Nore sur quelques insectes vésicans par M. Farine
(Journal du Pharmacie, mai 1829.)
On sait depuis long-temps que les cantharides ne sont pas les seuls insectes qui jouissent de la propriété vésicante, et qu’elle est commune à plusieurs autres genres. Desessais comparatifs ont appris à M. Farine que le mylabris cyanescens est, après les cantharides, l’insecte qui
est le plus vésicant ; le mylabris variabilis vient après. L'auteur a aussi reconnu que leur action était d’autant plus puissante, qu’ils habitaient dés localités plus chaudes et mieux exposées au soleil. Le meloe majalis mâle est toujours plus épispastique que la femelle, et cette propriété est d’autant plus active, qu’on le tue plus promptement; car si on le garde vivant seulement quelques heures, elle diminue sensiblement.
Dans un même genre, les espèces sont plus ou moins rubéfiantes, Le
meloe autumnalis l’est moins que le majalis, et plus que le meloe reticulata, et le meloe tuccia l’est infiniment peu. Les ripiphorus bimaculatus et flabellatus sont sans action, tandis que le Rzpiph.subdipterus est légèrement épispastique ; le zonitis prœusta est inerte, et le zonitis punctata est sensiblement actif.
L'époque de l’accouplement paraît
être le moment où cette faculté est plus développée. L'auteur propose d’en faire, pendant ce temps, les récoltes; maïs alors il faudrait, ce nous semble, que l’on établit quelques règles de prévoyance, afin d’éviter que les battues faites dans le moment de la propagation ne nuisent aux récoltes suivantes.