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( 50 ) rouge brun, qu'on exploitait jadis comme marbre sur les bords de la Semois (commune d’Izel ); il représenterait ici un des nombreux bancs calcaires si souvent intercallés aux marnes du lias.
$ VIII. Deuxième étage. Calcaire sableux et marnes micacées. — Au-dessus des marnes du lias s'élève une puissante formation calcaire, qui s’en sépare d’une manière bien tranchée par tous ses caractères extérieurs ; elle est principalement composée d’un calcaire jaunâtre, grenu, à grains très-fins, très-rarement ei toujours imparfaitement oolithique ; quelquefois elle passe à la texture sublamellaire (Willers), et plus fréquemment à la texture complètement arénacée (Herbeuval, Sapognes , Avioth, etc. }).
Ce calcaire contient une forte proportion de sables siliceux très-fins; j’en ai trouvé jusqu’à 25 pour oo dans la carrière d’'Orval, où il est exploité comme pierre à aiguiser (1) (calcaire sableux d'Osmanville). Il forme tout le plateau élevé qui descend de Florenville et Pin vers les bords de la Marche (commune de Willers sous Orval, Sapogne , Margut , Breux , etc.). Vers l'Ouest , il est presqu'entièrement remplacé par de nombreuses alternances de marnes micacées verdâtres, et de marnes ferrugineuses calcarifères , que je regarde comme lui étant parallèles. (Carignan, Pully, Linay, Aufllance, etc.)
Les fossiles sont plus abondans dans ces marnes que dans les calcaires précédens où ils forment quelques
(x) Ces divers caractères ont fait donner par M. Steininger, le nom
de grès à cette puissante assise ; je préfère lui conserver le nom de calcaire sableux , sous lequel il a été désigné par M. Desnoyers,
(die qi
conches distinctes, tandis que souvent des bancs énormes en sont presque entièrement privés. Parmi ces couches, je ne dois pas omettre celle formée à la partie supérieure de cet étage par une grande quantité de Peignes liés entre eux par le ciment calcaire; ils sont très-grands, inégalement auriculés; l'espèce est nouvelle, et ne m'a offert d’analogue que dans un Peigne fossile de l'ile d'Aix. ( Collection de M. Brongniart. )
La partie inférieure ne contient que des Pinnes d’une grande dimension, et très-mulitipliées ; enfin, les Bélemnites y constituent le fossile le plus répandu, sinon le plus caractéristique. C’est en raison de l’abondance de ce fossile que M. Dufresnoy, dans le Mémoire si riche en faits nouveaux qu'il a publié sur les terrains secondaires du Midi de la France, a décrit les assises correspondantes sous le nom de Calcaire à Bélemnites. Il fournit, en plusieurs lieux, de bons matériaux à l'architecture, à Pin, à Orval, à Villers. Les matériaux des immenses constructions de l’abbaye d'Orval sont extraits des carrières voisines, OÙ ces assises alteignent une énorme puissance.
$ IX. Troisième étage. Calcaire ferrugineux et oolithe ferrugineuse. — Un petit dépôt argileux, bleuâtré ou noirâtre, de quelques mètres de puissance, très-riche en fossiles , sépare les calcaires et marnes précédens des calcaires ferrugineux qui forment ce troisième étage. Il consiste principalement en un calcaire ferrugineux à structure schisteuse , à texture sublamellaire; sa couleur est le bleuâtre, souvent le verdâtre (approchani du vert-de-gris }; dans sa cassure fraîche il
passe au rouge brun par l'exposition à l'air. Il contient une forte proportion de fer à l’état de bi-oxide, répandu comme matière colorante, ce qui me paraît bien remarquable dans une formation si moderne. Il est très-dur, très-tenace, employé avec succès dans l’empièrement des routes , ou, à raison de sa nature schisteuse, à faire des dalles et des ardoises grossières. On en voit de nombreuses carrières sur la route de Carignan à Montmédy. Ce calcaire compacte est très-riche en fossiles, particulièrement en Bélemuites, Pinnes , Gryphées dilatées, Peignes et autres fossiles de l’étage précédent. L
C’est à ce même calcaire que je rapporterai comme assise subordonnée les oolithes ferrugineuses de Margut et Montlibert : elles consistent en un calcaire à tissu lâche, poreux, formé par des débris de coquilles mélées à des grains de quarz et agglutinées par des oolithes ferrugineuses à petits grains miliaires, lisses, d’un brillant doré ; ce banc est exploité comme mine de fer depuis des siècles, sur le côteau qui s’étend de Margut à Montlibert; il couronne encore quelques monticules à la surface des marnes argileuses et micacées; il contient raremeni des coquilles entières. Fy ai remarqué des Peignes, des Pinnes, et une grande coquille turbinée à spire courte et renflée. Ce dépôt ferrugineux est le premier des trois que j'aurai occasion de signaler dans le cours de ce Mémoire; nous les verrons tous les trois dans des positions géognostiques analogues, au-dessous des grandes assises marneuses et au-dessus des petits dépôts argileux qui semblent en être le prélude. Cette seule observation suflirait, à ce qu’il me semble, pour légiumer les divi-
sions que j'ai adoptées.
‘évalue à environ 200 mètres l'épaisseur totale des trois étages qui composent cette division ; plus des deux tiers appartiennent aux marnes et calcaires sableux.
Leur plus grande hauteur absolue atteint 350 à {00 mètres aux environs de Florenville.
Les sources sont multipliées et très-abondantes; les eaux retenues par les marnes du Lias sourdent avec force dans toutes les vallées et s’échappent vers le Midi; quelques sources réunies dans un intervalle très-resserré, forment aussitôt la petite rivière de Marche. Plusieurs ont un volume assez considérable pour alimenter des usines à leur sortie du rocher; je citerai entre autres les belles sources incrustantes des vallées d’Orval.
Celles de la vallée de Francheval, qui alimentent sept usines sur un développement de 3 lieues; celles surtout de la riche vallée de Givone. En voyant les fabriques nombreuses qui se succèdent sur tous ces cours d’eau, on ne peut douter que l'abondance des eaux et la rapidité des pentes n’aient puissamment contribué dans cette contrée au développement de l’industrie manufacturière (1).
Fossiles. Les fossiles du tableau suivant appartiennent indistinctement aux deux étages que je viens de décrire. Les fossiles , que je regarde comme caractéristi-
ques en ce qu'ils se trouvent très-abondamment dans ces
(1) Je n’entrerai pas dans des détails plus étendus relativement aux caractères topographiques propres aux divers étages de la formation jurassique ; le peu d’étendue de la contrée qui m’occupe ne me permettrait pas de les généraliser, et je renvoie à un ouvrage spécial sur les caractéristiques topographiques des formations , ouvrage dont je m'occupe depuis long-temps.
deux étages et n’ont pas encore été rencontrés dans les autres parties de la formation jurassique, sont la Gryphée cymbium pour les marnes et calcaires sableux, et la Plicatula echinata pour les calcaires ferrugineux ; j'ajouterai que la Gryphée arquée , ou du moïns une variété qui se rapproche beaucoup plus de la Gryphée du Lias de Florenville que celle-ci ne le fait des Gryphées arquées du Lias de Mézières, lie cet étage aux deux qui lui sont supérieurs.
Ammonites Delonchampi.
Ammonites. (Plusieurs auires espèces.)
Belemniies trisulcatus. (Blainville.) (Plusieurs au- :res espèces. }
Gryphea arcuata.
* Gryÿphea Cymbium.
* Plicatula spinosa. (Sow.) Plagiostoma pectinoïdes.
Pecten. (Espèce nouvelle?) Ostrea.
Lythodomus.
Modiola.
Pinna.
Encrinites.
Caryophy llia.
Turbinolia.
Deuxième division.
$ X. Cetie division comprend toute la graude oolithe; elle s'étend depuis les argiles, désignées par les Anglais
sous le nom de Ferre à foulon, jusqu'au Corn-brash in-
(55 ) clusivement. Elle se subdivise d’une manière fort naturelle par les marnes blanches (marnes à encrines, Bradfort-clay ), en deux sections formées l’une et l’autre
1° de marnes, 2° de calcaire sableux ou lumachelle, et 3° de calcaires oolithiques.
Première section.
$ XI. Premier étage. Terre à foulon. — Un grand dépôt marneux sépare les calcaires ferrugineux de la grande oolithe ; il a été désigné en Angleterre sous le nom de Terre à foulon , et ce n’est qu'avec regret que je lui conserve ce nom tout-à-fait impropre pour la région que je décris. En effet, les terres à foulon exploitées pour les manufactures de Sedan, proviennent plus souvent de marnes très-rapprochées , il est vrai, mais intercallées au calcaire ferrugineux (Vaux), que de celles qui le recouvrent ; néanmoins on devra lui conserver ce nom jusqu'à ce qu’on puisse lui substituer un nom de localités devenu classique.
Ce dépôt marneux consiste en une masse d’argile calcarifère bleu foncé, grasse, onctueuse, souvent trèscarbonifère, sans banc calcaire interposé ; seulement on y remarque fréquemment des géodes argilo-calcaires et des septaria d’un calcaire gris de fumée ou jaunûâtre, dur et compacte.
I] contient en outre beaucoup de gypse en très-grands cristaux croisés , de plus de deux pouces de longueur
(Thonelle ) (1).
(1) À Lamouilly, cette argile présente une disposition singulière ; c’est une cristallisation globuleuse de 2 à 3 pouces de diamètre, radiée, à rayons creux , divergeant du centre à la circouscripliou.
Sa puissance varie de 10 à 30 mètres; il ma paru souvent remplir des cavités à la surface du sol inférieur, tandis que, au contraire , partout où il est recouvert par la grande oolithe sa surface paraît horizontale.
Ce fait observé dans tous les dépôts argileux, est du nombre de ceux qui m'ont déterminé à Îes joindre au dépôt calcaire supérieur plutôt qu'inférieur.
Cette argile est exploïtée en plusieurs lieux pour la fabrication des briques. À Amblimont, elle fournit des cendres végétales de qualité médiocre. Partout, à sa partie inférieure , règne un petit banc ferrugineux signalé dans la même position par les Anglais ; il est entièrement formé par des Térébratules striées , dont le test nacré contraste avec la couleur brune de l’argile qui les lie et. les remplit.
Les fossiles n’y sont pas nombreux, et diffèrent d’une manière assez tranchée de ceux des calcaires, et même de ceux du petit banc argileux de la division précédente, pour motiver leur séparation.
Ainsi les Térébratules, très-rares dans les calcaires sableux et ferrugineux, sont très-multipliées icren individus et en espèces, pour la plupart identiques avec celles de la grande oolithe ; et d’un autre côté nous n’y retrouverons plus les Peignes , les Pinnes, ni même les Gryphées du petit banc argileux inférieur. Bien plus , à leur partie supérieure, les marnes bleues passent à une marne grise très-coquiilière, qui supporte la lumachelle oolithique et en renferme tous les fossiles.
Eels sont les faits sur lesquels je fonde la liaison de la terre à foulon à la grande ooluhe.
Les fossiles que }y ai recueillis sont les suivans :
(57) Ammoniles.
Nautilus.
Belemnites compressus.
Pelemnites dilatatus.
Terebratula, voisine du vulgaris.
Terebratula media. (Banc ferrugineux. ) Lutraria ? Donacites ? (Moules.) Donacites Alduini? Idem.
$ XITI. tendues et caractères topographiques. — Si l’on remonte la vallée de la Chiers de Carignan à Margut, on voit cette assise régner à moitié hauteur des coteaux que l’on a sur la droite; un ressaut brusque formé par les couches résistantes de la grande oolithe qui la surmonte, une ligne horizontale de sources et de petites prairies, la signalent au topographe, tandis que sur la gauche , après s’être étendue sur la surface du calcaire ferrugineux, elle n'y forme plus que de nombreux monticules isolés.
Plus loin, dans les communes de Breux, d'Avioth, de Someihonne, elle forme une nappe à la surface du sol , et lui imprime les caractères des plateaux argileux ; ce sont des monticules arrondis , des ravins profonds et multipliés , et presque partout la stérilité.
Elle règne au revers sud de la vallée de la Thonne, et présente une bande continue de pâturages s’élevant jusqu’à la hauteur des cols qui l’unissent à la vallée de la Chiers. Plongeant au Sud-Ouest sous la grande oolithe, on la retrouve sur la rive droite de la Chiers à un niveau beaucoup moins élevé, et toujours signalée par une ligne
de prairies et de pâturages.
En résumé, elle offre, comme toutes les formations argileuses , des bois ou des bruyères arides et déchirées par les ravins sur les plateaux où elle s'étend, et des
prairies arrosées par des sources abondantes sur les flancs des vallées.
$ XIII. Deuxième étage. Grande oolithe. — La grande oolithe , l’assise calcaire la plus puissante de la formation jurassique et la plus intéressante dans la région qui m'occupe par les matériaux qu’elle fournit à l'architecture , consiste en bancs nombreux et épais de calcaire lumachelle et oolithique, sans interposition de couches étrangères.
Lumachelle grossière. — La partie inférieure est formée par un calcaire à tissu lache, poreux, plus ou moins ferrugineux , formé d’un amas de petites coquilles généralement brisées , quelquefois intactes , et de madrepores unis par un ciment oolithique. Ce calcaire que je désigne sous le nom de lumachelle grossière, peut avoir 20 à 25 mètres de puissances, trop dur pour pouvoir être scié, et ne fournissant que des matériaux grossiers ; il est cependant exploité en un grand nombre de lieux. Je citerai la montagne de Saïnt-Valfroy, où des carrières sont ouvertes sur une étendue de plus de 1000 mètres, et où l’on a, de plus, enlevé pour des constructions modernes les nombreux tombeaux gaulois ou romains qui couvraient tout le faite de la montagne. Je citerai encore le plateau des Hautes Forêts , près Montmédy, Malendry, Vaux , etc.
Fossiles caractéristiques. — Les fossiles qui m'ont paru les plus à propos à caractériser par leur abondance,
ces assises inférieures sont l’Ostrea acuminata (Sow.), Terebratula media, un Madrépore formé par de petits tubes cylindriques réunis en faisceaux ; des Pentacrinites ; parmi ces fossiles, le premier s’est déjà montré en grande abondance à la partie supérieure de Pargile à foulon ; le second, ainsi que les Madrépores, s'élève jusqu’à la partie supérieure de la grande oolithe , et par là confirme les rapprochemens que j'ai établis.
Au dessus des lumachelles repose la grande masse oolithique , généralement homogène, à très-petits grains jaunâtres réunis par un ciment de mème couleur , quelquefois blanchätre ( [ré-les-Près, Saint-Montant).
Souvent la masse a 10 mètres de puissance sans bancs distincts.
Un fait curieux , observé en Angleterre dans la même formation ;, se remarque dans les carrières de Ballon, près Stenay ; il consiste dans de fausses fissures de stratication , inclinées sous un angle de 45 à 50° au plan
«orizontal des strates , ces fissures sont assez prononcées et s'étendent sur des masses assez considérables pour pouvoir induire en erreur sur la nature de la stratification ; ce phénomène est analogue à celui que présente un grand nombre de roches à texture compacte ou grenue des terrains primordiaux , tels que les leptinites, les quarzites.
Dans les parties où la grande oolithe n’est pas recouverte, on la voit traversée par de nombreuses et larges
fissures cunéiformes , remplies de stalactites et de diluvium ferrugineux (environs de Montmédy); de nombreuses carrières sont ouvertes dans cet étage à Montmédy, Izi-le-Sec, Chauvancy, Baalon, Brouesnes , Luzy
( Go ) près Stenay, etc. ; partout elle fournit des matériaux de bonne qualité , maïs qui cependant ne peuvent rivaliser pour la solidité et la beauté avec ceux extraits des sys-
tèmes oolithiques supérieurs et moyens.
Seconde section.
S XIV. Premier étage. WMarnes blanches ( marnes à encrines , argile de Bradfort ).
Je désigne sous le nom de marnes blanches, un dépôt marneux de 8 à 10 mètres de puissance que je crois parallèle à l'argile de Bradfort. Je l’ai vu en un grand nombre de lieux reposer sur la grande oolithe (Chauvancy, Sienay, Luzy, etc. ). Ces marnes sont très-calearifères , elles passent quelquefois à un calcaire crétacé; les graviers quarzeux , les échinites , les crabes et surtout les nombreux madrépores qu’on y rencontre, donnent à penser quelles ont été déposées dans une mer peu profonde. Les fossiles qui me semblent caractériser cette assise, sont la Gryphea liütuola, les Terebratula digona et coarctata.
Fossiles des marnes blanches.
Aimmontites vulgaris.
Nerinea.
Turritella.
Ampullaria, an Turbo?
Serpula.
Pecten , espèce nouvelle ?
Spondyle imbriqué , ou Podopside.
Pinna non décrite { espèce analogue à celle de l’île
d'Aix ).
Avicula echinata. (Sow.)
* Ostrea costata. (Sow.)
Ostrea acuminata minces et triangulaires ; c’est une variété de celle de la partie inférieure de la grande oolithe.
* Gryphea lituola. (Lamarck.)
ÆAstarte planata.
Tsocardium.
Hemicardium ?
* Tercbratula d'gona. , * Terebratula courctata.
Terebratula media.
( Plusieurs autres espèces. )
Cydarites ornatus.
Pentacrinites nombreuses.
Patte de crabes et madrepores variés et nombreux.
$ XV. Deuxième étage. Oolithes et calcaires sableux. — Au-dessus des marnes blanches paraît un système de couches oolithiques dans lesquelles des rapports nombreux , indépendamment de la position géognostique , font reconnaitre le Forest marble et le Corn-brash des Anglais.
La partie iñférieure consiste en une couche très-dure, très-ferrugineuse, formée presque entièrement de grandes coquilles bivalves dont le test a disparu. Ce sont des Peignes, des Pinnes, des Pernes et un grand nombre de moules indéterminables. Au-dessus paraît une masse oolithique qui souvent doit à l’abondance des madrépores une texture saccharoïde ; de petits bancs de calcaire sa
bleux sont intercallés à cette masse, elle se termine par un
(62) banc d'argile bleue ou brune d’un mètre de puissance, au-dessus duquel reposent des calcaires grossiers oolithiques ferrugineux , caractérisés par à petite bivalve que Sowerby a décrite sous le nom d’#vicula echinata.
Cette dernière masse que ses caractères minéralogiques et ses fossiles (particulièrement l’Ævicula echinata) font reconnaître pour le Corn-brash des anglais, se compose de plusieurs petits bancs rarement oolithiques , souvent à texture sublamellaire et à structure schisteuse, presque toujours imprégnées dans les fissures d’une couleur carmin ou violet foncé. Les bancs supérieurs sont particulièrement durs et grossiers , et d’une couleur gris bleuâtre dans leur intérieur. Outre l’Æ4vicula echinata, un grand nombre d'Echinites semble les caractériser. C'est dans ces assises que l’on doit classer l’oolithe dorée de Moussaye.
J'ai eu occasion d'observer cet étage en un grand nombre de lieux où la disparition des argiles d'Oxford le laisse à découvert. À Stenay près Beaumont, sur le plateau de Chavancy, à la ferme de Sart, etc. , partout il m'a offert des caractères identiques.
Les fossiles que j'ai recueillis appartiennent presque tous, à la partie supérieure , aux marnes brunes que je
regarde comme l'équivalent du Corn-brash.
Fossiles du Corn-brash et Forest marble.
Anvicula echinata.
Plagiostoma cardiformis.
Pecten fibrosus.
Pecten lens.
Deux auires espèces.
Gryphea lituola.
Ostrea , grande huître plate à charnière très large. Perna.
Terebratula subrotunda , et plusieurs autres espèces lisses.
Terebratula , striée , à bec très-prolongé.
Spatangus.
Nucleolites columbaria
Millepora.
Dents de poisson.