‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 177 sur 232 · DD AIR MAL RAPER · texte numérisé non relu

DD AIR MAL RAPER

papier raisin vélin superfin

des Vosges, satiné. . . . . 42 0 Format in-4o, sur papier

vélin superfin double des

Vosges, satiné. . 4 . . .:.12800

IL sera tiré séparément un exemplaire unique, format grand in-4, destiné à accompagner les dessins originaux , exécutés en couleur, d’après nature, sur peau vélin.

On souscrit à Paris, chez M. Mequignon Marvais, libraire-éditeur , rue du Jardinet, no 43.

229. Notice sur le traitement des ormes attaqués par le scolytus destructor, par M. Leroy.

Le moyen que l’auteur emploie, et dont l’expérience a été faite en grand sur les plantations des boulevards neufs, à Angers, consiste à enduire les arbres aïtaqués d’un lait de chaux assez épais. Le même enduit, employé en badigeonnage dans des greniers où l’on conservait du grain, en a éloigné, dit-il, in-

j stantanément tous les charansons.

SOCIÉTÉS SAVANTES

CORRESPONDANCE ET MÉLANGE

ACADEMIE DES SCIENCES (:)

Séance du 13 juillet. 1829.

250. — Communication des veines avec les vaisseaux lymphatiques.

M. AnromaArcr, élève de Masca-

(x) Les personnes qui lisent des Mémoires à VAcademie des sciences, étant dans l'usage de les

gni, ne croit pas à l'existence de

communiquer au Rédacteur du Gzosr, ou même de lui en fournir un extrait, nous n’avons pas cru pouvoir mieux faire que d'emprunter à ce Journai le compte rendu des séances qu'il publie chaque semaine. Cependant nous aurons soin de ne citer que par leur titre les travaux qui devront être insérés dans les Annales, et nous supprimerons. ceux qui sont étrangers aux sciences paturelles,

ces communications, dont M. Lippi a cru récemment méttre la vérité hors de doute. Le travail de M.

Lippi, sur ce sujet, a été couronné par l’Académie des sciences. Mais M. Antomarchi pense que cette société célèbre s’est trop, pressée de porter sa décision. Il se propose de prouver que la communication, dont M. Lippi a prétendu établir la réalité, n’existe pas, et que le mercure ne pénètre jamais dans.les injections que par des ruptures. Il annonce des expériences qu'il s’offre ägrépéter devant les commissaires.

Séance du 20 juillet.

251. — fiecherches sur la génération dés os; par M. Frourens.

L'auteur, qui a déjà fait connaître en 1824 les résultats de quelquesunes de ses expériences sur la génération des os, s’est de nouveau occupé de ce sujet, et a complété son travail. Nous reviendrons ailleurs sur ce Mémoire.

— Expériences sur l’action de la moelle épinière dans la respi-

ration ; par M. FLouREns.

Tout le monde connaît l’opinion si célèbre de Legalloïs , qui fut conduit, par une série d'expériences alors entièrement neuves, à placer dans la moelle épinière le siége du principe des mouvemens du cœur.

M. Flourens avait déjà fait voir en 4824; 4° que la circulation, qui, chez les animaux adultes, est abolie sur-le-champ par la destruction de la moelle épinière, survit, au contraire, un Certain temps à cette destruction chez les animaux nouveau-nés; 2° que, chez les animaux

adultes même (et M. Wilson Phillip avait déjà constaté ce point), la circulation survit à la destruction de la moelle épinière , pourvu qu’on supplée à propos à la respiration par Pinsufflation. Ainsi, chez le jeune animal, où la respiration est moins nécessaire à la circulation, la moelle épinière l’est moins aussi, et chez l'animal adulte, quand l’insufflation continue la respiration, la circulation survit à la moelle épinière. C’est donc surtout parce qu’elle concourt à la respiration, que la moelle épinière concourt à la circulation.

D'où il suit, que s’il y avait un animal où la respiration püt se passer complètement, du moins pour un certain temps, de la moelle épinière, la circulation pourrait s’en passer complètement.

Cet animal est le poisson. « J'ai « fait voir, dit M. Flourens , par « des expériences précédentes , « qu’on peut détruire la moelle épi- « nière tout entière chez les pois- « sons, sans détruire la respiration; « attendu que ce n’est plus de la « moelle épinière, comme dans les « autres classes, mais de la moelle « allongée seule, que, chez ces ani- « maux, les nerfs du mécanisme « respiratoire ou des opercules tirent « leur origine. »

On peut également détruire la moelle épinière chez les poissons sans détruire la circulation.

« J'ai détruit successivement, sur

« plusieurs carpes et sur plusieurs

« barbeaux, la moelle épinière tout « eutière ; sans toucher à la moelle

« allongée ; chez tous ces poissons,

« la respiration et la circulation ont

« long-temps survécu à cette des- « truction : les mouvemens dutronce «et des appendices ont seuls dis- « paru, mais la tête et la région des « opercules ont continué à se mou- « voir comme à l'ordinaire; et la « circulation subsistait encore, « même à l'extrémité du tronc, plus « d’une demi-heure après la des- « truction totale de la moelle épi- « nière. »

D'un autre côté, l'auteur a constamment vu, dans les autres classes, la circulation survivre à la destruction de toutes les parties de la moelle lombaire, par exemple chez les oïseaux, à celle de la moelle lombaire et de la costale chez les mammifères.

Aïnsi donc, 4° on peut détruire impunément (4) pour la circeulation, tous les points de la moelle épinière qui peuvent l’être impunément pour la respiration; et quand la moelle épinière peut l'être tout entière pour celle-ci, comme chez les poissons, elle peut l’être tout entière aussi pour l’autre;

2o La moelle épinière n’a donc sur la circulation qu’une action relative et variable comme sur la respiration ;

3° C’est donc surtout parce qu’elle influe et par les points où elle influe sur la respiration , que la moelle épinière influe sur la circulation.

#° Enfin ce n’est donc pas en elle

(x) M. Flourens a soin d’avertir que cette expression impunément ne doit pas être prise d’une manière absolue , car la destruction de la moelle épinière affaiblit toujours sur-le-champ la circulaton, et, au bout d'un certain temps, détermine son abolition; mais c’est là, non une action spéciale, mais une action générale, telle qu'il l’a

indiquée pour tous les centres nerveux.

que réside le principe exclusif de cette circulation.

Mais où réside donc ce principe?

L'auteur indiquera, dans un prochain Mémoire, qu’elles sont les parties où ses expériences l’ont conduit à le placer, et quel est le mode

suivant lequel il s’y répartit.

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