelle des MAMMIFÈRES, professé au Jardin du Roi, par M. GEor- FRoY SarnT-HicAIRE. Publié par leçons et formant 1 vol. in-80 avec planches. À Paris, Pichon et Didier.
Quoique la publication de ce cours soit antérieure à la fondation de notre revue, nous ne croyons pas devoir nous dispenser d’en entretenir nos lecteurs. Si cet ouvrage renfermait uniquement des faits, nous nous abstiendrions d’en parler quelques curieux qu'ils puissent être, non pas que nous ne les estimions ce ‘qu’ils valent, mais parce que la nouveauté entrant pour beaucoup dans l'intérêt qu'ils inspirent, nous devons éviter de signaler, à l'attention des naturalistes, ce qui est déjà admis et classé dans la science. Il n’en est pas de même d’un ouvrage général, et surtout d’un ouvrage qui se distingue par la hardiesse des idées et par la philosophie des principes. Pour de tels livres un examen tardif est permis ; disons plus, il est préférable. Malheureusement l’espace nous manque pour parler convenablement de celui de M. Geoffroy. Depuis long-temps ce savant a fait connaître dans plusieurs ouvrages ses hautes théories.
Un grand nombre de Mémoires sur
les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les poissons les crustacés et les insectes ont appris de quel point de vue élevé il envisageait l’étude de la Zoologie : mais rien n’est plus propre à donner une juste idée de l’étendue et de la variété des conceptions de ce,savant, que de le suivre dans ses leçons. Là une foule de questions incidentes se présentent naturellement, et M. Geoffroy n’évite pas de les traiter. Il aborde à cette occasion les points les plus élevés de la science; on croyait d’abord n’avoir à retenir qu’un fait d’une valeur plus ou moins grande, et tout d’un coup l'esprit s’aperçoit que de ce fait, classé dans la mé moire, jaillissent les conséquences les plus importantes. Les leçons que M. Geoffroy a publiées, et qui ont été recueillies par une société de sténographes, présentent beaucoup d'intérêt à la lecture. Le style a quelquefois le coloris de l’action, souvent on croirait entendre le savant professeur; et jusque dans le choix des expressions, il y a quelque chose qui frappe et qui émeut.
Tel est le caractère qui nous paraît propre aux leçons de M. Geoffroy.
Dire tout ce qu’elles renferment de faïts nouveaux, d’aperçus ingénieux, et de principes d’une haute philosophie, nous entrainerait audelà du but d’une simple annonce; contentons-nous d'énumérer le titre des principaux (objets traité dans chacune des 19 leçons. Les 4 premières sont consacrées à des notions préliminaires de philosophie naturelle, à l'examen des méthodes
en histoire naturelle, à la classifi-
cation des animaux en général. On
y trouve des considérations générales sur les quadrumanes et sur les singes en particulier. L'histoire particulière des singes, tant de l’ancien que du nouveau monde, se termine à la seconde leçon; cellecitraite des lemuriens, c’est-à-dire de ces animaux curieux connus sous les noms de makis, indris , galago, tarsiers, loris. A la douziéme leçon commence l’histoire naturelle des chauves-souris , sujet bien familier à M. Geoffroy qui a fait de ces animaux une étude toute spéciale. La description des espèces et de leurs habitudes se continue jusqu'à la quinzième leçon, qui présente une étude approfondie de l’organisation extérieure de la taupe. Cet animal curieux occupe beaucoup le professeur qui fait connaitre des recherches neuves et fort importantes qu'il a eu occasion de faire, et qui sont particulièrement relatives à ses organes générateurs età ses habitudes singulières. Deux planches représentent les principaux points de son organisation, et une autre offre le plan des conduits qu’une seule taupe s'était frayé sous terre à l’époque des amours,
Une note, qui se répète à chaque leçon, fait savoir qu’elles ont été revues par le professeur ou par M.
Isidore Geoffroy Saint-Hilaire son fils, aide-naturaliste de zoologie au Muséum d'histoire naturelle, et membre de la Société d'histoire naturelle de Paris.
145. Mémorres scientifiques de Paul SaAvr; décade 14°, avec 7 planches, 1828, 4 vol. in-8o de 177 pages.
Dix Mémoires d’un grand intérêt et publiés déjà dans divers recueils italiens, sont réunis dans ce volume.
Les Mémoires sur l’antilope gibbeuse, sur la taupe aveugle, sur les jules de l'Etrurie, sur la musaraïgne étrusque, sont d'autant plus importans pour la science qu'ils sont rédigés avec de grands détails, et qu'ils font connaître des animaux méconnus jusqu’à ce jour; quoique les anciens paraissent avoir eu connaissance de plusieurs d’entre eux.
Sept planches accompagnent ce recueïl.
144. DescrrPTon de deux espèces nouvelles de sINGEs À queue prenante. Par M. Isidore GEoFrRoY- SAINT-HILAIRE.
(Mém. du Mus. d’Hist. nat.
Des deux espèces que M. Geoffroy fils décrit, l’une appartient au genre hurleur ou alouate, et l’autre au genre atèle. La première porte le nom d’hurleur à queue dorée, stentor chrysurus , elle paraît avoir été confondue avec le stentor sentculus ; la seconde espèce est l’atèle métis, ateles hybridus. Le principal caractère de cette nouvelle espèce consiste dans une tache blanche placée ‘sur le front et de forme à peu près semi-lunaire, qui a environ un pouce de large sur la ligne médiane et se termine en pointe de chaque coté, au dessus de l'angle externe de l’œil; le dessous de la tête, du corps et de toute la queue jusqu’à la callosité et la face interne des membres est d’un blanc sale et les parties supérieures sont gé-
Cent 0)
néralement d’un brun cendré clair, qui passe au brun pur dans certaines parties du corps et prend une nuance jaune dans d’autres. L’auteur a eu de M. Roulin des renseignemens sur la patrie de ces deux espèces; elles sont originaires de la Colombie : la première est commune dans la vallée de la Madeleine, où elle est désignée sous le nom d’araguato ; la seconde porte celui de marimonda ou zambo, ou bien encore mono-zambo.
445. RemArQuEes sur les caractères généraux des SINGES AMÉRICAINS et description d’un nouveau
genre, sous le nom D'ÉRIODE par
M. Is. Grorrroy SAINT. Hr-