‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 165 sur 232 · FU · texte numérisé non relu

FU

176. Réchercues sur l'influence que les poisons' exercent sur l’'économie animale, par M. Morcax cet ADDISSON. Brochure in-80. Lon-

dres, 1829.

On troûve dans ce Mémoire plusieurs éxpériences et recherches curieuses sur la manière dont les poisons agissent sur l’économie

intimes avec la physiologie; mais, pour en rendre compte, nous serions obligés d’entrer dans une foule de détail toxicologiques, étrangers à lhistoire naturelle proprement dite. Aussicroyons-nous devoir nous borner à l'indication du sujet.

177. CrusrAcés de la Méditerranée et de son littoral, décrits et lithographiés, par Poryvore Roux 2e livraison.

Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que cette nouvelle livraison fortifie les espérances que nous avions conçues, en rendant compte, pour lapremière fois, de cette louable entreprise. Aux figures que l’auteur avaient données dans sa première livraison, telles que celles des espèces, et de leur abdomen considéré dans les deux sexes, il en ajoute maintenant de’ nouvelles qui représentent les antennes et les pieds:- mâchoires extérieures, organes qui fournissent des caractères génériques. Sur la sixième planche sont figurées deux espèces dé grapses; celui des tortues,et le pélagique, qui nous paraît être le cancer mutus de Linnée; la suivante nous offre l’homole de Cuvier, espèce que, dans un Mémoire lu à l’Académie des sciences, en 1815, et ayant pour objet l’établissement du même genre, sous la dénomination d’hippocarcin, nous avions tirée de l’oubli où on l'avait laissée depuis Aldrovande. Deux leucosies, du sous-genre zlia de M. Leach , celle qu'on a nommée nucleus, et larugulosa de M. Risso,

composent la huitième planche.

ue l’autre restait concrophthalme q P

Le rhombille rhomboïdal occupe la | (règne animal, 2e édit.) (LArRErz LE.)

neuvième. Enfin Ja dixième et dernière nous montre, avec plusieurs détails , le pagure strié. Des obsservations sur les caractères génériques et sur les habitudes des crustacés représentés sur les planches leur donnent un nouvel intérêt. En parlant des rhombilles ou gonoplaces. M. Roux, s’en rapportant aux déterminations de M. Demarest, dit que ce savant en décrit cinq espèces fossiles. Maïs celles que celui-ci a figurées nous semblent appartenir plutôt les unes au genre gélasime, et les autres à celui de ma-

178. OBSERVATIONS sur le sPHINx ATROPOS, par le docteur PAssEr1Nr.

Brochure de 8 pages, in-8°, Florence.

Déjà nous avons donné, avant qu’elle ne soit imprimée, un extrait de la notice de M. Passerini sur le cri du sphinx tête de mort, la brochure que l’auteur vient de publier nest accompagnée d’aucune planche, et ne renferme aucun dévelopdement ni aucun fait à ajouter à ce qui a été inséré dans les annales, tom. XIII, p. 552.

SOCIÉTÉS SAVANTES

CORRESPONDANCE ET MÉLANGE

Académie des Sciences.

179 CLAVAGELLE vivante. — OPERcuze des Magiles.

M: Audouin a adressé à l’Acadé:

mie des sciences dans la séance du 29 juin 4829, ses observations sur les coquilles des genres glycimére et siliquaire déja annoncées dans cette revue, pag. 51 et 47; et il ya ajouté 2 nouveaux Mémoires sur une espèce de Clavagelle vivante et sur l’opercule des Magiles.

« Dans le 5: Mémoire, dit M. Audouin dans sa lettre d'envoi, je fais connaître atec détails l’organisation d’une coquille singulière qui,au premier abord, parvît se rapporter au genre Clavagelle. Les conchyliologistes et les géologues, savent que cette coquille qui vivait enfoncée dans les madréporeset dont une des valves leur était adhérente, tandis

stamment libre , n’avait encore été, rencontrée qu'à l’état fossile. L’espèce que'je fais connaître dans mon Mémoire se trouve dans les mêmes circonstances, mais elle habite encore aujourd’hui les mers de Sicile.

J’ai pu l’étudier avec soin sur deux individus , dont l’un appartient au Muséum d'histoire naturelle qui en a fait dernièrement l'acquisition, et l’autre à M. le duc de Rivoli, qui possède en même temps l'animal. »

« La dernière communication que j'ai l'honneur de faire à l’Académie a aussi pour objet -un animal marin qui fait som habitation au milieu ües madréporées pierreux et qui, pourvu d’un tuyau calcaire au moyen duquel il communique avec le dehors, s’allonge sans cesse et à mesure que le polypier qui Penveloppe augmente ses dimensions. Les naturalistes connaissaient

depuis assez long-temps sous le nom de Magile, cette espèce de tuyau testacé; mais ils étaient divisés d'opinion sur la classe à laquelle on devait le rapporte, les uns en faisaient un ver marin ou . une annélide , et les autres avec plus de raison le regardaïent comme un mollusque. L'examen que je viens de faire de l'un de ces tubes qui m'a été envoyé de l'ile de France, par M. Desjardins naturaliste plein de zèle et d’obligeance, lèvera tous les doutes qu’on pourrait avoir à cet égard, en effet je me suis assuré que l’animal de la magile est pourvu d’un opercule corné qui a quelque analogie avec celui des pourpres et des buccins. »

Societé d'Histoire naturelle.

180. Dans la séance du 16 avril , M. Cambessèdes a lu un Mémoire sur un genre nouveau , de la famille des Géraniacées, auquel il a donné le nom de Cæsurea, en l'honneur de César de Saint-Hilaire ( grand père du savant voyageur du même nom), quia le premier importé aux iles deyFrance et de Bourbon le café de Moka. Le Cæsarea présente une organisation intermédiaire entre l’'Oxalis et le -Geranium, de sorte qu'il vient combler l’intervalle qui séparait encore ces denx genres, et motive leur réunion en une même famille.

Nous allons donner en peu de mots les caractères de ce genre nouveau, et les phrases spécifiques des deux espèces qu'il renferme.

CAESAREA.

Caryx 5-idus, persistens. PETALA

5, lobis calycinis alterna, receptaculo inserta. Drscus : glandulæ 5, petalis alternæ. SrAMINA 10, receptaculo inserta libera; 5 breviora petalis opposita ; 5 longiora antè glandulas . anthe pa en ; mobiles. Sryir 5, longitudinaliter intus stigmata gerentes. OvArIuM liberum , 3-loculare, loculis 2-ovulatis. CArsuzA 5-lobata, loculicido- 3-valvis. SemiNA in loculis abortu solitaria , ascendentia. INTEGUMEN- TUM tenue. PERISPERMUM Cartilaginoso-carnosum. Emsryo inclusus, curvatus, viridis.

Hergæ ramis dichotomis ; foliüis exstipulatis, oppositis.

C. albiflora : foliis oblongis, seminibus glabris. In Brasiliä.

C. rubriflora : foliis lanceolatis oblongove - lanceolatis, seminibus pilosis. In Brasilià.

Le Mémoire de M. Cambessèdes est accompagné d’une planche représentant le port du C. albiflora, et de nombrtuses analyses des parties de la fleur et du fruit de cette espèce. |

Muséum d'Histoire naturelle.

181 SUR L'AIGUILLON qui existe à la queue du Lion.

Deux Lions, morts depuis quelques mois à la ménagerie du jardin du Roï, ont fourni l’occasion de vérifier un fait curienx, indiqué dans quelques ouvrages anciens, mais que les auteurs modernes ont généralement omis dans leurs ouvrages. C’est qu'il existe à l’extrémité de la queue du Lion, un petit ongle caché au milieu de la touffe de longs poils noirs qu'on y re-

marque; c’est une production cornée, longue de deux lignes environ, qui se présente sous la forme d’un petit cône un peu recourbé sur luimême, et qui adhère par sa base à la peau "à et non à la dernière vertèbre, qui en est séparée parun espace de deux à trois lignes. Ce petit ongle existe dans les deux sexes.Les commentateurs d'Homére croyaient pouvoir expliquer, par la présence decetongle,uneremarque curieuse et vraie , faite par l’auteur de PIliade ; c’est que le lion est le seul des animaux qui, lorsqu'il est irrité, agite violemment sa queue, ets’en frappelesflancs. Ils croyaient que le lion cherchaït à s’exciter en se piquantles flancs avec l’aiguillon de sa queue. Blumenbach a vérifié, il y a quelques années , l'existence de cet aiguillon : Maïs la brochure dans laquelle il a consigné, ses observations était restée inconnue aux naturalistes, et sans doute le fait curieux que nous venons de rappeler serait resté lui-même ignoré pendant long-temps, si M. Deshayes n’en eût retrouvé l’indica-

tion, et n’eût engagé les naturalis-|

tes quis’occupent plus spécialement de mammalogie , à faire quelques observations à ce sujet.

Cet ongle, adhérant seulement à la peau par la circonférence de sa base, s’en détache très-facilement. Aussi ordinairement "n’en retrouvVe-t-on aucune trace sur les individus empaillés. On n’a pu encore vérifier s’il existe également cher les autres grandes espèces du genre felis.

Correspondance.

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