‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 169 sur 232 · De Antheris et Polline Asclepiadearum. Aut. EHRENBERG · texte numérisé non relu

De Antheris et Polline Asclepiadearum. Aut. EHRENBERG

(Linnæa. tom. IV, p. 94, janvier 1829.)

Les observations faites par ce savant voyageur, d’abord sur une espèce voisine des S£apelia observée dans son voyage sur les côtes de la mer rouge, et ensuite sur plusieurs plantes sèches ou cultivées dans les jardins, lui ont prouvé que les masses polliniques des Asclépiadées, désignées comme des masses céréacées, ne sont pas formées par du tissu cellulaire , mais par des utricules libres, agglomérésipar des appendices filiformes et disposées en sorte de grappe. L'auteur résume ainsi ces observations sur ce sujet:

4° Corpuscula flava, a columnæ fuscis corpusculis ( connecticulo seu antherio ?) pendentia, antherarum singulos Joculos exacte referunt.

2° Antheræ Asclepiadearum conficiuntur bursa membranacea, interdum ceilulosa, in latere sutura (apud Stapelias tumida et cartilaginea) instructa et fissili, pollinis utriculos elongatôs eorumque mul-

tos longissime caudatos gerente et emittente.

5° Pollinis utriculorum caudæ omnes, dum bursa sua includuntur, suturam versus spectant.

4 Pollinis utriculi, qui in reliquis plantis globi formam appetunt, in Asclepiadeis vero elongati et caudati cernuntur, eadem in omnibus massa granulosa repleti sunt.

30 Pollen, quod in reliquis plantis siccum est apud Asclepiadeas oleo? circumfuso et viscido perunctum deprehenditur, quo difficilius dispergitur.

6 Pollinis appendices Brongniarti ab Asclepiadearum pollinis caudis eo differunt, quod hæ ad ipsam pollinis naturam pertinent, illæ vis vitalis alicujus externæ effectum p'odunt, et in ipso pollinis fissionis momento demum accedunt.

La structure du pollen dans les vrais orchidées, telles que les orchis , habenaria, ophrys, etc., est presque la même, quoique cette structure ne nous paraisse pas avoir été bien décrite jusqu’à présent.

497. Sur l'accroissement diurne péxiodique de quelques céréales,

par le professeur Meyer de Konigsberg.

L'auteur a déja fait connaître quelques observations du même genre, faites sur l’Æmaryilis belladona, d’où il résultait que cet accroissement était assez rapide pour pouvoir être observé à de courts intervalles et qu'il était plus rapide le jour que la nuit; les mêmes observations , faites de deux heures en deux heures sur 44 pieds d'orge et de seigle pris peu après la germination pendant quatre jours, du 12 au 16 mars, lui ont fait voir que cet accroissement présentait des modifications constantes à certaines époques de la journée; ainsi, la moyenne de ces observations lui donne le résultat suivant :

De 8h. du matin à 10 h. — 2Bg.,27 } o

to 12 — 01:99 12 2 —:1 19 .

< 2 Ne NAN ELetEe 4 ; 6 —o ,79 + 6 8 — 0 ,88 8 h. du soir à 8 h. du matin. 5 li, 34 al,, ES

d’où il résulte que l'accroissement le plus rapide a eu lieu de midi à quatre heures, dans l’espace de temps où la température était également la plus élevée.

ZOOLOGIE

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE ANIMALES

201. HisTOIRE générale et iconographique des lépidoptères et des chenilles de l'Amérique septentrionale , par M. Borspuvaz et J.

Leconte de New - Yorck. In-8o, fig. color. , 5 fr. — À Paris, chez Crochard,

L’entomologie, et surtout l’étude des papillons, a pris depuis quelques anntes un essor si rapide qu'on ne se contente plus aujourd’hui de faire connaître les espèces de notre pays; mais qu'on croit être agréable au public en publiant

les espèces étrangères. M. Boisduval et M. Leconte, qui ont réuni leurs connaissances et leur zèle, se proposent de décrire et de représenter celles qu’on rencontre dans l'Amérique septentrionale. Un grand nombre de matériaux sont à la disposition des auteurs; M. John Leconte a passé trente années à recueillir et à faire recueillir, dans toutes lesparties de ces vastes contrées, toutes les chenilles qu’on a pu y rassembler, pour les peindre et étudier à plusieurs reprises leur histoire complette, ce qui lui a permis de bien connaître les différens sexes et les variétés de chaque espèce. M. Boisduval rédigera tout ce qui a rapport à la partie méthodique et descriptive ; ila à sa disposition toutes les collections qu'Abbot a réunies dans ces contrées, celles de son collaborateur M. Leconte, et ilse propose, en outre, de puiser des matériaux dans la riche collection du Muséum d'histoire naturelle , qui est toujours la première ouverte à tous les sayans qui entreprennent quelques travaux.

La Are livraison remplit exactement la promesse des auteurs ; les figures qui l’accompagnent représentent la chenille et la chrysalide des papillons Ajax et Marcellus, et le papillon Sinon.

L’exécution des planches estconfiée à M. Dumesnil , dessinateur habile, qui a bien voulu se charger, à dater de cette année, de celles des Annales des sciences naturelles. Cet ouvrage, qui peut faire suite à ceux de Cramer, Drury, Hubner , etc., se composera de 70 livraisons composées chacune de 3

planches coloriées. L’'Editeur s’est

engagé à en faire paraître une tous

les quinze jours.

199. RECHERCHES pour servir à l’histoire naturelle du littoral de la France. Voyage à Granville, aux îles Chausey et à Saint-Malo, par MM. Aupouix et Mrzwe EnwaARps.

3 vol. in-8°, chez Crochard.

Ces recherches se composeront de Mémoires sur l'anatomie , la physiologie , la classification et les mœurs des animaux sans vertèbres de nos côtes; elles seront accompagnées de planches gravées et colorées d’après nature, représentant les espèces nouvelles ou peu connues qui habitent le littoral des départemens de la Manche, d’Ile-et- Vilaine, et des Côtes du Nord. On trouvera d’autres développemens dans le prospectus de cet ouvrage, qui sera publié dans les Annales.

200. De la Guêpe végétante de la Guadeloupe, par M. J.B. Ricorp- MaprannA, médecin à la Guadedeloupe.

( Journal de Pharmacie , mars 18129.)

Les botanistes et les entomologistes savent qu’on rencontre souvent sur des insectes morts, et que l’on conserve dans les collections des productions particulières que lon a reconnues être des plantes cryptogames, dont plusieurs ont été rapportées au genre Sphæria; mais on avait cru que ces plantes parasites se développaient sur des insectes privés de vie. M. Ricord nous apprend qu'il a observé à Ja Guadeloupe un nid de guêpes,

dont le plus grand nombre étaient chargées de ces excroïssances. A mesure qu’elles sortaient de leur nid, elles tombaient à terre, et ne pouvaient s’en relever à cause du poids de la plante qui avait pris racine sur une partie quelconque de leur corps , particulièrement sur leur sternum. Ayant observé les larves contenues dans ces alvéoles, M. Ricord a remarqué qu’elles étaient aussi pourvues de cette petite cryptogame, mais qu’alors elle n'avait encore que très-peu de hauteur. Cette espèce paraît être le Sphæria entomorhiza des botanistes Anglais.

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