P. discolor, Natt
00%. OZSERVATION ORNITHOLOGIQUE ; par M.Bremu de Mayence,3° livraiï-
son. à (Isis , 1828, cahier VII.)
Le but”principal de l’auteur de cet article, est de se justilier de n'avoir point admis les différentss espèces créées par M. Brehm. La vallée du Rhin qui semble être une des routesles plus fréquentées parles oiseaux de passage, le met à même de voir un grand. nombre d'oiseaux , d'espèces même très-rares, et d’observer ainsi que souvent, pendant
leurs voyages, ils présentent wr
. plumage et des mœurs différentes
de celles de leurs lieux de séjour, mais les variétés intermédiaires lui prouvent que ces différences ne constituent pas des espèces. C’est surtout à l’aide de cet argument, et en citant beaucoup d’espèes que sa position géographique l’a mis à même d'observer, que l’auteur réfute les espèces de M. Brehm ; il redoute l'introduction d'espèces nouvelles et préférerait désigner les variétés par un troisième terme après celui du genre et de l'espèce ; il a aussi vu s’accoupler dans un état de parfaite liberté , des oïseaux dont M. Brehm a fait des espèces différentes. Parmi les observations ornithologiques de l’auteur, qui n’ont point un rapport direct avec cette réfutation, nous remarquerons la disparition de l’alouette à aigrette avec le défrichement d’un champ auparavant inculte et couvert de ruines ; l’apparition en mai 1825, d’une troupe d’ibis falcinellus , espèce qui ne s'était point encore présentée à l’auteur , à l’exception d’un seul individu jeune en 1807.
Il décrit aussi des oies qui lui ont paru remarquables, soit parce qu'il n’a pu les rapporter à des espèces connues, soit parce qu'il lui ont présenté de beaux échantillons d’anser rufescens, segetum, cinereus. L'auteur remarque encore que sur les bords du Rhin on pourrait dénommer chaque année ornithologique, c’est-à-dire d’un été à l'autre par l'espèce d'oiseaux qui a prédominé : ce furent en 1822-25 les plongeurs ; en 24-25 les canards; er 26-27 les oies.
225, VVAGLER. SUR LES CAYITÉS LAcryMALES observées chez le Cœæcilia annulata, et sur les DENTS angulaires d’une grenouille ( Hemiphractus Spixit).
(Isis, 1828, cahier VII, p. 755.)
Jusqu'à présent on n'avait observé des fosses lacrymales ou larmiers que chez des animaux ruminans et chez des serpens venimeux d'Amérique, d'Asie, ou de la Nou-
velle-Hollande, jamais chez ceux.
d'Europe ou d'Afrique : M. Wagler vient de les observer chez le Cœcrlia annulata. Lorsqu'on a enlevé la matière muqueuse qui recouvre cet animal, on voit d’abord une petite tache blanchâtre, c’est la trace des yeux cachés sous la peau; un peu plus en avant et dans une direction légèrement oblique, est une autre tache plus petite, dont le centre présente un point creux, c’est le commencement d’un conduit membraneux aboutissant en droite ligne sous l’œil ; la cavité osseuse qui le reçoit, placée sur la mâchoire supérieure , forme un canal de même diamètre que l'orbite, et c’est au fond même de ce canal que l’œil est logé.
L'auteur, insistantsurlanécessité de l'étude des dents chez les ampuibies , prend acte de la découverte une espèce de grenouilles, l'Hé-
de dents angulaires chez
miphractus Spixti.
226, Sur les ORGANES DE LA RES- PIRATION DES ARACHNIDES; par M. Muzrrer.
MM. Meckel et Treviranus ayant décrit avec beaucoup de soin les
rganes respiratoires des arachnides, ont fait admettre par les anatomistes , que ces organes étaient de véritables branchies. Les observations nouvelles de M. Muller tendent à prouver que cesanimaux respirent à l’aide de sacs pulmonaires, et que tous les feuillets de ces organes plissés et nommés improprement, à cause de cela, branchies, peuvent être insufflés à partir du stigmate. q
Chez les scorpions, les stigmates des huit poumons ne sont que de
simples fentes à la partie ventrale de
l’animal. Le sac naît de la périphérie dustigmate, et se rend au poumon, qui est placé à côté ou en avant du stigmate, de sorte que l’une des parois du sac passe sur le stigmate et semble le clore; mais il se soulève aussitôt qu'on insuffle de l'air obliquement vers le poumon, et alors non-seulement le sac, mais tous les feuillets pulmonaires se gonflent.
Chez les araignées qui n’ont pas huit poumons, mais seulement deux, placés à la partie antérieure et inférieure de l’abdomen, à côté de l’ouverture des organes de Ia génération , chaque poumon se compose d’un bien plus grand nombre de feuillets. La paroi abdominale, au devant du stigmate, est épaisse et cornée, tandis que celle qui est derrière lui est simple comme celle de tout le reste du ventre. La première est mobile de haut en bas, et forme au devant du stigmate une sorte de couvercle qu’il peut ainsi s'ouvrir et se fermer tour à tour. Quand elle s'élève, sa partie postérieure , qui couvre le
poumon , s’abaisse nécessairement , et celui-ci étant ainsi comprimé, l'air en est chassé; maïs en même temps l’air pénètre librement dans le stigmate et dans le sac qui lui fait suite; le couvercle, au contraire, vient-il à s’abaisser , le stigmate se ferme , et l'air passe du petit sac dans les plis pulmonaires , qui ne sont plus comprimés. Du reste, l’auteur n’a point encore vu ces organes agir ainsi; mais l’anatomie qu'il en a faite lui fait admettre ce mode d’action.
227. OBSERVATIONS sur la toile et sur l'instinct des araignées, par le prof. MuzLer.
(Isis, 1828, cahier VIL, p. 712.)
On a souvent décrit la manière dont les araignées établissent leur toile; maïs ce sujet est si curieux, qu'on ne doit pas craindre les répétitions, et d’ailleurs on trouve, dans chaque nouvelle description, quelques faits qni avaiént échappé aux observateurs précédens.
M. Muller dit s'être assuré que, lorsqu'une araignée veut placer sa toile au milieu de deux objets, entre lesquels le trajet lui est impossible, elle lance par l'anus un fil cemposé, dont l'extrémité libre est divisée en plusieurs filamens :
elle attend ensuite que l’un de ces filamens soit venu à toucher la branche d'arbre, etc., qu’elle désire atteindre ; aussitôt qu’il l’a touché, il y reste collé, et l’araignée en est avertie, parce que ce fil tient encore à son anus; elle le fixe alors à celui auquel elle est déjà suspendue, ou à tout autre objet; et, suivant le nouveau fil, elle le fortifie
d’un autre qu’elle tire après elle, puis elle assure encore plus solidement le point d’attache.
Les premiers linéamens aïnsi arrêtés, il s’agit d'établir des rayons; à cet effet, elle part du milieu d’un fil, ayant soin d’en tirer un autre, qu’elle fixe au point de départ, et l'empêche de se coller au fil sur lequel elle marche, en le tenant écarté avec l’un de ses pieds de derrière, puis elle va le fixer un peu au delà de lattache du premier, et ainsi des autres. Pour les fils circulaires, elles les établit d’abord en tournant sur elle-même, sa tête servant de centre; puis elle va d’un rayon à l’autre sur l’un des fils, en tirant un autre fil qu’elle tient écarté, comme dans le cas précédent, et qu’elle fixe un peu plus en dehors à chaque rayon.
Dans ce manége les quatre picds de devant lui servent seuls pour marcher ; l’un des pieds de derrière sert à réunir en faisceau les filamens qui sortent de l’organe sécréteur, tandis que l’autre est destiné à tenir ce fil écarté de celui sur lequel l'animal marche. Quant à la 3° paire de pattes, elles ont pour usage de rouler le fil qui a servi à descendre verticalement et qu’elle vient de remonter, ou bien encore à enlacer de son fil insecte qu’elle fait prisonnier.
228. IcoNocrAPHrE et HISTOIRE NA- TURELLE des Coléoptères d'Europe; par M. le Comte DrEAN, Pair de France, etc.; et M. J.
A. Boispuvaz, Membre de plusieurs Sociétés savantes.
On comprend tous les jours de
(ne)
plus en plus que, pour arriver en histoire naturelle à la connaissance des espèces, il faut avoir recours à des figures ; elles remplacent les descriptions les. plus exactes , et elles ont l'avantage d’épargner le temps précieux que l’on perd aux déterminations spécifiques. Ce besoin se fait d’autant plus sentir que les objets se multiplient davantage, et qu’alors les différences, qu’il était d’abord facile de signa:er par une phrase, ou par un seul mot, deviennent si peu sensibles , qu'il faut de longues descriptions pour les caractériser; au contraire, un bon dessin les fait ressortir à la première vue, et quelques lignes suflisent ensuite pour rendre certaine la détermination. La nécessité des figures est surtout reconnue pour l'étude des petits animaux; l’entomologie ne saurait s’en passer, et cela nous explique pourquoi, depuis quelques années, on voit paraître en France des atlas coloriés que le public accueille avec faveur.
Le succès qu'ont obtenu ceux qui représentent les papillons des environs de Paris et de l'Amérique septentrionale, a donné lidée d’entreprendre celui des Coléoptères.
Aucun ordre d'insectes n’est aujourd’hui plus recherché des amateurs; on compte à Paris , dans nos départemens et à l'étranger un grand nombre de personnes qui ne font collection que de Coléoptères; et ce goût se conçoit, non seulement à cause de la facilité de se procurer et de conserver ces animaux qui abondent dans les contrées les plus différentes et les plus éloignées du globe, mais parce qu'ils sont vrai-
ment remarquables , par la diversité de leurs formes, et par l'éclat et la variété de leurs couleurs. Maïs les amateurs de Coléoptères regrettaient que la science ne produisit pas d'ouvrage qui pût remplacer avantageusement ceux d'Herbst et d'Olivier, devenus un peu anciens, et qu'il est d’ailleurs difficile de se procurer, tant à cause de leux rareté, que parce que le prix en est trèsélevé. M. Latreïlle qui, plus que personne, était à même d’entreprendre un ouvrage de ce genre,
:s’associa à M. le comte Dejean pour
l’exécuter; et, il ya plusieurs années, on vit paraître l’Iconographie des Coléoptères d'Europe; mais des circonstances indépendantes des auteurs arrêtèrent bientôt cet ouvrage, dont il ne fut publié que trois livraisons. Aujourd’hui M. le comte Dejean le reprend, etcomme M. Latreille ne peut y donner ses, soins, il le fait de concert avec M. Boisduval, jeune entomologiste dont nous avons déjà eu occasion de faire connaître les travaux; les deux cahiers qui ont paru en 1824, ne pouvant être mis en rapport a7ec la nouvelle publication de MM. Dejean et Boisduval, ont été annulés par l’éditeur; en sorte que l’Zconographie des Coléoptères d'Europe, dont nous annonçons la 4re livraison, est un ouvrage entièrement nouveau.
Cette 1re livraison renferme, outre l'avertissement qui donne une idée du plan de l'ouvrage, quelques tableaux offrant la séparation de la classe des insectes en ordre, la distinction de celui des Coléoptères en 3 sections, Pentamères , Hétéro-
meres, etc., et la division des Pentamères en familles. Les auteurs entrent aussitôt en matière, en commençant la description des carabiques par les genres Manticora, Megacephala, Oxycheila, Iresia et Cicindela. Cette description s’arrête à la 48 espèce de Cicindèle.
Chaque espèce est figurée avec un soin remarquable: M. Duméril, artiste distingué, est chargé de cette partie importante de l'ouvrage.
L'Iconographie des Coléoptères sera, sans doute, recherchée des amateurs et de tous les collecteurs ; mais il nous semble que l’ouvrage leur eût été encore plus utile, si on eût représenté au trait les caractères génériques. Une seule espèce ainsi étudiée dans chaque genre aurait donné à plus d’un entomologiste une instruction scientifique qui leur manque.
Nous aurons soin de tenir nos lecteurs au courant de cette nouvelle publication, qu’on nous assure ne devoir éprouver ni retard, ni interruption.
L'ouvrage sera divisé en 12 volumes, qui comprendront chacun 11 livraisons environ; chaque livraison sera accompagnée de cinq planches coloriées.
Le prix de chaque livraison ést ainsi fixé :
Format in 8, sur papier grand raisin superfin des Vosges , sa-
Format in-80, sur grand