‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 72 sur 232 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

( 386 ) genéral, l'aspect extérieur peut facilement conduire à tort à supposer dans le pigmentum , et dans Îles parties internes de l'œil , des différences qui n’existent pas. Chez le Gryllus hieroglyphicus , où le pigmentum externe et superficiel est jaunâtre, on aperçoit sur toute la surface de l'œil, à travers la cornée, une quantité de points foncés, qui changent de place lorsqu'on regarde l'œil sous des directions difrérentes ; on n’a qu'à enlever avec précaution la cornée pour faire disparaître tout de suite cette apparence, et l’on trouve le pigmentum uniformément distribué partout. On ne reconnaît aucune trace de ces points dans la cornée enlevée. Chez la plupart des insectes à yeux sphériques d’une teinte claire, on voit dans l’intérieur de l’œil une grande tache sombre, dont la position est toujours dans le sens du rayon sous lequel on envisage l’oœil. M. Marcel de Serres prend cette tache pour le bulbe du nerf optique, qu'on voit à travers les filamens nerveux, venant de ce bulbe. Si M. Marcel de Serres avait connu les cônes transparens, il n'aurait pas admis une idée aussi étrange. La tache sombre dans le sens du rayon visuel, vient de ce qu'on peut voir dans la profondeur de l'œil , le pigmentum foncé, à travers les cônes transparens situés dans le rayon visuel ou rapprochés de lui , tandis que les cônes de la circonférence, placés obliquement par rapport au rayon visuel, ne permettent d'apercevoir que le pigmentum superficiel plus clair, qui

revêt leur paroïs près de leur base.

(La fin au prochain numéro).

( 387 ) TABLEAU SYNOPTIQUE DES SYNANTHÉRÉES ; Par M. Henri Cassini.

Ce Tableau ne comprend que les genres observés par nous-même; et ceux sur lesquels nous avons trouvé duns les livres des documens suflisans pour les classer avec assurance, OU tout au moins ayec une probabilité satisfaisante, dans les différentes divisions et subdivisions de notre méthode. Nos lecteurs y chercheraïent donc en vain les noms de plusieurs genres récemment proposés par divers botanistes, et qui nous sont tout-à-fait inconnus , ou dont nous n'avons pas de notion suffisante.

Nous admettons dans ce Tableau 719 genres, dont environ 324 ont été créés par nous ; mais, loin de prétendre que tous ces genres doivent être conservés, nous déclarons que la plupart de ceux dont nous sommes l’auteur ne sont tout au plus que des sous-genres, et que nous ne les avons proposés que pour appeler l'attention des botanistes sur les espèces qui offrent dans leurs caractères génériques quelque particularité remarquable, et surtout pour mettre en évidence toutes les modifications de la structure , et toutes les nuances des aflinités.

Le mot ordinairement est toujours sous-entendu dans l'énoncé des caractères de nos tribus et de Jeurs divisions ; car On ne peut assigner à ces groupes naturels, fondés principalement sur l’ensemble des affinités, que des caractères ordinaires, centraux ou typiques, c’està-dire, qui existent dans le plus ‘grand nombre des plantes composant le groupe , et surtout dans celles qui

(13661) en occupent le centre, ou qui en offrent le véritable type.

Pour satisfaire au vœu des botanistes, nous présentons ici, sous une forme abrégée, les caractères de nos tribus et de leurs sections, en les réduisant à la plus simple expression qu'ils puissent comporter. Nous ne pouvons opérer celte réduction qu'en abandonnant la plupart des caractères propres à chaque groupe , et en conservant de préférence ceux qui peuvent s exprimer en peu de mots. Malheureusement presque tous ces caractères sont trèsfaibles isolément, et ils n’ont de valeur que par leur réunion. Il s’ensuit que les signalemens abrégés , offerts dans ce Tableau, seront très-souvent insuffisans, et qu'il faudra encore recourir aux descriptions complètes, insérées dans nos Opuscules phytologiques (iom. I, pag. 288).

Pour bien comprendre ces signalemens, et surlout pour en faire usage, il ne faui jamais oublier, 1° que le vrai type de l’ovaire et de ses accessoires étant souvent altéré dans les fleurs marginales , et quelquefois dans les fieurs centrales de la calathide , il doit être observé dans les fleurs intermédiaires ; 2° que le type du style et des parties qu’il supporte n'existe sans altération que dans les fleurs hermaphrodites ; et que, lorsqu'il n’y en a pas, il faut combiner la structure de cet organe, dans la fleur femelle, avec sa structure dans la fleur mâle ; 3° que le type de la corolle ne se trouve que dans les fleurs pourvus d’étamines parfaites, c'est-à-dire, hermaprodites ou mâles. ù

Les genres dont la classification est douteuse sont dé-

signées dans ce Tableau par un point d'interrogation.

Les noms génériques mis quelquefois entre parenthèses, à la suite de ceux qui sont numérotés, indiquent tantôt des divisions de genres ou de sous-genres, tantôt des synonymes, tantôt des changemens de noms.

ORDRE DES SYNANTHÉRÉES.

EF tribu. Les Lacrucées.!

Stigmatophores divergens, arqués en dehors, demicylindriques, ayant la face interne toute couverte de petites papilles stigmatiques , et la face externe entièrement garnie de poils collecteurs, qui occupent aussi la partie supérieure du style. Corolle à einq incisions, dont l'intérieur se prolonge jusqu’à la base du limbe, et dont

les quatre autres sont extrêmement courtes.

Première section. LaAcrucées - Prororypes. — Fruit aplati ou tétragone; aigrette blanche, de squamellules filiformes très-faibles, à barbellules rares et peu saïl-

lantes.

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