C. Thallo ( crusta) albo-farinoso , sub - granuloso, ef
fuso; Apothecüs (tuberculis) sub-rotundo-deformibus , subfarinaceis, sparsis, turgidis, sub-carnosis, concoloribus ; ostiolis seu impressionibus latis, subquadrangularibus , anastomosim præbentibus, sub-
fuscis , internè aterrimis.
Fée, Essai Cryptog. écor. exo. officin. , p. 8, xVII, fig. 1.
HagiTAT in ramis emortuis, nec non in ligno denudato > 8
Myrti communis, insulis siœæchadibus (Cherniaëff )
præsertim in ea dicta de Pocquerolles (D° Montagne.)
Icon. , tab. 1, fig. 3, 4. Magnitudine naturali. B. Fragmentum auctum, C. Apothecium rectè sectum.
Le thalle est eflus, blanchâtre, presque farineux , un peu tuberculeux , parcouru par des lignes noirâtres, étroites et s'nueuses , apparentes surtout dans les échantillons qui ont vécn sur le bois dénudé; il envahit Les rameaux et souvent l’arbuste tout entier, de manière à interdire le développement d’autres parasites,
Les apothécies sont moins réguliers que dans l’espèce précédente ; ils sont aussi plus inégaux, un peu plus larges ; leur sommet est aplati et montre des impressions , tantôt allongées et alors anastomosées, tantôt sinuées et alors cérébriformes, quelquefois quadrilatères, plus rarement ovoides , mais toujours larges et peu nombreuses. Leur cou-
leur, à l'extérieur, est grisâtre; mais elles doivent cette nuance au: thalle, dont une mince portion a été soulevée lors du développement de l’apothécie dont il voile le sommet. Cet apothécie est d’un noir mat très- prononcé ; il est évidemment séparé en diverses parties par lethalamium, qui est épais et blanchâtre. Une coupe horizontale met eu évidence les principaux caractères que nous avons assignés à l’apothécie; on s’assure par des coupes successives qu'il est charnu et fort solide.
Le Chiodecton du Myrte diffère de lui-même par un thalle uniforme. parcouru par des lignes noirâtres dont la teinte est plus ou moins blanche , quelquefois glaucescente, circonstance. qu'on peut regarder comme accidentelle; par des apothécies plus ou moins réguliers, plus. ‘ou moins aplatis , et plus.ou moins rapprochés, dont les impressious, en nombre variable, sont plus ou moins allongées ou plus ou moins anastomosées.
Cette plante, trés-distincte de ses congénères , a été trouvée en 1824 par M. Cherniaëff, de Charcow, botaniste fort zélé ; elle a élé recueillie aux îles d’Hyères (îles Stechades ), sur les rameaux, frappés de mort, du Myrte ordinaire. Depuis la découverte de M. CherniaëfF, M. le docteur Montagne, chirurgien-major , a retrouvé cette plante dans Ja même localité. Voici les renseignemens que nous devons à ce naturaliste.
« Près de la pointe de l’île de Pocquerolles , Pune des îles d’Hyères, se trouvent deux énormes masses de rochers, séparés l’une de l’autre par un ravin profond, presque inaccessible , à cause des blocs de pierre qui en obstruent le fond , et des nombreux arbustes qui y croissent.
« Environ à cent cinquante pas de la route qui conduit à la pointe des Mendes (ainsi se nomment les rochers en question ), et sur le bord du ravin à droite, en remontant, j’ai trouvé le seul pied de Myrte qui m’ait offert le joli lichen que vous nous avez fait connaître sous le nom de Chiodecton myrticola. L’arbuste frappé de mort en était tout couvert; on l’eùt cru saupoudré de farine; son tronc et ses rameaux portaient également le précieux cryptogame. J’ai vainement cherché ailleurs d’autres Myrtes lichénophores ; aucun autre ne s’est oflert à
mes yeux +
. Caiopecron parApoxum (N.).