CHIODECTON sPHOERALE. (Ach
€. Thallo (crusta ) effuso, pallescente , tenuissime tuberculoso ; Apothectiis (tuberculis) subglohosis, albissi-
(19) amis, intus ad centrum eorum in massam confluentibus; Acharius, Syn. Meth. Lich., p. 108. Ejusd. Zransact. soc. linn. Londin., xu, t. 3, fig. 3 ; et Æct. Moscow, V170. 148,416. Fée; Méth-0Lich:, jpe23/;, 1.
f. 17. Ejusdem, Æ5ss. cryp. écorc. exot. offic.,
LME UP €. thallo crustaceo pallescente sub-tuberculoso, verrucis sub-globosis niveis. Spreng. Sys£. 1v, pars 1, 240 * Trypethelium pulcherrimum Ach. in Æct. Gorenk.,
vol. r.
Hasirar in regionibus tropicis supra cortices Cinchonæ lancifoliæ (Mutis), quinquina jaune avec écorces et quinquina orangé, ofhcin. Gallor. Calysaya Gaditanorum quæ crescit inter Guadas et Santa-Fe-de-Bogota, Alt. 700,100 hexap. Inveminus etiam supra eorticem vulgù dictam quinquina de Quito; nec non im cortice dicta quinquina nova , forsan Exostematis spe-
cie cujus patria ignola est ?
Icow., tab. 1, fig. 1. Supra corticem Æxostematis. À. magnitudine naturali. B. fragmentum, auctum cujus Apothecia duo horizontaliter secantur. Fig. 2. Supra corticem Cinchonæ lancifoliæ ; 4, magnitudine naturali; B, fragmentum auctum.
Le thalle est effus, et occupe souvent d’assez grands espaces sur les écorces rugueuses des quinquinas jaunes. Il est ordinairement tuberculeux ; mais nous nous sommes assurés que ces tubercules n'étaient autre chose que des apothécies non encore développées. En regardant avec attention un grand nombre d’échantillons de cette plante , il estfacile de s’assurer que le thalle a une origine byssoïde ; et en effet, on trouve souvent des débris filamenteux près des fissures corticales et sur les jeunes branches qui , dans leur accroïssement annuel, ont distendu le
thalle jusqu'a en déterminer la rupture. Cette circonstance annonce que la durée des Chiodectons n’est pas bornée à une seule annee.
Les apothécies sont épars, distincts, arrondis, ou très-légèrement déprimés au sommet, rarement confluens, d’un blanc pur et d’un aspect fongoïde ; ils sont évidemment formés par le thalle, lisses et marqués d’impressions ponctiformes.
Ces impressions, ou fausses verrues , ne communiquent point avec l'air extérieur par des pores; ils se réunissent en une masse noire, composée de gongyles , véritables organes reproducteurs ; ils affectent une disposition divergente , et sont situés au sommet. Vues à la loupe, ces impressions ponctiformes imitent assez exactement des accens graves ou aigus , leur petitesse seule les fait, à l'œil nu, ressembler à des points. Leur nombre est variable : nous en avons compté jusqu’à trente sur un apothécie.
Si l’on suppose un instant le thalamium entièrement dégagé dun thalle qui l'entoure, sa ressemblance devrait être exactement celle d’un choufleur. À l'état de dessiccation , les impressions ponctiformes ne s’élèvent pas au-dessus de l’apothécie ; la manière dont l’air agit sur elles étant différente, il en résulte qu'il n’y a pas d’adhérence, et que les impressions ponctiformes sont évidemment détachées de la masse de lapothécie. L'union devient intime si l’on mouille la plante, et l’on remarque alors que les impressions dont nous avons parlé font saillie. Les apothécies sont d’une grande délicatesse ; lorsqu'ils sont brisés, on s'assure, par la cicatrice qui persiste sur le thalle , de plusieurs des caractères propres aux Chiodectons : tels sont surtout la confluence des thalamium. Il est facile aussi de s’assurer, par l'inspection de cette cicatrice, du rôle que doit jouer le thalle dans la formation de lapothécie , etc.
Le Chiodecton sphéral diffère de lui-même par un thalle plus êu moins tuberculeux , montrant ou ne montrant pas de filamens byssoïdes, et par des apothécies plus ou moins nombreux , plus ou moins réguliers, plus ou moins distincts, dont les impressions ponctiformes sont en plus ou moins grand nombre , et plus ou moins développces.
Cette belle cryptogame se plaît sur le Quinquina jaune du commerce; les écorces sur lesquelles on l’observe montrent souvent des Aypochnus et des Usnées. Nous Pavons vue sur le Quinquina nova, attribué
communément à une espèce d'Æxostema peu connue:(:}); sur un quin-
(1) Peut-être ce Chiodecton est-il une variété du Chiodecton sphærale.
Fr CL)
quina que M. le docteur Meissner de Halles nous a envoyé sous le nom de Quinquina de Quito, et que nous ne pouvons rapporter à aucun Cinchona décrit par les auteurs. Plusieurs écorces d’arbres intertropieaux nous ont montré des thalles qui pourraient bien appartenir à ce Chiodecton , que nous n’hésitons pas à regarder comme une plante
fort commune sous les tropiques.